Lectures by Jean-Éric Pelet
LE CNAM
NOTRE DAME du GRANDCHAMP
IUT PARIS DESCARTES
EMLV
Brest Business School
PSB
EM Normandie
ProCompta
✅ FICHE DE LECTURE 11
Référence au format APA
Frimousse, S., & Peretti, J.-M. (2024). Regards croisés : « Quelle organisation demain pour fidéliser les collaborateurs ? ». Question(s) de Gestion, 48 , 143-228.
Mots clés : fidélisation, organisation du travail, management, engagement, culture organisationnelle
Synthèse
Soufyane Frimousse et Jean-Marie Peretti ont réfléchi à l’évolution des organisations en matière de fidélisation des collaborateurs dans un contexte de transformations du travail et de pénurie de talents. Partant du constat que les pratiques RH traditionnelles (rémunération, stabilité) ne suffisent plus à retenir les salariés, les auteurs proposent une analyse approfondie des pratiques organisationnelles et managériales susceptibles de renforcer l’engagement et la rétention des collaborateurs.
Selon eux, la fidélisation ne doit pas être abordée comme un simple effet des politiques RH classiques, mais comme une dynamique organisationnelle globale incluant la culture, le sens du travail, la qualité de vie professionnelle et les modalités de management. Leur est démarche à la fois théorique et réflexive, s’appuyant sur une revue de la littérature et des exemples contemporains.
Développement
Frimousse et Peretti traitent la fidélisation des collaborateurs comme un processus dynamique où l’organisation crée les conditions d’un engagement durable. Ils distinguent deux niveaux :
Les auteurs s’appuient sur des travaux en GRH, en comportement organisationnel et en sociologie du travail pour structurer leur réflexion. Ils soulignent que la fidélisation ne peut être envisagée uniquement à travers des leviers structurels (contrats, avantages, rémunération), mais doit intégrer la culture organisationnelle, les pratiques de gestion et la qualité de l’expérience collaborateur .
Plusieurs axes clés sont mis en évidence :
Frimousse et Peretti rappellent que le bien-être au travail, compris au sens large (conditions physiques, charge de travail, équilibre vie pro/perso) influence directement l’attachement des salariés à leur organisation.
L’organisation doit proposer une expérience alignée avec les aspirations des collaborateurs : sens des missions, cohérence entre valeurs affichées et pratiques efficaces. Cela implique une culture organisationnelle forte, partagée et vécue.
La manière dont les collaborateurs sont impliqués dans les prises de décision et l’accès à l’autonomie professionnelle sont des éléments déterminants de l’engagement. Plus l’organisation valorise la confiance et la responsabilisation, plus la fidélisation est renforcée.
Le développement des compétences et la possibilité d’évolution professionnelle sont présentés comme des leviers non financiers majeurs, susceptibles de retenir les talents à moyen et long terme.
Les auteurs insistent particulièrement sur le rôle du management de proximité et de la culture interne :
Frimousse et Peretti invitent à repenser l’organisation comme un système apprenant , où les collaborateurs à participer à l’évolution des pratiques.
Conclusion
Frimousse et Peretti montrent que la fidélisation ne se limite pas à une combinaison de politiques RH classiques, mais repose sur une transformation profonde des organisations , incluant la culture, les pratiques managériales et l’expérience des collaborateurs. Ils proposent une vision holistique où les leviers non financiers (sens, autonomie, reconnaissance, qualité de vie) jouent un rôle central.
Cet article offre une lecture stratégique des transformations organisationnelles à l’œuvre et met en lumière l’importance d’une approche intégrée de la fidélisation, s’appuyant sur des pratiques de management adaptées aux attentes actuelles des salariés.
Références bibliographiques
Frimousse, S., & Peretti, J.-M. (2024). Regards croisés : « Quelle organisation demain pour fidéliser les collaborateurs ? » . Question(s) de Gestion, 48 , 143-228.
✅ FICHE DE LECTURE 10
Référence au format APA
Frimousse, S., & Peretti, J.-M. (2024). Regards croisés : « Quelle organisation demain pour fidéliser les collaborateurs ? ». Question(s) de Gestion, 48 , 143-228.
Mots clés : fidélisation, organisation du travail, management, engagement, culture organisationnelle
Synthèse
Soufyane Frimousse et Jean-Marie Peretti ont réfléchi à l’évolution des organisations en matière de fidélisation des collaborateurs dans un contexte de transformations du travail et de pénurie de talents. Partant du constat que les pratiques RH traditionnelles (rémunération, stabilité) ne suffisent plus à retenir les salariés, les auteurs proposent une analyse approfondie des pratiques organisationnelles et managériales susceptibles de renforcer l’engagement et la rétention des collaborateurs.
Selon eux, la fidélisation ne doit pas être abordée comme un simple effet des politiques RH classiques, mais comme une dynamique organisationnelle globale incluant la culture, le sens du travail, la qualité de vie professionnelle et les modalités de management. Leur est démarche à la fois théorique et réflexive, s’appuyant sur une revue de la littérature et des exemples contemporains.
Développement
Frimousse et Peretti traitent la fidélisation des collaborateurs comme un processus dynamique où l’organisation crée les conditions d’un engagement durable. Ils distinguent deux niveaux :
Les auteurs s’appuient sur des travaux en GRH, en comportement organisationnel et en sociologie du travail pour structurer leur réflexion. Ils soulignent que la fidélisation ne peut être envisagée uniquement à travers des leviers structurels (contrats, avantages, rémunération), mais doit intégrer la culture organisationnelle, les pratiques de gestion et la qualité de l’expérience collaborateur .
Plusieurs axes clés sont mis en évidence :
Frimousse et Peretti rappellent que le bien-être au travail, compris au sens large (conditions physiques, charge de travail, équilibre vie pro/perso) influence directement l’attachement des salariés à leur organisation.
L’organisation doit proposer une expérience alignée avec les aspirations des collaborateurs : sens des missions, cohérence entre valeurs affichées et pratiques efficaces. Cela implique une culture organisationnelle forte, partagée et vécue.
La manière dont les collaborateurs sont impliqués dans les prises de décision et l’accès à l’autonomie professionnelle sont des éléments déterminants de l’engagement. Plus l’organisation valorise la confiance et la responsabilisation, plus la fidélisation est renforcée.
Le développement des compétences et la possibilité d’évolution professionnelle sont présentés comme des leviers non financiers majeurs, susceptibles de retenir les talents à moyen et long terme.
Les auteurs insistent particulièrement sur le rôle du management de proximité et de la culture interne :
Frimousse et Peretti invitent à repenser l’organisation comme un système apprenant , où les collaborateurs à participer à l’évolution des pratiques.
Conclusion
Frimousse et Peretti montrent que la fidélisation ne se limite pas à une combinaison de politiques RH classiques, mais repose sur une transformation profonde des organisations , incluant la culture, les pratiques managériales et l’expérience des collaborateurs. Ils proposent une vision holistique où les leviers non financiers (sens, autonomie, reconnaissance, qualité de vie) jouent un rôle central.
Cet article offre une lecture stratégique des transformations organisationnelles à l’œuvre et met en lumière l’importance d’une approche intégrée de la fidélisation, s’appuyant sur des pratiques de management adaptées aux attentes actuelles des salariés.
Références bibliographiques
Frimousse, S., & Peretti, J.-M. (2024). Regards croisés : « Quelle organisation demain pour fidéliser les collaborateurs ? ». Question(s) de Gestion, 48 , 143-228.
✅ FICHE DE LECTURE 9
Référence au format APA
Alves, I., Limão, M. et Lourenço, S.M. (2024). Surcharge de travail, équilibre vie professionnelle-vie privée et intention de départ des auditeurs : le rôle modérateur de la motivation. Australian Accounting Review, 34 (1), 4–28. https://doi.org/10.1111/auar.12417
Mots-clés : surcharge de travail, équilibre travail-vie, intention de départ, motivation, auditeurs
Synthèse
Développement
Selon Alves, Limão et Lourenço (2024), la surcharge de travail correspond à une situation dans laquelle les exigences professionnelles excèdent les ressources disponibles du collaborateur. Cette surcharge génère du stress, de la fatigue et des tensions psychologiques.
L’équilibre travail-vie personnelle définit la capacité d’un individu à concilier efficacement ses responsabilités professionnelles et personnelles. Un déséquilibre peut entraîner une diminution de la satisfaction au travail et une augmentation de l’intention de départ.
Les auteurs démontrent que la surcharge de travail est positivement liée à l’intention de quitter le cabinet. Plus les auditeurs perçoivent leur charge de travail comme excessive, plus leur volonté de partir augmenter. De même, un mauvais équilibre entre vie professionnelle et vie privée renforce cette intention.
L’originalité de l’article réside dans l’intégration de la motivation comme variable modératrice. Les auteurs distinguent notamment la motivation motivée (plaisir et intérêt pour le travail) et la motivation extrinsèque (récompenses, reconnaissance). Les résultats montrent que la motivation, en particulier inspirée, réduit l’impact négatif de la surcharge de travail sur l’intention de départ. Autrement dit, les auditeurs fortement motivés résistent davantage aux effets délétères d’une charge de travail élevée.
L’étude repose sur une méthodologie quantitative, fondée sur un questionnaire administré à des auditeurs. Les relations entre variables sont testées à l’aide d’analyses statistiques (régressions).
Conclusion
Cet article met en évidence que la surcharge de travail et le déséquilibre travail-vie constituent des facteurs déterminants de l’intention de départ des auditeurs. Toutefois, la motivation apparaît comme un levier clé permettant d’atténuer ces effets.
Dans un contexte de crise des ressources humaines dans les cabinets d’audit, cette recherche souligne l’importance non seulement d’agir sur la charge de travail, mais aussi de renforcer la motivation des collaborateurs afin de limiter le turnover.
Références bibliographiques (format APA)
Alves, I., Limão, M. et Lourenço, S.M. (2024). Surcharge de travail, équilibre vie professionnelle-vie privée et intention de départ des auditeurs : le rôle modérateur de la motivation. Australian Accounting Review, 34 (1), 4–28. https://doi.org/10.1111/auar.12417
✅ FICHE DE LECTURE 8
Référence au format APA
Khavis, JA, et Szerwo, B. (2025). Rotation du personnel d’audit, prestation d’audit et réalignement auditeur-client. Accounting Review , septembre 2025.
Mots clés
CA – audit – qualité d’audit – relation auditeur-client – réalignement – performance organisationnelle
Synthèse
Développement
Le secteur de l’audit se caractérise par un fort taux de rotation du personnel. Les institutions professionnelles ont alerté sur les risques potentiels :
Les auteurs mobilisent des données empiriques pour analyser l’impact réel du chiffre d’affaires sur la livraison des missions d’audit. Leurs résultats montrent que :
L’étude met également en lumière les effets sur la relation auditeur-client. Un chiffre d’affaires important peut conduire à un réalignement, c’est-à-dire une modification de la relation contractuelle ou une réorganisation de l’équipe en charge du dossier.
Les auteurs concluent que l’impact du chiffre d’affaires dépend fortement des mécanismes de gestion interne et de la capacité organisationnelle à absorber ces départs.
Conclusion
Cet article apporte une contribution importante à la compréhension des effets du chiffre d’affaires dans les cabinets d’audit. Il nuance l’idée d’un impact uniquement négatif et met en évidence le rôle des pratiques managériales et organisationnelles.
Pour un mémoire important sur la fidélisation des talents en cabinet d’expertise ou d’audit, cette recherche permet d’intégrer une dimension sectorielle spécifique et d’argumenter sur les conséquences économiques et relationnelles du chiffre d’affaires.
Références bibliographiques citées dans l’article
Les auteurs s’appuient notamment sur les rapports du PCAOB (2015 ; 2024) et du Centre for Audit Quality (2019), à référencer précisément en bibliographie finale.
✅ FICHE DE LECTURE 7
Référence au format APA
Regards croisés. (2024). La marque employeur est-elle une notion pertinente aujourd’hui ? Question(s) de management, 51(4), 133-205. EMS Éditions. https://doi.org/10.3917/qdm.231.0133
Mots clés
Marque employeur, attractivité, fidélisation, expérience collaborateur, promesse employeur, réputation organisationnelle, pénurie de talents.
Synthèse
Les différents contributeurs de cet article collectif interrogent la pertinence actuelle de la notion de marque employeur dans un contexte marqué par la pénurie de talents, l’évolution des attentes des salariés et la transformation du rapport au travail.
Leur réflexion vise à déterminer si la marque employeur constitue encore un levier stratégique de gestion des ressources humaines ou si elle relève davantage d’un effet de mode managérial.
Développement
Selon les auteurs réunis dans ce numéro, la marque employeur peut être définie comme l’ensemble des attributs, valeurs et promesses qu’une organisation met en avant pour se positionner en tant qu’employeur attractif. Elle s’inscrit dans une logique de transposition des outils du marketing à la gestion des ressources humaines.
La marque employeur ne se réduit pas à une simple campagne de communication : elle suppose une cohérence entre l’image projetée et la réalité vécue par les collaborateurs. Cette notion repose donc sur un alignement entre :
Dans un contexte de tension sur le marché du travail, les organisations cherchent à se différencier afin d’attirer des profils qualifiés. La marque employeur devient ainsi un outil de positionnement stratégique, permettant de renforcer l’attractivité externe et de soutenir l’engagement interne.
Cependant, les auteurs soulignent que le concept a fortement évolué.
Autrefois centré sur une communication descendante et maîtrisée par l’entreprise, il est aujourd’hui confronté à :
La marque employeur ne peut plus être un simple discours institutionnel : elle est désormais co-construite, notamment à travers les retours d’expérience des salariés.
Les contributeurs mettent en évidence plusieurs dimensions essentielles :
L’écart entre promesse et réalité peut générer frustration, désengagement et turnover.
La fidélisation dépend davantage des conditions de travail, du management et des perspectives d’évolution que d’un discours d’image.
Lorsqu’elle est intégrée à la politique RH globale, la marque employeur peut constituer un levier durable d’attractivité.
Certains auteurs adoptent néanmoins une posture critique. Ils questionnent la robustesse théorique du concept et soulignent le risque d’instrumentalisation marketing. Dans cette perspective, la marque employeur peut devenir un outil cosmétique masquant des dysfonctionnements organisationnels.
Enfin, les effets d’une stratégie de marque employeur sont ambivalents.
Effets positifs :
Effets négatifs possibles :
La pertinence du concept dépend donc de sa mise en œuvre concrète et de son intégration dans une stratégie RH cohérente.
Conclusion
L’article montre que la marque employeur demeure une notion pertinente, mais sous conditions. Elle ne peut être efficace que si elle repose sur l’authenticité, la cohérence et l’alignement entre discours et pratiques internes.
Dans un contexte de pénurie de talents et d’exigence accrue des salariés, la marque employeur ne peut plus être un simple outil de communication : elle devient un engagement organisationnel.
Cet article apporte un cadre théorique et critique utile pour analyser les stratégies d’attractivité et de fidélisation des organisations. Il permet notamment de nuancer l’idée selon laquelle la marque employeur constituerait une solution suffisante face aux problématiques de turnover.
Références bibliographiques
Regards croisés. (2024). La marque employeur est-elle une notion pertinente aujourd’hui ? Question(s) de management, 51(4), 133-205. EMS Éditions. https://doi.org/10.3917/qdm.231.0133
✅ FICHE DE LECTURE 6
Référence APA
Balthrop, A. et Jung, H. (2025). Les difficultés partagées renforcent les liens : chocs négatifs, ancrage et fidélisation des employés. Journal de la logistique commerciale , 46(3), 1-21. https://doi.org/10.1111/jbl.70017
Mots clés : fidélisation des employés, engagement organisationnel, roulement du personnel, incitations au travail, implication au travail, événements marquants de la vie
Synthèse
Balthrop et Jung explorent comment les événements perturbateurs, appelés « chocs » dans la littérature, impliquant l’ancrage des employés et leur rétention dans l’entreprise. Contrairement aux recherches qui se concentrent sur la protection des employés contre les événements négatifs, cet article montre que des chocs clairement défavorables peuvent renforcer la rétention lorsque les incitations des employés et de l’entreprise sont alignées.
Développement
Les auteurs traitent les chocs comme des événements perturbateurs significatifs qui incitent les employés à réfléchir sur leur carrière et leur relation à l’entreprise.
À partir d’une base de données unique comprenant 466 236 communications et 45 873 contrats de travail dans 21 entreprises de transport , ils montrent que :
Ainsi, les difficultés partagées peuvent renforcer les liens entre employés et entreprise, un phénomène similaire à d’autres contextes sociaux où l’adversité crée de la cohésion.
Conclusion
Cet article démontre que, dans des conditions appropriées, les événements négatifs peuvent paradoxalement favoriser la rétention des employés . Il offre un éclairage original sur la gestion des ressources humaines, en mettant en évidence l’importance de l’alignement des incitations et de la cohésion organisationnelle pour soutenir la fidélisation.
Références bibliographiques
✅ FICHE DE LECTURE 5
Référence APA
Mackintosh, CO, McDermott, AM, Williams, HM et Hann, DJ (2025). Les implications des accords de flexibilité (dys)fonctionnels et (in)équitables des managers hiérarchiques pour leurs subordonnés : concilier flexibilité, soutien perçu et équité. International Journal of Human Resource Management , 36(11), 1834-1868. https://doi.org/10.1080/09585192.2025.2536053
Mots clés
Responsables hiérarchiques, flexibilité, accords personnalisés, soutien organisationnel perçu, justice distributive, soutien, équité
Synthèse
Mackintosh et coll. (2025) analysent les conséquences des « i‑deals de flexibilité » détenus par les managers de proximité sur leurs subordonnés, en se concentrant sur deux dimensions essentielles : le soutien perçu et la justice (fairness) . Ils partent de l’idée que non seulement les managers appliquent les pratiques RH, mais qu’ils en sont aussi des bénéficiaires et que cela affecte la manière dont leurs équipes vivent la flexibilité au travail.
Développement
Selon Mackintosh et ses co‑auteurs (2025), les i‑deals de flexibilité sont des accords individualisés entre un employé et l’organisation (ou le manager) qui modifient les conditions de travail standards pour répondre à des besoins spécifiques. Dans cet article, les i‑deals ne sont pas seulement attribués aux subordonnés, mais aussi aux managers eux-mêmes , ce qui crée des dynamiques particulières dans les équipes.
Les auteurs parlent deux axes principaux :
1️⃣ Fonctionnalité vs Dysfonctionnalité
Un i‑deal de flexibilité est dit fonctionnel lorsque le subordonné ressent suffisamment de soutien managérial pour accomplir son travail efficacement, même si le manager bénéficie d’un arrangement particulier. Cela signifie que la flexibilité accordée au manager ne réduit pas la qualité du soutien ou de l’accompagnement offert à l’équipe.
2️⃣ Justice (Équité)
Un i‑deal est considéré comme juste lorsque les subordonnés ont également accès à des flexibilités similaires ou, du moins, quand l’organisation gère clairement l’équité dans l’attribution de ces arrangements. À l’inverse, un idéal est injuste lorsqu’un manager met en place une flexibilité qui restreint, de fait, la possibilité pour les subordonnés d’en bénéficier, ou lorsque les décisions ne sont pas perçues comme équitables par les membres de l’équipe.
Les auteurs s’appuient sur un échantillon qualitatif de 40 entretiens réalisés auprès de managers, subordonnés et DRH dans les secteurs de la construction et de la finance pour explorer ces dynamiques . Ils proposent un modèle théorique intégrant les notions de justice distributive et de soutien organisationnel perçu (POS) pour expliquer comment ces deux dimensions façonnent les perceptions des subordonnés vis-à-vis des flexibilités accordées à leurs managers.
Ainsi, les i‑deals fonctionnels et justes renforcent la satisfaction, la perception de soutien et l’engagement , tandis que les i‑deals dysfonctionnels et injustes peuvent réduire la motivation, diminuer la confiance envers l’organisation et nuire à l’efficacité de l’équipe.
Conclusion
Mackintosh et coll. (2025) montrent que les arrangements individualisés de flexibilité ne sont pas neutres : ils ont des effets importants sur l’expérience des subordonnés en matière de soutien et de justice organisationnelle. L’article met en évidence que pour qu’une politique de flexibilité soit efficace, elle doit être perçue comme équitable et soutenir réellement les employés dans leurs tâches .
Pour la fidélisation des talents , ces résultats permettent que les pratiques managériales flexibles doivent être conçues de manière à renforcer le soutien au travail et à préserver la justice perçue chez tous les collaborateurs, sinon elles risquent d’affaiblir l’engagement et la rétention.
Références bibliographiques mentionnées dans la synthèse
Mackintosh, CO, McDermott, AM, Williams, HM et Hann, DJ (2025). Les implications des accords de flexibilité (dys)fonctionnels et (in)équitables des managers hiérarchiques pour leurs subordonnés : concilier flexibilité, soutien perçu et équité. International Journal of Human Resource Management , 36(11), 1834-1868. https://doi.org/10.1080/09585192.2025.2536053
✅ FICHE DE LECTURE 4
Référence APA
Balzano, M., et Modugno, G. (2025). Se positionner dans la guerre des talents : l’avantage de la durabilité. The International Journal of Human Resource Management , 36(18), 3316–3349. https://doi.org/10.1080/09585192.2025.2596056
Mots clés
Gestion des talents, fidélisation des talents, durabilité organisationnelle, RSE, marque employeur, engagement des employés
Synthèse
Balzano et Modugno montrent que, dans un contexte de pénurie de talents et de forte concurrence pour les compétences, les organisations peuvent se différencier en intégrant la durabilité organisationnelle et la responsabilité sociale (RSE) dans leurs pratiques de gestion des talents. Leur hypothèse principale est que ces pratiques renforcent la marque employeur , augmentent l’ engagement des collaborateurs et améliorent la rétention des talents .
Développement
Selon Balzano et Modugno (2025), la durabilité organisationnelle est définie comme :
« L’intégration systématique des valeurs sociales, éthiques et environnementales dans les pratiques de gestion, dans le but de créer un impact positif à long terme sur les employés et les parties prenantes » (p. 3320).
La RSE et les stratégies durables ne se limitent pas à des actions ponctuelles, mais sont intégrées dans la culture d’entreprise et les politiques RH. Ces pratiques permettent de renforcer l’ image de l’entreprise comme employeur attractif , ce qui est un facteur clé de fidélisation des talents dans un contexte de guerre pour le recrutement.
Impact sur la fidélisation :
Exemples et observations :
Conclusion
Balzano et Modugno (2025) démontrent que l’intégration de la durabilité organisationnelle et de la RSE dans le talent management constitue un levier stratégique non financier pour fidéliser les collaborateurs. Ces pratiques renforcent la marque employeur, accroissent l’engagement et contribuent à retenir les talents dans un contexte de pénurie. L’article fournit une base théorique solide pour comprendre comment des stratégies non financières, alignées avec les valeurs de l’entreprise, peuvent soutenir la rétention à long terme.
Références bibliographiques citées
✅ FICHE DE LECTURE 3
Référence APA
Aydinliyim, T. et Somaya, D. (2026). Obstacles à la mobilité des employés : une revue intégrative. Journal de gestion.
Mots clés
Mobilité inter-organisationnelle, barrières à la mobilité, capital humain spécifique, rétention stratégique, ancrage dans l’emploi, accords de non-concurrence
Synthèse
Aydinliyim et Somaya proposent une revue intégrative des barrières à la mobilité des salariés entre entreprises. Ils cherchent à structurer une littérature fragmentée en proposant une typologie cohérente des mécanismes limitant les départs volontaires.
Développement
Les auteurs réduisent les barrières à la mobilité comme l’ensemble des mécanismes qui augmentent le coût ou diminuent l’opportunité d’un changement d’employeur.
Ces barrières peuvent être :
La mobilité est analysée comme un phénomène stratégique influençant la concurrence inter-entreprises.
Les auteurs distinguent les barrières selon deux axes :
Certaines barrières sont directement contrôlées par l’entreprise :
D’autres sont indirectes :
Les auteurs montrent que les barrières peuvent être :
Ils soulignent cependant un risque éthique et réputationnel si les barrières sont perçues comme coercitives.
L’article propose un agenda de recherche structuré autour de :
Conclusion
Cette revue intégrative est particulièrement pertinente pour une mémoire sur la fidélisation des talents.
Elle permet de dépasser une vision purement motivationnelle de la rétention et d’intégrer une perspective stratégique. La fidélisation ne repose pas uniquement sur l’engagement, mais également sur l’architecture des barrières organisationnelles.
Références bibliographiques
Becker, GS (1962). L’investissement dans le capital humain : une analyse théorique. Journal d’économie politique, 70 (5), 9-49.
Mitchell, TR, Holtom, BC, Lee, TW, Sablynski, CJ et Erez, M. (2001). Pourquoi les gens restent : utiliser l’ancrage professionnel pour prédire le roulement volontaire. Journal de l’Académie de gestion, 44 (6), 1102-1121.
Porter, MOI (1980). Stratégie concurrentielle . Presse gratuite.
✅ FICHE DE LECTURE 2
Référence APA
Jiang, Z., Wu, C.-H., Xu, A.J. et van de Voorde, K. (2026). S’épanouir au travail : synthèse des perspectives en gestion des ressources humaines et programme de recherche future. Human Resource Management , 65(1), 133-149. https://doi.org/10.1002/hrm.70017
Mots clés : épanouissement, gestion des ressources humaines, bien-être des employés, GRH haute performance, développement durable, leadership, satisfaction au travail
Synthèse :
Jiang, Wu, Xu et van de Voorde mettent en évidence le rôle central des pratiques de gestion des ressources humaines (GRH) dans la promotion de l’épanouissement des employés (« thriving »), défini par une expérience simultanée de vitalité et d’apprentissage. Leur travail propose une revue synthétique des recherches existantes selon cinq cadres conceptuels : (1) systèmes de GRH à haute performance, (2) GRH orientée développement, (3) GRH responsable et orienté sur le sens, (4) GRH relationnelle et inclusive, et (5) GRH contextuelle et multi-niveaux.
Développement :
Selon les auteurs, le prospère au travail se caractérise par :
Les pratiques de GRH contribuant à ce phénomène incluent :
Les auteurs soulignent que ces pratiques ne suffisent pas seules : leur efficacité dépend du contexte organisationnel et des mécanismes psychologiques activés chez les employés.
Conclusion
Cet article permet de comprendre de manière conceptuelle comment les pratiques RH peuvent être conçues pour soutenir l’épanouissement durable des employés. Il propose également quatre axes de recherche future pour explorer les conditions, mécanismes et contextes favorables à la consolidation du prospère. Cette synthèse est particulièrement utile pour identifier les leviers non financiers de motivation et de rétention des employés dans le cadre du management de proximité et des pratiques de GRH stratégique.
Références bibliographiques :