Pauline Folcher, Sarah Mussol (2017), Que pensent les millennials des objets connectés ?

Archives ouvertes.

Mots clés :

Internet des objets, objets connectés, maison connectée, millenials

Résumé :

Les Millénnials, ou génération Y ont aujourd’hui une trentaine d’années et ils ont connu l’évolution d’Internet. A l’heure où les objets connectés font leur apparition, l’avis des milléniaux par rapport à l’Internet des objets est important à connaitre pour les entreprises car ils risqueront de les utiliser que ce soit au travail, à leur domicile ou dans leur vie quotidienne.

Développement :

L’ambivalence de l’Internet des objets, les objets connectés divisent : « ils sont à la fois porteur de facilité au quotidien mais également chronophages de par leur complexité » (Pauline Folcher, Sarah Mussol, 2017, p.6). Les craintes des consommateurs sont fondées, les problèmes de sécurité, de protection de la vie privée et la complexité des objets connectés ne rassurent pas forcément les consommateurs. Cependant, l’apparition des produits connectés est une grande progression pour l’innovation et les nouvelles technologies.

La génération Y vit à l’ère du numérique et des nouvelles technologies : « les Millennials se caractérisent par leur exposition précoce au numérique qui résulte dans une hyper-connectivité, notamment sur les réseaux sociaux via leurs smartphones. » (Pauline Folcher, Sarah Mussol 2017, p.6). Parmi les Millennials, on distingue « les digital natives » nés avec la technologie et qui correspondent à la génération Z, habitués aux nouvelles technologies et aux changements concernant le numérique, et « les digital immigrants » de la génération Y : « les seconds présentent un intérêt pour la technologie et la nouveauté, mais les premiers y ont été complétement plongés dès la naissance ; ces deux sous-générations n’ont pas le même rapport à l’usage et l’utilité des objets connectés. » (Pauline Folcher, Sarah Mussol, 2017, p.7)

Une étude a été réalisée pour récolter les avis de certaines personnes par rapport aux objets connectés et aux appartements intelligents, voici les résultats ci-dessous :

La majorité des personnes interrogées sont sans opinion (plus de 70% concernant les objets connectés et plus de 50% concernant les appartements intelligents)

Références bibliographiques :

Ardelet C., Veg-Sala N., Goudey A. et Haikel-Elsabeh M. (2017), Entre crainte et désir pour les objets connectés : comprendre l’ambivalence des consommateurs, Décisions Marketing, 86(Avr/Juin), 31-46.

Aurier P., Evrard Y. et N’Goala, G. (2004), Comprendre et mesurer la valeur du point de vue du consommateur, Recherche et Applications en Marketing, 19(3), 1-20.

Benghozi P.J., Bureau, S. et Massit-Folea, F. (2008). L’Internet des objets. Quels enjeux pour les Européens ? Rapport de la chaire Orange ”innovation and regulation”, Ecole polytechnique et TELECOM Paris Tech. 2008.

Boulevert JM. Et Bourquisseau E. (2016), Objets connectés : la nouvelle révolution numérique, Saint Herblain : Editions ENI.

Cerf V. (2001), contributions dans, The Invisible Futur, Peter Denning (ed.): McGraw Hill, et “Have My Shoe Talk to Your Refrigerator”, paru dans Salon.com

Chouk I. et Mani Z. (2016), Les objets connectés peuvent-ils susciter une résistance de la part des consommateurs ? Une étude netnographique, Décisions Marketing, 84 (Oct/Dec.), 19-41.

CERP-IdO (Cluster of European Research Projects on the Internet of Things) (2010), Vision and Challenges for Realising the Internet of Things, Mars.

Dano F., Roux E. et Nyeck S. (2003), Les hommes, leur apparence et les cosmétiques : approche socio-sémiotique, Décisions Marketing, 29(Janv/Mars), 7-18.

Delanda M. (2011), Philosophy and simulation: the emergence of synthetic reason, London: Continuum.

Deleuze et Guattari (1987), Capitalism and schizophrenia: A Thousand Plateaus, Mineapolis: University of Minesota Press.

Caroline Bayart, Agnès Lancini, Catherine Viot (2017), L’intention d’adopter des objets connectés chez les jeunes de la génération Y et Z

Archives ouvertes.

Mots clés :

Innovation, objets connectés

Résumé :

L’Internet des objets (IOT) est de plus en plus utilisé dans tous les domaines : le sport, l’automobile, l’électroménager… Les jeunes générations vont vivre dans un monde ultra connecté. « L’Internet des objets est présenté par Hoffman et Novak, comme la troisième phase d’internet. » (Caroline Bayart, Agnès Lancini, Catherine Viot, 2017, p.3) Pour cette raison, l’IOT devrait être adopté par les générations Y et Z qui sont beaucoup plus connectés en comparaison avec les générations précédentes.

Développement :

Les facteurs de décisions au moment de l’achat des objets connectés sont les suivants : « des facteurs d’ordre émotionnels et affectifs : attitude de l’individu à l’égard du comportement et normes subjectives, ou attitude du groupe social à l’égard de ce comportement. Des facteurs d’ordre cognitifs : le degré de contrôle perçu, qui se décline en éléments facilitateurs de l’adoption du comportement. » (Caroline Bayart, Agnès Lancini, Catherine Viot, 2017, p.6).

Quelle est l’utilisation des objets connectés pour les générations Y et Z ? La génération Y concerne les personnes nées entre le début des années 80 et la fin des années 90. La génération Z concerne les personnes nées après l’année 2000. Dans l’article, une étude empirique a été réalisée dans le secteur de l’assurance, les entreprises s’intéressent fortement aux manières de pensées des jeunes générations car ce sont eux qui représentent l’avenir. Voilà en quoi consiste l’étude empirique réalisée : « les données ont été collectées auprès de 80 jeunes adultes appartenant à la génération Z. L’âge moyen est de 18,4 ans. L’étendue va de 17 à 22 ans. L’échantillon est composé à 72,5% de femmes. » (Caroline Bayart, Agnès Lancini, Catherine Viot, 2017, p.18). Les résultats de l’étude montrent une régression à l’utilisation des objets connectés en général, cependant, à l’aube d’une nouvelle ère dominée par le numérique, les générations Y et Z pourront faire évoluer d’une manière constante l’utilisation de ces objets.

Références bibliographiques :

P.J. Barlatier, « Management de l’innovation et nouvelle ère

numérique – enjeux et perspectives », Revue Française de Gestion,

Vol 42, n°254, 2016, p. 55-63.

H. Baumgartner, J.-B. Steenkamp, “Exploratory consumer buying

behavior: Conceptualization and measurement”. International Journal

of Research in Marketing, Vol 13 n°2, 1996, p. 121−137.

M. Brucks, “The effect of product class Knowledge on information

search behaviour”, Journal of Consumer Research, Vol 12 n°1, 1985, p. 1-

16.

Pierre Le Louarn, « La tendance à innover des consommateurs: Analyse conceptuelle et proposition d’une échelle de mesure »

Recherche et Applications en Marketing, Vol 12, n°1, 1997, p. 3−20.

D. Leonard-Barton, I. Deschamps, “Managerial influence in the implementation of new technology”, Management Science, Vol 34 n°10, 1988, p. 1252–1265.

Guoxin Li, Ruijin Zhang, and Chao Wang, “The role of product originality, usefulness and motivated consumer innovativeness in new product adoption intentions”, Journal of Product Innovation

Management, Vol 32, n° 2, 2015, p.214–223.

K.C. Manning, W.O. Bearden, T.J. Madden, “Consumer innovativeness and the adoption process”, Journal of Consumer Psychology, Vol 4 n°4, 1995, p. 329−345.

D.F. Midgley, G.R. Dowling, “Innovativeness: The concept and its measurement”, Journal of Consumer Research, Vol 4 n°4, 1978, p. 229−242.

Pauline Folcher, Sarah Mussol (2018), La valeur perçue des objets connectés, une lecture par la théorie de l’agencement.

Montpellier Research in Management

Mots clés :

Objets connectés, IOT, valeur perçue

Résumé :

Cet article nous présente la théorie de l’agencement selon les philosophes : Gilles Deleuze et Félix Guattari, appliqué à la valeur des objets connectés. La théorie de l’agencement est un ensemble de concepts qui répondent à des problématiques données. Le plan de l’article est le suivant : dans un premier temps, il décrit les fondements théoriques de la théorie de l’agencement, dans un second temps, l’application de cette théorie en marketing et marketing digital, enfin, sa pertinence d’un point de vue théorique.

Développement :

D’où vient la théorie de l’agencement ? Elle a été mise en place par deux philosophes : Deleuze et Gattari en 1980, on remarque que ce terme possède une multitude de définitions différentes : « pour Deleuze un agencement est une multiplicité qui comporte divers thermes hétérogènes et qui établit des relations ou relations entre ces derniers. » « Chaque agencement est une partie d’un agencement plus large. » « Un agencement est formé de plusieurs composantes qui interagissent entre elles pour créer quelque chose d’inexistant initialement. » (Pauline Folcher, Sarah Mussol, 2018, p.2). Comment cette théorie s’applique-t-elle à la notion d’objets connectés ? D’après l’article : « ces explications conceptuelles rendent alors évidentes l’analogie possible entre cette théorie de l’agencement, à l’origine philosophique et les objets connectés. En effet, l’internet des objets permet grâce à des techniques de mise en réseau, aux objets connectés d’interagir entre eux afin de réaliser un agencement donnant lieu à la structure d’un espace de possibilité. » (Pauline Folcher, Sarah Mussol, 2018, p.2), ce n’est pas tout d’après le philosophe Delanda : « les objets connectés entrent également en relation avec des entités munies de caractéristiques physiques différentes comme des plantes (les pots de fleurs connectés), d’autres objets (le smartphone, l’alarme et les portes d’une maison), des animaux et plus largement avec l’humain. » (Pauline Folcher, Sarah Mussol, 2018, p.2). Les objets connectés ont la particularité de pouvoir se connecter entre eux mais également avec tous types d’objets et c’est ce qui les rends si attractifs.

Ci-dessous un exemple d’agencement qui relie : l’Humain, le podomètre, l’application et le smartphone. Ce schéma nous permet de bien comprendre comment se présente la théorie de l’agencement entre plusieurs acteurs.

La théorie de l’agencement pour les objets connectés n’empêche pas les freins à la consommation. En effet, les freins à la consommation sont divers : « des freins tout d’abord psychologiques, comme la peur du piratage, la perte de contrôle sur les données récoltées, l’intrusion dans la vie privée, ou encore la dépendance. » (Pauline Folcher, Sarah Mussol, 2018, p.6). Il existe également d’autres freins à la consommation comme le prix des objets connectés, la complexité de certains d’entre eux, le manque de garantie au niveau de la sécurité. La théorie de l’agencement a un impact sur les valeurs perçues des objets connectés. Le schéma suivant nous démontre cet impact sur les valeurs perçues par les consommateurs.

Références bibliographiques :

Ardelet C., Veg-Sala N., Goudey A. et Haikel-Elsabeh M. (2017), Entre crainte et désir pour les objets connectés : comprendre l’ambivalence des consommateurs, Décisions Marketing, 86 (Avr/Juin): 31-46.

Aurier P., Evrard Y. et N’Goala, G. (2004), Comprendre et mesurer la valeur du point de vue du consommateur, Recherche et Applications en Marketing, 19(3): 1-20.

Benghozi P.J., Bureau, S. et Massit-Folea, F. (2008). L’Internet des objets. Quels enjeux pour les Européens? Rapport de la chaire Orange « innovation and regulation », Ecole Polytechnique et TELECOM Paris Tech. 2008.

Bradford T. et Schouten J. (2015), Understanding Dynamism in Consumers’ Relationships With Brands Through Assemblage Theory, ACR North American Advances, Duluth.

Chouk I. et Mani Z. (2016), Les objets connectés peuvent-ils susciter une résistance de la part des consommateurs ? Une étude netnographique, Décisions Marketing, 84 (Oct/Dec.): 19-41.

Hassan Azdimousa, Hatim Benyoussef, Laila El Harouchi (2018), L’usage des objets connectés au Maroc : Vers la mise en place d’un modèle conceptuel.

Revue Marocaine de recherche en management et marketing.

Mots clés :

Internet des objets, web 3.0, marketing 4.0, Maroc

Résumé :

Internet a récemment pris une nouvelle tournure avec l’apparition de l’Internet des objets, les objets connectés, le Big Data, l’Intelligence artificielle, le machine learning… L’internet des objets fait son apparition à travers le monde, notamment au Maroc où un modèle conceptuel a été mis en place.

Développement :

Les consommateurs sont la base du circuit de consommation. Ils décident d’utiliser de nouveaux objets lorsque leur croyance, leur habitude ou leur besoin entre en compte. Comme le mentionne l’article ce sont « des conditions plus facilitantes que contraignantes de l’usage de l’objet » (Hassan Azdimousa, Hatim Benyoussef, Laila El Harouchi, p.3), mais il existe également des facteurs de résistance à la consommation.

Tout d’abord, le coût d’acquisition peut faire hésiter les consommateurs : « les sacrifices monétaires consentis par le consommateur peuvent en effet constituer un frein à l’achat. » (Hassan Azdimousa, Hatim Benyoussef, Laila El Harouchi, p.4). Dans un second temps, l’article décrit trois sources principales de résistance chez les consommateurs :

  • « Risque de performance lié au manque de fiabilité des objets (dysfonctionnement) et de l’information produite et communiquée par leur biais (mesures erronées) ou à l’insuffisance des avantages procurés par leur utilisation.
  • Risque de sécurité et de violation de la vie privée dû à l’absence de contrôle sur les informations communiquées, à la communication des données sensibles à l’insu du consommateur, à l’utilisation faites des données collectées, à la vulnérabilité de l’objet et à la surveillance permanente de l’utilisateur.
  • Risque sanitaire physique lié à l’exposition continue aux ondes, ou psychologique lié à la dépendance vis-à-vis de ces dispositifs technologiques, à l’anxiété ou l’isolement engendrés par une utilisation excessive. » (Hassan Azdimousa, Hatim Benyoussef, Laila Harouch, p.4)

Le développement d’une nouvelle technologie ne fait pas forcément l’unanimité chez les consommateurs potentiels.

Qu’est-ce qu’un modèle conceptuel des objets connectés ? C’est une analyse de l’utilisation des objets connectés à partir de certaines données qui ont été étudiées.

Ci-dessus le modèle conceptuel de l’usage des objets connectés, présent dans l’article.

Références bibliographiques :

  • Ambroise L., Brignier J-M. & Mathews C. (2010), Les motivations cachées des consommateurs de marques d’enseigne : et si on parlait d’autre chose que du rapport qualité-prix ? Revue Française du Marketing, 227, 2, 45-62.
  • Ashton A. (2009), That ‘Internet of Things’ Thing, RFID Journal.
  • Aurier P., Evrard Y. & N’Goala G. (2004), Comprendre et mesurer la valeur du point de vue du consommateur, Recherche et Applications en Marketing, 19, 3, 1-20.
  • Chouk I. & Mani Z. (2016), Les objets peuvent-ils susciter une résistance de la part des consommateurs ? Une étude netnographique, Décisions Marketing, 84, 19-41.
  • Davis F., Bagozzi R. &Warshaw P. (1989), User Acceptance of Computer Technology: A Comparison of Two Theoretical Models, Management Science, 35, 8, 982-1003.
  • Delone W. & McLean E. (1992), Information Systems Success: The Quest for the Dependent Variable, Information Systems Research, 3, 1, 60-95.
  • Delone W. & McLean E. (2003), The DeLone and McLean Model of Information Systems Success: A Ten-Year Update, Journal of Management Information Systems, 19, 4, 9-30.
  • EMC & IDC (2014), The Digital Universe of Opportunities: Rich Data and the Increasing Value of the Internet of Things, p. 2.
  • Filser M., Plichon V. & Lambrey B. (2003), La Valorisation de L’Expérience en Magasin : Analyse de L’Adaptabilité d’une Echelle de Mesure de la Valeur Perçue, Cahiers de Recherche GERMAT- UPRES de VIAE de Tours, 16, 102, 5-24.
  • GrowthEnabler (2017), Market Pulse Report, Internet of Things (IoT), 36 p.
  • Hérault S. &Belvaux B. (2014), Privacyparadox et adoption de technologies intrusives. Le cas de la géolocalisation mobile, Décisions Marketing, 74, 67-82.
  • Institut Montaigne (2015), Big data et objets connectés, Faire de la France un champion de la révolution numérique, p.228.
  • Karahanna E. & Straub D. (1999), The Psychological Origins of Perceived Usefulness and Ease-ofUse,Information & Management, 35, 237-250.
  • Kim Y., Park Y. & Choi J. (2017), A study on the adoption of IoT smart home service: using Valuebased Adoption Model, Total Quality Management & Business Excellence, 1-17.

Khalid Samhale et Richard Ladwein (2019), L’impact de l’influence sociale sur l’intention d’usage des objets connectés pour le sport.

Revue française des sciences de l’information et de la communication

Mots clés :

Sport, objets connectés, intention d’usage, influence sociale, crédibilité du fournisseur

Résumé :

L’intérêt de l’Internet des Objets (IOT) est de faciliter la vie des consommateurs, notamment dans le domaine sportif. Comment font les fournisseurs pour attirer les utilisateurs ? Plusieurs facteurs sont à prendre en compte, notamment en ce qui concerne les objets connectés pour le sport. Cet article étudie les facteurs déterminants de l’intention d’usage aux objets connectés sur le sport, ainsi que leur impact dans la société.

Développement :

L’apparition des objets connectés a engendré une grande influence sociale, en effet : « Lors de l’analyse des comportements des individus face aux nouvelles technologies, on ne peut pas négliger l’aspect social et son influence importante sur le choix et la confiance à l’égard des nouvelles technologies. » (Khalid Samhale et Richard Ladwein, 2019 p.3). Les potentiels acheteurs ont tendance à se laisser influencer par les personnes achetant déjà ces objets connectés, si ces personnes sont nombreuses à acheter et si les avis sont positifs, les individus auront tendance à acheter les produits.

L’un des facteurs les plus importants lors de l’achat d’un nouveau produit et l’utilité perçue de celui-ci. Les consommateurs achètent un produit seulement si celui-ci leur est vraiment utile et leur apporte une certaine plus-value. Selon de nombreux chercheurs cette utilité permet aux sociétés de prévoir les comportements du consommateur : « le terme utile signifie la capacité d’usage d’un produit/service profitablement et avantageusement. Cette notion de l’utilité perçue a préoccupé de nombreux chercheurs par son rôle majeur et déterminant du comportement des utilisateurs et sa puissance prédictive importante (Davis 1989). Selon ce dernier, l’utilité perçue est très importante à prendre en considération par ceux qui souhaitent faciliter l’acceptation d’une technologie par les utilisateurs. » (Khalid Samhale et Richard Ladwein, 2019 p.4).

La crédibilité des fabricants d’objets connectés est également essentielle à la consommation de ces objets par les utilisateurs. Sa réputation est très importante : « la crédibilité n’est pas un attribut propre au fabricant, mais une perception subjective de son image, sa compétence et sa réputation formée par les utilisateurs en se basant sur des informations acquises et des expériences vécues avec lui auparavant. » (Khalid Samhale et Richard Ladwein, 2019 p.5). Autrement dit, un bon fabricant influence indirectement le nombre de ventes.

Références bibliographiques :

  • ADAMS, D.A, NELSON, R.R et TODD, P.A (1992), Perceveid Usefulness, Ease of Use, and Usage of Information Technology (U.o Management Information Systems Research, Center, Ed.) MIS Quaterly, 16(2), 227-247.
  • AJZEN, I. (1985). From Intentions to Actions : A Theory of Planned Behavior, In D. J. Beckmann,
  • Action Control : From Cognition to Behavior (pp 11-39). Springer Berlin Heidelberg.
  • AJZEN, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational behavior and human decision process, 50 (2), 179-211.
  • AJZEN, I et FISHBEIN, M. (2005). The influence of attitudes on behavior. In D.ALBARRACIN,
  • B. T JOHNSON et M. P. ZANNA ; The handbook of attitudes (pp. 173-221). Mahwah : Erlbaum,
  • ATZORI, L., IERA, A et MORABITO, G. (2010). The internet of things : A survey, Computer networks, 54(15), 2787-2805.
  • BAGOZZI, R. et YI, Y. (2012). Specification, Evaluation, and Interpretation of Structural Equation Models. Journal of the Academy of Marketing Science, 40, 8-34.
  • BARKI, H et HARTWICK, J. (1994). Measuring user participation, user involvement, and user attitude. MIS quarterly, 59-82.

Mehdi Nemri (2016), Demain, l’Internet des objets

France stratégie, note d’analyse.

Mots clés :

Objets connectés, Internet, avenir, entreprises, consommateurs

Résumé :

Dans cet article l’auteur Medhi Nemri définit l’importance de l’Internet des objets pour les entreprises et pour les individus. Il démontre que les objets connectés feront définitivement parti de nos vies d’ici 2020. Le plan utilisé par l’auteur pour cet article est le suivant : premièrement, l’Internet des objets, de quoi s’agit-il ? Deuxièmement, Un nouvel usage technologique des objets. Troisièmement, un secteur en marche vers la maturité économique ? D’un point de vue technique, social et économique. Ensuite, des éléments de comparaison international et pour finir une conclusion.

Développement :

Un développement croissant des objets connectés dans tous les domaines. Dans son article, datant de l’année 2016 l’auteur Mehdi Nemri prévoit une augmentation des objets connectés dans les domaines suivants : la santé, l’automobile, l’habitat ou l’assurance. Comme le démontre le graphique suivant :

Source : https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/notes_danalyse_22.pdf

Entre 2010 et 2020, le nombre d’objets connectables avec des puces et des étiquettes intelligentes augmente considérablement, en effet il y’en a environ 4 milliards en 2010 et près de 80 milliards en 2020, d’après le graphique ci-dessus.

C’est également l’avènement de nouvelles plateformes qui vont participer à la création et au développement de ces objets connectés, voici certains exemples de ces plateformes :

  • Android Wear : « Cet OS a été conçu pour la « wearable technology » notamment les montres et les vêtements intelligents. » (Mehdi Nemri, 2016 p.3)
  • QNX : « La société canadienne veut rebondir grâce aux objets connectés, avec QNX, racheté en 2010. La solution équipe déjà des systèmes automobiles. » (Mehdi Nemri, 2016 p.3)
  • Tizen : « Cet OS soutenu par Samsung et Intel pourrait connaître une seconde vie, après son échec sur les smartphones. Il va équiper des bracelets connectés et des télévisions. » (Mehdi Nemri, 2016 p.3)
  • Riot : « Issu de la recherche académique en France (avec le soutien de l’Inria) et en Allemagne, il peut théoriquement tourner sous tout type d’objet connecté, avec ou sans écran. » (Mehdi Nemri, 2016 p.3)

Le positionnement de la France par rapport à l’apparition des objets connectés : Il existe de nombreuses entreprises en France qui sont spécialisées dans la commercialisation des objets connectés, tel que : Parrot, Netatmo, Withings, elles sont d’ailleurs reconnues à l’internationale. « BPI France est le premier investisseur pour les fabricants français d’objets connectés avec 82 millions d’euros déjà investis dans 43 objets connectés. En comparaison, les Etats-Unis et la Chine sont également de gros investisseurs dans le domaine des objets connectés, à travers des entreprises comme Cisco, IBM, Intel pour les Etats-Unis, alors que du côté de la Chine « l’Internet des objets a été intégré au 12e plan quinquennal comme l’un des sept domaines stratégiques à développer prioritairement. » (Mehdi Nemri, 2016 p.7)

Références bibliographiques :

  • Gille L. et Marchandise J.F (dir) (2013), La dynamique d’Internet. Prospective 2030, étude réalisée pour le commissariat général à la stratégie et à la prospective, Paris, Etudes, n1.
  • Charles Arthur, Wearables : one third of consumers abandoning devices, The Guardian, 1er avril 2014.
  • Siné A., Hausswalt P. et Garcin C.(2011), Le soutien à l’économie numérique et à l’innovation. Inspection générale des nuances
  • Federal Trade Commission, Chairwoman Edith Ramirez (2014), Procteting Consumer Privacy in a Big Data Age, The Media Institute Washington DC,mai.

Source :https://s3.eu-west-1.amazonaws.com/expopolis-4instance/magazines/MagazineN5-a3.pdf

Isabelle Chalamon, Inès Chouk, Denis Guiot (2012), La cyber-résistance du consommateur, quels enjeux pour les entreprises ?

Décisions Marketing.

Mots clés :

Cyber-résistance, entreprises, consommateurs

Résumé :

L’objectif de cette étude est de mettre en évidence les enjeux de la cyber-résistance pour les entreprises. Dans un premier temps, l’article souligne les apports du web pour la mise en place d’actions de résistance, ensuite il détaille les principales modalités d’actions du cyber-résistants tout en précisant les spécificités liées à internet. En conclusion, les réponses stratégiques des entreprises face à la cyber-résistance sont examinées.

Source :https://www.researchgate.net/publication/258725408_La_Cyber-resistance_du_consommateur_quels_enjeux_pour_les_entreprises

Développement :

Pour commencer, les auteurs de l’article nous proposent une définition du terme de cyber-résistance : « l’ensemble des actions d’opposition – individuelles ou collectives – exprimées par les consommateurs sur le web vis-à-vis de certaines pratiques. » (Isabelle Chalamon, Inès Chouk et Denis Guiot, 2012 p.3). En quoi cette cyber-résistance est-elle un problème pour les entreprises ?

Les cyber-résistants peuvent procéder de deux manières différentes, la première est la suivante : « il s’agit soit de contester certaines actions spécifiques d’une entreprise (les offres, les marques, les prestations ou certaines pratiques de ventes) » (Isabelle Chalamon, Inès Chouk et Denis Guiot, 2012 p.3) les consommateurs appelés « cyber-résistants » vont montrer leur désaccord en effectuant plusieurs actions : refus d’acheter, commentaires négatifs par rapport aux produits vendus… Dans un second temps, les cyber-résistants peuvent « contester le système de consommation dans sa globalité » (Isabelle Chalamon, Inès Chouk et Denis Guiot, 2012 p.3) en refusant d’acheter les produits proposés, tout en expliquant la raison de ce refus aux consommateurs.

Les dangers de la cyber-résistance pour les entreprises :

  • La diminution du nombre de ventes, si certains consommateurs décident de ne plus acheter les produits proposés cela va automatiquement diminuer les chiffres de ventes des entreprises.
  • La cyber-résistance peut influencer les consommateurs et les utilisateurs, en effet l’article nous le démontre : « par exemple, la diffusion par e-mail d’informations compromettantes sur une entreprise, peut, dans certains cas, modifier fortement son activité. » (Isabelle Chalamon, Inès Chouk et Denis Guiot, 2012 p.3)

Source : file:///C:/Users/parsi/Downloads/ARTICLEDMCYBER-RESISTANCE.pdf

Cette capture d’écran nous démontre que la relation entre un client et une entreprise est très importante et peut améliorer ou dégrader fortement l’image de marque de celle-ci, ce qui va influencer fortement les ventes de la société. Les cyber-résistants profitent de la large diffusion possible grâce à Internet pour partager leurs opinions avec le grand public. Certains cyber-résistants utilisent l’anonymat pour ces différentes raisons : « l’anonymat est un mécanisme qui permet de résister et de dénoncer sans divulguer des informations concernant l’identité du résistant. Il s’agit d’un facteur qui peut encourager la résistance sur internet. » (Isabelle Chalamon, Inès Chouk et Denis Guiot, 2012 p.4)

Comment les entreprises se défendent-elles face à cette cyber-résistance ? Les entreprises ont mis en place trois stratégies pour pouvoir lutter contre la cyber-résistante :

  • La stratégie répressive
  • La stratégie préventive
  • La stratégie collaborative

Le tableau suivant nous explique en détail le contexte d’utilisation, le type d’actions et les limites de ces stratégies :

Source : file:///C:/Users/parsi/Downloads/ARTICLEDMCYBER-RESISTANCE.pdf

Références bibliographiques :

  • Quels pouvoirs pour le consommateur ? (Editorial), Décisions Marketing, 61, janvier-mars, 5-9
  • Camus – Univ d’Angers G. Cazes-Valette-ESC Toulouse i. Chalamon- INSEEC Lyon
  • Aix en Provence E.Lombardot – Univ de Paris 1 Panthéon – Sorbonne Z. Malas – Univ

Chouk I et Mani Z. (2016), Les objets connectés peuvent-ils susciter une résistance de la part des consommateurs ? Une étude netnographique, Décisions Marketing, 84, 19-41.

Mots clés :

Consommateurs, objets connectés, netnographie, résistance

Résumé :

Cet article décrit la résistance de certains consommateurs face aux objets connectés. Il y’a trois types de facteurs de résistances d’après une étude netnographique (network et ethnographie) : facteurs liés au système, facteurs liés aux objets connectés, facteurs liés aux consommateurs.

Développement :

Le champ lexical de la résistance est très souvent utilisé dans cet article et particulièrement le mot résistance : « résistance de la part des consommateurs » « résistance aux objets connectés » « résistance à l’innovation » « cyber-résistance » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.1,2,3,4,5). Les auteurs de cet article ont décidé de démontrer que les objets connectés n’étaient pas acceptés par certains consommateurs comme le montre la problématique : « quels sont les facteurs de résistance aux objets connectés ? Quelles sont les formes d’expression de cette résistance sur ce média ? » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.4)

Une étude netnographique a été réalisée pour répondre à ces deux questions. Tout d’abord qu’est-ce que la netnographie ? D’après la définition de l’article : « la netnographie est une forme d’ethnographie appliquée au contexte virtuel. Elle permet d’analyser des échanges communicationnels et des interactions sociales et culturelles dans le cadre d’une communauté virtuelle et in fine de leur donner un sens. » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.11) Cette étude a donc permis d’analyser ce que disent les consommateurs sur internet (les réseaux sociaux notamment) par rapport aux objets connectés, en effet les individus ont tendance à s’exprimer plus facilement sur les réseaux que lors d’un entretien en face à face.

Plusieurs tableaux ont été réalisés lors de cette étude, le premier tableau correspond aux « Caractéristiques des objets connectés et sources de résistances » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.9) avec le descriptif des objets connectés concernant l’intelligence, la connectivité et l’ubiquité (capacité d’être présent dans plusieurs lieux à la fois), à ces descriptifs sont ajoutés les sources potentielles de résistance. Le deuxième tableau correspond aux « principaux risques liés à l’utilisation des objets connectés » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.10), il est composé des différents risques : « risque de sécurité, risque de violation de la vie privée, risque de performance, risque psychologique, risque physique et risque financier » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.10) suivi de la description de ses risques. Ensuite, le tableau numéro trois correspond aux : « communautés étudiées, avec les communautés, leur présentation, le total des membres, le sujet étudié, le total des participants et le total des messages. » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.11). Enfin, le tableau numéro quatre correspond aux « facteurs et formes de résistance aux objets connectés, avec les rubriques, les thèmes, les sous-thèmes, les exemples d’objets connectés cités, le nombre d’étiquettes thématiques et les pourcentages par thème. » (Chouk I et Mani Z, 2016, p.22).

Les facteurs de résistance aux objets connectés : D’après l’étude netnographique qui a été réalisée, les facteurs de résistance aux objets connectés sont nombreux pour les consommateurs. Voici certains exemples, tout d’abord, un problème lié à l’intimité des personnes revient souvent : « le risque de surveillance des consommateurs : les internautes évoquent les capacités techniques de ces objets à connaître, à suivre et à enregistrer leurs déplacements, les détails de leurs activités quotidiennes et les données de leur vie privée. » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.13). Dans un second temps, une question de liberté est remise en cause : « la privation de liberté causée par le système : des internautes rejettent les objets connectés dont certains commencent à devenir petit à petit comme un choix par défaut imposé par le système (les entreprises, l’Etat, la société…). Un internaute pense « qu’aujourd’hui, certains de ces appareils (objets connectés) commencent déjà à nous être imposés de fait, soit parce qu’on nous les fournit par défaut en ne proposant par ailleurs que des choix moins accessibles, plus chers, ou moins pratiques, soit parce qu’ils nous sont prescrits autoritairement et sans alternative. » » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.14). Enfin, un problème de sécurité, en effet « les internautes craignent la divulgation, le vol ou l’utilisation frauduleuse de données sensibles ou encore la prise de contrôle de ces objets par des tiers non autorisés. » (Chouk I et Mani Z, 2016 p.14)

Références bibliographiques :

  • Berton P. (2002), Discours d’accompagnement, in G. Bertrand (dir), Les nouvelles technologies : quels usages, quels usagers ? Dossiers de l’audiovisuel, 103, Paris, INA, 6-9.
  • Chalamon I., Chouk I et Guiot D (2012), La cyber-résistance du consommateur : Quels enjeux pour les entreprises ? Décisons Marketing, 68,83-88.
  • Chang Y.P., Dong X.B., Sun W. (2014), Influence of characteristic of the Internet of Things on consumer purchase intention, Social Behavior and Personality, 42, 2,321-330.
  • EMC (2014), The digital universe of opportunities : rich data and the increasing value of the Internet of Things, disponible en ligne : https://www.emc.com/collateral/analyst-reports/idc-digital-universe-2014.pdf
  • Hoffman D.L. et Novak T.P. (2015), Emergent experience and the connected consumer in the smarthome assemblage and the internet of things. Center for the ConnectedConsumer, George Washington University school of Business, disponible en ligne http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2648786

Chadi Hantouche (2016), Peut-on sécuriser l’Internet des objets ?

Sécurité et Stratégie.

Mots clés :

Sécurité, objets connectés, risques

Résumé :

Les objets connectés sont de plus en plus nombreux, au-delà des nombreux avantages qu’ils procurent aux consommateurs, la question de la sécurité se pose. Comment faire pour les sécuriser ? Dans cet article, Chadi Hantouche tente de répondre à cette question, en expliquant les risques et les solutions en cas de danger.

Développement :

L’Internet des objets s’applique à la domotique, à la mobilité, à la santé… Il faut donc s’assurer que son utilisation sera sécurisée. Cet article répond justement à cette question : « Peut-on sécuriser l’Internet des objets ? » (Chadi Hantouche, 2016 p.1)

Les objets connectés marquent le début d’une nouvelle aire dans la technologie et l’innovation. Les secteurs les plus touchés sont, d’après l’article : « la domotique (ampoules, thermostats, télévisions, enceintes…), la sécurité physique (caméras de surveillance, serruriers, détecteurs de fumée, porte-clés…), la mobilité sous diverses formes (capteurs de vélo, voitures, poussettes, montres, lunettes…) ou encore le bien-être (thermomètres, fourchettes, tensiomètres, capteurs cardiaques…) » (Chadi Hantouche, 2016 p.31) Dans un second temps, le nombre de ces objets ne va cesser d’augmenter, comme le démontre les données suivantes : « 200 milliards d’objets connectés en 2020. Pour l’année 2016 seule, c’est une estimation de plus de 6 milliards d’objets – dont 2 milliards en entreprise – soit une augmentation de 30% par rapport à 2015. » (Chadi Hantouche, 2016 p.31). Le grand nombre et l’apport nouveau de ses objets connectés est une réelle opportunité pour les entreprises, dans un premier temps : « Plusieurs initiatives de sociétés visent à concevoir des objets connectés pour leurs besoins métiers ou les commercialiser. » (Chadi Hantouche, 2016 p.32). Dans un second temps, leur apparition crée également de nouvelles menaces : « L’essor de cet Internet des objets n’est pas sans danger, d’autant plus que les risques, qui étaient surtout virtuels, s’étendent au domaine du physique. » (Chadi Hantouche, 2016 p.32).

Les problèmes de sécurité sont donc assez fréquents et le terme de cybercriminalité est de plus en plus présent. Il s’agit d’utiliser ces objets connectés pour des projets dangereux, voici quelques exemples : « le fusil connecté : en passant par la connexion wifi du fusil, il est possible de modifier le programme de visée automatique, pour faire rater la cible au tireur – voire en atteindre une autre. » (Chadi Hamtouche, 2016 p.33), un autre exemple : « Le réfrigérateur malveillant : la société de sécurité Proofpoint révélait avoir découvert un réseau de 450 000 machines piratées à travers le monde, utilisées pour envoyer en masse du courrier électronique indésirable. Parmi ces machines dites « zombies » car sous le contrôle du pirate, se trouvaient 100 000 objets connectés dont… Des réfrigérateurs dont les fonctions de messageries avaient été détournés. » (Chadi Hantouche, 2016 p.33). Certains ont profité de l’essor de ces objets pour en créer de nouveaux, dangereux et malveillants pour la population.

Comment sécuriser l’Internet des Objets ? Le logiciel CARA a été mis en place, voir ci-après :

Source : file:///C:/Users/parsi/Downloads/SESTR_022_0031.pdf

Pour pouvoir lutter contre les risques de cybercriminalité et les problèmes de sécurité, les entreprises ont recours à ce logiciel, il permet une analyse complète des objets connectés qu’elle va utiliser.

Références bibliographiques :

Linda Cambon (2016), Objets connectés, mobiles communicants en prévention : dépasser l’outil, penser l’intervention

Santé publique.

Mots clés :

Prévention, environnement, objets connectés, outils

Résumé :

Lorsqu’on parle d’appareils connectés on sait maintenant qu’ils seront très prochainement utilisés dans les domaines de prévention et de santé. Les objectifs sont les suivants : une amélioration de l’état de santé de la population, être capable de prévenir les problèmes de santé de façon plus rapide, pouvoir créer une interaction sociale entre les individus grâce à ces objets.

Développement :

L’objectif de cet article est de présenter les objets connectés comme des objets pouvant jouer un rôle dans la santé publique. Ils peuvent permettre à l’humain d’acquérir du bien-être, en effet comme le démontre l’article : « il s’agit de collecter, mesurer, comparer différentes variables biologiques, physiques, comportementales et environnementales, dans un objectif de mieux-être, de maintien, ou d’amélioration de l’état de santé. » (Linda Cambon, 2016 p.5). Le domaine de la santé est d’une importance capitale, c’est pour cette raison que les chercheurs et les créateurs d’objets connectés tentent de les appliquer au domaine de la santé, d’ici l’année 2020 il y’en aura assez pour qu’ils puissent être utilisés pour la santé et le bien-être.

Cependant, la question du prix de ces objets se pose, car si certains consommateurs pourront se les procurer sans encombre, ce n’est pas le cas de toute la population, les inégalités sociales seront accrues avec l’utilisation de ces objets : « Peu d’études, aussi, explorent la question de cette efficacité au regard des inégalités sociales que leur usage peut entraîner. » (Linda Cambon, 2016 p.5). Deux fractures sont évoquées : « le risque est que la fracture numérique entraîne une fracture sanitaire entre usagers ayant accès à cette technologie et en faisant usage et les autres. » (Linda Cambon, 2016 p.5). D’après la définition Wikipédia : « Une fracture numérique est la disparité d’accès aux technologies informatiques, notamment internet. Elle recouvre parfois le clivage entre les info-émetteurs et les info-récepteurs. »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fracture_num%C3%A9rique_(g%C3%A9ographique)

La fracture sanitaire concerne l’accès au soin, qui n’est pas le même pour tous.

Ces objets étaient encore inconnus du grand public en 2016, dû à un manque de données et d’informations. Comment vont-ils être utilisés pour permettre de réelles performances : « il s’agit de définir les objectifs et les contours de leur usage : sur quels ressorts psycho-sociaux s’appuient l’usage de ces objets à des fins de santé ? A quelles finalités répondent-ils ? Auprès de quels types de public sont-ils pertinents ? En quoi compensent-ils ou complètent-ils les stratégies traditionnelles ? Quels facteurs socio-environnementaux potentialisent ou limitent les effets de ces objets sur le changement de comportement ? Quel impact en fonction du gradient social ? » (Linda Cambon, 2016 p.5)

Références bibliographiques :

  • Salmon FD, Tallec LL. L’e-santé : de nouveaux usages pour les technologies individuelles en santé publique. Ann Mines – Réal Ind. 2014 Nov 14 : Novembre 2014(4) : 70-5.
  • Swan M Emerging Patient-Driven Health Care Models : An Examination of Health Social Networks Consuer Personalized Medicine and Quantified Self-Tracking. IntEnviron Res Public Health. 2009 Feb ; 6(2) : 492-525.