“Organizational identification among virtual workers : the role of need for affiliation and perceived work-based social support”

Référence : Wiesenfeld, B., Raghuram, S., & Garud, R. (2001). Organizational identification among virtual workers : the role of need for affiliation and perceived work-based social support. Journal of Management, 27, 213-229.

Idée / dominante : Impacts du besoin d’affiliation et du soutien social perçu sur l’identification organisationnelle des travailleurs virtuels.

Résumé :

Cet article étudie les relations existantes entre soutien social perçu des membres de l’organisation, besoin d’affiliation et identification organisationnelle dans le cadre du  travail virtuel. L’identification organisationnelle est définie comme la perception d’appartenance à une organisation, qui modèle les comportements et joue sur la motivation des travailleurs. Le travail à distance impacte l’identification organisationnelle puisque il sépare physiquement les collaborateurs et peut engendrer des risques de fragmentation de l’organisation. La recherche menée pour cet article détermine que le besoin d’affiliation et le soutien social des membres de l’organisation sont d’importants facteurs d’identification organisationnelle. Par ailleurs, les managers peuvent renforcer l’identification des travailleurs virtuels ayant de faibles besoins d’affiliation (et donc une motivation intrinsèque pour s’identifier à l’organisation faible) en augmentant leur soutien social à ces derniers mais aussi en favorisant celui des collègues via différentes méthodes et actions.

Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :

–          Hypothèse 1 : La séparation des télétravailleurs et des collègues, managers et autres membres de l’entreprise peuvent entraîner des sentiments d’isolement, qui peuvent à leur tour impacter l’identification organisationnelle puisque le télétravailleur est moins visible et a moins de contacts avec l’entreprise, et qu’il est  à l’écart des structures et processus organisationnels. Cependant, cet impact est modéré par les besoins d’affiliation des travailleurs virtuels (si le besoin est important, l’individu tend plus à s’identifier à l’entreprise et inversement) et par le soutien social au travail, c’est-à-dire le degré auquel les télétravailleurs perçoivent que leurs relations avec les autres membres sont positives.

–          Hypothèse 6 : Dans certains cas, le télétravail accroît le stress en raison de l’isolement des télétravailleurs et les besoins importants en matière d’auto-organisation.

–          Echelle de mesure de l’identification organisationnelle utilisée : Mael & Ashforth.