Les sept étapes pour la réussite d’un buzz dans les médias sociaux

Author(s) : Silverpop

Les clients sont de plus en plus nombreux à consulter régulièrement les réseaux sociaux et les blogs afin de créer leur propre opinion et connaître celle des autres sur différents éléments comme les entreprises, les marques ou les services.
Sept étapes permettent de comprendre quelles conséquences ont ces phénomènes et donc quel rôle jouent les campagnes publicitaires. En effet, cela peut être considéré comme la « clé du succès ».

    En premier lieu il s’agit de définir la meilleure stratégie à adopter et fixer des objectifs. Effectivement il est nécessaire d’établir des objectifs de commercialisation et de réfléchir à la façon dont les médias et les réseaux sociaux vont être utilisés. Au départ, il faut « commencer petit » et fixer des objectifs modestes qui seront plus ou moins faciles à atteindre mais également se servir des erreurs faites afin de progresser. Ensuite, il est important de communiquer avec les bonnes personnes. Afin de pouvoir sélectionner celles-ci, il est préférable de privilégier des personnes passionnées qui pourront faire bouger les choses.

    En second lieu il est important de comprendre le marché. En effet, si l’on souhaite utiliser les réseaux sociaux dans un but de commercialisation, l’essentiel est de savoir cibler les clients et leurs désirs ainsi que leur comportement afin de leur proposer ce qui correspond le mieux à leur profil. Pour cela, il faut directement se renseigner « à la source » et connaître leur préférence via des enquêtes. Il est aussi important de savoir comment les clients utilisent les réseaux sociaux. Et enfin il ne faut surtout pas négliger les petits blogs qui ont aussi un rôle clé.

    Pour communiquer de manière efficace avec le client, il faut s’intégrer aux réseaux sociaux mais aussi comprendre de quelle façon ils peuvent servir et être efficace. Il est également essentiel de communiquer des messages markéting via ces réseaux sans oublier, toutefois, les canaux traditionnels. Ainsi, il s’agit de pousser le client a utiliser un maximum les réseaux sociaux qui sont à sa disposition afin d’augmenter la diffusion d’un message. L’essentiel est donc d’utiliser au mieux les ressources à disposition et créer un échange permanent entre eux. Ensuite, il faut faciliter le partage d’informations par le client lui-même qui peut les diffuser.

    La quatrième étape consiste en la création d’un contenu qui relie. En effet, la base d’une campagne markéting réussie est le contenu qui doit être attractif afin que les utilisateurs aient envie de le partager. Celui-ci doit donc avoir un impact maximum en le rendant le plus attrayant possible. Ensuite, il faut utiliser à bon escient les moteurs de recherche en se servant de mots clés qui sont stratégiques et qui augmenteront donc les visites sur le site internet voulu. Pour réussir cette étape, les clients attendent surtout d’une entreprise qu’elle soit honnête, transparente et donc crédible. Le contenu, en plus d’avoir un objectif de vente, doit aussi avoir un intérêt pédagogique. Et enfin, il s’agit d’être cohérent, de savoir tirer parti des réseaux sociaux en étant présent un maximum sur ces derniers et mettre à jour les informations très régulièrement.

    La cinquième étape nécessite de s’engager sur le marché. Pour cela, il s’agit d’établir une base solide sur les réseaux sociaux avec un contenu qui éduque, informe et qui permet le dialogue.  Ensuite, il est important de surveiller tous les réseaux et moyens de communication afin de connaître et savoir ce qui intéresse les clients potentiels. Le contenu doit être à même de susciter des réactions et favoriser la conversation sans être de l’auto-promotion. Et enfin l’essentiel est de s’amuser car, un manque d’enthousiasme par exemple, sera visible par les clients et donc néfaste pour l’entreprise.
    
    La sixième étape, ensuite, nécessite d’avoir des « fans » ou des personnes pouvant influencer les clients potentiels sur les réseaux. Effectivement, ces derniers permettent essentiellement les échanges et les contacts de client à client et non de l’entreprise au client. Ainsi, en ayant des « fans », ils vont jouer un rôle important et faire de la promotion pour l’entreprise. Selon une étude, 90% des consommateurs font confiance et prennent en considération l’avis des autres personnes.  Pour cela, il est important de s’occuper de ses « fans » qui sont donc des ambassadeurs de l’entreprise en le considérant comme des personnes privilégiées qui ont notamment accès à des prestations ou des services spéciaux. Il s’agit donc de les fidéliser et, en même temps les inciter à promouvoir encore plus l’entreprise. En plus de ces derniers, il faut se servir de personnes capables d’influencer les autres sur leurs achats potentiels comme par exemple, les blogueurs ou les journalistes. Et en dernier lieu, il est important de répondre à toutes les critiques négatives que l’entreprise peut recevoir de manière individuelle et personnalisée. Cela influencera le plaignant qui se sentira écouté, pris en considération et donc qui pourra notamment s’excuser de manière publique sur les critiques ou les avis négatifs qu’il avait pu émettre auparavant. Cela véhicule donc une image positive de l’entreprise qui se préoccupe de ses clients.

    Et enfin la dernière étape doit être centrée sur la surveillance de l’activité sociale. En effet, cela permet de comprendre le client, d’améliorer la performance de la campagne menée et d’adapter le contenu en conséquence. Pour cela, il est important et nécessaire de prendre en considération le plus de données et d’informations possibles. Ensuite, en fonction des résultats, il s’agit d’ajuster et d’optimiser les initiatives futures pour améliorer leur impact sur les clients éventuels. Et enfin, il est nécessaire d’évaluer les progrès réalisés régulièrement pour y apporter des améliorations.

        Pour conclure, nous pouvons dire qu’actuellement, il est essentiel de fidéliser les clients mais aussi de privilégier des contenus éducatifs qui donnent une valeur ajoutée à la campagne et au produit ou au service que l’on veut diffuser. Pour cela, les réseaux sociaux sont désormais des outils essentiels qu’il ne faut pas négliger et qui permettent un partage rapide, quasi immédiat, des informations. Ils permettent aussi de mesurer l’impact qu’a eu une action et de l’améliorer pour être le plus concurrentiel possible et ainsi favoriser les ventes.

Bibliographie :

  • RJ Metrics, « New Data on Twitter’s Users and Engagement », 2010
  • Hubspot, « Study Shows Small Businesses That Blog Get 55% More Website Visitors », 2009

Brand and retailer loyalty: past behavior and future intentions

Author(s) : Michael T. Ewing

Introduction

En observant les comportements des acheteurs de voitures, on remarque que certains changent de marque d’une voiture à l’autre tandis que d’autres affichent une constance dans leur choix de marque. C’est sur cette décision que de nombreuses entreprises essayent de se positionner afin d’engranger des résultats et c’est pourquoi elles mesurent les intentions d’achats des consommateurs pour planifier leur opérations commerciales. Cependant, on remarque que dans la majorité des cas, les comportements observés diffèrent de ceux planifiés. Cette étude est centrée sur les probabilités qu’un consommateur a à réaliser ses achats de la même marque/au même commerçant de son habitude.

Hypothèses soulevées

8 hypothèses sont soulevées et réparties en 4 sets de 2 hypothèses. Le 1er set étudie le rôle des achats antérieurs en termes de marques (hypothèse H1a) et de commerçants chez lesquels ont été effectués ces achats (H1b) sur la prévision d’achat futur d’une marque. Le 2e set se base sur le même principe mais étudie l’impact sur le choix du futur commerçant (H2a et H2b). Le 3e set, également sur le même principe, étudie l’impact sur la volonté du consommateur de recommander la marque (H3a) et le commerçant (H3b). Le 4e set étudie la relation entre les prévisions d’achats et la volonté de recommander : plus la prévision d’acheter une marque est forte, plus l’envie de la recommander est forte (H4a) et de même concernant un commerçant (H4b).
On suppose également qu’un client satisfait reste fidèle à la marque/au commerçant et qu’il sera plus enclin à la/le recommander.

Résultats

Pour tester les hypothèses des 3 premiers sets, une analyse de la variance (ANOVA) a été utilisée. Pour tester celles du set 4, une analyse de régression a été utilisée.
Au final, 4 hypothèses sont retenues : H1a, H1b, H4a et H4b.

Conclusion

Les données sur les prévisions d’achats restent un indicateur valide de recherche pour les catégories de produits nécessitant une forte participation financière. De plus, les études sur les relations marque/consommateur offre d’après les recherches une meilleure capacité de prédiction que celles de commerçant/consommateur. Enfin, la volonté de recommander ou de faire du bouche à oreille positif ne semble pas être influencée par les comportements antérieurs.

Références bibliographiques

Assael, H. (1996), Consumer Behavior and Marketing Action, 5th ed., South-Western College Publishing, Cincinnati, OH.
Bagozzi, R.P. and Warshaw, P.R. (1990), “Trying to consume”, Journal of Consumer Research, Vol. 17, pp. 127-40.
Bagozzi, R.P. and Yi, Y. (1989), “The degree of intention formation as a moderator of attitude-behaviour relation”, Social Psychology Quarterly, Vol. 52, pp. 266-79.
Bemmaor, A.C. (1995), “Predicting behavior from intention-to-buy measures: the parametric case”, Journal of Marketing Research, Vol. XXXII, pp. 176-91.
Carman, J.M. (1970), “Correlates of brand loyalty: some positive results”, Journal of Marketing, Vol. 7, pp. 116-18.
Cunningham, R.M. (1956), “Brand loyalty, what, where, how much?”, Harvard Business Review, Vol. 34, pp. 116-18.
Cunningham, R.M. (1961), “Customer loyalty to store and brand”, Harvard Business Review, Vol. 39, pp. 127-8.
Engel, J.F., Blackwell, R.D. and Miniard, P.W. (1995), Consumer Behavior, 8th ed., Dryden, Orlando, FL.
Illingsworth, J.D. (1991), “Relationship marketing: pursuing the perfect person-to-person relationship”, Journal of Services Marketing, Vol. 5, pp. 49-52.
Juster, F.T (1966), “Consumer buying intentions and purchase probability: an experiment in survey design”, Journal of the American Statistical Association, Vol. 61, pp. 65-74.
Lovell, W.W. (1983), “Customer satisfaction: the new reality”, Standard Automative Engineering Journal, Vol. 83 No. 11, p. 80.
Mills, P.K (1990), “On the quality of service encounters: an agency perspective”, Journal of Business Research, Vol. 20, pp. 31-41.
Peter, J.P and Olson, J.C. (1996), Consumer Behavior and Marketing Strategy, 4th ed., Irwin, USA.
Sambandam, R. and Lord, K.R. (1995), “Switching behavior in automobile markets: a consideration-sets model”, Journal of the Academy of Marketing Science, Vol. 23 No. 1, pp. 57-65.
Stearns, J.M., Unger, L.S and Lesser, J.A. (1982), “Intervening variables between satisfaction/dissatisfaction and retail patronage intention”, American Marketing Association, Winter Educators Conference, pp. 179-82.
Tranberg, H. and Hansen, F. (1986), “Patterns of brand loyalty: their determinants and their role for leading brands”, European Journal of Marketing, Vol. 20, pp. 81-109.
Warshaw, P.R. and Davis, F.P. (1985), “Disentangling behavioral intention and behavioral expectation”, Journal of Experimental Psychology, Vol. 21, pp. 213-28.
Wilkie, W.L. (1994), Consumer Behavior, 3rd ed., John Wiley, New York, NY.

L’humeur joue un role important dans l’utilisation de la technologie

Author(s) : Heshan Sun, Ping Zhang

Avec le progrès sans précédent dans les systèmes d’information
(IS),la technologie d’acceptation des utilisateurs de la recherche reste un
thème central.
Après des décennies de recherche, cette zone est considérée par certains chercheurs comme l’un des domaines les plus matures dans
la littérature contemporaine (Venkatesh, Morris, Davis, &
Davis, 2003), mais il y a encore des zones trop peu étudiées,
questions sans réponse, et les résultats sont peu concluants.
Cependant, en général,les rôles spécifiques de l’humeur dans les facteurs
acceptation de la technologie d’utilisateur sont moins clairs et ne sont pas concluants.
Par conséquent,l’objectif de cette recherche est de mieux comprendre
du rôle de l’humeur dans les facteurs d’acceptation des utilisateurs de
la technologie.
Il faut  considérer deux variables , la computer playfulness (CP) et perceived enjoyment (PE).
CP est fréquemment utilisé pour refléter l’aspect caractéristique des utilisateurs,
interactions avec les ordinateurs et est stable au fil du temps.
CP peut être considérée comme un indicateur du caractère général de ludisme
dans le domaine des systèmes d’information. PE, d’autre part , est souvent désigné comme une perception,comme  son nom l’indique.
 Le PE est une variable d’état et peut changer de façon spectaculaire au fil du temps et de tous les systèmes. Deux lacunes:
 
(a) de la connexion peu étudiée entre le CP et PE,et
(b)l’ignorance des  relations causales entre les PE et la facilité d’utilisation perçue.
  Deuxièmement, PE n’a pas la cohérence de la situation
et est dépendant du système. Autrement dit, il mesure essentiellement la façon dont
un individu perçoit l’interaction avec un système particulier.
 
 
 
Développement conceptuel :
les deux variables ont été étudiées de façon isolée l’une de lautre: Leur relation n’a pas été étudiée. 
Afin d’examiner leur rôle dans l’acceptation des technologies d’utilisateur, il a donc été également envisagé d’autres facteurs importants qui influent sur l’utilisation des technologie: l’intention comportementale (BI), l’utilité perçue (PU).
Une méthode d’enquête a été utilisé pour recueillir des données empiriques
pour tester les modèles proposés.  Des internautes étaient généralement
recrutés. Un total de 750 e-mails ont été envoyés. Les cartes-cadeaux ont été fournis comme des incitations à la participation.
Parmi les 240 déclarations, 161 ont eu des réponses complètes pour
toutes les mesures. Cet ensemble composé de l’échantillon final a été utilisé pour
l’analyse des données. Parmi les répondants, 43% étaient de sexe masculin. La
répartition par âge était de 19 à 24 (15,6%), 25-34 (42,5%), 35-44
(20%), et plus de 45 ans (21,9%). Soixante-huit pour cent (68%)
d’entre eux avaient plus de 5 ans d’expérience dans l’utilisation des moteurs de recherche. (qui a été la technologie cible)
Deux tâches simples pour  recueillir les réactions des participants
aux moteurs de recherche. La première tâche etait de demander aux participants de chercher des réponses à la question suivante: «Qu’est-il arrivé
sur ce même jour dans l’histoire (événements historiques pour ce jour dans
l’histoire)? "Ce devait être un processus amusant. La seconde
tâche a demandé aux participants de se rappeler un problème lié au travail, puis
utiliser des moteurs de recherche pour trouver des réponses. Pour s’assurer que les participants ont bien examiné les résultats, il a été demandé à chaque participant  la liste des réponses aux deux questions. Après avoir effectué ces deux tâches,
les participants ont rempli le questionnaire. Le but de ces
deux questions était de positionner les participants à l’information
rechercher contexte et donc veiller à ce que leurs réponses étaient basées
sur l’expérience récente (par exemple, les deux tâches).
On retient donc de ce test que l’acceptation d’une technologie est l’une des questions les plus importantes à prendre en compte pour les organisations et les entreprises
 Malgré l’intérêt et efforts, on constate que les chercheurs montrent un manque d’attention à l’examen de l’humeur et son rôle dans l’utilisation de la technologie.. Cela peut conduire à des résultats trompeurs à la fois pour la compréhension théorique et des conseils pratiques.
Reconnaître et résoudre de telles limitations est déjà un grand pas.

Création d’une fiche

Author(s) : François Bourboulon

Références bibliographiques : extrait d’un site web
Introduction :
La personne interviewée, en la personne de Jacob Nielsen, est la référence en matière d’ergonomie du web. Cet  homme de 46 ans, diplomé d’un doctorat en sciences de l’informatique de la Technical University du Danemark, est le fondateur du Nielsen Norman Group (société d’expertise en usabilité).
Comptant à son actif la bagatelle de 74 brevets en ergonomie du web, il est interrogé par le Journal du net sur ses points de vues en matière de webdesign et des tendances  à venir dans le monde de l’internet.
Hypothèses :
Quelles sont les règles à appliquer pour avoir un site jugé « bon » ?
L’évolution de la technologie matérielle change t’elle la donne en terme d’élaboration de sites web ?
Quels sont les plugins de développement à utiliser de nos jours ? Où se situe Flash ?
Quelle évolution pour les formats publicitaires ?
La manière de designer un site web dépend-elle de la culture ou est-ce international ?
Réponses :
Selon Mr Nielsen un bon site doit pouvoir etre résumé par son slogan. Pour lui un bon site se doit d’être facile  à prendre en mai net intuitif, selon ses dires, la page d’accueil d’un site à pour rôle de révéler « les éléments fondamentaux permettant de comprendre ce qu’est le site ». En matière de webdesign il déconseille le scroll abusif et l’emploi d’images lourdes dans les sites. Il nous rappelle d’ailleurs que la plupart des utilisateurs d’internet disposent encore d’un modem et que le temps maximal accepté par les utilisateurs pour le chargement d’une page est de dix secondes.
Dans  un deuxième temps Mr Nielsen met fin aux idées reçues sur les standards à employer en terme de résolution d’écran. En ce qui concerne les plugins, il nous rappelle qu’il vaut mieux éviter ceux qui sont trop exotiques où trop récent. Le risque lié  à leur utilisation est la perte d’audience due à la nécessité de télécharger un programme tiers pour visualiser notre site. Pour illustrer cet exemple Mr Nielsen s’appuie sur la technologie Flash, qui de par son manque d’ergonomie à refoulé un bon nombre d’utilisateur et de développeurs, ratant ainsi une possibilité de s’imposer comme leader du marché en terme de GUI.
La troisième partie de l’interview fait la part belle aux liens et à la publicité. Il nous rappelle que ce n’est pas la couleur du lien qui doit primer mais sa manière d’être utilisée de manière judicieuse. En terme de publicité l’avenir n’est plus au pop-up qui sont devenus obsolètes, pour lui le futur de la publicité se trouve chez Google « La plus grande avancée en terme de publicité en ligne a aussi été la plus simple en terme de design : les petits encadrés de texte dans Google ». Et dans la publicité en temps réel.
Pour finir Mr Nielsen répond sur les différentes visions américaines et européennes en matière de web design. Les différences culturelles expliquent pourquoi les deux continents n’ont pas la même façon de développer les sites web. Mais ces différences devraient peu à peu se lisser au fil du temps pour arriver à de grands principes universels !
Conclusion :
L’approche que Nielsen avait en 2008 tend à se confirmer quatre ans après. L’ergonomie du web à fait beaucoup de progrès, la règle des 3 clicks est toujours d’actualité pour simplifier au maximum  les sites webs et la publicité en  temps réel via Google et Facebook se fait de plus en plus présente.

Comment les femmes et les hommes travaillent à leurs achats de cadeaux

Author(s) : Barry J. Babin et Christine Gonzalez

Introduction
Les hommes et les femmes n’ont, d’ailleurs, pas le même comportement de magasinage en matière de cadeaux. Mais, est-ce que on peut utiliser les mêmes techniques de marketing pour les hommes et les femmes ? Pour répondre a cette question, les auteurs de l’article ont mené une enquête permettant de mesurer les différences existantes entre les hommes et les femmes en terme d’effort, de prix et de valeurs du magasinage. 
Hypothèses soulevées
Depuis longtemps, plusieurs experts ont parlé sur l’importance du sexe dans le magasinage et ses attributs associés. Les auteurs de cette article ont utilisé ces recherches et ont soulevé les hypothèses les plus importantes, parmi elles :
– L’intensité des valeurs (appartenance à un groupe, relations chaleureuses, etc) a un impact positif sur le montant dépensé pour un cadeau. 
– Les femmes fournissent plus d’efforts que les hommes lorsqu’elles cherchent un cadeau: elles commencent a chercher le cadeau plus tôt, visent plus de magasins et consacrent plus de temps à la recherche et au choix d’un cadeau.
– Les hommes dépensent plus que les femmes dans une même situation, parce que les femmes on une forte tendance à trouver le prix le plus bas. 
– La valeur économique d’un cadeau est liée à la valeur émotionnelle de la relation : de cette façon, le montant dépensé sera supérieur pour les partenaires romantique. 
La valeur hédonique du magasinage résulte de la gratification personnelle dérivée des bénéfices émotionnels. Au contraire, la valeur utilitaire est liée à l’accomplissement de la tâche. Les auteurs soulèvent trois hypothèses :
– Plus une tache est difficile a réaliser, plus la valeur utilitaire est faible.
– Une tache difficile à accomplir est moins gratifiante, ce qui diminue la valeur hédonique.
– Les femmes sont perçues comme des acheteurs plus efficaces que les hommes. Donc la relation entre l’effort investi et la valeur utilitaire devrait être plus positive pour les femmes que pour les hommes. 
Afin de vérifier la véracité des hypothèses, les auteurs ont mené une enquête auprès de plus de 200 répondants ayant récemment acheté un cadeau. Les répondants devaient répondre à un questionnaire incluant des échelles mesurant les valeurs personnelles, les valeurs hédoniques et utilitaires du magasinage, l’effort investi dans l’activité et de questions portant sur le coût du cadeau et la nature du destinataire. 
Résultats
Comme il était prédit, les femmes indiquent investir plus d’efforts dans leurs achats de cadeau que les hommes. Cependant elles attribuent une valeur hédonique plus intense à l’expérience d’achat, ce qui indique que l’achat de cadeau est un travail pour les femmes mais qui peut aussi être un jeu. 
Les résultats suggèrent aussi que les consommateurs dépensent plus d’argent pour un partenaire romantique, que le montant dépensé est plus fort pour les hommes et croit avec l’effort investi dans le magasinage. 
Il est important de noter que le lien entre l’effort et la valeur utilitaire n’est pas significative. Au contraire, l’effort investi a un impact positif sur la valeur hédonique et il est son principal déterminant. 
Finalement, les analystes examinent les interactions entre le sexe et les déterminants (l’effort investi et les valeurs personnelles) et ils concluent que il y a peu de résultats significatifs. Néanmoins il y a deux interaction significatives : 
– L’effort investi a un impact négatif sur la valeur utilitaire pour les hommes et un impact positif pour les femmes. 
– Le valeur hédonique est plus forte pour les hommes lorsqu’ils cherchent un cadeau pour un partenaire non romantique alors qu´elle est plus forte pour les femmes lorsqu’elles cherche un cadeau pour un partenaire romantique., ce qui est contraire aux hypothèses soulevés. 
Conclusion
Cette recherche casse l’un des tabous de notre société selon lequel les hommes et les femmes ont des comportements très différents. Grâce aux résultats obtenus lors de cette étude, nous pouvons prouver scientifiquement que, même s’il y a de différences entre les hommes et les femmes dans le magasinage, ces différences ne sont pas si grandes que cela.  
Références bibliographiques
Babin, B. J., Darden, W. R. et Griffin, M. (1994), Work and/or fun: measuring hedonic and utilitarian shopping value, Journal of Consumer Research, 20, 644-656.
Bellenger, D. N., Robertson, D. H.and Greenberg, B.A. (1977), Shopping center patronage motives, Journal of Retailing, 53, 2, 29-38
Dawson, S., Bloch, P.H. et Ridgway, N. M. (1990), Shopping Motives, Emotional States and Retail Outcomes, Journal of Retailing, 66 (Winter), 408-427.
Dubé, L. et Morgan, M.S. (1996), Trend effects and gender differences in retrospective judgements of consumption emotions, Journal of Consumer Research, 23, 156-162
Fischer, E. et Arnold, S.J. (1990), More than a labor of love: gender roles and christmas gift shopping, Journal of Consumer Research, 17 (December), 333-345.
McGrath, M.A. (1995), Gender differences in gift exchanges: new directions from projections, Psychology and Marketing, 12, 5, 371-393
Otnes, C., McGrath, M. A. et Rigdon, E. (2001), Perceptions and realities of male shopping behavior, Journal of Retailing, 77, 1, 111-137

LE MARKETING SENSORIEL: LA QUÊTE DE L’INTÉGRATION THÉORIQUE ET MANAGÉRIALE

Author(s) : Marc FILSER

Introduction :

 

On peut présenter le marketing sensoriel comme étant un ensemble de variables d’actions contrôlées par le producteur et/ou le distributeur dans le but est  de créer  une atmosphère multi sensorielle spécifique au tour du produit ou du  service, soit à travers les caractéristiques du produit lui-même, soit à travers la communication en sa faveur, soit à travers l’environnement du produit au point de vente. 
Il y a à pain dix années, le marketing sensoriel est devenu très populaire, au point de susciter les interrogations des managers sur la recherche de nouveaux supports, et ainsi instaurer une  différenciation  pour faire face à une standardisation qui s’est installée au fil du temps.  
L’objectif de cet article est d’éclairer la recherche de cadre intégrateur, qui permet de disposer d’un modèle général de l’influence des variables de stimulation sensorielle sur le consommateur, et d’un cadre global servant de support à la formulation de la stratégie de positionnement du produit ou service.
 
Hypothèses soulevées :
-la capacité du marketing sensoriel à renouveler les axes de différenciations du produit ou du service, dans son environnement concurrentiel en termes d’attributs tangibles, ainsi que sa contribution à l’enrichissement de la communication publicitaire 
-en plus de l’image et prix de l’enseigne, la déclinaison de dimensions visuelles olfactives, tactiles et sonores du produit peut participer à l’enrichissement du potentiel de stimulation du prospect par le produit ou services. 
 – l’émergence d’un important champ de recherche autour de l’influence des caractéristiques affectives du consommateur sur son comportement  encouragerait l’exploration des mécanismes d’influence du processus de décision d’achat par les caractéristiques de l’atmosphère de la transaction, soit au stade de la communication, soit au stade de la fréquentation du point de vente (Mail, 2001 ; Divard et Urien, 2001). 
Les résultats :
 
Les stimuli du message publicitaire vont déclencher simultanément chez le récepteur du message des réponses cognitives et affectives, qui activeront différentes «route» de persuasion en fonction des caractéristiques psychologiques du récepteur, pouvant ou non mener à une modification de l’intention d’achat.  D’ailleurs, la simple évocation sémantique des caractéristiques  sensorielles constitue, en elle-même, un mécanisme d’activation de réponses effectives qui peuvent renforcer le pouvoir de persuasion du message publicitaire (Nelson et Hitchon, 1999).
 
Afin de choisir les produits qu’il achète, un individu qui fréquente un point de vente va enchainer une succession de processus de décision élémentaires.
 
 Cependant différents travaux qui ont adopté une démarche expérimentale et qui ont portés sur des comportements observés en magasin avec et sans exposition aux stimuli sensoriel, ont mis en évidence l’absence d’influence significative des stimuli sensoriel sur les achats effectués, bien que les comportements en magasin sont significativement influencés Par contre les recherches menées n’ont pas pris en compte les effets à long termes de la manipulation des variables sensorielles sur l’attitude.
 
 En effet la valeur qu’associée le client à une expérience vécu dans un point de vente est de nature à influencer durablement sa perception de l’enseigne et peut-être même des marques de produits qu’il a achetés pendant «l’expérience de magasinage»
 
Conclusion : 
 
Cette étude a mis en évidence l’influence  des stimuli sensoriels sur les états affectifs du consommateur.
 Si la tendance de l’appropriation et l’exploration de la surface de vente est évidente, l’influence sur le comportement d’achat du consommateur n’est pas établie, cependant il est profitable d’exploiter le potentiel d’enrichissement de la stimulation sensoriel notamment sur internet.
 
Enfin l’adaptation de la valorisation du produit et de la communication
publicitaire par la présentation en magasin reste un thème majeur qui exige une très forte collaboration entre la recherche académique et la réalisation des études de marché par les entreprises.
  
 
Références bibliographiques:
Bonnin G0. (2000), l’expérience de magasinage. Conceptualisation et exploration des rôles du comportement physique et de l’aménagement de l’espace, thèse de sciences de gestion, Université de bourgogne.
 
Divrad R et Urien B. (2001), le consommateur vit dans un monde en couleur, recherche et application en marketing, 16, 1, 3-34.  
 
Maille V. (2001), l’influence des stimuli olfactifs sur le comportement du consommateur : un état des recherches, recherche applications en marketing, 16, 2, 51-75.
 
Nelson M.R. et Hitchon J.C. (1999), Loud Tasters, Colored Fragrances, and scented sounds: How and When to mix the senses in persuasive Communications, journalism and mass communications quarterly, Vol. 76, 2 (summer), 354-372.

 

NEUROMARKETING – GETTING INSIDE THE CUSTOMER’S MIND

Author(s) : Pop Ciprian-Marcel, Radomir Lăcrămioara et alii

Introduction
Le neuromarketing est un nouveau concept qui se base sur les avancées des neurosciences pour essayer d’appréhender  la manière dont  notre cerveau perçoit les différentes marques et produits. En explorant le subconscient grâce aux techniques d’imagerie cérébrale, le neuromarketing  essaie de comprendre ce qui motive   l’achat d’un produit plutôt qu’un autre et d’identifier  les leviers qui nous poussent à faire ce choix ; le but étant  d’essayer de mieux répondre aux attentes  du consommateur et de le de fidéliser sur le long terme.
Hypothèses soulevées
Comment inspirer confiance au consommateur vis-à-vis de notre marque ? Comment le fidéliser à très long terme ? Comment mieux répondre à ses besoins ? Comment assurer une communication efficiente et une compréhension optimale du message émis?
Ne trouvant pas de réponses à ces questions en utilisant des moyens dits traditionnels (questionnaires, sondages …), les marqueteurs se sont penchés vers les neurosciences afin de mieux comprendre le processus cognitif du consommateur face aux offres marchandes. A l’aide des technologies de la neuro-imagerie (IRMf, Electroencéphalographie, Magnétoencéphalographie …), on a découvert que le cerveau choisissait d’acheter non pas pour les caractéristiques d’un produit, ses fonctionnalités, son utilité  ou son prix mais plutôt pour ce que la marque représente et les sentiments qu’elle inspire. Chaque expérience qu’on a eue avec cette marque contribue à notre perception de cette dernière et au final, c’est cette représentation qui détermine notre choix au lieu des messages véhiculés par la  campagne de communication sur le produit. Aujourd’hui, on achète des produits car ils définissent qui nous sommes, et c’est exactement comme  cela que notre cerveau les perçoit. Et c’est dans la marque que le consommateur va trouver des éléments auxquels il peut s’identifier.
Christophe Morin, spécialiste en marketing et auteur du livre « Neuromarketing: Understanding the Buy Buttons in Your Customer’s Brain », nous fournit des points clés du neuromarketing qui permettent aux entreprises d’améliorer leurs produits, leur stratégie marketing et leurs campagnes de publicité. Morin avance que nos choix sont faits de façon subconsciente, et qu’on achète par peur ou par frustration. C’est pourquoi il propose de mettre l’accent sur certains aspects du comportement humain qui peuvent être  considérés comme des « boutons d’achat » pertinents :
 
1- Nous sommes égoïstes : Nous voulons des produits  qui créent une différence dans nos vies, qui éliminent des problèmes et éventuellement nous procurent de la joie.
2- Nous aimons le contraste : Chaque jour nous rencontrons des milliers de messages publicitaires, seuls ceux qui auront suffisamment de contrastes  retiendront notre attention.
3- Nous sommes naturellement fainéants : La simplicité est primordiale dans tout message publicitaire,  il est important donner un message simple et fort. « La plupart des entreprises utilisent des messages abstraits et verbeux » constate Morin.
4- Nous aimons les histoires : Les publicités avec un début et une fin marqués,  attirent notre attention, notre cerveau y accorde plus de crédit. C’est pourquoi Morin conseille de récapituler les points forts  à la fin de n’importe quelle publicité  promotionnelle. 
5- Nous sommes visuels : La mémoire visuelle peut avoir un plus grand impact que la mémoire auditive. Morin recommande donc d’utiliser des vidéos et autres supports graphiques en arguant du fait que la plupart des gens prennent des décisions visuellement sans en avoir conscience, puis essaient de justifier leurs décisions de manière rationnelle.
6- Les émotions l’emportent sur la raison : « Les émotions poussent notre cerveau à  secréter des hormones qui  altèrent la vitesse avec laquelle  les neurones  s’interconnectent, et c’est à travers ces connexions qu’on mémorise des évènements. « On ne se souvient donc de rien s’il n’y a pas d’émotion en rapport avec ces événements. » avance Morin. Il est donc nécessaire de créer de l’émotion pour pousser à l’achat.
Résultats
L’utilisation des neurosciences dans le marketing a soulevé chez les groupes de protection des consommateurs des questions d’ordre éthique. Ces derniers ont exprimé leur crainte quant à la découverte d’un « bouton » qui transformerait les consommateurs en « robots acheteurs ». Certains pointent du doigt le marketing en l’identifiant comme cause indirecte de l’obésité, du diabète, de l’alcoolisme et de l’addiction  aux paris. Cependant certains chercheurs comme Clinton Kilts, chercheur au sein l’université Emory à Atlanta soutiennent que les recherches en neuromarketing n’ont jamais eu pour but de changer le comportement du consommateur, mais plutôt d’aider les entreprises à mieux s’adapter aux consommateurs et donc de mieux les satisfaire. La  majorité des chercheurs rejette l’existence même d’un « bouton d’achat », en déclarant que les technologies d’imageries des neurosciences permettent juste d’observer et non pas d’influencer le cerveau. Ils illustrent leur argument par le fait qu’il existe une différence entre les résultats réels et escomptés de certaines  campagnes publicitaires, ainsi pour eux le « but est de changer les entreprises et non pas les consommateurs » comme l’énonce Joey Reiman. 
Cette idée n’est pas partagée par toutes les entreprises, il existe toujours celles  qui préfèrent ne pas être associées  avec tout ce qui touche au neuromarketing.
Conclusion
Dans un monde hyperconcurrentiel, les entreprises doivent aller de plus en plus loin afin de créer des publicités et des produits adéquats pour leurs clients. Le consommateur étant constamment bombardé de publicités, les outils traditionnels de marketing ne permettent plus de réaliser des  campagnes qui ciblent une audience de manière précise et efficace. Le neuromarketing représente une alternative en proposant une méthode quantitative pour tester l’efficacité des publicités, logos et messages avant d’investir des sommes colossales dans la promotion d’un produit. Cette méthode offre de meilleures perspectives pour les entreprises souhaitant mieux comprendre leurs clientèles.
Références bibliographiques
1. Begley S. “While Brain Imaging Offers New Knowledge, It Can Be an Illusion”, The Wall Street Journal, 2005
2. Blakeslee S. “If You Have a ‘Buy Button’ in Your Brain, What Pushes It?” , The New York Times, 2004
3. BurneJ. “A Probe Inside the Mind of the Shopper: Neuromarketing” Financial Times, 2003
4. Dahlberg C. P. “Brain Research Tapped to Tell What Buyers like. Scientists, Sellers Exploring Together”,
Sacramento Bee, 2004
5. Dhecernatony L. “From Brand Vision to Brand Evaluation: Strategicaly Building and Sustaining Brands”,
Butterworths-Heinemann, 2001, Oxford.
6. Hotz R. L., “Mapping the Mind; Searching for the Why of Buy”, Los Angeles Times, 2005.
7. Kelly M. “The science of shopping", Marketplace (CBC TV), 2002.
8. Reiman J. “Thinking for a living”, Business to Business Magazine, 2004
9. Roston E. “The Why of Buy”, Time, 2004
10. Rushkoff D. “Reading the Consumer Mind.The age of neuromarketing has dawned”, NyPress.com, 2004.
11. Schabner D. “Playing With Your Mind: Is Neuromarketing Research Giving Advertisers the Keys to Your
Decision-Making?”, ABCNEWS, 2004
12. Sefton D. “New Marketing Research Captures Brain Waves, Raising Privacy Concerns” c.2000 Newhouse
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13. Tierney J. “Using M.R.I.’s To See Politics On the Brain”, The New York Times, 2004
14. Wahlberg D. “Advertisers Probe Brains Raise Fears”, The Atlanta Journal, 2004.
15. Wells M. “In Search of the Buy Button”, Forbes, 2003
16. Wilson, R. Mark; Gaines, Jeannie; Hill, Ronald Paul, “Neuromarketing and Consumer Free Will”, Journal of
Consumer Affairs, Fall 2008, Vol. 42 Issue 3, p 389-410.
17. Witchalls C. “Pushing the Buy Button”, Newsweek, 2004

Emergences du design et complexité sémantique des sextoys

Author(s) : Claire Azéma, Stéphanie Cardoso, Marc Monjou,Université Bordeaux 3

Introduction,

 Une étude sur le degré d’esthetisme, de performence a été fait  sur un échantillon de vibromasseurs Le Magic Rabbit (édition internationale) le Vibro chenille (un modèle représentatif de la gamme de vibromasseurs de la marque Fun Factory (Allemagne)) et le vibromasseur Iris de la marque Lelo (Suède).Le magic rabbit est considéré comme le pionnier des vibromasseurs. Il repose sur la technique au service de l’orgasme via une stimulation clitoridienne et vaginale. Toutefois, le Rabbit montre une incohérence entre l’emballage, le produit et son mode de distribution. Le Vibro Chenille de Fun Factory est quant à lui plus ludique. Il se démarque par une redéfinition du style. Nous pouvons parler de design, car l’effort de redéfinition stylistique est bien motivé par une stratégie globale destinée à optimiser l’entrée en relation entre de nouveaux produits et de nouveaux usagers. Le design donc permet à ce niveau l’encodage de nouvelles valeurs sémantiques dans l’image du produit destiné à la construction d’une cohérence lisible permettant au produit de se démarquer des anciennes générations de sextoys. Lelo fait partie des nouvelles marques au service de la clientèle des love shop avec un positionnement haut de gamme et raffiné. L’agencement des produits, leur forme, l’environnement  nous permettent de penser que la marque élabore un discours visuel autour de ses produits pour construire une identité lisible. Comme pour le modèle de Fun Factory, l’Iris manifeste une cohérence entre le produit et ses environnements issus d’une stratégie intégrant le design à plusieurs niveaux. 
Les hypothèses soulevées,
-design en tant que vecteur corrélatif de  la complexité sémantique associée aux produits.
-le design en tant qu’outil d’intégration de la complexité sémantique
Les résultats,
Le design semble avoir favorisé l’intégration des complexités sémantiques en jeu  à travers les sextoys en proposant une cohérence plus lisible entre les marques, les gammes, les packagings, les produits et leurs lieux de distribution (magasins et sites web).
La conclusion
Les deux derniers exemples dans l’étude de produits montrent une cohérence sémantique entres les différentes valeurs du produit. Ce discours sémantique se situe à deux niveaux :
-le premier participe à un changement de codes sémantique pour arriver à revaloriser les produits.
-le deuxième niveau est tributaire des positionnements spécifiques aux différentes marques : haut de gamme, raffiné, luxe… A ce niveau là, le design apparaît comme un vecteur structurant la variété afin de la rendre lisible.
De nouveaux sextoys évoquent des formes aux ergonomies originales faisant penser à un troisième niveau où le design comprend une intégration sémantique beaucoup plus synthétique de l’ergonomie, de l’esthétique et de la technique. Dans cet étude il a été montré un processus de familiarisation grâce au discours visuel de l’objet, or il  est apparu simultanément une difficulté de lecture de l’usage et des emplois de ces produits. Il apparaît donc essentiel de développer dans la suite de cette recherche  une étude de la sémantique de l’usage
Les références bibliographiques
Elisabeth Wessman (2008,Paris) La nouvelle guerre du sexe, l’emprise du libéralisme économique sur notre sexualité, 108
Coulmont, Baptiste ( 2007, Paris) sex shop : une histoire française,231-232-237
Lasch Christopher (1979, New York) The Culture of narcissism, 61
Lipovetsky Gilles (1983,Paris) L’ère du vide, 111
Chaumier Serge (2004, Paris) L’amour fissionnel, le nouvel art d’aimer, 25.

Introduction to the special issue on novel perspectives on trust in information systems

Author(s) : I. Benbasat, D. Gefen, PA. Pavlou

Introduction
Cet article provient du « Mis Quarterly », une revue publiée par le Management Information Systems Research Center,  et explique la sélection de deux articles (« What Does the Brain Tell Us about Trust and Distrust? » de Dimoka  et  « Are There Neural Gender Differences in Online Trust? » de Riedl, Hubert, Kenning), qui ont été choisis afin de représenter, dans cette édition du « Mis Quarterly », les nouvelles perspectives de recherche sur la confiance dans le management des systèmes d’information. Ces deux articles ont en commun de présenter de nouvelles perspectives théoriques et méthodologiques, en utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), dans le domaine de la recherche sur la confiance et les systèmes d’informations.
 
Les hypothèses
 
L’article de Dimoka intitulé “What Does the Brain Tell Us about Trust and Distrust: Evidence from a Functional Neuroimaging Study” aborde la question  de savoir si la confiance et la méfiance sont des constructions distinctes, ou si elles font partie d’un même continuum. Cette question n’est pas nouvelle mais la méthodologie anciennement utilisée, l’utilisation de sondages, ne permet pas de répondre à cette question : les notions de confiance et méfiance, comportent de facto un biais statistique, de par leurs connotations respectivement positive et négative. D’autres méthodologies, comme la reconstitution de processus, n’ont pas su répondre à la question initialement posée, la laissant ainsi sans réponse, à la fois dans le domaine du management des systèmes d’information, mais aussi dans d’autres domaines tels que ceux des sciences sociales.
 
L’article de Riedl, Hubert et Kenning intitulé « Are there Neural Gender Differences in Online Trust: An fMRI Study on the Perceived Trustworthiness of eBay Offers » se propose de revenir sur la relation entre la notion de confiance et le genre. Ce sujet est encore tabou,  et peu d’articles dans le domaine du management des systèmes d’information (Awad and Ragowsky 2008; Gefen and Straub 1997; Venkatesh and Morris 2000),  ont étudié les différences, ou indifférences, de perception entre les genres. Ils ont ainsi conduit une expérience avec dix hommes et dix femmes, dans le cadre d’enchères en ligne sur eBay.  
 
Afin de répondre à chacune des questions posées par ces deux articles, les différents auteurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), permettant de visualiser l’activité cérébrale, dans le but d’étudier le fonctionnement du cerveau humain.
 
Les résultats
 
En utilisant l’IRMF, Dimoka a pu capturer la localisation, le moment et le niveau d’activité du cerveau associés à la confiance et à la méfiance, qui différaient par leurs degrés de confiance lorsque les sujets interagissaient avec des faux vendeurs, dans le cadre d’enchères en ligne.

Les résultats de l’IRMF montrent que la confiance et la méfiance participent de constructions différentes : en effet, ces concepts sont associés à  l’activation de zones différentes du cerveau, et donc à des processus neurologiques différents. La confiance serait ainsi donc liée aux corrélats neuronaux que sont le noyau caudé, le cortex paracingulaire antérieur et le cortex orbitofrontal. La méfiance serait liée aux zones du cerveau associées aux émotions négatives (le complexe amygdalien), et à la peur de la perte (le cortex insulaire).
 
En utilisant l’IRMF, Riedl, Hubert, et Kenning ont montré que la confiance était « encodée » dans des zones du cerveau  différentes selon les genres, ce qui souligne d’importantes différences neurologiques entre les genres. De plus, les femmes auraient plus de zones du cerveau activées que les hommes, ce qui confirmerait l’idée que les femmes soient plus promptes à réagir selon leurs émotions, notamment du fait que le cortex insulaire et le complexe amygdalien soient plus proéminents chez les femmes.
 
Les conclusions
 
L’article de Dimoka a permis de mettre en avant que les notions de crédibilité et de non-crédibilité sont associées aux zones les plus cognitives du cerveau, tandis que la bienveillance et la malveillance seraient associées aux zones les plus émotionnelles. Il montre ainsi que la confiance serait de l’ordre du cognitif alors que la méfiance serait plutôt de nature émotionnelle, tout en nous permettant de mieux appréhender les dimensions de ces deux notions, en identifiant les corrélats neuronaux associés. Enfin, il démontre que l’activité du cerveau aurait un meilleur pouvoir prédictif des revenus économiques que les échelles psychométriques de confiance et méfiance.
 
En se concentrant sur les différences entre les genres, l’article de Riedl, Hubert, et Kennin se pose en pionnier : trop d’études dans le domaine des sciences sociales ont négligé les différences entre les genres. Il montre ainsi comment la confiance, qui est une notion importante de la vie humaine, est perçue différemment selon les genres, laissant penser que d’autres constructions ou croyances pourraient être ainsi décousues de la même façon, en utilisant le potentiel des technologies d’IRMF.
 
Ces deux articles ont en commun de constituer des pistes de recherche importantes permettant de remettre en cause les constructions humaines liées aux systèmes d’information, qui sont associés à des croyances positives ou négatives. Ils constituent des preuves empiriques du potentiel des outils d’IRMF et de l’utilisation des sciences neurocognitives dans le domaine du management des systèmes d’information, remettant en cause la validité de travaux antérieurs, mais  permettant d’étudier les comportements humains plus précisément, dans des contextes variés.

Bibliographie

Awad, N. F., and Ragowsky, A. 2008. “Establishing Trust in Electronic Commerce through Online Word of Mouth: An Examination across Genders,” Journal of Management Information Systems (24:4), pp. 101-121.

Gefen, D., and Straub, D. W. 1997. “Gender Differences in Perception and Adoption of E-Mail: An Extension to the Technology Acceptance Model,” MIS Quarterly (21:4), pp. 389-400.

Venkatesh, V., and Morris, G. M. 2000. “Why Don’t Men Ever Stop to Ask for Directions? Gender, Social Influence, and Their Role in Technology Acceptance and Usage Behavior,” MIS Quarterly (24:1), pp. 115-139.

La fidélité à un site marchand : les déterminants et le rôle médiateur de la confiance et de la satisfaction

Author(s) : Sana Debbabi, Serge Baile & Mohamed Daassi

Introduction :
le concept de la fidélité à un site marchand est au centre des préoccupations des spécialistes en marketing vu la concurrence omniprésente sur les cybermarchés. En effet, Berkowitz,  Walton et Walker (1979) constatent que les adeptes du shopping à domicile apprécient principalement la commodité, ainsi que l’économie du temps que procure ce type d’achat.
En 2001, Jasmin Bergeron affirme que la qualité des produits et services est un facteur important influençant le plus les clients qui achètent en ligne. La compétence de l’entreprise  ainsi que sa fiabilité sont d’autres facteurs qui créent une impression de crédibilité et de fidélité chez le client envers le site. Les études récemment menées ont déterminé les principaux facteurs agissant sur la fidélité, on distingue ceux liés à l’ergonomie du site, ainsi qu’à la sécurisation mise en place sur ce dernier. De ce fait, le but est d’expliquer leur influence sur la fidélité en introduisant deux variables à savoir, le niveau de confiance et celui de satisfaction des internautes.
Hypothèses soulevées :
Dans cette étude l’hypothèse est que la fidélité des internautes dépend non seulement des produits et/ou services offerts ainsi que de leurs prix respectifs, mais également d’autres facteurs importants liés à l’utilisation du site marchand lui-même, à savoir l’ergonomie du site, sa la dimension hédoniste, le confort perçu d’utilisation et la sécurité perçue du paiement. On propose de donner une explication de leurs influences sur la fidélité des internautes tout en introduisant deux variables individuelles soit : le niveau de confiance et celui de satisfaction.
Résultats :
– Les caractéristiques ergonomiques du site telles que l’ergonomie des pages et du contenu, ainsi que l’ergonomie du site et sa structure  influencent significativement le degré du confort perçu d’utilisation,  ressenti par l’internaute lors de sa navigation sur le site.
– Il est possible que le degré d’originalité du site web engendré par le design de la page web procure du plaisir pour l’internaute, de la détente et de l’évasion qui influencent le degré de fidélité. On peut conclure alors que plus le design et le contenu des pages web sont riches virtuellement plus ils influencent significativement la capacité du site à procurer du plaisir, de la détente, de l’évasion,  de la stimulation et du contrôle à l’internaute.
– Le mode de sécurisation du paiement assuré par le fournisseur Internet influence significativement la fidélité des clients au site puisque l’incertitude à l’égard de la sécurité des transactions constitue le premier frein à l’achat sur Internet, selon Adrige(1997), Wang (1998), Hoffman et al (1999).
Relation Confiance-dimension hédoniste du site : L’état émotionnel vécu suite à l’expérience de navigation dans le site influence significativement le niveau de confiance du client dans ce dernier.
Relation Confiance-sécurité de paiement : Plus le site présente des moyens efficaces de sécurisation du paiement plus le client sera confiant
Ainsi, on peut conclure que la confiance joue un rôle médiateur dans l’influence de la dimension hédoniste et  de la sécurité du paiement sur la fidélité du client au site. En effet, plus le niveau de confiance des clients envers le site est élevé, plus leur degré de fidélité au site est élevé.
Relation satisfaction-fidélité : plus le client éprouve une satisfaction élevée, plus il sera fidèle.
Relation satisfaction-confort d’utilisation : le confort d’utilisation du site influence le niveau de satisfaction de l’internaute
Relation satisfaction-dimension hédoniste du site :
•Plus l’internaute ne ressent du plaisir, de la détente, du contrôle,
•Plus l’internaute est satisfait de son état émotionnel (plaisir, simulation, évasion, détente et contrôle) procuré par la navigation dans le site, plus son niveau de fidélité est élevé.
Donc la satisfaction est une variable médiatrice de l’influence de l’offre disponible sur le site et du confort perçu lors de l’utilisation du site sur la fidélité de l’internaute. On peut déduire que les clients fidèles sont ceux qui sont satisfaits du confort d’utilisation perçu lors de l’utilisation du site.
Conclusion :
La revue de la littérature nous a permis de prouver qualitativement le rôle de la confiance comme intermédiaire dans l’influence de la sécurité de paiement et de la dimension hédoniste du site sur le niveau de fidélité des acheteurs en ligne. De la même manière, on a pu identifier le rôle médiateur de la satisfaction dans l’influence de la dimension hédoniste du  ainsi que le confort de son utilisation sur le niveau de fidélité des internautes. Comme perspective de recherche, il est envisageable de tester ce modèle sur deux catégories de clients : fidèles et infidèles afin d’identifier l’influence significative des variables étudiés. Aussi, prendre en considération dans ce modèle élaboré, l’influence du degré d’expertise de l’internaute en matière d’Internet sur les différentes relations prédéterminées.  
Références Bibliographiques :
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