“Managerial control of employees working at home”

Référence : Felstead, A., Jewson, N. & Walters, S. (2003). Managerial control of employees working at home. British Journal of Industrial Relations, 41, 2, 241-264.

Idée / dominante : le travail à domicile modifie les modes de contrôle managérial en profondeur.

Résumé :

Les modes de travail « traditionnels », à savoir dans les locaux de l’entreprise, présentent deux caractéristiques qui façonnent les modes de management : la visibilité (possibilité pour les superviseurs et les collègues d’observer les travailleurs) et la présence (la capacité des travailleurs à prendre part aux relations avec les collègues et autres membres). Le travail à domicile induit des problèmes concernant ces deux caractéristiques puisque la visibilité et la présence ne sont plus assurées : les managers cherchent à compenser ce manque en mettant en place des dispositifs et disciplines sociales. Des limites existent cependant à ces dispositifs, résultant de contradictions et paradoxes : par exemple, la nécessité de faire confiance aux travailleurs à domicile est soulignée par les managers, néanmoins la mise en place simultanée de moyens de surveillance (électroniques notamment) peut paraître comme un manque de confiance de leur part et discréditer cette relation de confiance.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Hypothèse 1 : La perte de visibilité engendre des craintes de la part des travailleurs à domicile d’exclusion par leurs managers (moins d’informations, etc) et de perte du sentiment d’appartenance & Evolution de certains dispositifs managériaux pour compenser l’éloignement (dispositifs de communication notamment).

–          Hypothèse 2 : Crainte des travailleurs à domicile d’être considérés comme fainéants ou non fiables (par les managers et les collègues), ce qui les amène à travailler plus pour compenser (se rendre disponible à n’importe quelle heure, etc).

–          Hypothèse 5 : Nécessité de fixer des objectifs et évaluation selon l’atteinte de ces derniers (évaluation des résultats plutôt que des comportements et attitudes).

–          Hypothèse 6 : Nécessité d’établir une relation de confiance selon les managers, mais en parallèle mise en place de moyens de surveillance qui discréditent la relation de confiance entre le manager et le travailleur à domicile (impression de cynisme).

Ce qui n’a pas été dit : Les recommandations effectuées ne prennent pas réellement en compte la variété des cas possibles (par exemple, le degré d’intégration des employés à leur équipe avant de travailler à domicile, la personnalité des travailleurs à domicile, etc).

“Patterns of telecommuting and their consequences : framing the research agenda”

Référence : Feldman, D., & Gainey, T. (1997). Patterns of telecommuting and their consequences : framing the research agenda. Human Resource Management Review, 7, 369-388.

Idée / dominante : Orientations pour la recherche sur le télétravail.

Résumé :

Cet article part du constat que malgré un nombre croissant de télétravailleurs, la recherche sur le télétravail est insuffisante, souvent anecdotique, et manque de données tangibles. En effet, les recherches déjà menées sont selon les auteurs plus prescriptives qu’empiriques et manquent de rigueur et de fiabilité. Cet article cherche donc à combler ce manque en donnant un cadre théorique pour des recherches plus constructives. Des propositions sont établies en ce qui concerne les relations entre les différents arrangements de télétravail, les caractéristiques des postes et les différentes conséquences sur les attitudes et comportements des employés, notamment en termes de productivité et de qualité de vie. Vérifier ces hypothèses au travers de recherches solides permettra donc de faire avancer la recherche sur le télétravail. Les auteurs présument notamment que les différences entre individus pourraient renforcer ou au contraire réduire les avantages potentiels du télétravail.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Le télétravail est censé engendrer une augmentation de la qualité de vie mais de grandes variations sont observées dans la façon dont les individus réagissent au télétravail.

–          Hypothèse 1 : Baisse des interactions en face-à-face (risques de non-satisfaction des besoins d’affiliation) qui sont habituellement vues comme facteurs de bien-être et de performance & Il faut sélectionner des télétravailleurs ayant des traits de personnalité les rendant moins sensibles à cet isolement social.

–          Lien avec l’hypothèse 4 : Les travailleurs ayant des responsabilités parentales ont de plus grandes chances de demander à télétravailler.

–          Lien avec l’hypothèse 5 : La caractéristique du travail la plus affectée par le télétravail est l’autonomie, qui augmente. L’interdépendance entre les tâches, quant à elle, chute (en raison de la dispersion des collaborateurs).

Ce qui n’a pas été dit : L’article datant de 1997, les recherches menées postérieurement sont peut-être moins anecdotiques et résultent plus souvent d’analyses de données empiriques.

“Communication technology : Pros & cons of constant connection to work”

Référence : Diaz, I., Chiaburu, D., Zimmerman R., & Boswell, W. (2012). Communication technology : Pros & cons of constant connection to work. Journal of Vocational Behavior, 80, 500-508.

Idée / dominante : Des relations existent entre les perceptions des technologies de la communication, leur usage et les conflits travail-famille.

Résumé :

Cet article explore le lien existant entre les perceptions des employés face aux technologies de la communication, leur fréquence d’utilisation et les conflits entre travail et famille. Les auteurs déterminent que les perceptions favorables des technologies de la communication engendrent des fréquences d’utilisation accrues. Par ailleurs, l’utilisation des technologies de la communication est à double-tranchant : elle entraîne simultanément une augmentation de la satisfaction des employés quant à leur travail et des conflits travail-famille. Les employés estiment en effet avoir un plus grand contrôle sur leur travail et une productivité accrue, mais en parallèle leur « connexion » accrue au travail sans limite d’espace ou de temps entraîne un estompage des frontières entre travail et famille et des interférences accrues entre les deux sphères. Ainsi, l’utilisation des technologies de la communication devrait être régulée afin de limiter ces conflits et maximiser les effets positifs.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Hypothèse 4 : L’usage des technologies de la communication engendre des conflits travail-famille accrus, plus particulièrement lorsque les utilisateurs en ont des perceptions favorables. En effet, ces technologies entraînent un estompage des frontières entre travail et famille et leur utilisation afin de travailler à la maison peut être réalisée aux dépends de la participation à la vie familiale. Une définition ainsi qu’une échelle de mesure des conflits travail-famille sont disponibles dans cet article.

–          Lien avec l’hypothèse 5 : L’usage des technologies de la communication engendre des impressions de contrôle du travail et de productivité accrue chez les employés.

–          Hypothèse 6 : Les conflits travail-famille sont sources de stress, fatigue, etc.

Ce qui n’a pas été dit : Cet article ne propose pas d’outils concrets pour les managers afin de réguler l’utilisation des technologies de la communication afin de limiter les conflits travail-famille. ¨Par ailleurs, la recherche n’explore pas les impacts des trois types d’utilisation des technologies de la communication (utilisation pour la vie privée, utilisation professionnelle ou intégration).

“Telecommuting, professional isolation, and employee development in public and private organizations”

Référence : Cooper, C., & Kurland, N. (2002). Telecommuting, professional isolation, and employee development in public and private organizations. Journal of Organizational Behavior, 23, 511-532.

Idée / dominante : Le télétravail impacte différemment les employés d’entreprises publiques et privées en matière d’isolement professionnel.

Résumé :

Cet article cherche à évaluer l’impact du télétravail sur les travailleurs d’entreprises publiques et privées en matière d’isolement professionnel. Une recherche menée dans des entreprises des deux secteurs permet aux auteurs de tirer plusieurs conclusions. D’une part, le lien entre télétravail et isolement professionnel est déterminé, isolement qui lui-même induit un accès amoindri aux activités de développement professionnel, qui sont composées des réseaux interpersonnels, de l’apprentissage informel et du mentorat. D’autre part, le degré d’isolement professionnel dépend du degré auquel ces activités de développement sont valorisées dans l’entreprise et auquel le télétravailleur perçoit un manque par rapport à ces activités. Par ailleurs, les entreprises publiques semblent moins attachées aux opportunités informelles de développement que les entreprises privées. Ainsi, la prévention de l’isolement professionnel doit être une préoccupation centrale dans les entreprises privées, puisqu’il est plus vraisemblable qu’il mène à des performances amoindries dans ces entreprises.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Lien avec l’hypothèse 1 : Deux types d’isolement coexistent chez les télétravailleurs, l’isolement professionnel (peur d’être écarté des opportunités de promotion et de récompenses) et l’isolement social (manque d’interactions informelles avec les collègues). Ces deux types sont liés, puisqu’ils impactent tous deux les opportunités de développement des télétravailleurs (que ce soient l’apprentissage informel, le mentorat ou les interactions interpersonnelles). Par ailleurs, l’isolement dépend de comment l’entreprise valorise le développement de ses employés et des traits des télétravailleurs. Les managers doivent donc maintenir les interactions et la communication entre les télétravailleurs et leurs collègues et établir des canaux de communication formels.

–         Lorsque la fréquence de télétravail est réduite, les risques d’isolement décroissent également.

“Work/family border theory : A new theory of work/family balance”

Référence : Campbell Clark, S. (2000). Work/family border theory : A new theory of work/family balance. Human Relations, 53, 6, 747-770.

Idée / dominante : Explication de la « théorie de la frontière travail/famille »

Résumé :

Cet article présente la théorie de la « frontière travail/famille », qui explique l’interaction complexe entre les « border-crossers » et leurs vies professionnelle et familiale, afin de déterminer quand les conflits apparaissent, et donner un cadre pour atteindre l’équilibre entre travail et famille. Cette théorie prend en compte différentes dimensions telles que l’intégration et la segmentation des domaines, la création et la gestion des frontières (entre flexibilité, perméabilité, force et mélange des frontières), les relations entre les « border-crossers » et leur entourage au travail, et l’influence des familles : l’influence potentielle de ces dimensions sur l’équilibre travail/famille est décrit. Des outils sont ensuite proposés afin d’atteindre et maintenir cet équilibre, tels que la communication, le soutien des « gardiens des frontières » ou le changement de culture au niveau de l’organisation.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Description de la théorie des « frontières travail/famille ».

–          Des conflits peuvent survenir avec les « gardiens des frontières », qui ont leurs propres définitions et opinions sur la délimitation et les règles propres à chaque sphère, limitées par leurs expériences respectives. Dans ce cas, des efforts de communication et de flexibilité sont conseillés.

Ce qui n’a pas été dit : Cet article doit être appliqué au cas du télétravail : une entreprise mettant en place un programme de télétravail devrait changer de valeurs et de culture. Si ce changement est jugé impossible, alors les frontières entre travail et famille devraient être maintenues imperméables et le programme de télétravail abandonné. Le télétravail devrait donc être accompagné d’un changement de culture et valeurs, et soutenu par des relations constructives entre télétravailleurs et « gardiens des frontières », qui correspondent aux managers pour la sphère du travail et aux conjoints pour la sphère familiale.

“Télétravail et leadership : déterminants des pratiques efficaces de direction”

Référence : Brunelle, E. (2010). Télétravail et leadership : déterminants des pratiques efficaces de direction. Management International, 14, 4, 23-35.

Idée / dominante : Le dirigeant doit adopter des pratiques de gestion et de leadership spécifiques dans le cadre du télétravail.

Résumé :

Cet article explique comment les dirigeants doivent adapter leurs pratiques de gestion dans le cadre du télétravail. En effet, le télétravail modifie en profondeur certaines dimensions centrales des activités ‘traditionnelles’ du dirigeant. La manière dont un dirigeant exerce son leadership influence fortement la réussite du télétravail : il doit parvenir à motiver, influencer et mobiliser ses employés, ainsi que leur faire partager sa vision et ses valeurs et communiquer de façon efficace malgré la distance. Cinq pratiques idéales de gestion sont présentées suite à l’enquête menée. Il s’agit d’organiser des rencontres en face-à-face avec l’employé et adapter la fréquence de ces rencontres à ses besoins, d’organiser des rencontres de socialisation afin d’encourager l’émergence d’un sentiment d’appartenance et profiter de ces moments pour mieux connaître les employés, de définir les rôles de chaque télétravailleur et les attentes du dirigeant et s’assurer de les mettre à jour régulièrement, d’établir avec eux un plan de carrière concret, et enfin de soigner les communications écrites et vérifier leur bonne compréhension. Ainsi, le réel enjeu pour le dirigeant serait plus la distance psychologique que la distance physique : or, il peut influencer la distance psychologique de façon positive au travers des pratiques décrites.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Lien avec l’hypothèse 5 : il est important de définir clairement les rôles et objectifs du télétravailleur ainsi que les attentes de l’employeur.

–          Concept de présence psychologique (en opposition avec la distance physique).

–          Lien avec l’hypothèse 1 : le leader doit faire face à l’éventuel sentiment d’isolement et d’insécurité par rapport à la carrière des télétravailleurs, à travers différentes pratiques (communication, plan de carrière, rencontres de socialisation…).

Ce qui n’a pas été dit : D’après cet article, les leaders doivent assurer l’émergence de représentations mentales riches chez les télétravailleurs à propos du travail et de l’entreprise. Cependant, ces représentations pourraient être influencées également par d’autres éléments que le style de leadership ; or ces paramètres ne sont pas évalués.

“Surveillance in Employment : the Case of Teleworking”

Référence : Ben Fairweather, N. (1999). Surveillance in Employment : the Case of Teleworking. Journal of Business Ethics, 22, 1, 39-49.

Idée / dominante : Les avancées technologiques permettent une surveillance accrue des employés dans le cadre du télétravail, ce qui engendre des craintes.

Résumé :

Le télétravail présente des avantages et des inconvénients pour les employeurs comme les employés, et engendre notamment des craintes de la part des managers quant au contrôle des employés qui ne sont plus présents dans les locaux de l’entreprise. Or, les avancées technologiques ont engendré la possibilité de surveiller les employés à distance, de façon encore plus précise que lorsqu’ils sont présents dans les bureaux de l’entreprise, plus rapidement et sans demander d’effort particulier. Ces outils permettent notamment le contrôle des communications des employés, suscitant des craintes de la part de ces derniers et des syndicats : même si les entreprises justifient ces mesures par la propriété des systèmes, la prévention de mauvaises utilisations (usage personnel ou nuisible) et le contrôle de la qualité, elles semblent dans de nombreux cas menacer la vie privée et l’intimité des employés et utilisées sans fondement. Elles peuvent notamment engendrer du stress et de l’anxiété pour les employés ou empêcher les communications libres entre employés qui sont pourtant fondamentales pour lutter contre l’isolement des télétravailleurs. Ainsi, la potentielle utilisation de ces moyens de contrôle suscite de nombreuses craintes.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Lien avec l’hypothèse 1 : L’isolement des employés pourrait rendre difficile l’action collective (syndicats) et le soutien des collègues en cas de problème & La crainte que les communications des télétravailleurs soient surveillées par l’entreprise amène ces derniers à les réduire, accroissant ainsi leur isolement.

–          Hypothèse 4 : La possibilité de surveiller les activités des télétravailleurs soulève des risques en matière de respect de la vie privée (intrusion dans la sphère privée).

–          Hypothèse 6 : La surveillance accrue entraîne des risques psychologiques (stress, anxiété, dépression…) & Il est difficile pour l’employeur de contrôler le respect des règles de santé et sécurité au domicile du télétravailleur.

Ce qui n’a pas été dit : L’article ne précise pas vraiment dans quels cas la probabilité de faire face à des contextes de surveillance accrus comme ceux décrits est plus élevée (influence de la  culture d’entreprise, des valeurs, etc), et aucune donnée chiffrée n’est fournie quant au recours à la surveillance rapprochée des employés.

“Knowing where you stand : physical isolation, perceived respect, and organizational identification among virtual employees.”

Référence : Bartel, C., Wrzeniewski, A., & Wiesenfeld B. (2012). Knowing where you stand : physical isolation, perceived respect, and organizational identification among virtual employees. Organization Science, 23, 3, 743-757.

Idée / dominante : L’isolement physique des travailleurs virtuels est négativement associé au respect perçu et à l’identification organisationnelle.

Résumé :

Cet article tente d’expliquer la nature de la relation entre le degré d’isolement physique et le respect perçu par les travailleurs virtuels, qui est défini comme le degré selon lequel un individu est inclus et considéré comme un membre de l’entreprise. La recherche menée montre que le degré d’isolement physique est négativement corrélé au respect perçu, qui à son tour impacte négativement le degré d’identification organisationnelle. Par ailleurs, le respect perçu modère la relation entre identification organisationnelle et isolement physique. Ainsi, le respect perçu par les employés est conditionné notamment par le contexte physique de travail, et est un facteur explicatif des effets de l’isolement sur l’identification organisationnelle. En conséquence, les managers ne devraient pas uniquement se concentrer sur la minimisation du degré d’isolement physique, mais aussi sur les façons possibles de donner aux employés des opportunités d’interactions avec leurs collègues pour pouvoir affirmer leur statut de membre à part entière de l’entreprise.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Des échelles de mesure de l’isolement physique et de l’identification organisationnelle sont utilisées dans cette recherche.

–          Lien avec l’hypothèse 1 : le travail virtuel est vecteur d’isolement physique, notamment le télétravail à domicile. L’isolement physique impacte à son tour le respect perçu (surveillance accrue, impression de devoir faire ses preuves, employés non consultés, etc) et l’identification à l’entreprise (sentiment d’appartenance).

Ce qui n’a pas été dit : La culture et le type d’entreprise peuvent modérer le lien établi entre le respect perçu et l’isolement physique,  par exemple si le télétravail est mieux perçu que dans les entreprises traitées dans cette recherche. Par ailleurs, il serait intéressant d’observer les autres conséquences potentielles de l’isolement physique des télétravailleurs.

User’s demography and expectation regarding, search, purchase and evaluation in mobile application store

Reference : Prata W., de Moraes A., Quaresma M., (2012) « User’s demography and expectation regarding,search, purchase and evaluation in mobile application store » in Journal of adverstising research, Vol. 41, pp. 1124-1131.

Idée dominante : L’analyse de la satisfaction quant à l’utilisation des app stores met en avant un certain nombre d’aspects positifs et d’aspects qui devront être améliorés

Résumé : Le progrès rapide de la technologie mobile ainsi que l’émergence des app store a permis aux consommateurs d’installer des applications permettant de maximiser l’utilisation de leurs téléphones au delà des simples appels (représentant jusqu’à 56% des activités quotidiennes sur smartphones).

L’enquête des auteurs a été soumise sous forme de questionnaire aux utilisateurs brésiliens de réseaux sociaux pour connaître leurs habitudes vis-à-vis des smartphones et app stores. Un des résultats important de cette recherche est que presque 70% des utilisateurs sondés ont déjà abandonné l’achat d’une application souvent à cause du processus d’acquisition trop long mais également par les informations qu’ils ont récoltés. Mais une majeure partie d’entre eux (74%) sont satisfait avec l’app store qu’ils utilisent. Il est aussi mis en avant que les utilisateurs de smartphones sont généralement habitués avec les technologies.

L’analyse par app store a permis de déterminer que les utilisateurs d’Android Market sont satisfaits du moteur de recherche de cet app store mais dont l’inconvénient réside dans le nombre trop important d’applications inutiles ou mal informées. Les utilisateurs de l’Apple App Store sont les plus satisfait (82,2%) avec une interface qu’ils décrivent comme intuitive et facilement utilisable mais dont le moteur de recherche présente un certain nombre de problèmes notamment des restrictions territoriales. Le Nokia OVI store est celui qui recense le plus d’utilisateurs insatisfait (33,3%), insatisfaction due aux problèmes fréquents du moteur de recherche et du manque d’applications, cependant la segmentation des applications par modèle de smartphone est le principal avantage de cette interface. Le Blackberry App World présente les mêmes problèmes que l’OVI mais a pour avantage la bonne intégration entre le bureau et le mobile.

Notes d’intérêt : Cette recherche donne un aperçu de tendances d’utilisation des app stores et des problèmes et avantages qui leurs sont liés. Elle met notamment en avant les progrès qui doivent être encore réalisé sur les moteurs de recherche. L’inconvénient de cette étude est qu’elle se limite uniquement au marché brésilien, quid de son application dans d’autres pays.

Références bibliographiques :

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Antonio Carlos Gil. Métodos e Técnicas de Pesquisa Social. Editora Atlas, São Paulo, 1985.

Blog do Android. Vendas no Brasil de smartphones ultrapassarão as de desktop em 2011. Available in: http://www.blogdoandroid.com/2011/02/vendas-no-brasil-de-smartphones-ultrapassarao-as-de-desktop-em-2011/ . Access date: September 19, 2011.

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Access Date: August 28, 2010.

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Ralf Gordon and Egel Mikalajunaite. The Smartphone Application Market has Reached more than 2.2 Billion Dollars in The First Half of 2010. Available in . Access Date: August 28, 2010.

Ricardo Cavallini Terence Reis. 1a Pesquisa #Mobilize Consumidor Móvel 2011. W/McCann, Grupo.Mobicom and Instituto Ipsos Mediact. Available in . Access Date: August 20, 2011.

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Stephanie Rieger. 8 Ways to Improve App Store User Experience. Available in . Access Date: August 28, 2010.

OI Aplicativos. Available in < http://apps.oi.com.br/ >. Access Date: 28 August 2010.

Young Eun Lee and Izak Benbasat. A Framework for the Study of Customer Interface Design for Mobile Commerce,in: International Journal of Electronic Commerce / Spring 2004, Vol. 8, No. 3, pp. 79–102.

Understanding intention to continuously share information on weblogs

Author(s) : Hsi-Peng Lu et Kao-Lun Hsiao

Lu, H.-S., et Hsiao, K.-L., (2007), Understanding intention to continuously share information on weblogs, Internet Research, 17, 4, 345-361. 
I) Introduction
De plus en plus de personnes utilisent les blogs, mais ils le font de différentes façons, incluant la publication d’information, le transfert de connaissances et la construction de relations avec les autres utilisateurs du blog.
Selon une étude menée par Up2Social afin de publier son livre blanc intitulé « Bénéfice des blogs dans votre communication sur les médias sociaux » et publié en Juillet 2011, il y est indiqué qu’il y aurait un peu plus de 20 millions de blogs en France, que 70% des internautes déclarent faire confiance à des recommandations d’internautes inconnus (recueillies sur des blogs, des forums…), que 20% des internaute déclarent avoir décidé d’acheter un produit ou un service après avoir lu un blog et que les entreprises ayant un blog ont pu constater une hausse de visites de 55%. Il est indéniable que les blogs sont des outils de communication qu’il ne faut pas négliger dans une communication multidimensionnelle (B2C et C2C).
Du et Wagner (2006) ont trouvé que le succès des blogs dépend essentiellement de la valeur du contenu qu’il prodigue à ses utilisateurs/ses lecteurs. Le volume de posts est dont un élément capital dans l’analyse de la valeur du contenu d’un blog.
Originalité de cette étude : en général, les études portant sur ce thème aborde seulement l’adoption de la technologie du blogging. Il y a très peu de recherches qui traitent des motifs individuels qu’il y a derrière l’usage continu de cette technologie.
Par l’intermédiaire de la théorie cognitive sociale de Bandura (1977, 1986), les intentions des utilisateurs de partager des informations et des connaissances peuvent être déterminées par plusieurs facteurs tels que : les attentes des utilisateurs, les facteurs sociaux (normes subjectives) et les croyances. Un des buts de cette recherche  est de développer et de tester empiriquement un modèle afin d’analyser quels facteurs affectent l’intention des utilisateurs de mettre à jour leurs blogs.
Problématique :  Quelle intention a-t-on lorsque l’on partage des informations/des connaissances sur un blog ?
II) La théorie cognitive sociale et la notion d’auto-efficacité.
La théorie de Bandura (1977, 1986) est un modèle très largement accepté et validé empiriquement expliquant le comportement des individus. Selon cette théorie, 3 principaux facteurs, qui sont le comportement, les situations environnementales et enfin les facteurs cognitifs et personnels, s’affectent mutuellement. La théorie cognitive sociale incorpore deux types d’attentes et les met en avant comme  étant des forces cognitives majeures qui conduisent le comportement. Ces deux types d’attentes sont :
1. Les attentes de résultats
2. L’attente liée à l’auto-efficacité
Le système de croyance sur son auto-efficacité, ou sentiment d’efficacité personnelle (SEP), est au fondement de la motivation, du bien-être et des accomplissements humains. Pour lui, si les gens ne sont pas convaincus qu’ils peuvent obtenir les résultats qu’ils souhaitent grâce leur propre action, ils auront peu de raisons d’agir ou de persévérer face aux difficultés. Le sentiment d’efficacité ne consiste pas seulement savoir ce qu’il faut faire et être motivé. Il s’agit plutôt d’une capacité productrice  au sein de laquelle les sous-compétences cognitives, sociales, émotionnelles et comportementales doivent être organisées et orchestrées efficacement pour servir de nombreux buts.
L’auto-efficacité perçue est un facteur très important qui affectent la motivation et le comportement (Bandura, 1977, 1986). Bandura indique qu’il existe quatre sources principales d’auto-efficacité :
1. L’expérience active de maîtrise fait référence au jugement personnel basé sur ses propres expériences antérieures
2. L’expérience vicariante est obtenue en regardant ou en visualisant les autres réussir leurs activités avec succès
3. La persuasion verbale fait référence au fait que les individus sont sensibles à la perception de leur compétence qu’ont leur entourage, leur coach…, et leur propre évaluation reflète en partie ces propositions
4. L’état psychologique et émotionnel fait référence au fait que quand un individu évalue ses capacités, il se base sur les informations transmises par son état physiologique et émotionnel
Kankhanhalli et al. (2005) a trouvé que la connaissance de son auto-efficacité affecte singulièrement le degré du partage de l’information.
III) Hypothèses de recherche
H1. La capacité perçue de créer des informations aurait un effet positif sur la connaissance de son auto-efficacité.
H2. Une expérience perçue de partage des connaissances aurait un effet positif sur la connaissance de son auto-efficacité.
H3. Les normes subjectives auraient un effet positif sur la connaissance de son auto-efficacité.
H4. Les feedbacks auraient un effet positif sur la connaissance de son auto-efficacité.
H5. Les normes subjectives auraient un effet positif sur les attentes personnelles de résultats.
H6. Les feedbacks auraient un effet positif sur les attentes personnelles de résultats.
H7. Les normes subjectives auraient un effet positif sur l’intention de continuer à mettre à jour son blog.
H8. Les feedbacks auraient un effet positif sur l’intention de continuer à mettre à jour son blog.
H9. La connaissance de son auto-efficacité aurait un effet positif sur l’intention de continuer à mettre à jour son blog.
H10. La connaissance de son auto-efficacité aurait un effet positif  sur les attentes personnelles de résultat.
H11. Les attentes personnelles de résultat aurait un effet positif sur l’intention de continuer à mettre à jour son blog.
IV) Résultats
Hypothèses validées : H1, H2, H5, H6, H9, H11
Hypothèses rejetées : H3, H4, H7, H8, H10
V) Conclusions et voies futures de recherche
Conclusion : Cette étude a démontré que la connaissance de son auto-efficacité et de ses attentes personnelles de résultats sont des éléments déterminants dans l’intention de vouloir mettre à jour son blog, alors que les normes subjectives et les feedbacks ne l’affectent qu’indirectement.
Voies futures de recherche : 
– De nouvelles motivations telles que l’affect ou l’anxiété peuvent être examinées dans de futures recherches
– Plus de recherches doivent être menées sur les différents types de blogs qui existent
– Nos résultats ont besoin d’efforts de recherches additionnelles afin d’évaluer la validité du modèle
– Il y a aussi le besoin de généraliser ces résultats
Bibliographie :
Bandura, A., (1977), Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change, Psychological Review, 84, 2, 191-215.
Bandura, A., (1986), Social Foundations of Thought and Action, Englewood Cliffs, Prentice-Hall.
Du, H. S., et Wagner, C., (2006), Weblog success: Exploring the role of technology, International Journal of Human-Computer Studies, 64, 9, 789-798.
Kankanhalli, A., Tan, B. C. Y., et Wie, K. K., (2005), Contributing knowledge to electronic knowledge repositories: An empirical investigation, MIS Quarterly, 29, 1, 113-143.
Lucas, H., et Spitler, V., (2000), Implementation in a word of workstations and networks, Information and Management, 38, 2, 119-128.
Taylor, S., et Todd, P., (1995), Understanding information technology usage: A test of competing models, Information Systems Research, 6, 2, 144-176.