Résumé Article 9: The Value of Earned Audiences: How Social Interactions Amplify TV Impact What Programmers and Advertisers Can Gain from Earned Social Impressions

Article 9: Nagy, J., & Midha, A. (2014). The Value of Earned Audiences: How Social Interactions Amplify TV Impact What Programmers and Advertisers Can Gain from Earned Social Impressions. Journal of Advertising Research, 54(4), 448-453.

I. Situation

Nagy et Midha distinguent deux audiences lorsqu’ils abordent les liens puissants existants entre télévision et social media :

– l’audience regardant un programme et des publicités télévisés réagissant ensuite sur les social media, créant des conversations social media,

– l’audience exposée à ces conversations social media, qu’ils appellent ‘Earned Audience’.

II. Problème

Une multitude de recherches ont déjà eu lieu sur la première catégorie d’audience, comme par exemple notre article précédent de Spotts, Purvis, & Patnaik (2014)1, mais aucune recherche n’a jusque là porté sur la deuxième catégorie : Earned Audience, qui sera le sujet de cet article. Selon Nielsen Social, de 2013 à 2014 aux Etats-Unis, 1 million d’utilisateurs Tweeter ont tweeté quotidiennement à propos de la télévision, ce qui représente une audience quotidienne d’environ 12 millions d’utilisateurs Tweeter (Nielsen, 2014)2. Ces chiffres prouvent là l’existence d’un phénomène réel.

Ils posent les questions de recherche suivantes :

(Q1) : Quel est le rôle et le poids des conversations social media sur Twitter dans le choix du programme télévisé que regardera la earned audience ?

(Q2) : Comment les conversations social media Twitter créent chez la earned audience des réactions sur Twitter et ailleurs (engagement pour la marque par exemple) ?

III. Solution

Type de méthode utilisé : Nagy et Midha mesurent d’abord l’impact de l’exposition de la earned audience aux tweets à propos des programmes télévisés afin d’étudier leurs réactions et comportements de Septembre 2013 à Mars 2014. Ils vont ensuite étudier l’impact de ces comportements de la earned audience sur un programme télévisé populaire de Fox TV.

Résultats : Les résultats surpassent les attentes des auteurs : 99% des répondants ont été exposés à des tweets à propos de programmes télévisées ou de marques courant Janvier 2014.

Aussi, il s’est révélé que les conversations social media Twitter pouvaient influencer la earned audience dans le choix des programmes télévisés qu’elle souhaite regarder, soit avant de le regarder, voire même en la faisant changer de chaine pour regarder un programme mentionné sur les réseaux sociaux.

Enfin, avec 80% des répondants à l’étude mentionnent une marque régulièrement dans leur tweets de Septembre 2013 à Mars 2014, il s’est révélé que twitter à propos d’une marque révélait de l’habitude, et que cela pouvait entrainer la earned audience à agir, en allant par exemple sur le contenu créé par la marque (page Twitter, site internet, …), ou même en achetant la marque.

IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Ainsi, les auteurs prouvent que les conversations social media Twitter créées par les audiences de programmes télévisés et les marques ont un impact sur la earned audience. Ils peuvent l’influencer fortement lors du choix de son programme télévisé à regarder.

La earned audience va aussi dans certains cas réagir à ces conversations social media Twitter en en générant d’autres, un retweet par exemple, ou des conversations sur d’autres sociaux. Enfin, la earned audience peut même aller jusqu’à développer un engagement pour la marque et l’acheter.

Dans cet article, Nagy et Midha prouvent l’importance de s’intéresser pour les marques et les annonceurs non pas uniquement aux audiences télévisées créant des conversations social media, mais aussi à l’audience earned media, c’est à dire, celle exposée à ces conversations social media. L’audience earned media est nombreuse et sensible aux conversations sur les programmes télévisées et marques, il convient donc de l’intégrer dans sa stratégie pour les marques d’aujourd’hui, même si c’est pour la toucher indirectement. D’ailleurs, même si un contenu généré par des internautes influence plus qu’un contenu créé par une marque dans l’engagement pour la marque chez le earned media, une combinaison des deux amène à une efficacité maximum.

Limites : Même s’il semble possible d’étendre cette étude réalisée uniquement sur la earned audience de Twitter aux autres réseaux sociaux, il faudrait rechercher précisément à quels niveaux en prenant les particularités des autres réseaux sociaux.

Références :

1 : Spotts, H. E., Purvis, S. C., & Patnaik, S. (2014). How Digital Conversations Reinforce Super Bowl Advertising The Power of Earned Media Drives Television Engagement. Journal of Advertising Research, 54(4), 454-468.

2 : Nielsen Social, Nielsen TV Twitter Ratings (NTTS). May 28, 2014.

Résumé Article 8: How Digital Conversations Reinforce Super Bowl Advertising The Power of Earned Media Drives Television Engagement

Article 8: Spotts, H. E., Purvis, S. C., & Patnaik, S. (2014). How Digital Conversations Reinforce Super Bowl Advertising The Power of Earned Media Drives Television Engagement. Journal of Advertising Research, 54(4), 454-468.

I. Situation

Si des auteurs comme Haley (2006)1 spéculent sur la fin proche des médias traditionnels au profit des réseaux sociaux (les dépenses en publicité dans les social media atteindraient $15 milliards en 2018, contre 5,1 milliards en 2013, selon BIA/Kesley Forecasts, 2014), d’autres recherches parlent sérieusement d’une possible ‘résurrection’ de la publicité télévisée grâce aux social media (Sharp, Beal and Collins, 2009)2, qui serviraient à renforcer son impact (Stipp, 2011)3.

II. Problème

Spotts, Purvis & Patnaik croient en une interaction possible entre la publicité télévisée et les social media qui permettrait d’augmenter leur efficacité, et veulent le prouver en les analysant lors du Super Bowl, un des plus grands événements marketing de l’année (Tomkovic, Yelkur and Christians, 2001)4. Profitant de son statut de programme télévisé avec la plus forte audience chaque année aux Etats-Unis, le Super Bowl est en effet considéré comme la grande messe de la publicité, où sont attendus les meilleurs spots publicitaires de l’année.

Ils posent les hypothèses suivantes:

(H1) : Les publicités diffusées lors du Super Bowl réussissent à générer de l’activité web, avant mais aussi après avoir été diffusées.

(H2) : Les conversations social media concernant une marque influencent positivement l’engagement dans la publicité de la marque, et inversement : un engagement dans la publicité d’une marque influence positivement une conversation social media sur cette marque.

(H3) : Un engagement dans la publicité d’une marque et une conversation social media positive influencent l’engagement envers la marque chez un individu.

III. Solution

Type de méthode utilisé : L’expérience de Spotts, Purvis & Patnaik a porté sur 68 marques dont les publicités ont été diffusées lors des éditions 2011 et 2012 du Super Bowl. Ils ont analysé trois phénomènes particuliers : la performance de la publicité (aussi appelée engagement dans la publicité, résultant de la mémorisation, de l’appréciation et de la persuasion de la publicité), les conversations social media (sur Facebook, Twitter, YouTube, des blogs, des forums…) ayant eu lieu deux semaines avant, pendant le Super Bowl et une semaine après (soit pendant 22 jours), et la recherche sur internet (soit les recherches Google), pendant les mêmes 22 jours.

Résultats : Les résultats montrent bien l’unicité du Super Bowl : plus de 50% de l’audience dit avoir aimé préféré regarder les publicités du Super Bowl que celles d’autres programmes télévisés. 20% de l’audience avoue même que les publicités étaient la partie la plus importante du Super Bowl !

L’hypothèse 1 est validée : les publicités diffusées lors du Super Bowl ont réussi à générer des conversations social media, avant et après leur diffusion, dans une période concentrée de 7 à 10 jours. Pour une majorité de marques, la conversation social media était même positive.

L’hypothèse 2 sur la réciprocité est aussi validée : les conversations social media ayant eu lieu avant et pendant le Super Bowl ont intensifié l’engagement dans la publicité, et inversement : les publicités diffusées lors du Super Bowl ont généré des conversations social media.

Enfin, l’engagement dans la publicité d’une marque et une conversation social media positive influencent l’engagement dans la marque d’un consommateur : si l’engagement dans la publicité télévisée crée la recommandation de la marque, la conversation positive social media aide par la suite à maintenir et stimuler la conversation autour de la marque. L’hypothèse 3 est donc elle aussi validée.

IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Ainsi, grâce aux interactions positives entre la publicité télévisée et les conversations social media lors du Super Bowl, les auteurs prouvent l’importance de l’utilisation pour les marques d’une stratégie multicanale. En effet, la publicité génère des conversations social media sur la marque, qui vont à leur tour améliorer l’efficacité de cette publicité. Même si la réponse sur internet à une publicité télévisée sera présente, les marques se doivent de mettre à disposition des internautes de la matière et des outils pour leurs conversations social media (site internet, page Facebook, QR codes, …)

Au delà de prouver la complémentarité possible de la publicité télévisée et des conversations social media lors d’un programme à forte audience, le Super Bowl, Spotts, Purvis & Patnaik prouvent ici que les marques ne sont pas à la merci des réseaux sociaux et qu’elles peuvent aider à générer des conversations social media positives en mettant à disposition des internautes des outils, qui permettraient par la suite de générer un attachement et un engagement plus fort à la publicité et à la marque.

Limites : Il convient tout d’abord de relever le caractère unique d’un programme comme le Super Bowl qui rend les résultats de cette expérience difficilement applicables tels quels à tous les programme télévisés.

Aussi, si les auteurs ont prouvé que les publicités télévisées diffusées lors du Super Bowl étaient capables de générer des conversations social media, c’est seulement dans une période très concentrée de 7 à 10 jours autour de l’événement. On retrouve donc le ‘long neck, not a long tail’ de Nail (2007)5 : les consommateurs s’y intéressent très rapidement et massivement, mais se désintéressent aussi vite de ces conversations social media.

Références :

1 : Haley, B. (2006). The Decline and Fall of TV Advertising. Advertising Age, 77(9), 28-29.

2 : Sharp, B., Beal, V., & Collins, M. (2009). Television: Back to the future. Journal of Advertising Research, 49(2), 211.

3 : Stipp, H. (2011). Television in Context. Journal of Advertising Research, 51, Suppl. 121-123.

4: Tomkovic, C., Yelkur, R., Christians, L. (2001). The USA’s Biggest Marketing Event Keeps Getting Bigger : An in-Depth Look at Super Bowl Advertising in the 1900s. Journal of Marketing Communications, 7(2), 89-108.

5 : Nail, J. (2007). Visibility versus surprise: Which drives the greatest discussion of Super Bowl advertisements?. Journal of Advertising Research, 47(4), 412-419.

Résumé Article 7: Internet Versus Television Advertising: A Brand-Building Comparison

Article 7 : Draganska, M., Hartmann, W. R., & Stanglein, G. (2014). Internet Versus Television Advertising: A Brand-Building Comparison. Journal of Marketing Research, 51(5), 578-590

I. Situation

Dans cet article, les auteurs déplorent le fait d’une idée fausse trop répandue parmi les marketeurs, selon laquelle la publicité diffusée à la télévision serait bien plus efficace en terme de notoriété pour la marque qu’une publicité diffusée sur internet. Les dépenses accordées aux publicités sur internet sont d’ailleurs pour l’instant moins élevées que celles accordées à celles sur la télévision.

II. Problème

Draganska, Hartmann et Stanglein veulent dans leur expérience comparer de manière égale les deux supports de publicité que sont internet et la télévision. En effet, lorsqu’ils abordent le sujet, les études existantes mesuraient deux choses différentes : la connaissance de la marque pour les publicités télévisées, et le comportement d’achat ou non après une publicité diffusée sur internet.

III. Solution

Type de méthode utilisé : Les chercheurs vont s’appuyer sur un panel Nielsen online ayant aussi la capacité de mesurer l’exposition à la télévision des personnes observées. Ainsi, ils vont soumettre aléatoirement les personnes observées à vingt campagnes de publicité portant sur des produits de catégories différentes, avec un stade de maturité du marché différent et appartenant à des industries très différentes, telles que l’agroalimentaire, la beauté, les services financiers,… Ces campagnes de publicité vont être diffusées à la télévision mais aussi sur internet, sous trois formes : bannière (ne demandant aucune interaction à l’internaute), spot vidéo (se déclenchant tout seul sur internet, il ne demande pas non plus d’interaction à l’internaute), et rich media (soit une annonce sur internet qui bouge sur l’écran, peut s’agrandir ou non, et démarrer une vidéo si l’internaute clique dessus, c’est donc un support qui demande de l’interaction à l’internaute). Ensuite, un questionnaire sera soumis sur internet sur la plateforme Nielsen en demandant aux personnes du panel ayant été exposée à la campagne de publicité si elles se souviennent de la publicité, et qui leur demandera de choisir parmi quatre noms de marque lequel correspondait à la marque de la publicité. C’est là que Draganska, Hartmann et Stanglein innovent, en mesurant de la même façon la connaissance de la marque, par notoriété assistée, des campagnes de publicité diffusées à la télévision et sur internet.

Résultats : Sans tenir compte des conditions initiales de l’expérience, les chercheurs ont d’abord trouvé que les sujets exposés aux publicités télévisées ont mieux retenu les noms des marques que les sujets exposés aux publicités sur internet. Ils expliquent ce résultat par le fait que le public soit plus familier avec les publicités télévisées et donc retienne mieux le nom de la marque de la publicité.

Cependant, d’autres résultats ont démontré que la connaissance de la marque avant l’exposition aux publicités était plus grande chez les personnes soumises aux publicités télévisées que chez les personnes soumises aux publicités sur internet. Ainsi, en rééquilibrant les conditions initiales de l’expérience et en mettant tout les sujets sur un même pied d’égalité, il s’avère que la mémorisation de la marque est égale pour l’exposition à une publicité télévisée et à une publicité sur internet.

IV. Information

Draganska, Hartmann et Stanglein arrivent à prouver que la croyance selon laquelle la publicité télévisée est plus efficace que la publicité sur internet est fausse lorsque l’on tient compte des conditions initiales de connaissance ou non de la publicité en amont. Il serait donc intéressant pour les marketeurs de repenser la répartition des dépenses de campagne de publicité par canaux, en augmentant par exemple la part des social media.

Limites : Bien que publiée en Octobre 2014, cette étude a été réalisée en 2011. Internet et les publicités sur internet ont rapidement évolué depuis. Ainsi, par exemple, lorsque la mémorisation de la marque de la publicité est supérieure dans une publicité sur la télévision que sur internet, les auteurs le justifient par une plus grande habitude des sujets aux publicités télévisées qu’aux publicités sur internet, ce qui aujourd’hui est moins crédible.

Une autre limité liée à la nature même de l’expérience, est que Draganska, Hartmann et Stanglein ont étudié ici séparément l’efficacité des publicités diffusées à la télévision ou sur internet. Or aujourd’hui, afin d’avoir une campagne la plus complète et la plus efficace possible, il faut savoir habilement jouer entre les différents canaux de diffusion de publicité. Ainsi, il serait intéressant d’étudier la complémentarité des canaux TV et internet pour la diffusion d’une campagne.

Résumé Article 6: Everyday advertising context: An ethnography of advertising response in the family living room

Article 6 : Jayasinghe, L., & Ritson, M. (2013). Everyday advertising context: An ethnography of advertising response in the family living room. Journal of Consumer Research, 40(1), 104-121.

I. Situation

La plupart des études réalisées sur le comportement du consommateur face à une publicité télévisée avant celle de Jayasinghe et Ritson publiée en 2013 portait essentiellement sur l’analyse de l’efficacité de la publicité, sur sa mémorisation, ou sur l’engagement et la consommation qu’elle générait. Seuls Ritson et Elliott (1999)1 se sont intéressés au contexte dans lequel la publicité était regardée. Les auteurs proposent ici de prolonger leurs travaux par une étude ethnographique des comportements des membres d’une famille exposée quotidiennement à des messages publicitaires télévisés.

II. Problème

Les auteurs de cet article veulent montrer l’importance des facteurs sociaux et de la quotidienneté lors de l’exposition à des messages publicitaires télévisés, et cela en observant des familles dans leur salon lorsqu’elles regardent la télévision. L’intérêt de cette ethnographie est de démontrer que l’idée reçue selon laquelle les publicités sont efficaces et génèrent de l’engagement et de la consommation dès lors qu’elle sont visionnées est fausse : une famille peut avoir une conversation pendant la publicité en n’y prêtant aucune attention. La publicité est alors visionnée mais ne génère aucun engagement de la part du foyer étant donné qu’il n’y prête aucune attention.

Les auteurs posent les questions suivantes :

(Q1) : Quels sont les principaux éléments capables d’activer dans le foyer le processus de la réponse à la publicité télévisée, de l’exposition à l’engagement et à la consommation ?

(Q2) : Comment une publicité télévisée plutôt qu’une autre réussit à capter l’attention de la famille ?

III. Solution

Type de méthode utilisé : Les chercheurs vont installer des caméras dans les salons de huit foyers australiens. Ces huit foyers sont des classes moyennes urbanisées, vivant à Glenvale, une banlieue de Melbourne. Pendant deux semaines en 2008, les familles ont été filmées lorsqu’elles regardaient la télévision, en particulier leurs comportements, leurs interactions et leur attention lors de la publicité entre les programmes qu’ils regardaient.

Résultats : Jayasinghe et Ritson ont classé leurs résultats en quatre grands facteurs influençant l’exposition à la publicité télévisée.

Le facteur social : lors de la diffusion du programme, les membres de la famille interagissent peu, tandis que dès que la publicité commence, les membres s’agitent, soit gestuellement, soit verbalement, soit visuellement : leur attention se détourne de la télévision. L’arrivée de la publicité entraine une déconcentration de la plupart des membres qui regardaient le programme. Cependant, les publicités peuvent être aussi un moyen de lancer une conversation. Ainsi, les publicités sont de véritables ‘social events’, qui amènent les membres de la famille à interagir entre eux.

Le facteur spatial : c’est-à-dire, la disposition du salon, et la façon de regarder des membres de la famille : certains sont face à la télévision, d’autres de dos ou de profil, l’attention accordée à la télévision n’est donc pas la même en fonction de la situation des membres de la famille par rapport à la télévision.

Le facteur multitâches : bien connu de notre génération et pourtant déjà présent avant : c’est le fait de faire autre chose en même temps, comme par exemple dès que les publicités commencent ouvrir son journal, pour y accorder toute son attention, tout en faisant attention au bruit de fond des publicités afin de savoir lorsqu’elles se terminent afin de ranger son journal et reprendre le visionnage du programme TV.

Le facteur temps : très important, il consiste à passer la bonne publicité au bon moment, qui sera capable donc de générer de l’interaction entre les membres de la famille, comme par exemple tôt le matin sur les programmes pour les enfants, des publicités de céréales pour enfants.

IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Ainsi, Jayasinghe et Ritson prouvent que les publicités télévisées sont puissantes et efficaces lorsqu’elles engagent les personnes exposées, c’est-à-dire qu’elles sont capables de s’intégrer dans la routine quotidienne des individus. Aussi, ces derniers s’approprient les pauses publicité, ils se créent des rituels quotidiens à la place de regarder la publicité. Les pauses publicité sont donc personnalisées et bien intégrées dans leur vie quotidienne.

Limites : La première limite est la représentativité de l’étude, particulière à l’ethnographie : elle a été réalisée dans huit foyers appartenant aux classes moyennes australiennes.

Une deuxième limite est l’analyse dans cette étude du visionnage familial de la télévision du salon, or avec la tendance actuelle de multiplication des écrans et de la ‘bedroom culture’ (Holloway & Green, 2008)2, il serait intéressant d’étendre l’observation aux comportements lorsqu’un seul individu regarde la télévision (notamment le facteur social).

Cette étude nous fait avancer dans le sens où elle montre l’importance de la nuance entre ‘exposé à la publicité’ et ‘attentif à la publicité’. Bien que l’ethnographie ait eu lieu en 2008, les quatre facteurs (social, spatial, multitâches, temporel) sont encore valables aujourd’hui, notamment grâce aux nouvelles technologies et à la possibilité d’être en contact en permanence virtuellement, même pour un foyer composé d’une seule personne, validant ainsi l’existence du facteur et de l’interaction sociale même pour lui.

Références:

1 : Ritson, M., & Elliott, R. (1999). The social uses of advertising: an ethnographic study of adolescent advertising audiences. Journal of Consumer Research, 26(3), 260-277.

2 : Holloway, D., & Green, L. (2008). Room to View Family Television Use in the Australian Context. Television & new media, 9(1), 47-61.

Résumé Article 5: Information asymmetry and hybrid advertising

Article 5: Liu, D., & Viswanathan, S. (2014). Information asymmetry and hybrid advertising. Journal of Marketing Research, 51(5), 609-624.

I. Situation

Dans cet article, Liu et Viswanathan étudient les modèles de diffusion de la publicité sur internet. Si le modèle traditionnel PPI (Price Per Impression), utilisé par exemple par Amazon.com, était jusqu’à présent majoritaire, d’autres modèles apparaissent avec la montée d’internet, comme le P4P (Price For Performance), où l’annonceur n’est pas rémunéré à chaque fois que la publicité est visionnée mais à chaque fois qu’un effet mesurable arrive, par exemple au clic. Une publicité P4P se doit donc d’être de bonne qualité, et sur un support de bonne qualité puisqu’elle devra attirer, elle a un caractère incertain qui donne lieu à de grosses fluctuations tarifaires1. Enfin, ils notent l’apparition d’un modèle hybride2 entre PPI et P4P, utilisé par exemple par Facebook.

II. Problème

D’après les auteurs, ce marché a la particularité d’être asymétrique. Les éditeurs se doivent de choisir un mode de diffusion de leur publicité, mais ils sont mal informés sur la qualité des annonceurs web et vice-versa. Des tarifications universelles n’existent pas, ce qui donne lieu à des fluctuations et à des inconvénients pour les deux partis.

Ils posent donc les questions de recherche suivantes : Quels tarifs les éditeurs devraient-ils offrir pour garantir l’équilibre du marché ? Quelles sont les explications théoriques de la coexistence d’une multitude de tarifs et de la popularité croissante du système hybride ?

III. Solution

Type de méthode utilisé : Grâce à un modèle analytique, Liu et Viswanathan étudient la simulation d’un éditeur proposant un prix auquel répondent plusieurs annonceurs web en compétition pour diffuser la publicité, avec une mise aux enchères du prix de départ. Ils appellent CTR la probabilité selon laquelle un utilisateur cliquera sur la publicité web, mesure dépendant selon eux de la qualité de l’éditeur et de celle de l’annonceur.

Résultats : Les tarifications affectent non seulement l’allocation des annonceurs web mais donnent aussi des informations sur la qualité de l’éditeur.

De plus, parce que la qualité des éditeurs est difficile à distinguer pour les annonceurs, avec un modèle PPI, un éditeur bas de gamme pourra bénéficier de l’effet de groupe positif d’une autre publicité de bonne qualité, alors que le schéma P4P permet de prévenir cela. Le P4P permet en effet pour des éditeurs avec un contenu de haute qualité de se distinguer des autres publicités. P4P est le mode de diffusion le plus efficace si les éditeurs ont une bonne connaissance et une bonne évaluation des annonceurs en amont.

Opter pour un schéma P4P induit donc pour l’éditeur un coût supplémentaire puisqu’il doit en amont trier les annonceurs en fonction de leur qualité, sur la base d’estimations qui ne sont pas forcément justes. La stratégie P4P peut se traduire par des dépenses inutiles donc des pertes de revenus pour l’éditeur.

La répartie des coûts est au cœur de la stratégie hybride ce qui rend sa popularité croissante chez les éditeurs. Les éditeurs haut de gamme préfèrent d’ailleurs les modèles hybrides aux modèles PPI, puisque c’est un modèle qui permet d’éviter l’effet de groupe du PPI.

IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Ainsi, pour les auteurs de cet article, le modèle P4P est efficace mais cher et risqué puisque dépendant de la qualité de l’annonceur. Le modèle traditionnel PPI et le modèle émergent hybride vont donc devenir deux modèles prédominants sur le marché des annonceurs web puisque ce sont ceux qui permettent de réduire l’asymétrie entre éditeurs et annonceurs.

Dans cet article d’Octobre 2014, Liu et Viswanathan étudient les relations asymétriques actuelles existantes entre éditeurs et annonceurs web. L’étude des trois modèles PPI, P4P et hybride permet d’avoir un aperçu des dessous de la publicité sur internet et nous montre l’importance pour un éditeur de bien connaître et définir son annonceur pour une efficacité maximale de son message publicitaire.

Limites : Les auteurs proposent ici un modèle théorique de la tarification et des relations existantes entre éditeurs et annonceurs, mais ce modèle est basé sur une évaluation de la qualité des éditeurs qui serait la même pour tous les annonceurs, ce qui n’est pas le cas dans la réalité. Aussi, ils ne s’intéressent pas particulièrement à la spécificité si particulière du web de pouvoir cibler au maximum son audience, et n’étudient pas les variations qu’entrainent les différents modèles dans le ciblage des annonceurs web.

Références :

1 : Zhu, Y., & Wilbur, K. C. (2010). Hybrid advertising auctions. Marketing Science, 30(2), 249-273.

2 : Edelman, B. G., & Lee, H. S. (2008). CPC/CPA hybrid bidding in a second price auction. Harvard Business School NOM Unit Working Paper, (09-074).

 

Résumé Article 4: Exploring Advertising Equity: How a Brand’s Past Advertising May Affect Consumer Willingness to Approach Its Future Ads

Article 4 : Rosengren, S., & Dahlén, M. (2015). Exploring Advertising Equity: How a Brand’s Past Advertising May Affect Consumer Willingness to Approach Its Future Ads. Journal of Advertising, 1-13.

I. Situation

Les auteurs de cet article veulent apporter une nouvelle dimension à la recherche dans la publicité, qui jusqu’à présent a essentiellement porté sur l’évitement de la publicité de la part des consommateurs (Schweidel and Kent, 2009)1, et sur comment réussir malgré tout à capter leur attention (Pieters, Wedel & Batra, 2010)2.

 II. Problème

Rosengren et Dahlén veulent prouver en quoi la perception de la valeur des publicités passées d’une marque de la part du consommateur peut créer un capital publicité (brand equity) qui aidera dans le futur à capter son attention pour les prochaines publicités. Le capital publicité est donc subjectif et dépend des perceptions de chacun. Pour la création du terme capital publicité, ils s’inspirent de capital marque (brand equity), terme apparu dans le marketing dans les années 1980, représentant le lien entre le vécu avec la marque dans le passé (connaissance de la marque, expérience, fidélité …), et ce qui se passera avec la marque dans le futur (intention d’achat par exemple).

Ils posent les hypothèses suivantes :

(H1) : Le capital publicité est une dimension propre du capital marque.

(H2) : le capital publicité a un effet positif sur la volonté de s’exposer de la publicité.

III. Solution

Type de méthode utilisé : Afin de tester leurs hypothèses, les chercheurs réalisent une série de cinq expériences empiriques sur 1700 consommateurs à propos d’une centaine de marques, les confrontant à leur souvenir des publicités de marques, dans le présent mais aussi dans le futur, leur volonté à s’exposer de nouveau à des publicités de cette marque.

Résultats : Ils valident l’hypothèse 1 en montrant que le capital publicité diffère bien de l’attitude par rapport à la marque, des intentions d’achat,… L’hypothèse 2 est aussi validée puisque les perceptions de la valeur de la publicité d’une marque par un consommateur influence dans le futur sa volonté de faire attention aux publicités de cette même marque.

IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Ainsi, le capital publicité est bien un composant propre du capital marque, et il représente donc un nouvel outil de mesure important pour le marketing.

Dans la pratique, Rosengren et Dahlén préconisent par exemple aux professionnels d’évaluer leur capital publicité, et ainsi lors de la répartition des investissements publicitaires : les medias traditionnels (mass media) pourraient être utilisés en cas de faible capital publicité, et à l’inverse, les médias sociaux seraient un choix judicieux lors de capital publicité fort, puisque la volonté de s’exposer aux publicités futures existe déjà chez les consommateurs. 

Ainsi, en créant le capital publicité qui prend en compte les expositions passées et futures aux publicités d’une marque, Rosengren et Dahlén publient en 2015 une nouvelle mesure qui permettrait une meilleure répartition des investissements publicitaires pour une marque aujourd’hui : dans les médias traditionnels (en cas de capital marque faible) ou dans les médias internet (en cas de capital marque fort, et donc de volonté des consommateurs de s’exposer aux publicités de la marque). Les médias traditionnels (tv par exemple) sont donc encore incontournables dans l’exposition aux publicités.

 Limites : Bien que réalisés sur un large panel de 1700 personnes interrogées, les résultats de cette étude sont empiriques. Aussi, comme le relèvent les auteurs, il serait intéressant d’aller plus loin en étudiant le rôle du conscient et de l’inconscient dans la construction chez un consommateur du capital publicité.

Références :

1 : Schweidel, D. A., & Kent, R. J. (2009). Predictors of the gap between program and commercial audiences: An investigation using live tuning data. Journal of Marketing, 74(3), 18-33.

2 : Pieters, R., Wedel, M., & Batra, R. (2010). The stopping power of advertising: Measures and effects of visual complexity. Journal of Marketing, 74(5), 48-60.

Résumé Article 3: Advertising inputs and psychophysical judgments in vending-machine retailing

Article 3: Shimp, T. A., & Yokum, J. T. (1982). Advertising inputs and psychophysical judgments in vending-machine retailing. Journal of Retailing, 58(1), 95-113.

 I. Situation

Dans cet article, les deux auteurs étudient les conséquences de la publicité et de la dégustation d’un produit agroalimentaire sur l’évaluation du produit d’un individu qui va influencer par la suite son acte de rachat ou non.

 II. Problème

Shimp et Yokum partent d’un schéma portant sur les antécédents et conséquences du goût d’un produit qu’ils élaborent à partir des travaux de Huber et al. (1982)1. Selon eux, tout part de quatre facteurs : les facteurs personnels de l’individu, la formulation du produit, le facteur situation (là où le produit est dégusté) et les attentes (croyances dans le produit influencées par la publicité). Les trois premiers facteurs influent sur le goût obtenu lors de la dégustation du produit. Lorsque l’individu goûte le produit, il voit s’il répond à ses attentes, et en fonction de ces paramètres, il évalue le produit, évaluation qui par la suite influencera son acte de rachat ou non du produit.

Afin d’étudier le lien entre la publicité puis la dégustation d’un produit sur l’évaluation du produit d’un individu puis sur son acte de rachat ou non, les chercheurs vont jouer sur seulement deux facteurs sur quatre : sur la formulation du produit et sur les attentes de la publicité. Ils vont donc laisser de côté dans leur expérience les facteurs personnels de l’évaluation et le facteur situation, qui seront supposés les mêmes dans toute l’expérience.

Ils posent les hypothèses suivantes :

(H1) : L’acte de rachat d’un produit devrait diminuer en cas de non-respect des attentes puisque l’évaluation du produit sera moins favorable.

(H2) : Une publicité factuelle fausse (vantant des propriétés fausses bien précises d’un produit) et une publicité vague fausse (vantant la fausse supériorité par rapport à d’autres marques) devraient générer moins d’acte de rachat qu’une publicité conative (encourageant à acheter un nouveau produit).

(H3) : La publicité factuelle fausse devrait amener l’évaluation la moins positive du produit ainsi que l’acte de rachat le moins élevé des trois types de publicité.

III. Solution

Type de méthode utilisé : Pour leurs expériences, Shimp et Yokum ont généré des publicités donnant des fausses promesses, afin d’évaluer leur influence lors de la dégustation sur l’évaluation du produit et pour valider l’existence d’une influence ensuite sur l’acte de rachat. Les expériences ont eu lieu dans une université avec des distributeurs automatiques et des marques de cola fictives.

Pour les trois expériences, les auteurs ont fait varier le nombre de marque de colas, leurs formulations, ainsi que les types et promesses de publicités. Ils ont ensuite observé s’il y avait rachat ou non de la marque, malgré dans certains cas des promesses de publicités non conformes à la formulation et au goût du produit.

Solutions de l’expérience : Tout d’abord, la non-confirmation lors de la dégustation des promesses vantées dans la publicité d’un produit a des effets négatifs sur l’évaluation du produit, ce qui confirme l’hypothèse 1. L’hypothèse 2 est elle aussi validée.

Exagérer les fausses propriétés d’un produit dans une publicité affecte négativement l’évaluation du produit par l’individu et baisse à long-terme les actes de rachat du produit. En fait contrairement à l’hypothèse 3, ce n’est pas la publicité factuelle mais la publicité vague qui a amené la pire évaluation de produit, en étant fausse, avec l’acte de rachat le moins élevé.

Aussi, les chercheurs ont prouvé que plus l’écart entre ce que promettait la publicité et la réalité du produit lors de la dégustation était grand, plus l’évaluation du produit et l’acte de rachat étaient mauvais.

Enfin, une autre solution très intéressante apparue lors de l’expérience est que l’évaluation du produit et donc l’acte de rachat sont influencés par l’évaluation de la publicité par l’individu.

IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Shimp et Yokum prouvent ici qu’exagérer les propriétés d’un produit dans une publicité impactera très négativement, si elles sont fausses, l’évaluation du produit lors de la dégustation et donc l’acte de rachat. Attention aussi aux messages vagues de supériorité qui lorsqu’ils sont faux génèrent le plus de mal.

Ils découvrent aussi un nouveau composant lors de l’évaluation du produit d’un individu qui est l’évaluation qu’il fait de la publicité. Ainsi, si un individu affectionne une publicité, cela aura un effet positif sur l’évaluation du produit et donc sur l’acte de rachat.

Ils préconisent donc de créer des publicités qui seront appréciées et qui ne vantent pas faussement des produits.

Limite : Un des reproches possibles que nous pouvons faire à cette expérience est qu’elle ne prend pas en compte le facteur prix, ni la facilité de consommer le produit ou non, ni le packaging, … 

Bien qu’écrit en 1982, les auteurs ont prédit le changement qui s’est produit dans les années 90s où les marques ont cessé de communiquer sur les propriétés des produits du type par exemple ‘Ariel lave plus blanc que blanc’, et ont commencé à communiquer sur l’émotion pour créer un attachement à la marque2. Ainsi, une publicité capable de générer de l’affection engendre comme l’ont prouvé Shimp et Yokum une meilleure évaluation du produit et donc un nombre plus grand d’acte de rachat.

Références :

1 : Huber, J., Holbrook, M. B., & Schiffman, S. (1982). Situational psychophysics and the vending-machine problem. Journal of Retailing, 58(1), 82-94.

2 : Kapferer, J. N. (2013). Ré-inventer les marques: La fin des marques telles que nous les connaissons. Editions Eyrolles.

 

Résumé Article 2: Does attitude toward the ad affect brand attitude under a brand evaluation set?

Article 2: Gardner, M. P. (1985). Does attitude toward the ad affect brand attitude under a brand evaluation set?. Journal of Marketing Research, 192-198

 I. Situation

Dans cet article, Meryl Paula Gardner part des travaux de Mitchell & Olson en 19811 selon lesquels les croyances liées aux propriétés des produits affectent l’attitude par rapport aux produits des consommateurs, mais que ce n’est pas le seul facteur. En effet, d’après eux l’attitude face à la publicité, appelée Aad, est aussi un des facteurs de l’attitude d’un individu face aux propriétés des produits.

 II. Problème

Les expériences de Mitchell & Olson (1981)1 ont été effectuées en exposant les participants de l’étude à des messages publicitaires différents d’un lot de produits sans marque, soit sur les propriétés des produits eux-mêmes. Gardner veut ici mesurer quels sont les facteurs sur l’attitude d’un individu face à la marque sur des lots de produits avec marques.

Elle pose donc les hypothèses suivantes :

(H1) : Avec un lot de produits sans marque, l’attitude face à la publicité (Aad) influence l’attitude face aux propriétés du produit.

(H2) : Avec un lot de produits de marque, les croyances d’un individu par rapport à la marque influencent l’attitude face à la marque.

(H3) : Avec un lot de produits de marque, l’Aad a aussi un poids et influence aussi l’attitude face à la marque.

(H4) : Les croyances d’une marque ont plus d’effet sur l’attitude face à la marque d’un lot avec des produit de marque que d’un lot de produits sans marque.

III. Solution

Type de méthode utilisé : 136 étudiants répartis en deux groupes ont été exposés à des messages publicitaires de lots de produits de marques et à des messages publicitaires de lots de produits sans marque. Les messages publicitaires étaient à propos de balles de tennis et d’huile de cuisson.

Solutions de l’expérience : Gardner réussit à prouver ces trois principes :

  1. L’Aad et les croyances envers la marque influencent l’attitude envers la marque dans les lots de produits de marque et dans les lots de produits sans marque. Les hypothèses 1,2 et 3 sont donc validées.
  2. Dans les lots de produits de marque, les croyances envers la marque influencent plus fortement que l’Aad l’attitude envers la marque. L’hypothèse 4 est donc validée.
  3. L’Aad influence l’attitude face à la marque à peu près de la même façon dans un lot de produits de marque et dans un lot de produits sans marque.

IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Gardner réussit donc à démontrer l’importance de l’attitude face à la publicité, Aad, dans la formation de l’attitude face à la marque dans un lot de produits de marque.

Cette découverte importante permet d’étendre les travaux de Mitchell et Orson (1981)1 qui portaient sur un lot de produits sans marque aux lots de produits avec marque. Un individu qui éprouverait de l’affection par rapport à la publicité pourrait donc éprouver de l’affection pour la marque de la publicité.

Limite : il faudrait aussi approfondir les particularités de la relation entre Aad et la formation de l’attitude face à la marque.

Référence :

1 : Olson, J. C., & Mitchell, A. A. (1981). Are product attribute beliefs the only mediator of advertising effects on brand attitude?, Journal of Marketing Research, XVIII, 318-32.

Résumé Article 1 : Are product attribute beliefs the only mediator of advertising effects on brand attitude?

Article 1: Olson, J. C., & Mitchell, A. A. (1981). Are product attribute beliefs the only mediator of advertising effects on brand attitude?, Journal of Marketing Research, XVIII, 318-32.

 I. Situation

Dans cet article, Olson et Mitchell reprennent la théorie de l’action raisonnée (Fishbein et Ajzen, 1975)1 qui définit comme facteurs principaux du comportement deux types de croyances.

En premier lieu, les croyances et évaluations prévoient les conséquences du comportement et donc influent l’attitude envers le comportement, qui influent à leur tour l’intention d’effectuer le comportement ou non et le comportement lui-même.

Le deuxième facteur du comportement passe par les croyances normatives d’un individu, qui dépendent des croyances du groupe, de l’extérieur, qui influent les normes subjectives qui influent à leur tour l’intention d’effectuer le comportement et donc in fine, le comportement.

 II. Problème

En appliquant la théorie de l’action raisonnée (Fishbein et Ajzen, 1975)1, Olson et Mitchell supposent que les croyances des attributs du produit engendrent l’attitude par rapport au produit. Les croyances des attributs du produit étant donc le seul facteur.

Ils essayent donc de prouver l’existence d’autres facteurs avec la logique suivante : si les croyances sont les seules à influencer l’attitude, alors retirer les effets du message publicitaire portant sur les croyances enlèverait également l’effet du message sur les attitudes.

Ainsi, même si le message continue d’influencer sur les attitudes, d’autres facteurs ont agit.

III. Solution

Type de méthode utilisé : Une étude a été menée auprès de 71 étudiants exposés chacun à quatre messages publicitaires répétés de façon aléatoire et portant sur des marques inconnues de mouchoirs ainsi que sur les propriétés des produits.

Résultats : Olson et Mitchell valident leur hypothèse selon laquelle les croyances envers les propriétés des produits sont un des facteurs des attitudes par rapport à la marque, et non le seul. En effet, ils ont relevé un autre facteur portant sur l’attitude d’un individu face aux propriétés des produits : son attitude face à la publicité, appelée Aad.

 IV. Notes d’intérêt pour la recherche

Ainsi, dans ce premier article de notre sélection, Olson & Mitchell démontrent que l’attitude face à la publicité, Aad, est un facteur considérable de l’attitude face aux propriétés d’un produit chez un consommateur. Cet article montre donc l’importance de la publicité dans le marketing produit, et conforte l’intérêt de notre objet de recherche.

Limites : Olson et Mitchell prouvent ici l’existence d’un autre facteur influant sur l’attitude d’un consommateur face aux propriétés d’un produit : l’attitude face à la publicité, Aad. Cependant, leur expérience portait sur les propriétés de produits et non sur la marque, son application au marketing est donc difficilement applicable…

Référence :

1 : Fishbein, M., & Ajzen, I. (1975). Belief, attitude, intention and behavior: An introduction to theory and research. Reading, Massachussetts : Addison-Wesley.

FICHE: Differential Effects of Atmospheric Cues on Emotions and Loyalty Intention with Respect to Age under Online/Offline Environment

Référence : Sandra Maria Correia Loureiro, Holger Roschk (2014) “Differential Effects of Atmospheric Cues on Emotions and Loyalty Intention with Respect to Age under Online/Offline Environment”, Journal of Retailing and Consumer Services, Vol. 21, pp. 211-219

Idée dominante : Le graphisme (décoration, attributs physiques) et la conception de l’information (compréhension, informations pertinentes) sont aussi importants l’un que l’autre dans un contexte physique hors-ligne. En ligne en revanche, le design a peu d’importance et l’on regarde davantage la façon dont les informations sont procurées.

Résumé :

Cette étude examine l’effet des éléments d’atmosphère, tels que le graphisme et la conception de l’information, sur les émotions positives des consommateurs et sur leur loyauté. Ce modèle compare les comportements en ligne et en boutique de plus de 350 répondants d’âges différents.

Ainsi, les consommateurs en boutique ou en ligne sont stimulés par des éléments atmosphériques qui résonnent dans leur organisme et qui créent une réponse (réaction, émotion). Les résultats en boutique montrent que le graphisme crée des réactions émotionnelles positives et est source de loyauté. La conception de l’information est également source de loyauté c’est-à-dire que les consommateurs vont utiliser, visiter ou acheter à nouveau à l’avenir. En ligne par ailleurs, la conception de l’information est essentielle par rapport au graphisme. Elle est créatrice de loyauté et d’émotions positives alors que le graphisme ne donne sur ce point aucun résultat significatif.

De même, il a été prouvé qu’en boutique, les émotions positives prédisent les comportements de loyauté parmi les jeunes consommateurs et pas chez les plus âgés. En ligne, le graphisme  est plus significatif chez les jeunes consommateurs et sera alors source de loyauté.

Note d’intérêt :

Graphisme : décoration attirante

Conception de l’information : facile à utiliser, information utile et bien placée, bonne navigation.

Pour les biens en général, le graphisme n’est pas aussi important qu’une information visible et facile d’accès dans la création d’un acte de consommation ou dans la naissance de comportements de loyauté envers la marque.

Le premier but du site est donc d’être source d’une information suffisante et pertinente sur le produit. La simplicité et l’efficacité seront source de loyauté.

Limites : D’autres stimulis pourraient être pris en compte dans la recherche afin d’aller plus loin : le son, les vidéos animées. L’étude pourrait également examiner l’âge de façon plus précise puisqu’il n’est crée que deux groupes ici : les jeunes et les plus âgés.