Mesurer l’activité durant la crise sanitaire

Didier BlanchetJean-Luc Tavernier (2020), Mesurer l’activité durant la crise sanitaire, Revue de l’OFCE, (166), pages 23 à 44 https://doi.org/10.3917/reof.166.0023

 

Mots clés : Crise sanitaire, Diagnostic conjoncturel, Comptes nationaux

 

Au sein de cette étude, on aborde la crise sanitaire de la COVID-19 au cours des derniers mois à date de décembre 2020. Les acteurs du suivi économique conjoncturel ont du mettre en places des adaptations au cours de cette crise.

Les évaluations de l’ampleur du choc se sont accumulées et affinées au fil des semaines, chaque organisme y contribuant selon ses tropismes et ses avantages comparatifs, chacun tirant parti des travaux des autres et les nourrissant en retour.

Dans cet article, les chercheurs on essayer d’établir et de mettre en avant dans cette article, un premier bilan de cette période compliquée. Pour ce faire, il se pose principalement trois questions en terme d’instruments de mesure, l’objet même de cette mesure, et la comparabilité internationale des chiffres.

 

Développement:

Tout d’abord on nous parle du contexte actuel particulier lié à la pandémie de la COVID-19 et comment l’INSEE arrive a suivre l’activité économique.

En temps normal, l’INSEE alimente le diagnostic sur l’économie française de trois manières :

  1. Son département de la conjoncture produit tous les trois mois une Note ou un point de conjoncture avec des premières estimations de l’évolution de l’économie française sur le trimestre qui s’achève ou vient de s’achever, et des prévisions courant sur le trimestre ou les deux trimestres suivants.
  2. Les comptes trimestriels publient ensuite leurs estimations de l’évolution effective de l’économie sur le trimestre écoulé : la première estimation est publiée un mois après la fin du trimestre, elle consiste en une fiche de PIB présentant l’évolution de ce dernier et de ses principales composantes.
  3. Enfin, l’estimation complète des comptes nationaux est fournie par les comptes annuels mais bien plus tardivement, parce que s’appuyant principalement sur des données comptables d’entreprises dont les remontées ne sont que très progressives et qui nécessitent un important travail d’analyse et de mise en cohérence.

Mais la pandémie actuelle est venue bousculée ce dispositif traditionnel. En effet, en ce qui concerne les comptes annuels, le risque était que le passage en télétravail ne permette pas de les boucler en temps et en heure : tel n’a pas été le cas, ils ont été normalement publiés fin mai. D’un point de vue trimestriels les comptes du 1er trimestre 2020 qui étaient attendus pour la fin avril étaient en revanche directement concernés par la crise, son déclenchement ayant affecté les deux dernières semaines de ce premier trimestre : il fallait se préparer à rendre compte de cet impact. Suite à ça, l’INSEE a décidé de ne pas rentrer dans cet exercice de 2020.

Comme nous avons pu le voir dans une étude (Mesurer l’impact de la crise Covid-19) du même journal, l’INSEE, comme la Banque de France, ainsi que d’autres organismes gérant des statistiques, ont dû adapter leurs modalités de travail.

Il est important de noter que la situation actuelle est très différente de celle qu’on avait connue lors de la crise de 2008-2009, où la qualité des estimations et des prévisions avait déjà été fortement mise à mal. C’est pourquoi les services statistiques ministériels n’ont pas été en reste. Ainsi, la Dares, service statistique du ministère en charge du travail, a lancé la publication hebdomadaire d’un tableau de bord permettant de suivre en temps réel la progression des demandes d’activité partielle.

La complémentarité entre les sources statistiques traditionnelles et les nouvelles sources de données mobilisées depuis le début de la crise sanitaire avancent ensemble sur ce sujet sensible. Mais cette complémentarité des différents outils n’était pas acquise d’entrée de jeu, en tirer parti découle d’un processus progressif de preuve par l’exemple et de mise en confiance des détenteurs de ces données. De ce point de vue, cette crise très inédite aura effectivement constitué un contexte propice aux avancées.

 

Résultats:

Dans cette étude, en même temps que de suivre les décès de façon hebdomadaire pandas la pandémie, il restait quand même important de mesurer les conséquences économiques de cette crise sanitaire et leur traduction en points de PIB.

En résultats, les chiffres sont finalement bien installés dans le débat public, avec moins de contestation qu’on ne pouvait le craindre. La raison vraisemblable est que, pour le coup, on est dans un cas de figure où la mission du PIB est la moins susceptible d’être mal comprise. Derrière son chiffre, il y a les revenus de la population, les risques de tomber au chômage ou de ne pas trouver d’emploi, les baisses de chiffres d’affaires et les risques de défaillance d’entreprises, les conséquences de tout cela pour les finances publiques.

Paradoxalement, la crise est ainsi venue fournir un lot d’arguments pour le courant de défense du PIB ou de la comptabilité nationale en général. Et en réalité, le principe de mesurer l’activité du secteur public par les coûts de production ne vaut que pour l’activité en valeur.

 

Conclusion:

En conclusion, face à une telle crise, ce n’est pas de moins de comptabilité nationale qu’on a besoin : ce qui s’est passé et ce qui nous attend rendent encore plus nécessaire qu’à l’ordinaire un suivi de la situation économique des différents agents, pour apprécier lesquels et à quelle hauteur ont besoin d’être soutenus. De plus, en temps normal la comparabilité des chiffres n’est pas aussi affirmée que ce qu’on serait en droit d’attendre. Le contexte de crise a encore plus accentué ce problème.

 

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Mesurer l’impact de la crise Covid-19

Vincent BignonOlivier Garnier (2020), Mesurer l’impact de la crise Covid-19, Revue de l’OFCE, (166), pages 45 à 57 https://doi.org/10.3917/reof.166.0045

 

Mots clés : Nowcasting, Conjoncture, Enquête, Crédit, Epargne

 

Dans cet article on trouve le détail afin de comprendre comment le système d’information statistique de la Banque de France a été adapté et mobilisé pour éclairer sur les conséquences économiques de la crise, en prenant l’exemple de deux productions majeures de la Banque de France : l’estimation du niveau de l’activité économique française à partir de l’Enquête Mensuelle de Conjoncture et la position financière nette des ménages et des entreprises.

 

Développement:

Dans cet article, on nous parle du contexte actuel particulier lié à la pandémie de la COVID-19 et de la Banque de France qui a due adapté son système d’information. Les restrictions administratives ont eu un impact variable selon les secteurs.

L’article met en évidence l’évolution estimer des pertes d’activité et de PIB au cours de l’année 2020 par le biais d’enquêtes. On début la fréquences des enquêtes était mensuelle et elle est devenue par la suite hebdomadaire, auprès des banques commerciales des principaux comptes financiers des ménages et des entreprises.

La récolte de données a permis de constater très rapidement une envolée simultanée de l’endettement et de trésorerie des entreprises et également une forte hausse de l’épargne bancaire des ménages.

Après avoir proposé, dans un premier temps de parler des enquêtes pour estimer les pertes d’activité et le PIB, on nous parle ensuite du suivi rapproché de la situation financière des ménages et des sociétés non financières.

Dans cette article, les enquêtes ont été réalisées par la Banque de France qui est st à la fois productrice et utilisatrice de statistiques. Ces enquêtes sont utilisées pour effectuer chaque mois une prévision du Produit Intérieur Brut (PIB) trimestriel de la France et pour le tableau de bord des tendances économiques régionales.

Durant la période de la COVID-19, leurs outils statistiques ont été fortement mobilisés afin d’éclairer rapidement à la fois les décisions de politique monétaire et le public.

La crise de la COVID-19 est plutôt une crise récente inédite non seulement par son caractère exogène à l’économie mais également parce qu’elle a fortement modifié les relations économiques entre agents. Les prévisions du PIB ont alors étés perturbés  et donc il a été impossible de les calculées avec les méthodes habituelles initiales, telles que les méthodes d’économétriques. En effet, l’impact inédit et brutal du confinement en mars 2020 sur l’activité économique a remis en cause les régularités statistiques.

 

Le recueil et la publication des statistiques monétaires et financières a été également adaptée à la nouvelle situation créée par le Covid-19. Le choc induit par la crise sanitaire et le confinement a conduit la Banque de France à établir un suivi à fréquence plus élevée des principaux postes des comptes financiers des entreprises et des ménages.

 

Résultats:

Une fois les questionnaires collectés, les réponses à la question sur la perte d’activité ont été agrégées au niveau sectoriel en pondérant la réponse de chaque firme par ses effectifs, permettant ainsi de construire un tableau de bord sectoriel.

Il montre à la fois la forte remontée de l’activité entre avril et fin septembre et la persistance d’une forte hétérogénéité entre les secteurs.

S’agissant des ménages, les données sur les dépôts et les crédits ont permis très vite de mettre en évidence la forte hausse de leur épargne bancaire (numéraire + dépôts – crédits). Au niveau de l’ensemble de la France métropolitaine, les dépôts par ménage ont augmenté en moyenne de 3 532 euros (+6,8 %) sur cette même période de mars à août 2020. Cette moyenne recouvre néanmoins des disparités régionales, avec des taux de variation allant de +5,4 % pour le Centre-Val de Loire à +8,9 % pour l’Île-de-France. Il convient aussi de souligner que ces montants moyens par ménage peuvent recouvrir d’importantes disparités au sein de la population de chaque région.

 

Comme dans le cas des entreprises, il serait utile de compléter ce suivi macro-financier de l’épargne des ménages par des analyses en temps réel à un niveau plus microéconomique, afin de mettre en évidence les disparités d’évolutions entre ménages. Le Conseil d’analyse économique vient ainsi de mener une étude à partir de données bancaires individuelles

 

Conclusion:

Dans cet étude, on nous montre d’un part que la situation sanitaire a eu des effets sectoriels très différenciés, du fait de l’interruption de l’activité dans certains secteurs, du passage en télétravail massif et de l’augmentation de la demande pour certains biens comme l’alimentation tandis que la consommation d’autres biens a fortement baissé. D’autre part la situation sanitaire a créé simultanément des chocs d’offre et demande, et modifié les flux de recettes et de dépenses des agents économiques. Leur situation en matière de trésorerie et d’endettement en a été modifiée, parfois fortement. D’un côté, une partie des ménages empêchés de consommer ont accumulé de l’épargne « forcée ». De l’autre, les entreprises ont recouru à l’endettement pour faire face aux risques pesant sur leur trésorerie. Les données collectées par la Banque de France sur les dépôts et les crédits ont donc été de première importance.

Pour répondre à ces questions inédites, les enquêtes et productions statistiques « traditionnelles » se sont finalement révélées les sources les plus utiles et les plus fiables, grâce à la forte réactivité des informateurs et des agents en charge de la collecte et du traitement.

 

Références:

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Le management des normes, un nouvel avantage concurrentiel pour les banques. Cas d’une banque régionale

Joëlle Randriamiarana (2016), Le management des normes, un nouvel avantage concurrentiel pour les banques. Cas d’une banque régionale, Management & Avenir, (N° 90), pages 61 à 85 https://doi.org/10.3917/mav.090.0061

 

Mots clés : Management, Concurrentiel, Banques

 

Dans cet article, on nous présente les différents dispositifs qui ont été mis en place par une banque mutualiste pour le pilotage de la liquidité dans le cadres des normes Bâle III qui est une réforme mise en place afin de renforcer le système financier à la suite de la crise financière de 2007. Il faut savoir que les réglementations s’adaptent aux différentes crises et les établissements bancaires, à leur tour, doivent faire face aux nouvelles règles et normes édictées et s’organiser en conséquence.

Selon les chercheurs, le métier bancaire est complexe du fait de la multitude de créanciers qui sont des déposants de toute sorte. La banque a de ce fait une gouvernance particulière, qui n’est pas limitée aux cercles clos des conseils d’administration et de surveillance, mais ouverte aux organismes de tutelle. Ainsi, depuis la fin des années 1980, la gouvernance des établissements est étroitement liée aux régulations mises en place dans le cadre des accords de Bâle.

L’article met donc en avant l’étude de cas construite à partir d’une recherche-accompagnement auprès des différents établissement bancaires, en examiner l’impact des changements de règlementations de la réforme de la Bâle.

Tout ceci afin d’essayer de répondre à cette question : Comment les banques peuvent-elles faire du management des normes une nouvelle source d’avantages concurrentiels ?

 

Développement:

Après avoir proposé, dans un premier temps des apports et limite de cette réforme qu’est la Bâle III, dans un second temps, on nous expose la méthodologie de recherche, et enfin on ouvre la discussion sur les résultats et les développements possibles.

Afin de traiter la problématique exposée, nous nous sommes intéressés au cas d’un établissement de type mutualiste qui est dans le processus de mise en place de la réglementation Bâle III depuis janvier 2013.

 

  • Bâle III

Les établissements bancaires et mutualistes sont actuellement soumis à des contraintes dans la mise en place de Bâle III, qui impose des exigences aussi bien qualitatives que quantitatives dans les reporting.

Les objectifs de cette norme sont notamment d’assurer la résilience et la viabilité du secteur bancaire, en complément de la protection des dépôts des clients et la stabilité du système financier. Pour les exigences qualitatives, depuis 2008, on compte plus d’une quinzaine de recommandations publié dans « les Principes de saine gestion et de surveillance du risque de liquidité ». En ce qui concerne les exigences quantitatives, qui se traduisent par le respect des ratios réglementaires. À chaque réglementation du comité de Bâle, de Bâle I à Bâle III, ces exigences qualitatives, quantitatives et de reporting ont évolué, nécessitant une gestion différente.

L’une des propositions de la tétranormalisation est de constater que les normes, quel que soit leur domaine d’application, ont des conséquences paradoxales. D’un côté, elles créent de la sécurité et réduisent l’incertitude, de l’autre, elles peuvent être sources de perturbations dans les organisations.

 

  • Méthodologie

La recherche-accompagnement qui a été la méthodologie retenue par les chercheurs de cette étude, nécessite des observations longitudinales de terrain, avec une présence partielle, d’une part, et une situation d’interactivité avec les acteurs, d’autre part, remplissant ainsi les principaux critères de l’étude.

Pour recontextualiser un peu les choses, l’étude s’est déroulée en deux phases (une phase d’observation et une autre d’échanges sous forme d’entretiens) et a eu lieu sur une période de dix-neuf mois, plus précisément de juin 2014 à décembre 2015. Son objectif était de comprendre comment la réglementation Bâle III a été mise en place au sein de l’établissement mutualiste sur lequel l’étude s’appuie.

 

  • Discussions et développements

L’étude menée dans cette article a permis de souligner l’importance de la gestion des contraintes normatives dans le cadre de la mise en place de la réglementation Bâle III. Cependant l’étude présente certaines limites liées à la période d’observation. Celle-ci correspond à l’entrée en vigueur du premier ratio, trop prématurée pour analyser l’arbitrage qui aurait pu être fait par l’établissement sur les différents ratios à respecter.

 

Résultats:

Les résultats soulignent le caractère contraignant de la réglementation au sein de l’établissement bancaire mutualiste, d’autant plus que le respect des ratios représente de véritables enjeux stratégiques, laissant peu de place à l’arbitrage. En nous basant sur l’analyse des facteurs clés de succès d’une gestion efficiente des normes, tels que présentés par la théorie de la tétra normalisation, nous observons une véritable implication de la direction dans l’orchestration de la réglementation qui a nécessité la mise en place d’une ingénierie normative adaptée.

Les résultats issus de cette recherche montrent bien que de nombreux changements sont observés essentiellement au niveau de l’organisation, guidés par l’obligation de piloter la liquidité à court terme.

Les résultats soulignent en outre le renforcement des travaux collaboratifs entre financiers et commerciaux, les dispositifs préconisés par la théorie de la tétranormalisation se retrouvent dans les mesures prises par l’établissement étudié.

 

Conclusion:

Dans cet étude, on nous montre la réglementation est considérée comme contraignante par les parties prenantes en interne, et que l’entreprise sur laquelle l’étude est basée a cependant su anticiper les changements en mettant en place une gestion qui, à de nombreux égards, est en accord avec les préconisations de la théorie de la tétranormalisation qui sera décrite ultérieurement.

On note également qu’une la crise de 2007 a montré qu’une gestion stricte de la liquidité est plus que jamais indispensable.

 

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La filière équine, une filière agricole qui se diversifie pour résister à la crise

Carole BottonJohanna Edelbloude (2020), La filière équine, une filière agricole qui se diversifie pour résister à la crise, Économie rurale, (N°374), pages 9 à 15 https://doi.org/10.4000/economierurale.8186  https://www.cairn.info/revue-economie-rurale-2020-4-page-9.htm

 

Mots clés : Equine, Agricole, Resister, Crise

 

Dans cet article, on nous parle de la façon dont la filière équine dans le secteur agricole a réussi à se diversifier afin de résisté à la crise due à la pandémie de la COVID-19. Pour information, la filière équine englobe un vaste panel d’activités professionnelles et de loisirs en lien avec le cheval.

Depuis quelques années, ce secteur traverse une crise en plus de celle de la pandémie survenu en 2020, au cours de laquelle de nombreux professionnels d’établissements équestres, des éleveurs, des cavaliers professionnels, des entraîneurs et les hippodromes ont dû suspendre leur activité. La perte de dynamisme enregistrée par les organisations du secteur équin est donc plus que jamais bouleversée par de très forts enjeux économiques.

 

Développement:

Après avoir proposé, dans un premier temps de parler du contexte, dans un second temps, on nous expose l’état des lieux et puis pour finir on nous parle de la problématique ici présentée. Le but est d’analyser la “recompositions socio-professionnelles d’un secteur en crise : la filière équine”.

La filière équine est plutôt puissante économiquement puisqu’elle génère plus de 60 000 emplois directs et 11 milliards de chiffre d’affaires que ce soit sur les activités d’élevage, de courses hippiques, des centres équestres ou bien d’artisanat. Cependant, au cours de ces dernières années le bilan est plutôt mitigé.

Selon les chercheurs, malgré son importance économique et sociale, la filière équine ne constitue pas un champ de recherche à part entière au sein des sciences humaines et sociales, au contraire d’autres filières animales ou agricoles, vitivinicole par exemple.

La crise soulève la question des stratégies de pérennisation et de développement des structures équines, servies notamment par la bipolarisation entre, d’une part, un processus de démocratisation qui implique une diversification de ses activités et, d’autre part, des velléités élitistes d’excellence qui impliquent une spécialisation.

Bien étudiée par les sciences dites dures telles que la biologie, la filière équine est peu visible dans le domaine des sciences humaines et sociales, comme démontré précédemment. Parmi elles, certaines disciplines telles que la science politique, le droit et la gestion y trouveraient sans difficulté matière à réflexion. En effet, cette filière représentative dans plusieurs secteurs possède de terrains riches et diversifiés. Cette filière génère également des transactions économiques colossales, en volumes comme en montants.

 

Résultats:

Suite à l’élaboration d’une étude statistique des chercheurs sur l’élevage équin pour mettre en lumière les spécificités propres à chaque territoire et à chaque race, les résultats obtenus révèlent l’atomisation et la diversité des exploitations avec équins au sein du secteur agricole, les auteurs proposent d’établir une typologie de ces exploitations en fonction des variables enregistrées par le recensement agricole.

 

Conclusion:

Dans cet étude, on nous montre que la filière équine est source d’opportunités de recherches d’autant plus stimulantes qu’elles sont diversifiées et soutenues par les institutions. Ainsi, la majorité des travaux présentés par les chercheurs s’inscrivent dans des projets plus larges financés par l’IFCE ou le Fonds Eperon. À ce jour, la forte dimension émotionnelle dans les conduites de projets peut s’appréhender comme une contrainte. Ainsi, la plupart des chercheurs travaillant sur la filière ont eux-mêmes des affinités avec leur objet de recherche, le cheval. La formation d’équipes de recherches transverses et plus ouvertes aux non-initiés est non seulement envisageable mais souhaitable, notamment pour éviter que le rapport à l’objet soit source de biais dans la conduite des recherches.

 

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Quelles leçons avons-nous apprises de la crise financière ?

Erkki Liikanen (2013),Quelles leçons avons-nous apprises de la crise financière?, Revue d’économie financière, (N° 112), pages 111 à 124 https://doi.org/10.3917/ecofi.112.0111

 

Mots clés : Politique monétaire, Leçons, Crise financière, Mondiale

 

Dans cet article, on nous parle de la politique monétaire ainsi que de la stabilité financière dans le but de faire de la prévention concernant les crises qui s’enchaînent, dans notre société. Le but est d’essayer de comprendre les impacts d’une crise afin de pouvoir contrôler les excès de crédit et d’endettement important dans le futur.

L’article met en avant que des réformes ont été mises en place depuis la crise de 2008 mais que celles-ci doivent être en lien avec la politique monétaire.

 

Développement:

Après avoir proposé, dans un premier temps de parler de politique monétaire et de stabilité financière, dans un second temps, on nous expose les différentes propositions et réformes qui ont été mises en place, et puis pour finir on nous parle de l’influence de la structure bancaire sur la politique monétaire.

Dans les années 1990, plus précisément en 1993 le projet de l’Union économique et monétaire a vu le jour. Tout allait plutôt bien jusqu’à l’apparition de “crise financière”. En effet, c’est n’est qu’à l’apparition de la crise que la fragilité de ces dispositions a été révélée. Ce n’est donc qu’après la crise qu’une réévaluation des politiques économiques a débuté et que la réglementation financière a été renforcée. D’après les chercheurs, un système financier stable est une condition nécessaire à la réussite de la politique monétaire et la stabilité des prix crée à son tour les meilleures conditions préalables à la stabilité financière. Mais ce n’est pas la seule leçon à tirer de cette crise. En effet, il faut également connaître l’importance de l’indépendance de la politique monétaire et également la politique budgétaire, par laquelle il a fallu rendre l’accès au crédit moins facile pour éviter les surendettements. Cependant, l’impact de cette restriction du crédit sur l’activité économique a réduit les pressions inflationnistes et, dans certains cas elle a créé un risque réel de déflation. Suite à cette crise, l’expérience retenue est l’idée qu’il vaut mieux empêcher les excès financiers lorsqu’ils apparaissent plutôt que de s’en préoccuper seulement lorsqu’ils ont entraîné une récession.

Suite à ça, un certain nombre de propositions et de réformes ont été mises en place, et ce, dans le but d’éviter que ce genre de crise ne se reproduise. Voici les propositions et réformes:

  • un renforcement de la réglementation prudentielle en matière de solvabilité et de liquidité ;
  • une amélioration de la base institutionnelle pour la surveillance et la gestion des situations de crise ;
  • l’introduction d’instruments macroprudentiels pour prévenir les risques systémiques dans le système bancaire et les marchés financiers ;
  • une réglementation de la structure du secteur bancaire.

Les propositions de réformes structurelles de ce dernier item visent à séparer les activités liées aux valeurs mobilières et aux produits dérivés les plus risqués des activités de dépôt des banques. L’objectif principal de ces propositions est de limiter la portée des garanties publiques afin qu’elles n’entraînent aucune prise de risque supplémentaire. On note que la réforme structurelle proposée n’est pas un remède miracle, mais qu’elle doit être envisagée comme une partie du programme complet de réformes réglementaires incluant de meilleures règles en matière de solvabilité et de liquidité.

 

Résultats:

Voici les recommandations faite pour tirer leçon de la crise de 2008, afin d’éviter des impacts et enjeux économiques trop importants:

  • séparer les activités de négociation pour compte propre sur valeurs mobilières et produits dérivés d’une certaine importance des banques de dépôt
  • séparer les activités risquées des banques de dépôt si les plans de redressement et de résolution spécifiques aux banques l’exigent
  • mettre au point des instruments spécifiques au renflouement interne pour améliorer la capacité d’absorption des pertes des banques
  • vérification de fonds propres pour les actifs détenus à des fins de négociation et de prêts immobiliers
  • organes de direction et de gestion des banques doivent être renforcés ; la fonction de gestion des risques au sein des banques doit être renforcée et plus indépendante ; les rémunérations des dirigeants doivent être limitées afin de ne pas donner de fausses incitations ; la déclaration des risques doit être améliorée et des réels pouvoirs de sanction doivent être accordés aux autorités de surveillance

 

Conclusion:

Dans cet étude, on nous montre tout d’abord que la stabilité financière est très importante dans la politique monétaire et que l’aspect le plus important de la politique de stabilité est la prévention des crises.

On note également qu’une réforme structurelle du système bancaire serait bénéfique à la stabilité financière. En effet, si on sépare les opérations les plus risquées sur les valeurs mobilières et les produits dérivés des banques de dépôt, on empêchera la contagion entre la prise de risque spéculatif et la protection des dépôts.

Enfin, la réforme structurelle du secteur bancaire vient en complément et non en remplacement des autres améliorations réglementaires. Ce qui fait que les liens entre ces instruments et la politique monétaire sont si étroits que les banques centrales doivent s’impliquer au maximum dans leur mise au point et leur utilisation.

 

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Sensory marketing strategies and consumer behavior: sensible selling using all five senses

Auteurs: Hussain, Sharafat Hussain, S. (2019). Sensory marketing strategies and consumer behavior: sensible selling using all five senses. IUP Journal of Business Strategy, 16(3), 34-44. Mots clés: Consumer behavior, Marketing strategy, Selling A travers cette étude, l’auteur veut montrer que les 5 sens doivent être analyser afin d’aider à comprendre les processus de consommation dans lesquels le comportement et la prise de décision individuels sont des facteurs importants. Le marketing sensoriel est une stratégie marketing innovante visant à stimuler la relation d’un client avec une marque, ce qui favorise une connexion émotionnelle qui optimise la fidélité à la marque. Cet article traite de ce qui constitue le marketing sensoriel, c’est-à-dire le marketing visuel, le marketing auditif, le marketing olfactif, le marketing tactile et le marketing gustatif, et de son impact possible sur le comportement des consommateurs, à travers diverses revues de littérature. Conclusion L’étude conclut que le défi pour les spécialistes du marketing est de rechercher, comprendre et stimuler les cinq sens des consommateurs qui peuvent conduire à un changement de comportement du consommateur, en influençant directement les ventes, les bénéfices et la part de marché. Le marketing sensoriel est différent des autres types de marketing car il influence directement les sens du consommateur. Le marketing visuel comprend les logos, les noms, les emballages, la conception des produits, etc. Il crée une perception de la qualité et conduit à l’achat, ce qui a un impact direct sur la construction d’une marque forte. Dans le marketing olfactif, les senteurs peuvent être appliquées sous différentes formes à un produit pour différencier, positionner et renforcer une marque et son image. Les senteurs sont donc un élément important car elles influencent directement la mémoire du client et son potentiel à vivre une bonne expérience. Le marketing tactile a une influence sur les achats des clients lorsqu’ils interagissent avec un produit, dont l’efficacité a été prouvée en ce qui concerne le nombre de produits achetés.  Les personnes ayant un besoin élevé de toucher (NFT) sont plus susceptibles d’être positivement touchées par un marketing qui intègre le toucher. Le marketing gustatif joue un rôle important, car manger et boire sont associés au bonheur ; c’est la raison pour laquelle l’aspect gustatif ne doit pas être négligé. En conclusion, le marketing sensoriel se concentre sur la façon dont l’entreprise traite les clients et sur les impressions qu’elle laisse aux consommateurs. Le défi pour les spécialistes du marketing consiste à rechercher, comprendre et stimuler les cinq sens des consommateurs, ce qui peut entraîner un changement de comportement de ces derniers et influencer directement les ventes, les bénéfices et les parts de marché. Références bibliographiques:
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Proposition d’un modèle d’analyse des déterminants de l’adoption et de l’usage des systèmes de paiement électronique « B2C »

Fiche de lecture

 Amir Hasnaoui, Frank-Mahé Lentz (2011) Proposition d’un modèle d’analyse des déterminants de l’adoption et de l’usage des systèmes de paiement électronique « B2C », Management & Avenir, 223-237

 Mots-clés : Paiement dématérialisé, adoption, e-commerce/m-commerce, confiance, sécurité

Idée dominante : Comment expliqué l’acceptation inégale des internautes vis-à-vis  systèmes de paiement électronique ?

Les principales recherches effectuées sur ce sujet ce sont basé sur le paradigme de l’acceptation des technologies le plus souvent utilisé en système informatique. L’auteur à travers son ouvrage a souhaité apporter un nouveau point de vue qui puisse permettre d’appréhender les facteurs d’adoption des systèmes de paiement électroniques.

Situation

 Les systèmes de paiement électroniques ont connu une forte croissance grâce notamment à l’essor de la vente à distance et de l’explosion du e-commerce. Le succès des systèmes de paiement électronique se traduit par un mariage complexe entre  une masse critique d’utilisateurs de ces solutions et un nombre important de site marchand les proposant (la fameuse spécificité du marché « biface »). On retrouve là en grande partie les caractéristiques qui ont freiné le développement du NFC en France avec le retard des commerçants à s’équiper de cette technologie. Aujourd’hui pourtant son succès est au plus haut et on lui prédit une forte croissance. L’auteur part du constat que la transposition des systèmes traditionnels de paiement dans un environnement dématérialisé présente des limites à son expansion. Les acteurs du paiement électroniques doivent intégrer les considérations spécifiques des internautes à l’égard de ces usages spécifiques. Le modèle TAM, et les nouveaux facteurs abordés dans cette étude permettent d’apporter un nouvel angle de vue sur les conditions liées à l’adoption du paiement électronique.

Solution 

Le succès d’un système de paiement repose sur sa capacité à répondre à un certain nombre de facteurs et à susciter l’adhésion auprès des consommateurs. On identifie deux méthodes de recherche distincte qui permettent de mieux comprendre les enjeux autour des systèmes de paiement : un modèle d’adoption des technologies (TAM) ou un modèle des caractéristiques de l’innovation complété par le modèle Perceived characteristic of innovating (PCI).

La complémentarité de ces deux modèles a permis d’obtenir des résultats riches. En ce qui concerne la problématique de l’adoption des systèmes de paiement. En effet, l’auteur apporte une double vision et s’intéresse à la fois aux accepteurs et aux porteurs. De plus, il souligne les faiblesses développer dans les différents modèles théoriques tel que : la perception de l’utilitilité et la facilité d’utilisation, la spécificité du marché « biface », les facteurs contextuels et situationnels.

S’en suit une démonstration de l’importance capitale qu’occupe le sentiment de confiance de l’utilisateur sur la réalisation finale de la transaction. Cette confiance influée ou non par le système de paiement électronique permet de décomplexifier les prises de décisions du cyberacheteur. Elle permet également au à l’internaute de se désengager dans une certaine mesure de la prise de décision finale en supposant une confiance mutuelle et un respect des engagements de la part du système de paiement électronique. Plus loin dans son article l’auteur présente une des explications de la confiance accordé à un tiers en exposant les acceptations unidimensionnelles ou multidimensionnelles.

L’importance de cette « confiance » de l’internaute vis-à-vis des systèmes de paiement électronique est précisée en nous expliquant l’importance qu’elle détient dans une situation perçue comme à risque et regroupant deux composantes : la probabilité du résultat négatif et les conséquences du résultat.  Elle est en effet déterminante dans la conversion du cyberacheteur en client.

Les systèmes de paiement électroniques doivent donc associer les attitudes, les comportements, la perception de l’utilité et de la facilité ainsi que la confiance dans la conceptualisation de leur solution.

Conclusion :

Le succès d’un système de paiement électronique est intimement lié à son appréciation sociotechnique et fonctionnelle mais également par son adoption et son usage par l’ensemble des acteurs. L’article expose  la complémentarité de la confiance des utilisateurs et de l’effet de réseau sur la banalisation du paiement en ligne. On peut conclure que la confiance est donc un des facteurs clé de succès des systèmes de paiement électroniques. Cependant, le sujet des spécificités et interaction entre l’interface de paiement et les utilisateurs n’est pas abordé.

Comment faire ressentir cette confiance à travers l’interface, quel design adopté, quelles informations communiquer, quelles information demander,  quel parcours de paiement proposer, quelle fluidité proposer ? Ces questions peuvent permettre d’expliquer dans une certaine mesure  les raison de taux d’abandon lors de la phase de paiement ?

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Marketing through Instagram inluencers: the impact of number of followers and product divergence on brand attitude

Veirman, Cauberghe et Huddes, M, V et L (2017), Marketing through Instagram inluencers: the impact of number of followers and product divergence on brand attitude, Internal Journal of Adversiting, 5, 798-828. Mots clés : influenceurs, influence marketing, social influence, social media, bouche à oreille électronique. Les marques se rendent compte de l’importance de faire appel à des influenceurs pour pouvoir promouvoir leurs produits. Ces influenceurs possèdent une vraie communauté virtuelle qui les soutiennent. Ils sont donc souvent considérés comme des « testeurs » de produits fiables et donnant un avis honnête. Les marques tendent à abandonner les stratégies de marketing traditionnelles et utilisent plus de moyens pour des nouvelles méthodes comme le marketing influence. Le soutien des influenceurs permet de développer un bouche à oreille électronique qui devient viral sur les réseaux sociaux et est bénéfique pour la marque. Les retours en terme de bouche à oreille sont plus importants comparés aux médias traditionnels. Le nouveau challenge pour les marque est de devoir choisir le bon influenceur qui pourra promouvoir en toute cohérence les produits de la marque. Le nombre de followers joue un rôle important dans le choix de l’influenceur, en effet, plus l’influenceur possède de followers, plus il y a des chances pour que le message de la marque soit partagé sur une plus grande échelle. L’étude cherche à analyser les caractéristiques qui font que l’influenceur obtient une bonne visibilité sur Instagram. Le nombre d’abonnés est crucial pour pouvoir être sélectionné par une marque. Cependant, il existe d’autres éléments. Tout aussi important : le ratio abonnés/abonnements. Un influenceur avec très peu d’abonnement paraîtra moins sympathique aux yeux des abonnés. Le type de produit qui doit être mis en avant à travers le post à aussi un impact. Un influenceur qui fait la promotion de plusieurs produits de différentes marque perdra en crédibilité, unicité et attitude de la marque. Références bibliographiques
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Instagram vitrine des marques

Lesniak, I  (2017), Instagram, la plus grande vitrine du monde, Les Echos Week-end, 19- 24 Mots clés : Instagram, influence, marketing Instagram est devenu la vitrine digitale des marques. Ce réseau social se présente comme un nouveau moyen de communication avec un public lassé du média traditionnel. Par manque de budget, les deux fondateurs de la marque RSVP communique leurs produits sur Instagram en utilisant l’humour décalé associé à ce réseau social. En une seule publication d’une influenceuse, les ventes de la marque ont pu tripler. Instagram possède une audience internationale. ·      80 % vivent hors des US ·      800 millions d’utilisateurs actifs mensuels ·      500 millions par jour ·      14 Millions d’utilisateurs mensuels actifs en France ·      150 Millions d’utilisations d’instgram stories par jour ·      375 Millions d’utilisateurs  de direct, la messagerie d’instagram ·      2 millions d’annonceurs actifs mensuels ·      25 millions de comptes entreprises Sur instagram pour doublier les likes, célébrités et produits sont associés pour faire de la publicité. ·      80% des instagrammeurs suivent au moins une marque. ·      60% disent avoir découvert un produit ou un service la plateforme ·    75% engagent une action après avoir vu une publication qui leur a plu que ce soit l’achat ou la recherche d’informations. Pousse à l’échange puisque nous suivons des amis et des personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêts. 1. Créer suffisamment de contenu 2. Trouver un ton en accord avec son identité 3. Utiliser les stories 4. Privilégier les vidéos 5. Analyser les statistiques

Gender differences in the perceived risk of buying online and effects of receiving a site recommendation

Fiche de lecture :

Ellen Garbarino, Michal Strahilevitz, Gender differences in the perceived risk of buying online and the effects of receiving a site recommendation, Journal of business Research (2004), 768-775

Mots clés : Gender, risk perception, risk reduction, Internet retailing, internet risk, word of mouth

Idée dominante :

La différence de genre (homme/femme) joue un rôle dans la perception des risques à l’égard des achats en ligne.

La recommandation d’un site qui provient d’un ami à un réel impact sur la perception du risque ressentis par l’internaute à l’égard de ce site.

Développement :

Les femmes ressentent davantage de risques lorsqu’elles effectuent un achat sur internet que les hommes. En effet, elles sont particulièrement sensibles à la notion de risque (Kehoe et al. 1998). La croissance du e-commerce est soumise à la compréhension des préoccupations des internautes par les sites marchands précisément au niveau des risques ressenti lors de la navigation, l’un des freins les plus importants pour le passage à l’acte d’achat.

Il est capital pour la mise en place d’un environnement de confiance d’identifier et de réduire les risques perçues. La perception du risque est la probabilité que quelque chose se déroule mal et les conséquences réelles que cela implique (Kaplan et al. 1974 ; Taylor, 1974 ; Hman, 1973 ; Lopes, 1995).

Le degré de menaces que ressent l’internaute lorsqu’il navigue sur un site marchand est lié à 5 risques : la fraude à la carte bancaire, mauvais usage des informations personnelles, problèmes liés à la livraison,  produit défectueux. Ce degré de menace a un lien de corrélation négatif avec la volonté d’acheter du cyberacheteur. Autrement dit, plus l’internaute ressentira un risque potentiel, moins il y aura de chance qu’il passe à l’acte d’achat (Shimp and Bearden, 19822 ; White and Truly, 1989).

L’assimilation de l’usage d’internet n’est pas le même en fonction du genre. Les femmes passent en général moins de temps sur internet (Allen, 2001 ; Pastore, 2000 ; Kehoe et al., 1998 ; Bartel-Sheehan, 1999) et visitent moins de sites ( Allen, 2001). Elles dépensent également moins d’argent et la majorité de leurs achats se fait encore à travers des canaux de distribution physique (catalogue et magasins). Les femmes sont aussi plus concernés par les risques encourues par les achats en ligne (Kehoet et al., 1998 ; Barbl-sheehan, 1999).De plus ce risque est d’autant plus perceptibles chez elles lorsque l’achat se situe dans le domaine de la finance, de l’environnement ou de la santé. En revanche, un usage fréquent d’internet diminue cette notion de risque (Miyazaki and Fernandez, 2000 ; Kehoe et al, 1998).

A partir de ce constat dressé sur les risques en fonction des genres, 6 hypothèses sont émisent :

H1 : Comparé aux hommes, les femmes sont plus sensibles aux menacent encourus sur internet pour un achat en ligne.

H2 : L’usage fréquent et la familiarisation avec internet réduit la perception des risques.

H3 : La gravité de conséquences liées aux menaces sur internet est plus importante chez les femmes que les hommes.

H4 : Les femmes pensent qu’elles ont plus de chance que les hommes de perdre leurs données.

H5 : La recommandation d’un ami a un impact important sur la réduction de la notion de risque, particulièrement chez les femmes.

H6 : La recommandation d’un ami à l’égard d’un site marchand en particulier encourage les femmes à passer à l’acte d’achat.

Conclusion :

Bien que les femmes puissent avoir un usage fréquent d’internet, elle demeure tout de même sceptique quant aux risques encourus sur internet. On ne peut donc pas dire que la notion de risque est une variable qui s’ajuste en fonction de l’expérience d’internet. Les femmes sont également profondément plus sensibles quant aux répercussions des possibles fraudes ou mauvaises transactions bien qu’elle ne pense pas qu’il y ait plus de chance que les hommes que cela se produise. L’influence d’un ami à travers une recommandation influence fortement les femmes sur leurs achats en ligne.

La confiance est un élément clé pour les sites internet dans le tunnel d’acquisition et l’acte d’achat sur un site marchand.  L’impact des réseaux sociaux sur la confiance accordé à un e-marchand est un élément important dans la mise en place d’un environnement de confiance favorable à l’acte d’achat. La confiance est une condition indissociable de l’acte d’achat sur internet. Cette confiance peut passer par une cinématique de paiement rassurante mais également par des recommandations d’internautes sur la fiabilité du site.

Il serait intéressant de faire un lien entre la confiance à l’égard d’un site marchand transmise à travers son réseau et la mesure dans laquelle il est nécessaire pour les solutions de paiements à l’image de Paypal de se faire connaître du grand public et de solliciter ce bouche à oreille de consommateur à consommateur pour être associé à un environnement de confiance.

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