Mots clés : relation marques-consommateur, marque relationnelle, personnification, engagement
Cet article s’intéresse à la relation entre les marques et les consommateurs et l’auteur commence par énoncer le terme de « marque relationnelle », utilisé par Degon en 2001. Cet article a pour but de comprendre les interactions entre les marques et les consommateurs, mais également analyser les modalités de cette relation.
Le tableau ci-dessous illustre les différentes sources de valeur que la marque peut procurer au consommateur durant les différentes étapes du processus de consommation :
Source : Heilbrunn, inspiré du Dupuy et Thoenig (1989) ; Filser (1996)
L’auteur affirme que l’approche relationnelle nécessite une compréhension de la consommation comme un « ensemble d’attitudes, d’émotions et de représentations susceptibles de fournir une expérience ». Pour créer cette relation, la marque doit entamer un processus par lequel elle pourra résoudre le problème, ou le besoin du consommateur.
La personnification des marques doit être prise en compte pour expliquer la création des relations marques-consommateurs. Cette personnification prend plusieurs formes comme les mascottes (ex : Géant Vert) ou encore l’humanisation des produits (ex : les formes féminines de la bouteille d’eau Contrex). Chaque marque ayant sa propre personnalité, on peut les considérer comme des marques-personnes, avec lesquelles les consommateurs peuvent développer une relation.
Cette relation peut être liée à la notion de fidélité. L’auteur fait la distinction entre fidélité passive (routinisation des achats) et fidélité active liée à l’affection envers une marque.
La qualité de la relation peut être appréhendée grâce au travail de Fournier, qui a mis en évidence six facettes mesurant la qualité relationnelle :
L’intimité entre la marque et le consommateur. Cela peut être lié au niveau de connaissance de la marque par le consommateur, la mémorisation des supports publicitaires etc… Plus le degré d’intimité est fort, plus la relation est forte et qualitative.
L’amour de la marque : le consommateur a-t-il une sensation de manque quand il n’utilise pas la marque ? Peut-il la substituer facilement ?
La connexion au soi : cette facette détermine si la marque permet au consommateur d’exprimer son identité à travers elle.
L’interdépendance : implique des interactions fréquentes avec la marque
L’engagement : détermine la durabilité de la relation. Le consommateur consomme-t-il exclusivement cette marque ?
La qualité partenariale de la marque : le consommateur est-il satisfait de la marque ? La considère-t-elle comme fiable ? La notion de confiance est très présente dans cette facette.
Le tableau ci-dessous illustre les notions étudiées :
L’article se concentre ensuite sur les limites du marketing relationnel de la marque vers ses consommateurs. En effet, en poussant trop loin cette approche, cela peut avoir l’effet inverse sur le consommateur. Par exemple, si la marque tente de s’immiscer trop fortement dans la vie du consommateur, ce dernier peut avoir un sentiment de violation de la vie privée, ou de manipulation de la marque.
La marque relationnelle peut évoluer en marque communautaire, comme l’illustre la communauté des bikers, adeptes de la marque Harley Davidson. Selon Cova (2001), « ce qui peut réunir beaucoup d’individus aujourd’hui, c’est de consommer la même chose, en commun, au même moment ».
Le fait d’appartenir à une communauté renforce considérablement les connexions, intercommunautaire mais surtout avec la marque. La marque est créatrice d’identité et réunit plusieurs personnes autour d’elle.
C’est dans cette situation que la relation marque-consommateur est la plus forte, puisque les consommateurs vont avoir une fidélité exclusive envers la marque, un engagement fort, mais vont également recruter de nouveaux membres.
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Mots clés : attachement émotionnel, confiance, satisfaction, relation consommateur-marque
Dans cette thèse, l’auteur cherche à analyser les déterminants de l’attachement émotionnel de la marque et l’intensité de cet attachement. Deux groupes de variables sont analysés : les variables relationnelles qui caractérisent la relation marques-individus et des variables traditionnelles liées au produit.
Développement :
Smaoui commence d’abord par définir précisément le terme d’attachement en mettant en avant le rôle de la possession dans le maintien de l’identité de l’individu. De nombreuses études l’ont démontré, la marque joue en effet un rôle important dans la construction identitaire des consommateurs. Beaucoup d’auteurs se sont intéressés à la définition de cette relation. En 1994, Fournier développe le « Brand Relationship Quality » (BQR) qui permet d’évaluer la qualité et l’intensité de la relation entre le consommateur et la marque. En 2001, Aurier et al définissent une chaîne relationnelle illustrant les différentes étapes vers la fidélité : Qualité àvaleur àsatisfaction àconfiance àattachement.
L’auteur présente ensuite les résultats obtenus durant sa recherche exploratoire qualitative (pré-enquête). Plusieurs raisons d’attachement sont évoquées comme le sentiment de réconfort, la sécurité ou la fierté.
Plusieurs hypothèses sur les facteurs d’attachement sont ensuite développées par Smaoui. L’auteur se concentre d’abord sur les variables relationnelles :
– Les connexions nostalgiques : attachement nostalgique à la marque car associée à un événement particulier, définition de l’identité de l’individu. La marque devient alors un repère. L’hypothèse est la suivante : les connexions nostalgiques influencent positivement l’attachement. Plus elles sont importantes, plus l’intensité de l’attachement est élevée.
– La congruence d’image : selon la théorie de la congruence (Sirgy 1982), l’individu s’attache à la marque dont la personnalité, les valeurs sont en adéquation avec les siennes. Avec cette connexion, le consommateur va attribuer une réelle personnalité à la marque et donc développer l’attachement.
– La satisfaction : selon Thomson et al (2005), la satisfaction est la première base de l’attachement émotionnel. Elle est d’ailleurs évoquée dans la chaîne relationnelle d’Aurier et al plus haut dans la thèse, et qui permet d’instaurer une certaine confiance entre le consommateur et la marque.
– La confiance : souvent analysée comme antécédent à l’engagement et la fidélité, la confiance joue un rôle important dans l’attachement à la marque. Dans la chaîne relationnelle, c’est même l’étape qui déclenche l’attachement. C’est donc une variable essentielle dans la relation marques-consommateurs.
Smaoui analyse ensuite les variables explicatives relatives au produit. Nous n’allons pas développer complètement ces variables car elles ne pourront pas être utilisées dans notre mémoire :
L’implication envers la catégorie de produit
La catégorie de produit
Le pays d’origine de la marque
Résultats et conclusion :
L’auteur présente ensuite les résultats obtenus lors de son étude qualitative. Il en ressort que 4 variables sont considérées comme significativement explicatives de l’attachement:
la satisfaction,
la congruence,
la confiance,
la catégorie de produit
L’auteur relève que la confiance joue un rôle central dans la relation marque-consommateur puisqu’elle contribue pour 60% de la variance de l’attachement.
La satisfaction est également importante puisqu’elle est la base de la confiance du consommateur envers la marque. Un consommateur non satisfait aura plus de difficulté à s’attacher à une marque car il n’aura pas confiance en ses achats.
Concernant les variables qui n’ont pas d’effet explicatif sur l’attachement à la marque on trouve par exemple les connexions nostalgiques. Une marque rappelant au consommateur un événement important de sa vie n’a pas d’effet sur son attachement.
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Mots clés:Vente au détail intelligente, Réalité augmentée sur mobile, Valeur expérientielle
Introduction:
Dacko cherche à montrer comment, pourquoi et dans quelle mesure les applications Mobile de Réalité augmentée contribuent aux environnements de vente en créant une valeur ajoutée pour les clients mais surtout pour la marque. Ainsi il décrit comment créer une experience client en menant des enquêtes à grande échelle sur les utilisateurs de smartphones américains représentant les premiers utilisateurs de technologies. Son hypothèse veut que la réalité augmenté soit synonyme de bénéfice, expérience, création de valeur et immersion.
Ainsi Dacko démontre comment le recours à la réalité augmentéeee, dans les environments de ventes, permet de créer de la valeur experientielle afin de satisfaire le client et provoquer l’achat.
En premier lieu, nous analyserons la définition que donne l’auteur du terme réalité augmentée et valeur expérientielle.
Puis, nous soulignerons les réels avantages généreraient par cette nouvelle technologie de pointe.
Développement:
Le phénomène de la recherche de Dacko est fondé sur la théorie de la réalité augmentée et la notion de valeur expérientielle.
Selon Deckos, la réalité augmentée est définie comme : « 1) combinant images réelles et virtuelles, 2) interactive en temps réel et 3) enregistrant des images virtuelles dans le monde réel » (Azuma, 1997).
La valeur expérientielle est associée à: « un retour sur investissement du consommateur ou une valeur associé à une plus grande efficacité d’achat et à une valeur économique plus grande dans les achats à effectuer . De plus, la valeur expérientielle capture la valeur de l’excellence du service, mais aussi capture la valeur associée à la jouissance du shopping et / ou du shopping en tant que forme d’évasion, et enfin capture la valeur en termes «d’esthétique» ou associée à l’attrait visuel d’une offre de vente au détail et / ou à son attrait pour le divertissement. »
Le Smart Retailing est quand à lui définit comme le créateur de « new customer-valued benefits ».
D’après Pantano et Naccarato (2010) la réalité augmenté, considérée de plus en plus comme une technologie de pointe, génère en général une valeur ajoutée de deux manières:
– Avantages pour les commerçants : Une grande source d’information sur le consommateurs : goûts, préférences de produits mais aussi fréquence d’utilisation de l’app (RA) et leur désirs de l’utiliser. Donc une vitesse accrue pour analyser le comportement des consommateurs. Ainsi, connaître le consommateur permet aux commerçant de mieux analyser les tendances et donc mieux targeter les produits. Il s’agit de maximiser aussi les ventes et satisfaire au plus, les consommateurs.
– Influences positives sur l’expérience d’achat des consommateurs : Les marques utilisant la réalité augmentée comme Ikea, permettent aux consommateurs d’interagir avec le produit en le projetant dans un univers réel et familier. La réalité augmentée, dans le processus d’achat, devient un support, presque même une aide dans la prise de décision du consommateur.
Les avancées technologiques actuelles tel que la réalité augmentée, modifient finalement le comportement des consommateurs en magasin mais pas que…
Conclusion:
Cet article nous permet de définir de façon théorique comment et pourquoi les applications de Réalité Augmentée peuvent ajouter de la valeur d’expérience aux consommateurs dans leurs achats ainsi que de la valeur aux détaillants.
Utilisée par Ikea et par bien d’autres marques, la réalité augmentée permet aux marques d’atteindre différents objectifs. Parmi lesquels nous retenons l’amélioration de l’expérience consommateur, un moyen d’offrir une évaluation pré-achat personnalisée et enfin de pousser à l’achat.
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Mots clés: Augmented reality; consumer-brand relationship; mobile marketing; retail; brand; engagement
Introduction
Scholz examine comment les relations consommateur-marque peuvent être facilitées par la réalité augmentée. Ainsi, prenant pour exemple Sephora et Ikea, il étudie la relation presque intime qu’ont les marques avec le consommateur grâce à cette technologie de pointe. La réalité augmentée pénètrent les espaces privées des utilisateurs, et s’y fondent presque quotidiennement pour certains.
Développement:
Le haut degré d’interactivité des applications AR (Poushneh et Vasquez-Parraga, 2017b) et la façon dont le contenu virtuel est vif et réel (Yim et al., 2017) a été liée à des variables de résultat importantes, telles que la satisfaction des utilisateurs, l’attitude envers l’application AR et la volonté. acheter.
Selon les recherches d’Hilken sur la réalité augmentée, l’intégration d’informations virtuelles dans un contexte réel et proche du consommateur peut réduire les incertitudes lors d’un achat potentiel mais également approfondir la relation que la marque a avec ses consommateurs.
Ainsi, l’intégration de contenu virtuel de marque/produit dans un environnement réel, « soulage » les consommateurs de la charge mentale d’imaginer un produit.
Si nous prenons pour exemple Ikea: pouvoir projeter un canapé Ikéa dans votre salon, grâce à la AR paraît plus réel que de l’imaginer dans ce même salon.
Le consommateur est donc plus rassuré, plus convaincu car il projette, dans le sens propre et figuré, le produit. Nous pouvons même relier cet exemple à une réplique qui devient de plus en plus réel “Try it before you buy it”.
On accède souvent à la réalité augmentée via des technologies mobiles pouvant être utilisées dans divers espaces publics et privés et de nombreuses entreprises (par exemple, IKEA, New York Times, Sephora) lancent leurs applications AR. aux consommateurs pour une utilisation à domicile.
Dans cet article, l’auteur a donc étudié l’impact du contexte dans lequel le consommateur utilise la réalité augmentée sur la relation qu’il a avec la marque. La réalité augmentée voit-elle des effets décuplés si utilisée dans un contexte familier, dans l’espace personnel du consommateur ? Pour répondre à cette question, l’auteur va majoritairement se concentrer sur l’utilisation d’applications AR.
Après une description détaillée des effets de la réalité augmentée sur la relation marques-consommateurs, Scholz nous expose la méthode qu’il a utilisée pour mener à bien son étude, en se concentrant sur l’application Sephora (mini-interviews, collectes de data, analyse des avis clients…). De cette étude, l’auteur nous présente alors 3 thématiques résultant de ces recherches.
Émergence d’une relation marque-consommateur qui dépasse l’utilitaire : les consommateurs n’utilisent pas seulement l’application car elle est utile. En s’invitant dans l’espace privé d’un consommateur, la marque renforce considérablement cette relation. Ici, le contexte joue beaucoup car, en étant dans son espace personnel, le consommateur peut se concentrer sur ses propres désirs, besoins; il est dans une sorte de bulle avec la marque.
Sur l’application Sephora, les consommatrices ont accès à un miroir interactif où elles peuvent essayer différents styles, couleurs etc. Dans cette deuxième thématique, l’auteur explique que dans ce type d’expérience, le consommateur doit être au premier plan, tandis que la marque doit être à l’arrière plan : l’expérience doit être centrée sur l’utilisateur. L’auteur avance que ce type d’application permet aux utilisateurs de mieux se connaître eux-même. Par exemple, certaines utilisatrices ont testé un rouge à lèvres qu’elle n’auraient jamais osé essayer en magasin et cela créée une relation presque intime entre le consommateur et l’application, et donc la marque.
Dans la troisième thématique, l’auteur étudie l’impact d’une présence trop forte de la marque dans l’application Sephora. Comme ses interviews l’ont démontré, les points négatifs qu’ont relevé les consommatrices étaient majoritairement dues au fait que la marque soit trop au premier plan : “it would constantly put this little square saying ‘Click up here to see products!”. L’idée qu’il faut retenir de cette partie est que l’utilisation d’une application AR dans l’environnement personnel du consommateur peut être très utile pour créer une relation forte, cependant, si la marque prend trop de place dans cette expérience, cela peut altérer l’environnement “privé” de l’utilisateur et donc avoir des effets négatifs sur cette relation.
L’auteur cite ensuite plusieurs théories d’autres auteurs concernant l’expérience client et la réalité augmentée. Selon Dacko, les applications AR permettent également aux consommateurs d’obtenir plus d’informations sur les produits qu’il cherchent et ainsi augmenter l’intention d’achat.
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Selon Caru A. et Cova B., le marketing expérientiel est une stratégie développée par de nombreuses marques. En effet, il est avancé que les consommateurs actuels préfèrent vivre des expériences de consommation immersives plutôt que de simplement acheter des produits de manière traditionnelle.
Dans cet article, la notion d’immersion est très présente, elle représente un moyen pour les marques de tisser des liens forts avec les consommateurs et de renforcer la fidélisation sur un marché où la concurrence est grandissante.
· Dans un premier temps, nous détaillerons les différents types de contextes expérientiels
· Puis nous analyserons les diverses caractéristiques nécessaires dans un contexte expérientiel
· Enfin, nous verrons plusieurs approches facilitant l’immersion du consommateur dans ces contextes.
Développement :
Selon les auteurs, nous pouvons interpréter l’immersion du consommateur comme « un processus affectif, cognitif et sensoriel ». Concernant le contexte expérientiel, il s’agit d’un « assemblage de stimulus (produits) et de stimuli (environnement) propre à faire advenir l’expérience ». L’article stipule que ce genre de contexte existe depuis toujours, cependant ce n’est que très récemment que les marques cherchent à transposer ces contextes dans leurs stratégies, d’où le terme « brand experience » : une expérience « marquée ».
D’après les auteurs, il existe 4 types de contextes expérientiels :
1. Les magasins de marque (brand stores) : Apple Stores, Nike…
2. Les usines de marque (brand plants) : Heineken Experience à Amsterdam.
3. Les fêtes de marque (brand fest) : Harley Davidson
4. Les sites de marque qui permettent de vivre une expérience virtuelle. Ce type de contexte expérientiel s’est largement étendu avec le développement d’Internet de des technologies dites immersives.
Différentes caractéristiques doivent être réunies pour créer un contexte expérientiel approprié : l’environnement doit être enclavé, sécurisé et thématisé. Cela s’applique pour les 4 types de contextes décrits ci-dessus.
– Un contexte enclavé est nécessaire pour créer un contexte expérientiel approprié car l’immersion est garantie seulement si le consommateur peut se concentrer uniquement sur la marque et l’expérience.
– Un contexte sécurisé garantit également l’immersion car le consommateur n’a pas à se soucier de ce qu’il y a autour de lui, il est concentré sur l’expérience.
– Le contexte doit être thématisé afin de garantir un signe distinctif et d’ancrer l’expérience dans la mémoire du consommateur.
Ces conditions nécessaires au succès d’un contexte expérientiel doivent être travaillées par les marques de manière subtile afin d’optimiser la stimulation du consommateur (concentration sur l’expérience) et accélérer son immersion.
Cependant, ces conditions doivent, selon les auteurs, être travaillées de plusieurs manières car il existe différentes catégories de consommateurs : les novices de la marque et les experts de la marque. Certaines marques effectuent une distinction encore plus poussée de leurs consommateurs en les classant comme experts/confirmés/moyens/novices.
Selon le degré d’implication du consommateur envers la marque, l’immersion peut être plus ou moins rapide.
Afin de faciliter cette immersion, l’article nous liste plusieurs approches que les marques peuvent utilisées à cet égard, en prenant compte les différentes catégories de consommateurs. Selon les auteurs, « ces trois approches tendent à réduire la distance mentale et/ou physique existant entre le consommateur et le contexte ».
1) L’accompagnement
Un consommateur peut être aidé et accompagné dans son immersion. L’article met en avant la figure du guide, qui, grâce à l’interaction peut guider le consommateur dans son immersion. Les auteurs prennent pour exemple les vendeurs du jeu vidéo Warhammer qui invitent les clients à venir jouer à ce jeu avec eux. Ces vendeurs jouent ici le rôle de guide et accompagnent les consommateurs dans l’immersion du jeu.
2) L’action collective
Dans cette partie, les auteurs mettent en avant le besoin d’une dimension collective dans les expériences. En effet, une expérience partagée facilite l’immersion car elle peut être explicitée et exprimée. Le sentiment d’appartenance à une communauté peut être rassurante pour les consommateurs.
3) L’auto-détermination
Selon l’article, « l’auto-détermination se fonde sur l’idée de participation active du consommateur dans l’expérience ». La formation du consommateur est avancée : en améliorant les compétences du consommateur, la marque lui permet de vivre l’expérience à sa manière, librement et donc faciliter l’immersion, étant donné qu’il sera maître de cette immersion.
Conclusion
L’immersion d’un consommateur dans un contexte expérientiel de marque peut être facilitée par de multiples variables énoncées dans cet article. Cependant, une multiplication trop importante de ces expériences pourrait conduire à des réactions négatives de la part des consommateurs car celles-ci pourraient faire face à une certaine banalité, et l’immersion pourrait être de plus en plus compliquée à mettre en place.
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This article examines the received wisdom of
services marketing and challenges the validity and continued usefulness of its
core paradigm, namely, the assertion that four specific
characteristics—intangibility, heterogeneity, inseparability, and perishability—make
services uniquely different from goods. An alternative paradigm is proposed,
based on the premise that marketing exchanges that do not result in a transfer
of ownership from seller to buyer are fundamentally different from those that
do. It posits that services offer benefits through access or temporary
possession, instead of ownership, with payments taking the form of rentals or
access fees. This rental/access perspective offers a different lens through
which to view services. Important implications include opportunities to market
goods in a service format; the need for more research into how time is
perceived, valued, and consumed; and the notion of services as a means of
sharing resources.
Cet article examine la sagesse reçue du
marketing des services et conteste la validité et l’utilité continue de son
paradigme de base, à savoir l’affirmation selon laquelle quatre
caractéristiques spécifiques — intangibilité, hétérogénéité, inséparabilité et caractère
périssable — rendent les services différents des marchandises. Un paradigme
alternatif est proposé, basé sur la prémisse que les échanges commerciaux qui
n’entraînent pas un transfert de propriété du vendeur à l’acheteur sont
fondamentalement différents de ceux qui le font. Il postule que les services
offrent des avantages par l’accès ou la possession temporaire, au lieu de la
propriété, avec des paiements prenant la forme de loyers ou de frais d’accès. Cette
perspective de location/accès offre une optique différente pour visualiser les
services. Les implications importantes comprennent les possibilités de
commercialiser des marchandises dans un format de service ; la nécessité de
plus de recherches sur la façon dont le temps est perçu, valorisé et consommé ;
et la notion de services comme moyen de partage des ressources.
Mots clefs :
economic theory, intangibility, marketing theory, rental services, resource sharing, services marketing, time consumption, time-based pricing, textbook theory
Développement :
Some scholars have expressed concern that existing service concepts are not readily applicable to Internet services. Brown (2000) argued that “the ability to obtain and consume services without interacting with a human provider challenges much of our existing knowledge” (p.62). Reinforcing this viewpoint, D.E Bowen (2000) concluded, “It now seems that the most of what we know about services marketing and management has been derived from the study of face-to-face services encounters or at least over the telephone” (p.46).
On remarque que le concept de service est difficilement dissociable de l’humain. Ainsi, dès lors que l’on veut introduire un service par internet uniquement, le côté humain devient plus “fragile” et le service en est impacté.
As argued by Schneider (2000), the underlying
paradigm in services marketing since the 1980s has been that services are
different from goods, a claim supported by an in-depth literature review by
Fisk, Brown, and Bitner (1993), who concluded that “[four] features –
intangibility, inseparability, heterogenicity, and perishability [IHIP]–
provided the underpinnings for the case that services marketing is a field
distinct from goods marketing” (p68).
Pride and Ferrell claim two more: client-based relationships and customer contact.
Intangibility is not only the most widely cited
difference between goods and services but has also been described by Bateson
(1979) as the critical distinction between physical
intangibility, that which is impalpable or cannot be touched, and mental intangibility, that cannot be
grasped mentally, and concluded. “The crucial point about services is that they
are doubly intangible” (p.139).
Later, McDougall and Snetsinger (1990) sought to operationalize mental intangibility as “the degree to which a product can be visualized and provide a clear and concrete image before purchase.”
Laroche, Bergeron and Goutaland (2001) argued that intangibility includes third dimension, generality (which encompasses the notions of accessibility versus inaccessibility to the senses, abstractness versus concreteness, and generality versus specificity) and develop a scale for measuring all three dimensions.
Kerin et al. (2003) stated that services „can’t
be held, touched, or seen before the purchase decision” and are thus more
difficult to evaluate (p.323).
Yet many services involving delivery of tangible elements can be evaluated before use. For instance, the core product in a hotel or motel is the room. Travelers can check out hotel or motel rooms before registering and may even decide to try another facility if they do not like the look of the facilities, the appearance and attitude of the staff, or even the feel of the bed.
On peut également citer dans le secteur de l’hôtellerie, et cela pendant la prestation de service, plusieurs éléments tangibles qui peuvent l’influencer positivement. Par exemple, à l’arrivée des clients, ceux-ci peuvent recevoir des cadeaux de bienvenue (chocolats, petits accessoires …). Ainsi, les éléments tangibles peuvent accompagner le service.
An important concept relating to service tangibility is the servicescape, which recognizes that service experiences are surrounded and shaped by a built environment incorporating ambience, function, and design in addition to a social environment comprising service providers and other customers (Bitner 1992, 2000).
Eiglier and Langeard (1975, 1977) noted the difficulty of controlling
service quality when customers are actively involved in the production process.
Separable services. Despite
the inseparability claim for services, there is a large group of separable
services that do not involve the customer directly, with the result that
production and consumption need to be simultaneous. Simple observation will
show that numerous widely used business and consumer services delivered to
customers physical possessions – such as transporting freight, laundering
clothes, and undertaking routine cleaning and maintenance on a wide array of
equipment and facilities – are most commonly performed in the customer’s
absence.
On remarque ici que le terme d’inséparabilité n’est pas tout à fait juste car dans le secteur de l’hôtellerie par exemple, bien souvent et même toujours, le service de nettoyage de chambre des clients est effectué lorsque le client est sorti et ne se trouve plus dans la chambre. Cela lui permet de se promener et de retrouver une chambre propre à son retour. Dans ce cas, la production et la consommation du service ne se sont pas effectuées au même moment et pourtant nous sommes bien dans un service pur.
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La notion d’expérience est devenue un élément-clé de compréhension du comportement du consommateur et le fondement principal d’une nouvelle démarche marketing : le marketing expérientiel. Prenant appui sur l’idée que le consommateur actuel cherche à vivre des immersions dans des expériences extraordinaires plutôt qu’à rencontrer de simples produits ou services, le marketing expérientiel prête le flanc à de sévères critiques pratiques et théoriques qui sont développées dans cet article.
Aujourd’hui, l’expérience est considérée comme un concept-clé de la
théorie de la culture du consommateur (CCT, Consumer Culture Theory; Arnould et
Thompson, 2005).
Elle est aussi devenue le fondement principal d’une «économie de l’expérience» (Pine et Gilmore, 1999), à la suite de laquelle s’est développé un marketing expérientiel (Schmitt, 1999) qui tend à proposer aux consommateurs des immersions dans des expériences extraordinaires plutôt que des achats de simples produits ou services.
Selon J. Baudrillard (1970), la
consommation est devenue une activité de production de significations et un
champ d’échanges symboliques : les consommateurs ne consomment pas les
produits, mais, au contraire, consomment le sens de ces produits.
Dans le cas d’une ampoule connectée, les clients ne veulent pas seulement avoir de la lumière dans leur chambre d’hôtel mais veulent avoir la possibilité de la personnaliser en créant une ambiance lumineuse qui leur est propre, une ambiance qui répond à leurs envies du moment et s’adapte à leur humeur.
Le consommateur est alors
progressivement perçu comme un être émotionnel à la recherche d’expériences
sensibles (Maffesoli, 1990) que peut lui procurer l’interaction avec les
produits et services du système de consommation.
C’est en ce sens que l’expérience de consommation a été théorisée (Holbrook et Hirschman, 1982) comme un vécu personnel et subjectif, souvent chargé émotionnellement, du consommateur.
Dans la perspective expérientielle, au contraire, le consommateur cherche moins à maximiser un profit qu’à revendiquer une gratification hédoniste dans un contexte social ; la consommation provoquant des sensations et des émotions qui, loin de répondre seulement à des besoins, vont jusqu’à toucher à la quête identitaire du consommateur (Cova et Cova, 2001).
L’expérience de la consommation a des caractéristiques spécifiques qui la distinguent clairement comme paradigme alternatif. Nous les résumerons ci-dessous au travers de cinq dimensions qui sont : les spécificités de l’acteur, le processus de génération de l’expérience, son champ d’application principal, l’étendue de son impact et sa validation sociale.
Selon cet auteur (Vézina (1999,
p.62)), les traits saillants de la consommation expérientielle se présentent
comme suit :
– le consommateur n’est pas que consommateur ;
– le consommateur agit à l’intérieur de situations ;
– le consommateur est à la recherche de sens ;
– la consommation ne se limite pas à l’achat.
Le processus de génération de consommation expérientielle se déploie
sur une période de temps qui peut se décomposer en quatre grandes phases
(Arnould et al., 2002) :
– l’expérience d’anticipation qui consiste à rechercher, planifier,
rêver éveillé, budgéter ou fantasmer l’expérience;
– l’expérience d’achat qui relève du choix, du paiement, de
l’empaquetage, de la rencontre de service et de l’ambiance ;
– l’expérience proprement dite qui inclue la sensation, la satiété, la
satisfaction/ insatisfaction, l’irritation/le flux, la transformation ;
– l’expérience de souvenir qui mobilise notamment des photographies pour revivre l’expérience passée, qui s’appuie sur les récits d’histoires et les discussions avec les amis sur les jours passés, qui passe par le classement des souvenirs…
(Pour partie « l’étendue de son impact ») Pour d’autres chercheurs
[…], notamment les tenants d’un marketing postmoderne (Firat et Dholakia, 1998)
ce qui procure le plaisir c’est l’immersion totale du consommateur dans une
expérience originale.
Ils insistent ainsi sur la quête croissante de la part des consommateurs
contemporains d’immersion dans des expériences variées afin d’explorer une
multiplicité de nouveaux sens à donner à leurs vies.
S’il est bien compris (Benavent et Evrard, 2002; Filser, 2002) que le consommateur, dans la perspective expérientielle, n’est pas un acteur passif qui réagit à des stimuli mais un acteur et un producteur de ses propres expériences de consommation même les plus hyperréelles, les entreprises doivent cherchent à aider leurs clients dans la production la réalisation de ces expériences.
Les méthodes avancées pour permettre à l’entreprise de (co)produire des
expériences avec et pour le consommateur présentent un point commun : il s’agit
de théâtraliser et mettre en scène à la fois le consommateur et l’offre de l’entreprise
au travers d’un travail important sur le décor, c’est-à-dire le design
d’environnement et l’ambiance du point de vente.
L’individu qui consomme ne cherche pas qu’à participer à des
expériences, aussi spectaculaires et extraordinaires soient-elles, il veut en
être aussi le concepteur et le producteur actif (de Certeau, 1980).
Il ne faut pas que l’entreprise, dans son désir de faire vivre à ses clients une expérience exceptionnelle, prévoit tout dans les moindres détails, pour le confort du client et pour lui rendre le quotidien plus facile, et oublie de les faire participer activement et de les faire interagir avec les objets. Par exemple : dans une chambre, le client peut uniquement choisir entre différents « scénarios » / différentes ambiances lumineuses/sonores … alors qu’il devrait avoir la possibilité de manipuler les différents objets et créé sa propre ambiance s’il en a envie.
L’expérience du consommateur n’est pas programmable ; l’entreprise peut l’aider à accéder à l’expérience, mais il garde le libre arbitre de s’approprier ou non ce qui est présenté par l’entreprise.
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There are two logics or mindsets from which to
consider and motivate a transition from goods to service(s). The first, “goods-dominant
(G-D) logic”, views services in terms of a type of (e.g., intangible) good and
implies that goods production and distribution practices should be modified to
deal with the differences between tangible goods and services. The second
logic, “service-dominant (S-D) logic”, considers service – a process of using
ones resources for the benefit of and in conjunction with another party – as
the fundamental purpose of economic exchange and implies the need for a
revised, service-driven framework for all of marketing. This transition to a
service-centered logic is consistent with and partially derived from a similar
transition found in the business-marketing literature — for example, its shift
to understanding exchange in terms value rather than products and networks
rather than dyads. It also parallels transitions in other sub-disciplines, such
as service marketing. These parallels and the implications for marketing theory
and practice of a full transition to a service-logic are explored.
Il
existe deux logiques ou mentalités à partir desquelles il est possible
d’envisager et de motiver une transition de biens en services. La première, la
«logique dominante sur les biens», considère les services comme un type de bien
(par exemple, incorporel) et implique que les pratiques de production et de
distribution de biens doivent être modifiées pour tenir compte des différences
entre biens et services tangibles. La seconde logique, la «logique dominante de
service», considère le service – un processus d’utilisation de ressources au
profit et en liaison avec une autre partie – comme objectif fondamental de
l’échange économique et implique la nécessité d’un service révisé. cadre axé
sur l’ensemble du marketing. Cette transition vers une logique centrée sur le
service est cohérente et partiellement dérivée d’une transition similaire à
celle trouvée dans la littérature spécialisée dans le marketing commercial –
par exemple, sa transition vers une compréhension de l’échange en termes de
valeur plutôt que de produits et de réseaux plutôt que de dyades. Cela
correspond également aux transitions dans d’autres sous-disciplines, telles que
le marketing de services. Ces parallèles et les implications pour la théorie et
la pratique du marketing d’une transition complète vers une logique de service
sont explorés.
Mots clefs :
Good
domination, service domination , marketing business, experience, co-creation
Développement
:
Over the last several decades, leading-edge firms, as
well as many business scholars and consultants, have advocated the need for
refocusing substantial firm activity or transforming the entire firm
orientation from producing output, primarily manufactured goods, to a concern
with service(s) (see,
e.g., Davies, Brady, & Hobday, 2007; Gebauer & Fleisch, 2007)
One views goods (tangible output embedded with value)
as the primary focus of economic exchange and “services” (usually plural) as
either (1) a restricted type of (intangible) good (i.e., as units of output) or
(2) an add-on that enhances the value of a good. We (Vargo & Lusch, 2004a; Lusch & Vargo, 2006a)
call this logic goods-dominant (G-D) logic.
The second logic considers “service” (singular) – a
process of doing something for another party – in its own right, without reference
to goods and identifies service as the primary focus of exchange activity. We (Vargo & Lusch, 2004a, 2006)
call this logic service-dominant (S-D) logic. In S-D logic, goods continue to
play an important, service-delivery role, at least in a subset of economic
exchange.
In S-D logic, service is defined as the application of
competences (knowledge and skills) for the benefit of another party.
It represents a shift from thinking about value in
terms of operand resources — usually tangible, static resources that require
some action to make them valuable – to operant resources – usually intangible,
dynamic resources that are capable of creating value.
The locus of value creation, then, moves from the
“producer” to a collaborative process of co-creation between parties.
Thus, in S-D logic, goods are still important;
however, service is superordinate.
That is, efficiency and effectiveness can be seen as
complementary — effectiveness is necessary before efficiency has relevance but
efficiency is often both a component (buyer’s perspective) of effectiveness and
also necessary for long-term effectiveness (seller’s perspective). Thus, effectiveness
can be seen as a path to efficiency. Industrial marketers have been at the
forefront of the exploration of these dualities (e.g., Dittrich et al., 2006; Hakansson & Ford, 2002);
S-D logic provides a potential foundation for transcendence
Even without a reoriented theory of the market and marketing,
S-D logic suggests the following transitional shifts to move from a product
focus to a service focus (see Table 1)
We believe that S-D logic can serve as a foundation
for a sounder theory of markets and marketing that can, in turn, reduce the
divide between academic and applied marketing and thus inform marketing
practitioners in their desire to develop a true service focus.
Nous avons remarqué qu’il existait deux types de logiques. Les biens et les «services» soit un type restreint de bien (intangible) est la logique dominante des biens (G-D). La seconde logique soit le «service» identifie le service comme le centre principal de l’échange et est appelé une logique à dominante service. Dans la logique S-D, les biens continuent de jouer un rôle important dans la prestation de services. Ainsi, les biens sont toujours importants; Cependant, le service est supérieur.
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Les conduites de déconnexion apparaissent comme une volonté de maîtrise des technologies de communication. Elles sont toujours ponctuelles et la plupart du temps partielles. Il s’agit de ne pas se laisser envahir par trop d’informations non désirées, d’échapper à un mode d’interpellations incessantes, à l’urgence et à la pression managériale, au contrôle hiérarchique ou à l’impression d’être surveillé. La déconnexion équivaut alors à reprendre souffle et distance, à retrouver son rythme et un temps à soi. Mais elle est aussi parfaitement révélatrice de la figure de l’homme hypermoderne qui ne se contente pas de suivre l’accélération du mouvement moderne (capacité instrumentale à agir rationnellement sur le réel et soif d’inédit et de changement), mais l’interroge au contraire par une réflexivité accrue sur ses choix et dans l’inquiétude qui en résulte.
Mots clefs :
déconnexion ; technologies de communication ; TIC ; dangers connexion ; déconnexion volontaire ; déconnexion professionnelle ; déconnexion privée
Développement :
En moins de vingt-cinq ans, nous sommes passés d’un plaisir récent de connexion à un désir latent de déconnexion. Lorsque les portables sont apparus, de même que les premiers ordinateurs personnels, puis l’Internet, le mot d’ordre a été celui de la connexion.
Il y a actuellement un revirement de situation. Les personnes sont de plus en plus attirées par une déconnexion totale, un « retour aux sources » qui les apaise. La connexion est perçue de nos jours comme un facteur de stress, plus ou moins directement.
Présentées comme synonyme de progrès, d’ouverture, d’expériences créatives inédites et de nouvelles formes de participation citoyenne, les Technologies de l’information et de la communication (TIC) sont alors tellement pleines de promesses que la non-connexion est très vite pensée comme une injustice : d’un côté ceux qui peuvent participer à la globalité de la société en réseau parce qu’ils ont accès aux équipements et connexions, et de l’autre les exclus qui n’ont pas cette possibilité.
La connexion comme
division de la société en 2 parties à cette période (années 90).
La notion de fracture numérique, telle qu’elle a été majoritairement exposée dans les années 1990, désigne cette inégalité et renvoie donc exclusivement à un problème d’accessibilité technique. Les info-riches sont ceux qui bénéficient de l’accès matériel aux réseaux et terminaux adéquats, et les info-pauvres sont ceux qui en sont privés.
Au fur et à mesure que, durant la première décennie 2000, les TIC sont
adoptées par un pourcentage grandissant de la population (que l’on pense par
exemple au taux d’équipement en téléphones portables, qui bondit en France de
4 % en 1997 à 96 % dix ans plus tard ou au pourcentage des
internautes parmi la population âgée de plus de 11 ans passant de
22 % en 2001 à 69 % en 2010), le thème de la lutte contre la fracture
numérique semble s’estomper.
Plusieurs chercheurs (par exemple Van Dijk et Hargittai) dépassent alors la première vision mécanique de la fracture numérique en proposant de prendre en compte les modes d’utilisation et les inégalités qui leur sont liées et qui renvoient non plus à une seule inégalité (avoir ou ne pas avoir accès aux TIC), mais à des inégalités multiples (savoir-faire et bénéfices).
Par exemple, toutes
les personnes qui possèdent un téléphone portable n’ont pas toutes les mêmes
moyens financiers pour s’en approprier un. Ainsi, certaines auront accès à des
fonctionnalités que les autres n’auront pas. L’inégalité face aux TIC n’est
donc plus d’en avoir ou pas mais est bien plus complexe que cela. De plus, même
en ayant les mêmes modèles, elles n’auront pas forcément les capacités
d’utilisation.
Ce n’est pas parce qu’il y a accès qu’il y a usages équivalents et ce n’est pas parce qu’il y a usages qu’il y a appropriations également bénéfiques.
Mais la seconde fracture numérique elle-même ne parvient pas à rendre compte d’un autre phénomène qui, entre-temps, semble s’être emparé des « riches » de la première facture numérique : une sorte de nausée télé-communicationnelle et de fatigue technologique se traduisant par un désir de déconnexion.
Lorsque celle-ci (la
déconnexion) se donne à expérimenter, elle est rarement totale (abandon
définitif de la technologie), la déconnexion est plutôt segmentée (dans
certaines situations et à certaines heures) et partielle (seuls certains usages
sont suspendus).
Elle est portée par des personnes qui ne sont ni en difficulté économique
(au contraire, elles appartiennent en majorité aux couches moyennes et
supérieures), ni culturellement marginalisées (elles ont toutes un diplôme, un
emploi et mènent plusieurs activités sportives ou culturelles), ni en déficit
cognitif face aux technologies (elles les manipulent depuis des mois ou des
années). Il est donc hors de question de les classer, selon une logique
diffusionniste, parmi ceux qu’Everett Rogers (1983) appellerait des
« retardataires ». Pas plus que parmi ceux qui, vivant ruptures ou
changement dans leur vie, en viennent à abandonner l’usage de ces technologies.
Au contraire, il s’agit la plupart du temps de personnes parfaitement
intégrées, très connectées et sachant parfaitement utiliser ces technologies. Bien
plus : ce sont souvent de gros usagers utilisant depuis longtemps ces
technologies qui en viennent à adopter des conduites de déconnexion !
Les premières études (Jauréguiberry, 2003, 2005) menées sur ces pratiques de déconnexion ont permis de dépasser cette apparente contradiction en posant l’hypothèse de la surcharge informationnelle. C’est parce qu’il y a trop de branchements, trop de connexions, trop d’interpellations, trop de simultanéité, trop de bruits et trop d’informations qu’un désir de déconnexion apparaît.
Ce sont les plus
adeptes des TIC qui finissent donc par avoir fortement envie de déconnexion et
de calme. Cette déconnexion partielle peut être une envie de connexion plus
contrôlée et gérée par les utilisateurs finalement.
La déconnexion volontaire n’est pas seulement une sorte de fuite alimentée par un désir de souffler, de reprendre son rythme ou de préserver un temps à soi. Elle vise aussi, ne serait-ce que quelques heures, à se mettre à l’écart du monde, à prendre de la distance afin de « faire le point » et de « se retrouver ». Moment ou période de dialogue de soi à soi, de réflexivité, de confrontation avec le sens de sa vie, la déconnexion est alors vécue comme pratique de son intériorité et renvoie directement, nous en ferons l’hypothèse en fin d’article, à la notion de sujet dans une société hypermoderne.
En quelques années seulement et sans que nous n’y prenions vraiment
garde, le fait de ne pas répondre immédiatement à son téléphone portable en est
venu à devoir être justifié. Il faut s’expliquer, se dédouaner, voire s’excuser
de son absence de réactivité. Si la déconnexion relève désormais de la
justification, c’est bien que la connexion s’est entre-temps convertie en
norme.
La connexion est
devenue plus que normale aujourd’hui, c’en est presque une obligation. Lorsque
l’on appelle quelqu’un dans la journée, on s’attend à ce qu’on nous réponde
immédiatement ou qu’on nous rappelle au moins dans la même journée. Sinon, on
imagine qu’il s’est passé quelque chose d’anormal et on s’attend à ce qu’on
nous fournisse une explication à cette indisponibilité.
Ainsi, les expériences de déconnexion de Thierry Crouzet (J’ai débranché, 2011) ou de Susan Maushart (Pause, 2013), qui ont été largement commentées, relèvent d’une tentative d’échapper à une overdose de connexion. Le premier parle de « désintoxication » et de « sevrage », la seconde de « ras-le-bol » et de « désir de faire une pause ».
Le désir de déconnexion apparaît dans des situations de saturation, de
trop-plein informationnel, de débordement cognitif, de harcèlement ou de
surveillance dans lesquelles l’individu se sent dépassé ou soumis.
Dans les cas extrêmes de burn-out, le rejet des TIC fait partie
intégrante d’attitudes de défense ultimes qui permettent à l’individu de
survivre quand il ne peut plus lutter.
Il y a des cas de
déconnexions volontaires mais également involontaires comme les cas de burn-out
etc. qui s’apparentent plus à des maladies reconnues. On remarque également que
les déconnexions, qu’elles soient volontaires ou non, sont des réactions à un
flux d’informations trop important et souvent non contrôlable.
Les conduites de déconnexion volontaire que nous avons observées se
situent toutes en deçà de telles réactions extrêmes. Elles visent précisément à
éviter de rentrer dans la zone rouge du burn-out et de subir des situations de
surcharge informationnelle insupportables.
Les déconnexions volontaires apparaissent à partir du moment où le désir de déconnexion va au-delà d’une plainte ou d’une fatigue (« Je suis débordé », « Je n’en peux plus », « Je croule sous les e-mails ») et se traduit par des actions, des conduites et des tactiques effectives. Il s’agit par exemple de mettre sur off son téléphone portable dans certaines circonstances ou plages horaires, de déconnecter son logiciel de courrier électronique en choisissant de ne l’interroger que de façon sporadique, d’accepter de ne pas être constamment branché sur ses réseaux sociaux ou de refuser d’être géolocalisable où que l’on soit. Dans tous les cas, la décision apparaît après une prise de conscience, soit par accumulation (la situation n’est plus tenable, il faut faire quelque chose), soit à la suite d’un incident critique (un événement qui décale d’un coup son point de vue).
La déconnexion n’est jamais définitive, mais toujours ponctuelle,
partielle et située dans des contextes où « trop » est trop, où
« encore » ne fait plus sens et où « plus » devient
insupportable… Il ne s’agit pas de renoncer aux TIC, mais d’essayer d’en
maîtriser l’usage en instaurant des coupures, des sas temporels, des mises à
distance.
Comme nous le notions déjà en 2003 (Jauréguiberry, 2003, p. 104) : les nouveaux pauvres des télécommunications ne sont plus ceux qui n’ont pas accès à la connexion, mais ceux qui vivent désormais dans l’obligation de répondre immédiatement et qui ne peuvent donc pas échapper à la situation de vivre dans une sorte d’interpellation continue. De leur côté, les nouveaux riches des télécommunications sont ceux qui ont la possibilité de filtrer et donc d’instaurer de la distance vis-à-vis de cette même interpellation.
La déconnexion ne renvoie rien moins qu’au sens de la vie, aux questions
existentielles et à la force des engagements.
On remarque que, bien
souvent, les personnes qui se déconnectent volontairement en profitent pour se
retrouver, faire un point avec eux-mêmes, une sorte de dialogue avec soi-même,
d’interrogation quant à leur vie, leur direction et leur permet de se poser des
questions existentielles.
Ce qui est recherché s’inscrit alors dans la même logique de
distanciation, de mise à l’écart provisoire, de repos et de silence que l’on
peut observer sur le plan professionnel.
L’attente, l’isolement et le silence, longtemps combattus, car synonymes
de pauvreté, d’enfermement ou de solitude réapparaissent dans ce cadre non plus
comme quelque chose de subi, mais de choisi.
La déconnexion implique toujours une prise de risque. Le fait même de
l’assumer est vécu comme une victoire, victoire sur la crainte de manquer
quelque chose, victoire sur la peur de s’ennuyer, victoire de ne pouvoir
compter que sur soi.
Pris dans un courant d’hyper-sollicitations, un flux continu d’informations, emporté par d’incroyables possibilités en termes de connaissance et de distractions, chacun se trouve plongé dans le mainstream véhiculé par les TIC et en vient à être, comme le décrivait David Riesman (1964) il y a plus de 60 ans de cela, extro-déterminé (c’est-à-dire ayant tendance à adapter de façon tactique ses comportements aux situations rencontrées et au seul regard des autres).
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A typology of service organizations is presented and a
conceptual framework is advanced for exploring the impact of physical surroundings
on the behaviors of both customers and employees. The ability of the physical
surroundings to facilitate achievement of organizational as well as marketing
goals is explored. Literature from diverse disciplines provides theoretical
grounding for the framework, which serves as a base for focused propositions.
By examining the multiple strategic roles that physical surroundings can exert
in service organizations, the author highlights key managerial and research
implications.
Une typologie des organisations de services est présentée et un cadre
conceptuel est mis au point pour explorer l’impact des environnements physiques
sur les comportements des clients et des employés. La capacité de
l’environnement physique à faciliter la réalisation d’objectifs
organisationnels et marketing est explorée. Une littérature de diverses
disciplines fournit une base théorique au cadre, qui sert de base à des
propositions ciblées. En examinant les multiples rôles stratégiques que
l’environnement physique peut jouer dans les organisations de services,
l’auteur met en évidence les principales implications en termes de gestion et
de recherche.
The effect of atmospherics, or physical design and
decor elements, on consumers and workers is recognized by managers and
mentioned in virtually all marketing, retailing, and organizational behavior
texts.
Managers continually plan, build, change, and control
an organization’s physical surroundings, but frequently the impact of a
specific design or design change on ultimate users of the facility is not fully
understood. The ability of the physical environment to influence behaviors and
to create an image is particularly apparent for service businesses such as
hotels, restaurants, professional offices, banks, retail stores, and hospitals
(Baker 1987; Bitner 1986;
Booms and Bitner 1982; Kotler 1973; Shostack 1977; Upah and Fulton 1985;
Zeithaml, Parasuraman, and Berry 1985).
Because the service generally is produced and consumed simultaneously,
the consumer is “in the factory,” often experiencing the total
service within the firm’s physical facility.
Le fait que les comportements des individus soit influencer ou impacter par les changements/ modifications physique autour d’eux nous renvoi au sensoriel. Les 5 sens sont le toucher, le gouts, l’odorat, l’ouïe, la vue. Chaque sens peut être impacter différemment par l’environnement physique. De plus, on se rend compte que les entreprises de services sont plus impacté par cela car que les entreprise de produits car le service est co-créer dans l’entreprise par le client et le personnel. De plus, il est simultanément consommer. Un service est intangible, indissociable, variable et périssable.
purchase, consumers commonly look for cues about the
firm’s capabilities and quality (Berry and Clark 1986; Shostack 1977).
Research suggests that the physical setting may also
influence the customer’s ultimate satisfaction with the service (Bitner 1990; Harrell, Hutt, and
Anderson 1980).
in service organizations the same physical setting
that communicates with and influences customers may affect employees of the
firm (Baker, Berry, and
Parasuraman 1988). Research in organizational behavior suggests that the
physical setting can influence employee satisfaction, productivity, and
motivation (e.g., Becker
1981; Davis 1984; Steele 1986; Sundstrom and Altman 1989; Sundstrom and
Sundstrom 1986; Wineman 1986).
For example, in the Milliman experiments, music tempo was varied and
the effect on a variety of consumer behaviors was measured
L’environnement physique impacte à la fois le consommateur/ client mais également l’employer. De plus comme il travaille ensemble pour co-créer ce service il est nécessaire que l’environnement physique impacte positivement les 2 parties. En effet, si l’employé est impacté négativement alors il influera de façon négative sur le consommateur et sur le service réalisé.
Because services generally are purchased and consumed
simultaneously, and typically require direct human contact, customers and
employees interact with each other within the organization’s physical facility.
Ideally, therefore, the organization’s environment should support the needs and
preferences of both service employees and customers simultaneously.
“The way the physical setting is created in
organizations has barely been tapped as a tangible organizational
resource” (Becker
1981, p. 130).
the physical setting can aid or hinder the
accomplishment of both internal organizational goals and external marketing
goals.
The physical surroundings are, in general, more
important in service settings because customers as well as employees often
experience the firm’s facility. However, not all service firms and industries are
alike (Lovelock 1983;
Schmenner 1986)
For interpersonal services, both organizational and
marketing objectives could potentially be targeted through careful design of
the servicescape. Even marketing goals such as relationship building (Crosby, Evans, and Cowles 1990)
could be influenced by the design of the physical setting
That human behavior is influenced by the physical
setting in which it occurs is essentially a truism. Interestingly, however,
until the 1960s psychologists largely ignored the effects of physical setting
in their attempts to predict and explain behavior. Since that time, a large and
steadily growing body of literature within the field of environmental
psychology has addressed the relationships between human beings and their built
environments (for reviews
of environmental psychology, see Darley and Gilbert 1985; Holahan 1986; Russell
and Ward 1982; Stokols and Altman 1987)
à L’hôtellerie est considéré comme un service interpersonnel. Dans ce
genre de service on remarque que des les relations entre les individus soit
influencé en fonction de l’environnement physique qui les entoure. Ainsi, des
rencontres peuvent être plus favorable sous certaines conditions.
Environmental psychologists suggest that individuals
react to places with two general, and opposite, forms of behavior: approach and
avoidance (Mehrabian and
Russell 1974). Approach behaviors include all positive behaviors that
might be directed at a particular place, such as desire to stay, explore, work,
and affiliate (Mehrabian
and Russell 1974). Avoidance behaviors reflect the opposite, in other
words, a desire not to stay, explore, work, and affiliate.
Milliman (1982,
1986) found that the
tempo of background music can affect traffic flow and gross receipts in both
supermarket and restaurant settings.
As Figure 2 shows, the approach/avoidance behaviors of
employees and customers are determined largely by individual intemal responses
(cognitive, emotional, and physiological) to the environment. The three types
of internal responses are discussed in greater detail subsequently. The basic
assumption is that positive (negative) intemal responses lead to approach
(avoidance) behaviors.
Bennett and
Bennett (1970) state that
“all social interaction is affected by the physical container in which it
occurs.” They go on to suggest that the physical container affects the
nature of social interaction in terms of the duration of interaction and the
actual progression of events.
Les individus réagissent différemment à l’environnement physique qui les entourent. Leur comportement peut être positif ce qui est appelé « approach » ou de façon négative « avoidance ». Ce comportement/ réaction va refléter l’expérience ressenti par le client lors de son séjour à l’hôtel par exemple.
Forgas (1979) suggests that environmental variables such as
propinquity, seating arrangements, size, and flexibility can define the
possibilities and limits of social episodes, such as those between and among
customers and employees.
Behaviors such as small group interaction, friendship
formation, participation, aggression, withdrawal, and helping have all been
shown to be influenced by environmental conditions (Holahan 1982).
Examples are again abundant in actual service
settings. Even casual observation of a Club Med facility confirms that the
highly complex setting is designed to encourage social interaction among and
between guests and employees. Seating arrangements and the food preparation
process at Benihana restaurants similarly encourage interactions among total
strangers, as well as contact between patrons and the Japanese chef who
prepares their meals in full view.
Nous remarquons que des variables environnementales telles que la proximité, la disposition des sièges, la taille et la flexibilité peuvent définir les possibilités et les limites tels que celles entre les clients et les employés. Elles peuvent également favorisé l’interaction entre les différents clients.
the perceived servicescape may elicit cognitive
responses (Golledge 1987;
Kaplan and Kaplan 1982; Rapoport 1982), influencing people’s beliefs
about a place and their beliefs about the people and products found in that
place. In that sense, the environment can be viewed as a form of nonverbal
communication (Broadbent,
Bunt, and Jencks 1980; Rapoport 1982), imparting meaning through what Ruesch and Kees (1956)
called “object language.”
In addition to influencing cognitions, the perceived
servicescape may elicit emotional responses that in turn influence behaviors.
In a long stream of research, Mehrabian and Russell and their colleagues have
programmatically explored emotional responses to environments (e.g., Mehrabian and Russell 1974;
Russell and Lanius 1984; Russell and Pratt 1980; Russell and Snodgrass 1987).
Through their research they have concluded that the emotion-eliciting qualities
of environments are captured by two dimensions: pleasure-displeasure and degree
of arousal
Research also suggests that emotional responses to the
environment may be transferred to people and/or objects within the environment
(Maslow and Mintz 1956;
Mintz 1956; Obermiller and Bitner 1984).
Kaplan (1987) concluded that preference for or liking of a
particular environment can be predicted by three environmental dimensions:
complexity, mystery, and coherence
Cette influence de l’environnement physique sur les individus est une forme de communication non verbale. Elle peut, ainsi, susciter des réactions émotionnelles qui peuvent être capturé en fonction de 2 dimensions : le plaisir-déplaisir et le degré d’excitation. Ainsi ces rections émotionnelles peuvent influer le comportement des individu. Nous avons également pu voir que des réactions émotionnelles peuvent être transmise à d’autres individus ou a des objets. Enfin, ces réactions peuvent être prédites grâce à 3 variables : la complexité, le mystère et la cohérence.
The perceived servicescape may also affect people in
purely physiological ways. Noise that is too loud may cause physical
discomfort, the temperature of a room may cause people to shiver or perspire,
the air quality may make it difficult to breathe, and the glare of lighting may
decrease ability to see and cause physical pain.
A complex mix of environmental features constitute the
servicescape and influence internal responses and behaviors. Specifically, the
dimensions of the physical surroundings include all of the objective physical
factors that can be controlled by the firm to enhance (or constrain) employee
and customer actions.
Many items in the physical environment serve as
explicit or implicit signals that communicate about the place to its users (Becker 1977, 1981; Davis 1984;
Wener 1985; Wineman 1982). Signs displayed on the exterior and interior
of a structure are examples of explicit communicators
Signs have even been found to reduce perceived
crowding and stress in a jail lobby setting (Wener and Kaminoff 1982).
Other environmental objects may communicate less
directly than signs, giving implicit cues to users about the meaning of the
place and norms and expectations for behavior in the place. Quality of
materials used in construction, artwork, presence of certificates and Photographs
on walls, floor coverings, and personal Objects displayed in the environment
can all communicate symbolic meaning and create an overall aesthetic
impression.
Le Servicescape est un concept, développé par Booms et Bitner, qui montre l’impact de l’environnement physique dans lequel un processus de service a lieu. Booms and Bitner definissent le servicescape comme “the environment in which the service is assembled and in which the seller and customer interact, combined with tangible commodities that facilitate performance or communication of the service” (Booms and Bitner, 1981, p. 36). Les preuves physiques peuvent être en extérieures (paysage, conception extérieure, signalisation, parking, environnement environnant) mais aussi en intérieures (conception et décoration intérieures, équipement, signalisation, aménagement, qualité de l’air, température et ambiance)
Le Servicescape peut affecter un individu du manière physiologie (un bruit qui l’irrite, une odeur qui lui donne la nausée…).
Des éléments de l’environnement physique/ servicescape sont des signes qui serve de communication pour les individus. Par exemple : le symbole toilette dans un lieux public ou la direction à prendre pour aller vers la salle de fitness. Ces signaux vont impacter l’expérience clients s’il sont mal positionner ou mal compris par l’individu. De plus, ces éléments peuvent faire ressentir à l’individu quel est la qualité du service qu’il va recevoir.
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