The Impact of Consumer Trust in AI and Brand Attitudes on Continued Use of Robotic Menu Customization

Yuxin Yang, Department of Advertising and Public Relations, Dongguk University, Republic of Korea

Mots clés : Confiance en l’IA, Attitude envers la marque, Satisfaction du service, Robots de service, Intention de continuité

L’intégration de l’automatisation, de l’intelligence artificielle (IA) et des mégadonnées dans l’industrie de la restauration améliore considérablement l’efficacité opérationnelle tout en offrant aux clients des expériences de restauration plus personnalisées et pratiques. L’industrie du café adopte des technologies de pointe pour créer des expériences de marque uniques, avec des entreprises comme Briggo et Cafe X aux États-Unis, et Dal.komm en Corée du Sud, utilisant des robots baristas.

Malgré l’adoption rapide des robots IA dans le secteur du café, la recherche dans ce domaine reste limitée par rapport à l’intérêt croissant. Les études existantes se sont concentrées sur l’IA dans la transformation des aliments, l’évaluation des produits, le développement de nouveaux produits et la livraison de repas, mais l’interaction directe des robots IA avec les consommateurs pour personnaliser des produits reste peu explorée. De plus, il y a peu de recherches sur la manière dont les facteurs démographiques influencent cette interaction.

La confiance dans l’IA est un domaine d’étude relativement nouveau et peut enrichir les théories existantes sur l’adoption des technologies. La confiance dans l’IA réduit l’anxiété des utilisateurs et la résistance aux systèmes automatisés, conduisant à des expériences consommateurs plus positives. En intégrant la confiance comme variable clé, nous pouvons affiner ces modèles pour mieux comprendre les facteurs qui favorisent l’acceptation des technologies, en particulier dans le contexte de l’IA.

Cette étude examine le rôle de la confiance des consommateurs dans l’IA et l’attitude envers la marque dans l’influence de l’intention de continuer à utiliser les services de personnalisation de menus robotiques, en utilisant l’attitude envers la marque comme médiateur. La confiance dans l’IA améliore les attitudes des consommateurs envers la marque, les faisant percevoir comme fiables, innovantes et centrées sur le client. Cette attitude positive, alimentée par la confiance, peut favoriser la fidélité à la marque et augmenter la probabilité d’une utilisation continue.

Les différences démographiques, telles que l’âge, l’éducation, le revenu et la satisfaction, jouent également un rôle significatif. Les personnes de différents âges ont des niveaux de familiarité et de confort variables avec la technologie, ce qui influence leurs perceptions et attentes. Les niveaux d’éducation plus élevés sont généralement corrélés à une meilleure compréhension de la technologie, tandis que les niveaux de revenu affectent la capacité des consommateurs à accéder et à se permettre des services avancés. Les consommateurs satisfaits sont plus susceptibles de faire confiance au service et de développer une attitude positive envers la marque, conduisant à une utilisation continue.

Cette étude analyse empiriquement l’impact des services de personnalisation de produits basés sur l’IA sur le marketing de la marque, les attitudes des consommateurs et les intentions comportementales dans l’industrie du café. Elle est ancrée dans des recherches antérieures sur les robots dans l’industrie de la restauration et vise à atteindre les objectifs suivants : (1) Investiguer le lien entre la confiance des consommateurs dans l’IA et leur intention de continuer à utiliser les services de personnalisation de produits IA ; (2) Explorer comment les services de personnalisation IA dans l’industrie du café influencent les perceptions de la marque et l’utilisation continue du service ; et (3) Analyser le rôle des facteurs démographiques, tels que l’âge, l’éducation et le revenu, dans la modération de ces relations, en se concentrant sur leur satisfaction avec les services de personnalisation IA.

Cette étude apporte deux contributions clés : Premièrement, elle introduit une application novatrice des robots IA dans la personnalisation de produits, distincte de leur utilisation dans les services de livraison explorés dans des recherches antérieures. Deuxièmement, elle met en lumière la relation entre la confiance des consommateurs dans l’IA et leur utilisation continue des services de personnalisation de produits IA, offrant de nouvelles perspectives sur l’engagement des consommateurs avec l’IA. De plus, elle explore comment des facteurs tels que l’âge, l’éducation, le revenu, l’attitude envers la marque et la satisfaction affectent l’intention d’utiliser de manière cohérente les services basés sur l’IA dans l’industrie du café. Ces résultats approfondissent notre compréhension de l’impact de l’IA sur les marques de café et fournissent des implications pratiques pour les stratégies de marketing dans les secteurs du café et de la restauration. Les entreprises sont encouragées à adopter la technologie IA pour offrir des services personnalisés, améliorant ainsi l’engagement et la fidélité des clients.

En résumé, cette étude offre une analyse approfondie de l’impact de la confiance des consommateurs dans l’IA et des attitudes envers la marque sur l’utilisation continue des services de personnalisation de menus robotiques, en mettant en évidence les effets modérateurs des facteurs démographiques et en proposant des stratégies pratiques pour tirer parti de l’IA dans les rôles orientés vers le client.

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AI-Driven Personalization in Customer Relationship Management: Challenges and Opportunities

Dr. N. Venkateswaran, Panimalar Engineering College, Department of Master of Business Administration, INDIA

Mots clés : Expérience client, Personnalisation, Préférences client, CRM piloté par l’IA, Précision

Résumé : L’intelligence artificielle (IA) est une technologie transformative qui révolutionne la gestion de la relation client (CRM). Cette étude explore comment l’IA peut améliorer les pratiques CRM et les expériences client en analysant de vastes quantités de données, en automatisant les processus de routine et en offrant des expériences personnalisées à grande échelle. L’IA permet aux organisations de mieux comprendre les préférences des clients, leurs comportements et leur historique d’achat, ce qui leur permet de personnaliser leurs offres et communications.

Introduction : La gestion de la relation client (CRM) est essentielle pour le succès des organisations, en favorisant des relations solides et durables avec les clients. Avec les avancées technologiques, les approches traditionnelles du CRM évoluent pour répondre aux exigences d’un monde de plus en plus numérique. L’IA offre de nouvelles opportunités pour améliorer les interactions client, la prestation de services et les expériences personnalisées.

Applications de l’IA dans le CRM :

  • Chatbots et assistants virtuels : Ces outils peuvent gérer les demandes des clients, fournir un support en temps réel et offrir des recommandations personnalisées, améliorant ainsi la satisfaction et la fidélité des clients.
  • Analytique prédictive : L’IA permet de prévoir les besoins et comportements des clients, d’identifier les opportunités de vente croisée et de vente incitative, et de résoudre proactivement les problèmes potentiels.

Défis et considérations éthiques :

  • Protection des données : La collecte et l’utilisation de grandes quantités de données clients soulèvent des préoccupations en matière de confidentialité, nécessitant des mesures robustes de protection des données.
  • Biais algorithmiques : Il est crucial de traiter les biais potentiels des algorithmes pour garantir l’équité et l’inclusivité des systèmes CRM alimentés par l’IA.

Méthodologie de recherche : L’étude utilise une approche mixte combinant l’analyse quantitative des données CRM et des méthodes qualitatives telles que des entretiens et des enquêtes pour évaluer l’impact de l’IA sur les indicateurs de performance du CRM.

Résultats et implications :

  • Satisfaction et personnalisation : L’expérience de service avec l’IA et le CRM a un impact significatif sur la satisfaction et la personnalisation des clients.
  • Engagement et précision : L’engagement affectif et la précision sont également influencés par l’expérience de service avec l’IA et le CRM.

Implications théoriques et pratiques :

  • Théoriques : L’étude contribue à la recherche sur la satisfaction client et la précision en examinant l’expérience de service avec l’IA et le CRM.
  • Pratiques : Les résultats peuvent aider les gestionnaires et les marketeurs à développer des stratégies efficaces et durables pour améliorer les résultats liés aux clients.

Limitations et recherches futures : L’étude reconnaît certaines limitations, notamment la sélection de seulement quatre dimensions pour mesurer l’expérience de service client avec l’IA et le CRM. Les recherches futures pourraient explorer une gamme plus large de dimensions pour une compréhension plus holistique.

Conclusion : L’intégration de l’IA dans le CRM représente une opportunité significative pour améliorer les expériences client et obtenir un avantage concurrentiel. L’étude fournit des orientations pratiques pour les organisations cherchant à tirer parti des technologies de l’IA dans leurs stratégies CRM.

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Technology readiness of B2B firms and AI-based customer relationship management capability for enhancing social sustainability performance

Rahman, M. S., Bag, S., Gupta, S., & Sivarajah, U. (2023). Technology readiness of B2B firms and AI-based customer relationship management capability for enhancing social sustainability performance. Journal of Business Research, 156, 113525.

https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2022.113525

Mots clés : B2B, intelligence artificielle, préparation technologique, digitalisation, capacité CRM, performance relationnelle

La préparation technologique des entreprises B2B influence positivement leurs capacités en technologies de l’information et de la communication (TIC) et en gestion de la relation client basée sur l’IA (AI-CRM). Ces capacités permettent d’améliorer la performance relationnelle et la durabilité sociale des entreprises.

Dans le contexte de la quatrième révolution industrielle, les entreprises B2B doivent s’adapter aux technologies émergentes comme l’IA pour rester compétitives. La préparation technologique et les capacités en TIC sont essentielles pour développer des capacités en AI-CRM, qui à leur tour optimisent la performance relationnelle et sociale.

Les capacités en AI-CRM aident les entreprises à comprendre les préférences changeantes des clients et à investir dans des relations à long terme. Les outils d’AI-CRM, tels que les plateformes de marketing basé sur les comptes (ABM), améliorent la performance relationnelle en fournissant des services personnalisés à faible coût pour chaque segment de clientèle.

La performance relationnelle des entreprises B2B a une relation positive avec leur performance en matière de durabilité sociale. Des relations solides entre les entreprises B2B favorisent des pratiques de durabilité sociale, telles que des conditions de travail décentes et la responsabilité sociale des entreprises.

La dynamique de l’industrie modère la relation entre les capacités en TIC et les capacités en AI-CRM. Les entreprises doivent s’adapter rapidement aux changements technologiques pour rester compétitives. L’adoption de systèmes de planification informatique flexibles et la collaboration avec les partenaires industriels sont cruciales pour développer des capacités en AI-CRM.

Les entreprises B2B doivent investir dans la préparation technologique et les capacités en TIC pour développer des capacités en AI-CRM et améliorer leur performance relationnelle et sociale. Les managers doivent se concentrer sur l’intégration des technologies numériques dans les opérations quotidiennes et la formation continue des employés pour maximiser les avantages des capacités en AI-CRM.

Bibliographie

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IA générative : révolution ou menace pour les entreprises de services du numérique ?

Blangeois, M. (2023). IA générative : révolution ou menace pour les entreprises de services du numérique ?. Management & Data Science. 

https://doi.org/10.36863/mds.a.26672

Mots clés : IA générative, ESN, transformation numérique, open-innovation, modèles d’affaires

L’intelligence artificielle (IA) générative marque une étape décisive dans notre ère numérique. Les modèles de fondation, tels que GPT-4, ont ouvert un débat sur les opportunités et risques qu’ils présentent (Bommasani et al., 2022). Les avancées de l’IA générative, comme GPT-4, promettent des révolutions dans divers domaines, mais suscitent également des inquiétudes concernant la désinformation et les biais sociaux (Nishant, R.; Schneckenberg, 2023).

Dans ce contexte, les Entreprises de Services du Numérique (ESN) sont directement impactées par l’IA générative. L’incorporation de l’IA générative dans le tissu professionnel soulève un paradoxe entre l’augmentation et l’automatisation des tâches (Raisch et Krakowski, 2021). Les ESN doivent naviguer dans ce paysage technologique en mutation rapide, en réévaluant leur rôle dans la chaîne de valeur informatique et en intégrant l’IA générative dans leurs processus.

Contexte d’apparition de l’IA générative

L’essor de l’IA générative est lié aux progrès en apprentissage profond et à l’augmentation de la puissance de calcul. Les transformers, comme GPT, ont révolutionné le domaine, avec des applications variées allant de la génération de texte à la création d’images. Cependant, les hallucinations de l’IA et les biais sociaux restent des préoccupations majeures.

Capacités actuelles et potentiel de l’IA générative

L’IA générative peut améliorer la productivité et aider les individus à atteindre un niveau de compétence de base. Les entreprises doivent décider entre automatiser les tâches répétitives et renforcer les capacités humaines dans des domaines créatifs. La compétence en “prompt engineering” devient cruciale pour tirer le meilleur parti des capacités de l’IA générative.

Enjeux pour les entreprises de services du numérique

Les ESN doivent réévaluer leur rôle dans la chaîne de valeur informatique et intégrer l’IA générative dans leurs processus. L’IA générative offre des opportunités de gains de productivité, notamment dans la génération de code et la gestion de la relation client. L’adoption de l’open-innovation permet aux ESN de collaborer avec des communautés open-source pour développer des solutions innovantes.

Conclusion

Les ESN doivent adopter l’open-innovation et réinventer leurs modèles d’affaires pour rester compétitives. Des études empiriques supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’impact réel de l’IA générative sur les ESN.

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Storytelling for Sustainability

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Mots clés : Storytelling et développement durable; communication environnementale; Narration; engagement du public

L’article de Fischer, Selm, Sundermann et Storksdieck (2020) analyse comment le storytelling peut être utilisé comme un outil puissant pour sensibiliser et éduquer sur le développement durable. Les auteurs introduisent le concept de SusTelling (Storytelling for Sustainability) et montrent en quoi les récits peuvent aider à mieux comprendre des enjeux environnementaux souvent perçus comme abstraits ou complexes. Grâce à une approche narrative, il est possible d’engager plus efficacement le public en combinant faits, émotions et mise en contexte (Dahlstrom, 2014).

Le storytelling permet de rendre plus accessibles les thématiques du développement durable en illustrant les défis écologiques à travers des expériences concrètes et des récits engageants (Reinermann, Lubjuhn, Bouman, & Singhal, 2014). Cependant, malgré son efficacité reconnue, il manque encore un cadre structuré pour encadrer son usage dans ce domaine (Fischer, Sundermann, & Selm, 2019). Pour clarifier cette approche, les auteurs proposent une définition du SusTelling, qui repose sur plusieurs éléments essentiels. Un récit efficace doit suivre une structure claire avec un début, un développement et une conclusion, mettre en scène des personnages confrontés à des défis environnementaux, et intégrer un cadre temporel et spatial précis. L’impact du récit dépend aussi du ton employé et du support utilisé, qu’il soit oral, écrit, numérique ou interactif (Hinyard & Kreuter, 2007 ; Heimes, 2016).

Plusieurs facteurs influencent l’efficacité du storytelling dans la communication sur la durabilité. Le contenu doit traiter des thématiques spécifiques comme la protection de l’environnement ou la justice sociale (Geiger, Fischer, & Schrader, 2018). Le support de diffusion joue aussi un rôle clé : qu’il s’agisse de films, de publications sur les réseaux sociaux, d’expositions ou de jeux interactifs, le média utilisé peut amplifier la portée du message (Jenkins, 2007). Enfin, le cadre d’application détermine la façon dont le storytelling est exploité, que ce soit dans le domaine éducatif, en entreprise ou dans des campagnes de sensibilisation à grande échelle (Storksdieck, Bevan, Risien, Nilson, & Wills, 2018).

L’un des principaux avantages du storytelling appliqué au développement durable est sa capacité à capter l’attention et à favoriser la mémorisation en utilisant des schémas narratifs familiers aux êtres humains (Sugiyama, 1996). Il permet également d’humaniser les problématiques environnementales en mettant en avant des expériences réelles qui suscitent l’empathie et l’engagement du public (Wilson, 2005). De plus, en confrontant les individus à des dilemmes éthiques, il encourage la réflexion et peut influencer les comportements en incitant les spectateurs ou lecteurs à repenser leurs habitudes et leurs choix (McGreavy & Lindenfeld, 2014).

Cependant, les auteurs mettent aussi en garde contre certains risques liés à l’utilisation du storytelling dans la communication sur la durabilité. L’un des dangers est la simplification excessive des enjeux, ce qui peut conduire à une vision biaisée ou incomplète des problèmes environnementaux (Choi, Niyogi, Shepardson, & Charusombat, 2010). Un autre risque réside dans la manipulation émotionnelle : certains récits, en jouant trop sur l’émotion, peuvent influencer l’opinion publique au détriment d’une réflexion critique et nuancée (Lee & Leets, 2002). De plus, certaines entreprises peuvent utiliser le storytelling à des fins purement commerciales, en mettant en avant des engagements écologiques sans réelle action concrète, ce qui pose la question du greenwashing (Fischer et al., 2019).

Pour éviter ces dérives, les auteurs recommandent plusieurs stratégies :

  1. Favoriser des récits interactifs et immersifs, où le public peut s’approprier l’histoire et tirer ses propres conclusions (Baldwin & Ching, 2017).
  2. Évaluer l’impact du storytelling, afin de mesurer ses effets réels sur les comportements et les attitudes face au développement durable (Fischer et al., 2019).
  3. Encourager un équilibre entre émotion et information, pour éviter la simplification des problématiques et favoriser une compréhension nuancée

En conclusion, l’article montre que le storytelling est un outil précieux pour sensibiliser aux enjeux du développement durable, mais qu’il doit être utilisé avec précaution. S’il permet de rendre les problématiques écologiques plus accessibles et engageantes, il peut aussi présenter des limites s’il est mal utilisé. Une approche réfléchie et équilibrée du SusTelling est donc essentielle pour garantir une communication à la fois percutante et fidèle aux réalités du développement durable.

 

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  • Hinyard, L. J., & Kreuter, M. W. (2007). Using narrative communication as a tool for health behavior change. Health Education & Behavior, 34(5), 777-792.
  • Lee, E., & Leets, L. (2002). Persuasive storytelling by hate groups online. American Behavioral Scientist, 45(6), 927-957.
  • McGreavy, B., & Lindenfeld, L. (2014). Climate change films and sustainable development values. International Journal of Sustainable Development, 17(2), 123-136.
  • Wilson, D. S. (2005). Evolutionary social constructivism. In J. Gottschall & D. S. Wilson (Eds.), The literary animal: Evolution and the nature of narrative (pp. 20-37). Northwestern University Press.

Les trajectoires mobilitaires : une notion clef pour penser et accompagner les changements de modes de déplacements ?

Cailly, L., Huyghe, M., & Oppenchaim, N. (2020). Les trajectoires mobilitaires : une notion clef pour penser et accompagner les changements de modes de déplacements ? Flux, 121, 52-66. https://doi.org/10.3917/flux1.121.0052

Mots clés : trajectoire mobilitaire; évolution des habitudes de déplacement; changements de mobilité; facteurs d’influence; alternatives

L’articl; e de Cailly, Huyghe et Oppenchaim (2020) explore l’évolution des habitudes de déplacement des individus au fil du temps. Les auteurs introduisent le concept de trajectoire mobilitaire, qui permet d’analyser ces changements non comme des ruptures isolées, mais comme un processus continu influencé par divers événements de la vie. Cette approche s’inspire de la notion de trajectoire résidentielle, qui relie les choix de logement aux évolutions professionnelles et familiales (Authier, 2010).

Pour mieux comprendre ces évolutions, les auteurs s’appuient sur une modélisation graphique illustrant comment les stratégies de mobilité évoluent au cours d’une vie. Cette étude repose sur deux recherches complémentaires : le programme MOUR, qui suit les changements de mobilité en temps réel (Huyghe, 2015), et le programme MODALTER, qui analyse ces changements de manière rétrospective via des entretiens biographiques (Oppenchaim & al., 2017).

Les habitudes de déplacement ne sont pas figées, elles évoluent en fonction d’événements marquants comme un déménagement, un changement d’emploi ou l’arrivée d’un enfant (Lanzendorf, 2010 ; Rau & Manton, 2016). De plus, les expériences vécues dès l’enfance influencent souvent les choix de mobilité à l’âge adulte (Baslington, 2008). Ce phénomène, appelé mémoire modale, signifie que des expériences positives avec certains modes de transport facilitent leur adoption plus tard (Vincent-Geslin, 2010). Toutefois, ce n’est pas automatique : certaines personnes peuvent abandonner ces pratiques si elles ne correspondent plus à leur mode de vie actuel.

L’étude distingue deux types de changements dans les habitudes de mobilité : tout d’abord, les changements volontaires, liés à une envie personnelle d’évoluer, ensuite les changements subis, provoqués par des événements extérieurs comme des grèves, des travaux ou un accident. Ces changements sont déclenchés par trois principaux facteurs (Rau & Manton, 2016 ; Greene & Rau, 2016 ; Schoenduwe et al., 2015) :

  • L’insatisfaction vis-à-vis du mode de transport actuel (fatigue, coûts élevés, incohérence avec ses valeurs).
  • Les opportunités, comme l’apparition d’une nouvelle offre de transport, la suppression d’un parking ou la découverte d’un mode alternatif via un proche (Deleuil, Barbey & Sintès, 2017).
  • Les perturbations des habitudes, qu’elles soient mineures (travaux, grèves) ou majeures (déménagement, changement de travail).

L’étude de Cailly, Huyghe et Oppenchaim (2020) repose sur des entretiens biographiques réalisés auprès d’habitants de zones rurales et périurbaines. Les auteurs identifient trois grandes dynamiques qui expliquent l’évolution des pratiques de mobilité :

  1. Un mélange d’habitudes de long terme et d’événements ponctuels qui influencent les choix de transport (Grossetti, 2006).
  2. Un processus d’expérimentation, où les individus testent différents modes avant de les adopter ou de revenir à leurs anciennes habitudes.
  3. Un changement progressif et réversible, contrairement à l’idée qu’une modification de mobilité est définitive.

Les résultats montrent que les trajectoires mobilitaires sont diverses (Cailly et al., 2020). Certains individus modifient temporairement leurs habitudes avant de revenir à leurs anciens modes de transport, tandis que d’autres adoptent progressivement des alternatives durables. Cependant, ces changements ne vont pas toujours dans le sens d’une mobilité plus écologique. Parfois, les individus reviennent à l’usage de la voiture lorsque les alternatives testées ne répondent pas à leurs attentes (Huyghe, 2015).

Enfin, les auteurs soulignent que la réussite d’un changement de mobilité repose souvent sur la disponibilité de ressources adaptées (Cailly et al., 2020). Ces ressources peuvent être matérielles (comme la présence de parkings à vélos ou de douches sur le lieu de travail) ou humaines (comme un collègue proposant du covoiturage). Leur absence peut empêcher l’adoption durable de nouvelles pratiques de déplacement.

Références

  • Authier, J.-Y. (2010). État des lieux sur les trajectoires résidentielles. PUCA.
  • Baslington, H. (2008). Travel socialization: A social theory of travel mode behavior. International Journal of Sustainable Transportation, 2(2), 91-114.
  • Cailly, L., Huyghe, M., & Oppenchaim, N. (2020). Les trajectoires mobilitaires : une notion clef pour penser et accompagner les changements de modes de déplacements ? Flux, 121, 52-66.
  • Deleuil, J., Barbey, E., & Sintès, A. (2017). Le dévoiturage ou la ville sans (sa) voiture : Mobilités plurielles, services numériques et vie de quartier. Flux, 2017/2(108), 80-87.
  • Greene, M., & Rau, H. (2016). Moving across the life course: A biographic approach to researching dynamics of everyday mobility practices. Journal of Consumer Culture, 18, 60-82.
  • Grossetti, M. (2006). L’imprévisibilité dans les parcours sociaux. Cahiers internationaux de sociologie, 120, 5-28.
  • Huyghe, M. (2015). Habiter les territoires ruraux – Comprendre les dynamiques spatiales et sociales à l’œuvre, évaluer les perspectives d’évolution des pratiques de mobilité des ménages (Thèse de doctorat). Université de Tours.
  • Lanzendorf, M. (2010). Key events and their effect on mobility biographies: The case of childbirth. International Journal of Sustainable Transportation, 4(5), 272-292.
  • Oppenchaim, N., Fouquet, J.-P., & Pourtau, B. (2017). Les changements de modes de déplacement dans le périurbain. EspacesTemps.net. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01705478/document
  • Rau, H., & Manton, R. (2016). Life events and mobility milestones: Advances in mobility biography theory and research. Journal of Transport Geography, 52, 51-60.
  • Schoenduwe, R., Mueller, M. G., Peters, A., & Lanzendorf, M. (2015). Analysing mobility biographies with the life course calendar: A retrospective survey methodology for longitudinal data collection. Journal of Transport Geography.
  • Vincent-Geslin, S. (2010). La mémoire modale : une approche cognitive et expérientielle de la mobilité quotidienne. Revue Mobilités, 5, 25-42.

 

FICHE 23 – Social Responsibilities of the Businessman by

Social Responsibilities of the Businessman

Introduction et Contexte Historique

Publié en 1953 par Howard R. Bowen, Social Responsibilities of the Businessman est considéré comme l’ouvrage fondateur de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Il émerge à une époque marquée par la montée en puissance des grandes entreprises industrielles aux États-Unis, après la Seconde Guerre mondiale. Ce contexte historique a suscité des débats sur le rôle éthique des entreprises dans la société, face à l’accroissement de leur pouvoir économique et social. Bowen a ainsi formulé la question centrale : “Quelles sont les responsabilités des hommes d’affaires envers la société ?”

Son travail est précurseur dans l’idée que les entreprises, au-delà de leurs objectifs économiques, doivent considérer leur impact sur le bien-être de la société. Il introduit l’idée d’une gouvernance éthique et de pratiques commerciales responsables, posant les bases d’une démarche volontaire de la RSE.

Principaux Concepts de l’Ouvrage

Responsabilités sociales d’un homme d’affaires : Bowen définit les responsabilités sociales comme “les obligations des hommes d’affaires de poursuivre des politiques, de prendre des décisions ou de suivre des lignes d’action qui sont souhaitables en termes d’objectifs et de valeurs de la société”. Il s’agit d’un appel à intégrer les attentes sociétales dans les stratégies d’entreprise.

Parties prenantes : Bowen met en avant l’importance de considérer les différents groupes affectés par les activités de l’entreprise, préfigurant la notion de “stakeholders” développée plus tard par Freeman. Ces parties incluent les employés, les clients, les fournisseurs, les collectivités locales et la société au sens large.

Dimensions de la RSE : Bowen identifie plusieurs dimensions des responsabilités sociales :

Économique : Générer des profits pour assurer la pérennité de l’entreprise.

Légale : Respecter les lois et réglementations.

Éthique : Aller au-delà des exigences légales pour être en accord avec les attentes morales.

Philanthropique : Contribuer au bien-être social par des dons ou des initiatives communautaires.

Anticipation des enjeux sociaux : Bowen insiste sur le rôle des entreprises dans l’anticipation des problématiques sociales et environnementales, soulignant que cela peut être un avantage stratégique. Cette vision proactive reste d’actualité dans les discussions contemporaines sur la RSE.

Influence sur les Théories Contemporaines

Théorie des parties prenantes : Bowen a influencé la définition et le développement de la théorie des parties prenantes élaborée par Freeman dans les années 1980. Cette théorie propose que les entreprises doivent gérer leurs relations avec tous les groupes ayant un intérêt dans leurs activités pour assurer leur succès à long terme.

Théorie du capital social et humain : Les principes de Bowen ont également influencé les théories sur l’importance du capital humain et social dans la création de valeur. Une gestion responsable des employés et des relations communautaires est aujourd’hui considérée comme essentielle pour la réussite des entreprises.

Approches modernes de la RSE : Les travaux de Bowen ont inspiré des modèles comme celui de Carroll (1979), avec sa pyramide de la RSE, et les concepts contemporains comme la “création de valeur partagée” de Porter et Kramer (2011).

Analyse Critique

Contributions principales :

Vision à long terme : L’ouvrage met en avant l’importance d’intégrer les attentes sociales dans les stratégies d’entreprise.

Base théorique solide : Il a servi de fondement aux théories modernes de la RSE et a élargi le rôle traditionnel des entreprises.

Limites :

Contexte américain : L’ouvrage se concentre principalement sur les grandes entreprises industrielles aux États-Unis, ce qui limite son applicabilité dans d’autres contextes culturels ou économiques.

Absence de méthodologie concrète : Bien que l’ouvrage soit visionnaire, il manque de directives précises sur la mise en œuvre de la RSE.

Mon analyse pour la Revue de la Littérature

Application dans le contexte de mon mémoire :

RSE comme levier de performance commerciale : L’idée de Bowen selon laquelle les entreprises doivent anticiper les attentes sociétales peut être liée à mon exploration de la RSE comme outil de différenciation et d’amélioration de la qualité des services dans le secteur de la location longue durée.

Lien avec mes concepts-clés :

La théorie des parties prenantes et la théorie des ressources de Bowen renforcent mon cadre théorique pour analyser comment la RSE influence à la fois les collaborateurs, les clients et les partenaires dans un environnement B2B.

L’accent mis sur l’éthique et la création de valeur sociétale éclaire ma problématique sur l’harmonisation entre performance commerciale et responsabilité sociale.

Apports à mon analyse :

L’approche de Bowen peut être utilisée pour structurer ma discussion sur l’évolution de la RSE dans le secteur de la location longue durée, en soulignant comment les entreprises peuvent anticiper les attentes sociétales pour améliorer leur performance commerciale.

Conclusion

Howard Bowen, avec son ouvrage Social Responsibilities of the Businessman, a établi les bases de la RSE moderne. Ses idées sur la responsabilité sociale, l’éthique et l’anticipation des enjeux sociétaux sont aujourd’hui plus pertinentes que jamais. Pour mon mémoire, cet ouvrage fournit un cadre conceptuel solide pour analyser comment les entreprises peuvent concilier performance économique et impact sociétal.

 

 

FICHE 22 – Doing Good and Different! The Mediation Effect of Innovation and Investment on the Influence of CSR on Competitiveness.

Référence :
Marin, L., Martín, P. J., & Rubio, A. (2017). Doing Good and Different! The Mediation Effect of Innovation and Investment on the Influence of CSR on Competitiveness. Corporate Social Responsibility and Environmental Management, 24(3), 159–171.

https://research-ebsco-com.devinci.idm.oclc.org/c/ry7y5r/search/details/vhstogjdhz?isDashboardExpanded=true&limiters=FT%3AY&q=+csr+and+competitiveness

Mots-clés :
Responsabilité sociale des entreprises (RSE), innovation, investissement, compétitivité, théorie des ressources, stratégie.

Synthèse

Introduction :
Cet article explore l’influence de la RSE sur la compétitivité des entreprises en analysant les effets médiateurs de l’innovation et de l’investissement. Bien que des recherches antérieures aient établi un lien théorique entre RSE et compétitivité, les mécanismes sous-jacents à cette relation restent flous. L’étude vise à clarifier ce lien à travers une approche empirique impliquant 236 entreprises espagnoles.

Développement

  1. La RSE et la compétitivité :
    La littérature associe la RSE à des avantages compétitifs via l’amélioration de la réputation, la fidélisation des parties prenantes et la création de valeur. Cependant, les résultats empiriques montrent que la RSE n’a pas d’effet direct sur la compétitivité mais influence celle-ci à travers des facteurs médiateurs comme l’innovation et l’investissement.
  2. Le rôle de l’innovation :
    L’innovation, définie comme l’adoption de nouveaux produits, services ou processus, est identifiée comme un levier clé de la compétitivité.

    • Elle favorise l’intégration de technologies avancées et la différenciation sur le marché.
    • La RSE motive les entreprises à innover, par exemple en créant des produits écologiques ou en adoptant des processus durables.
  3. Le rôle de l’investissement :
    L’investissement dans des actifs tangibles (technologies, machines) et intangibles (capital humain, marques) amplifie les effets de l’innovation sur la compétitivité.

    • Les entreprises engagées dans des stratégies de RSE proactive investissent davantage pour aligner leurs ressources sur les attentes sociétales et environnementales.
  4. Relations entre RSE, innovation et investissement :
    • Innovation et investissement : L’innovation stimule l’investissement en nouveaux produits et technologies.
    • RSE et innovation : La RSE encourage l’innovation via la pression des parties prenantes et les opportunités de marché.
    • RSE et investissement : La RSE influence positivement les décisions d’investissement en incitant les entreprises à répondre aux défis sociaux et environnementaux.

Résultats :

  • Impact direct : Aucune relation directe significative entre RSE et compétitivité.
  • Effets indirects : La RSE influence significativement la compétitivité via l’innovation et l’investissement.
  • Modèle médiateur : L’étude conclut que l’innovation et l’investissement jouent un rôle de médiation totale entre RSE et compétitivité.

Conclusion :
L’étude démontre que pour maximiser les bénéfices concurrentiels de la RSE, les entreprises doivent intégrer l’innovation et l’investissement dans leurs stratégies. Les initiatives de RSE doivent aller au-delà des objectifs philanthropiques pour devenir des moteurs de transformation organisationnelle.

Intégration dans la revue de la littérature :
Cet article complète mon analyse sur le rôle stratégique de la RSE dans la performance commerciale.

  • Médiation innovation/investissement : Les résultats renforcent l’idée que la RSE agit comme un catalyseur pour l’innovation et les investissements stratégiques, éléments essentiels pour les entreprises opérant dans des secteurs B2B comme la location longue durée.
  • Cadre théorique : La théorie des ressources (RBV) appliquée dans cet article illustre comment la RSE peut générer des avantages compétitifs durables via des ressources rares et inimitables.
  • Lien avec mon sujet : En tant qu’instrument de différenciation, la RSE intégrée à l’innovation peut soutenir les objectifs de performance dans mon secteur d’étude.

Bibliographie citée
Marin, L., Rubio, A., & Maya, S. R. (2012). Competitiveness as a strategic outcome of corporate social responsibility. Corporate Social Responsibility and Environmental Management, 19, 364–376.
Porter, M. E., & Kramer, M. R. (2011). Creating shared value. Harvard Business Review.
Gallego-Alvarez, I., Prado-Lorenzo, J. M., & Garcia-Sanchez, I. M. (2011). Corporate social responsibility and innovation. Management Decision, 49, 1709–1727.
Brammer, S., & Millington, A. (2008). Does it pay to be different? Strategic Management Journal, 29, 1325–1343.
McWilliams, A., & Siegel, D. (2001). Corporate social responsibility: A theory of the firm perspective. Academy of Management Review, 26, 117–127.

FICHE 21 – orporate social responsibility and competitive advantage: A developing country perspective.

Référence :
Nyuur, R. B., Ofori, D. F., & Amponsah, M. M. (2019). Corporate social responsibility and competitive advantage: A developing country perspective. Thunderbird International Business Review, 61(5), 551–564.

https://research-ebsco-com.devinci.idm.oclc.org/c/ry7y5r/search/details/ji34w6zj2v?isDashboardExpanded=true&limiters=FT%3AY&q=+csr+and+competitiveness

Mots-clés :
Responsabilité sociale des entreprises (RSE), avantage compétitif, orientation à l’export, structure organisationnelle, stratégie, pays en développement.

Synthèse

Introduction :
Cet article explore la relation entre la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et l’avantage compétitif (AC) dans le contexte des pays en développement, en examinant l’impact modérateur de la stratégie d’entreprise, de la taille, de la structure organisationnelle et de l’orientation à l’export. L’étude s’appuie sur des données collectées auprès de 169 entreprises ghanéennes issues de secteurs divers (finance, fabrication, automobile, etc.).

Développement

Les résultats montrent que la RSE contribue positivement à l’avantage compétitif, particulièrement lorsque les entreprises adoptent des structures organisationnelles simples et s’orientent vers l’exportation. La recherche met également en lumière les limitations des stratégies réactives et des structures organisationnelles complexes.

  1. Impact direct de la RSE sur l’avantage compétitif :
    • La RSE permet aux entreprises de se différencier par une image positive et une confiance accrue des parties prenantes, ce qui favorise la fidélisation des clients et des employés.
    • Une relation positive entre la RSE et la performance compétitive a été confirmée, alignée avec la perspective de la légitimité et la théorie des ressources (RBV).
  2. Influence de la structure organisationnelle :
    • Les structures organisationnelles simples renforcent l’impact de la RSE sur l’AC en améliorant la communication interne et la coordination des initiatives de RSE.
    • Les structures complexes, en revanche, limitent l’efficacité des initiatives de RSE en raison de problèmes de reporting et de confusion organisationnelle.
  3. Orientation à l’export :
    • Les entreprises orientées vers l’export bénéficient davantage des activités de RSE, car elles intègrent des normes internationales de durabilité, améliorant ainsi leur compétitivité sur les marchés mondiaux.
    • Cette orientation expose également les entreprises à des pressions externes plus élevées, les incitant à améliorer leurs pratiques de RSE.
  4. Taille de l’entreprise et stratégie :
    • La taille de l’entreprise n’a pas d’effet significatif sur la relation entre RSE et avantage compétitif, ce qui contredit certaines études antérieures.
    • Les entreprises adoptant des stratégies proactives tirent un meilleur parti de la RSE, mais cela reste sous-exploité dans le contexte étudié, où les initiatives de RSE sont souvent ad hoc et non intégrées dans la stratégie globale.

Conclusion :
L’étude démontre que la RSE est un levier clé pour obtenir un avantage compétitif, notamment dans les entreprises orientées vers l’exportation et dotées de structures organisationnelles simples. Elle met en évidence l’importance d’intégrer la RSE dans les stratégies d’entreprise pour maximiser son impact. Toutefois, l’absence de politiques de RSE formalisées et de budgets dédiés dans de nombreuses entreprises étudiées constitue un obstacle majeur.

Intégration dans la revue de la littérature :
Cet article apporte des perspectives précieuses pour mon mémoire en mettant en évidence le rôle stratégique de la RSE dans l’amélioration de la performance commerciale, en particulier dans des contextes B2B.

  • Perspectives théoriques : Il confirme la pertinence de la théorie des ressources (RBV) pour comprendre comment la RSE peut générer un avantage compétitif.
  • Orientation pratique : L’accent mis sur l’exportation et les structures organisationnelles simples fournit des idées applicables pour les entreprises de location longue durée cherchant à se différencier sur le marché international.
  • Limites à surmonter : L’article souligne les défis d’intégration stratégique de la RSE dans les entreprises en développement,

Bibliographie citée
Barney, J. (1991). Firm resources and sustained competitive advantage. Journal of Management, 17(1), 99–120.
Marin, L., Rubio, A., & Maya, S. R. (2012). Competitiveness as a strategic outcome of corporate social responsibility. Corporate Social Responsibility and Environmental Management, 19, 364–376.
Flammer, C. (2018). Competing for government procurement contracts: The role of corporate social responsibility. Strategic Management Journal, 39(5), 1299–1324.
Porter, M. E., & Kramer, M. R. (2011). Creating shared value. Harvard Business Review.
Nyuur, R. B., Ofori, D. F., & Debrah, Y. (2014). Corporate social responsibility in sub-Saharan Africa: Hindering and supporting factors. African Journal of Economic and Management Studies, 5(1), 93–

FICHE 20 – Perspective historique de la responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Référence :
Jbara, N. (2017). Perspective historique de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Revue multidisciplinaire sur l’emploi, le syndicalisme et le travail (REMEST), 11(1), 86-102.

https://research-ebsco-com.devinci.idm.oclc.org/c/ry7y5r/search/details/xzor6bqhrf?isDashboardExpanded=true&limiters=FT%3AY&q=Responsabilit%C3%A9+sociale+des+entreprises+%E2%80%93+le+d%C3%A9veloppement+d%E2%80%99un+cadre+europ%C3%A9en

Mots-clés :
Responsabilité sociale des entreprises (RSE), développement durable, soutenabilité, éthique, parties prenantes, gouvernance.

Synthèse

Introduction :
Cet article retrace l’évolution historique de la responsabilité sociale des entreprises (RSE), en identifiant trois grandes conceptions : la RSE fondée sur l’éthique (années 1950), la RSE utilitariste (années 1970-1990), et la RSE basée sur la soutenabilité (années 1990). Il analyse également l’intégration de la RSE dans un contexte national, en prenant le Maroc comme exemple de pays en développement.

Développement

La RSE fondée sur l’éthique a émergé dans les années 1950 aux États-Unis, avec un accent mis sur la responsabilité morale des dirigeants. Ce courant repose sur des valeurs individuelles et religieuses, promues par des figures comme Andrew Carnegie et Henry Ford. La notion de « corporate governance » a également vu le jour à cette époque, marquant une séparation entre la gestion et la propriété des entreprises. Cette approche, fortement marquée par la culture américaine, montre cependant des limites en termes d’applicabilité internationale.

Dans les années 1970, une conception utilitariste de la RSE a émergé, plaçant les performances économiques au centre des préoccupations. La notion de « responsiveness » (capacité à répondre aux attentes des parties prenantes) est devenue un pilier clé, appuyée par des outils tels que les audits sociaux et les cadres de gestion des parties prenantes. Cependant, cette approche a parfois réduit les initiatives sociales et environnementales à de simples outils marketing, ce qui a entraîné des critiques quant à leur sincérité.

À partir des années 1990, la conception fondée sur la soutenabilité s’est imposée, particulièrement en Europe. Elle se concentre sur la contribution des entreprises au développement durable, intégrant des objectifs environnementaux, sociaux et économiques. Des événements comme le Sommet de la Terre de Rio (1992) et l’Agenda 21 ont renforcé cette tendance. Contrairement à l’approche anglo-saxonne, l’Europe considère la RSE comme une responsabilité institutionnelle nécessitant un soutien législatif. Cette vision a été structurée autour de cadres comme la norme ISO 26000.

Le cas du Maroc est présenté comme un exemple de l’adoption progressive de la RSE dans les pays en développement. Le développement de la RSE au Maroc a été stimulé par des réformes institutionnelles telles que l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et par l’introduction du label RSE par la CGEM. Cependant, des défis subsistent, notamment le manque de ressources, une faible qualification du personnel et une méfiance envers les réformes institutionnelles.

Conclusion :
L’article montre que la RSE, initialement perçue comme une approche éthique, a évolué pour devenir un outil stratégique global, particulièrement dans le cadre du développement durable. Si les pays développés ont largement institutionnalisé cette démarche, des obstacles importants subsistent dans les pays en développement. Au Maroc, la RSE est en pleine structuration, mais elle souffre de limitations liées aux contextes institutionnels et organisationnels.

Intégration dans la revue de la littérature
Cet article constitue une ressource essentielle pour comprendre les fondements historiques et les évolutions de la RSE. Il fournit un cadre conceptuel utile pour analyser la RSE dans le secteur de la location longue durée, en lien avec ma problématique sur la performance commerciale et la RSE. La théorie des parties prenantes, abordée dans l’article, est particulièrement pertinente pour explorer comment les entreprises peuvent aligner leurs objectifs commerciaux avec les attentes des clients et collaborateurs. L’exemple marocain apporte une perspective intéressante sur l’intégration des pratiques RSE dans un contexte émergent, renforçant l’idée que ces pratiques peuvent être des leviers de différenciation et de compétitivité.

Bibliographie citée
Carroll, A. B. (1991). The pyramid of corporate social responsibility: Toward the moral management of organizational stakeholders. Business Horizons, 34(4), 39-48.
Freeman, R. E. (1984). Strategic management: A stakeholder approach. Pitman Publishing.
Laville, É. (2002). L’entreprise verte. Village Mondial.
OCDE. (2011). Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales. Éditions OCDE.
Crane, A., Matten, D., & Moon, J. (2008). Corporations and citizenship. Cambridge University Press.