Les sept étapes pour la réussite d’un buzz dans les médias sociaux

Author(s) : Silverpop

Les clients sont de plus en plus nombreux à consulter régulièrement les réseaux sociaux et les blogs afin de créer leur propre opinion et connaître celle des autres sur différents éléments comme les entreprises, les marques ou les services.
Sept étapes permettent de comprendre quelles conséquences ont ces phénomènes et donc quel rôle jouent les campagnes publicitaires. En effet, cela peut être considéré comme la « clé du succès ».

    En premier lieu il s’agit de définir la meilleure stratégie à adopter et fixer des objectifs. Effectivement il est nécessaire d’établir des objectifs de commercialisation et de réfléchir à la façon dont les médias et les réseaux sociaux vont être utilisés. Au départ, il faut « commencer petit » et fixer des objectifs modestes qui seront plus ou moins faciles à atteindre mais également se servir des erreurs faites afin de progresser. Ensuite, il est important de communiquer avec les bonnes personnes. Afin de pouvoir sélectionner celles-ci, il est préférable de privilégier des personnes passionnées qui pourront faire bouger les choses.

    En second lieu il est important de comprendre le marché. En effet, si l’on souhaite utiliser les réseaux sociaux dans un but de commercialisation, l’essentiel est de savoir cibler les clients et leurs désirs ainsi que leur comportement afin de leur proposer ce qui correspond le mieux à leur profil. Pour cela, il faut directement se renseigner « à la source » et connaître leur préférence via des enquêtes. Il est aussi important de savoir comment les clients utilisent les réseaux sociaux. Et enfin il ne faut surtout pas négliger les petits blogs qui ont aussi un rôle clé.

    Pour communiquer de manière efficace avec le client, il faut s’intégrer aux réseaux sociaux mais aussi comprendre de quelle façon ils peuvent servir et être efficace. Il est également essentiel de communiquer des messages markéting via ces réseaux sans oublier, toutefois, les canaux traditionnels. Ainsi, il s’agit de pousser le client a utiliser un maximum les réseaux sociaux qui sont à sa disposition afin d’augmenter la diffusion d’un message. L’essentiel est donc d’utiliser au mieux les ressources à disposition et créer un échange permanent entre eux. Ensuite, il faut faciliter le partage d’informations par le client lui-même qui peut les diffuser.

    La quatrième étape consiste en la création d’un contenu qui relie. En effet, la base d’une campagne markéting réussie est le contenu qui doit être attractif afin que les utilisateurs aient envie de le partager. Celui-ci doit donc avoir un impact maximum en le rendant le plus attrayant possible. Ensuite, il faut utiliser à bon escient les moteurs de recherche en se servant de mots clés qui sont stratégiques et qui augmenteront donc les visites sur le site internet voulu. Pour réussir cette étape, les clients attendent surtout d’une entreprise qu’elle soit honnête, transparente et donc crédible. Le contenu, en plus d’avoir un objectif de vente, doit aussi avoir un intérêt pédagogique. Et enfin, il s’agit d’être cohérent, de savoir tirer parti des réseaux sociaux en étant présent un maximum sur ces derniers et mettre à jour les informations très régulièrement.

    La cinquième étape nécessite de s’engager sur le marché. Pour cela, il s’agit d’établir une base solide sur les réseaux sociaux avec un contenu qui éduque, informe et qui permet le dialogue.  Ensuite, il est important de surveiller tous les réseaux et moyens de communication afin de connaître et savoir ce qui intéresse les clients potentiels. Le contenu doit être à même de susciter des réactions et favoriser la conversation sans être de l’auto-promotion. Et enfin l’essentiel est de s’amuser car, un manque d’enthousiasme par exemple, sera visible par les clients et donc néfaste pour l’entreprise.
    
    La sixième étape, ensuite, nécessite d’avoir des « fans » ou des personnes pouvant influencer les clients potentiels sur les réseaux. Effectivement, ces derniers permettent essentiellement les échanges et les contacts de client à client et non de l’entreprise au client. Ainsi, en ayant des « fans », ils vont jouer un rôle important et faire de la promotion pour l’entreprise. Selon une étude, 90% des consommateurs font confiance et prennent en considération l’avis des autres personnes.  Pour cela, il est important de s’occuper de ses « fans » qui sont donc des ambassadeurs de l’entreprise en le considérant comme des personnes privilégiées qui ont notamment accès à des prestations ou des services spéciaux. Il s’agit donc de les fidéliser et, en même temps les inciter à promouvoir encore plus l’entreprise. En plus de ces derniers, il faut se servir de personnes capables d’influencer les autres sur leurs achats potentiels comme par exemple, les blogueurs ou les journalistes. Et en dernier lieu, il est important de répondre à toutes les critiques négatives que l’entreprise peut recevoir de manière individuelle et personnalisée. Cela influencera le plaignant qui se sentira écouté, pris en considération et donc qui pourra notamment s’excuser de manière publique sur les critiques ou les avis négatifs qu’il avait pu émettre auparavant. Cela véhicule donc une image positive de l’entreprise qui se préoccupe de ses clients.

    Et enfin la dernière étape doit être centrée sur la surveillance de l’activité sociale. En effet, cela permet de comprendre le client, d’améliorer la performance de la campagne menée et d’adapter le contenu en conséquence. Pour cela, il est important et nécessaire de prendre en considération le plus de données et d’informations possibles. Ensuite, en fonction des résultats, il s’agit d’ajuster et d’optimiser les initiatives futures pour améliorer leur impact sur les clients éventuels. Et enfin, il est nécessaire d’évaluer les progrès réalisés régulièrement pour y apporter des améliorations.

        Pour conclure, nous pouvons dire qu’actuellement, il est essentiel de fidéliser les clients mais aussi de privilégier des contenus éducatifs qui donnent une valeur ajoutée à la campagne et au produit ou au service que l’on veut diffuser. Pour cela, les réseaux sociaux sont désormais des outils essentiels qu’il ne faut pas négliger et qui permettent un partage rapide, quasi immédiat, des informations. Ils permettent aussi de mesurer l’impact qu’a eu une action et de l’améliorer pour être le plus concurrentiel possible et ainsi favoriser les ventes.

Bibliographie :

  • RJ Metrics, « New Data on Twitter’s Users and Engagement », 2010
  • Hubspot, « Study Shows Small Businesses That Blog Get 55% More Website Visitors », 2009

Brand and retailer loyalty: past behavior and future intentions

Author(s) : Michael T. Ewing

Introduction

En observant les comportements des acheteurs de voitures, on remarque que certains changent de marque d’une voiture à l’autre tandis que d’autres affichent une constance dans leur choix de marque. C’est sur cette décision que de nombreuses entreprises essayent de se positionner afin d’engranger des résultats et c’est pourquoi elles mesurent les intentions d’achats des consommateurs pour planifier leur opérations commerciales. Cependant, on remarque que dans la majorité des cas, les comportements observés diffèrent de ceux planifiés. Cette étude est centrée sur les probabilités qu’un consommateur a à réaliser ses achats de la même marque/au même commerçant de son habitude.

Hypothèses soulevées

8 hypothèses sont soulevées et réparties en 4 sets de 2 hypothèses. Le 1er set étudie le rôle des achats antérieurs en termes de marques (hypothèse H1a) et de commerçants chez lesquels ont été effectués ces achats (H1b) sur la prévision d’achat futur d’une marque. Le 2e set se base sur le même principe mais étudie l’impact sur le choix du futur commerçant (H2a et H2b). Le 3e set, également sur le même principe, étudie l’impact sur la volonté du consommateur de recommander la marque (H3a) et le commerçant (H3b). Le 4e set étudie la relation entre les prévisions d’achats et la volonté de recommander : plus la prévision d’acheter une marque est forte, plus l’envie de la recommander est forte (H4a) et de même concernant un commerçant (H4b).
On suppose également qu’un client satisfait reste fidèle à la marque/au commerçant et qu’il sera plus enclin à la/le recommander.

Résultats

Pour tester les hypothèses des 3 premiers sets, une analyse de la variance (ANOVA) a été utilisée. Pour tester celles du set 4, une analyse de régression a été utilisée.
Au final, 4 hypothèses sont retenues : H1a, H1b, H4a et H4b.

Conclusion

Les données sur les prévisions d’achats restent un indicateur valide de recherche pour les catégories de produits nécessitant une forte participation financière. De plus, les études sur les relations marque/consommateur offre d’après les recherches une meilleure capacité de prédiction que celles de commerçant/consommateur. Enfin, la volonté de recommander ou de faire du bouche à oreille positif ne semble pas être influencée par les comportements antérieurs.

Références bibliographiques

Assael, H. (1996), Consumer Behavior and Marketing Action, 5th ed., South-Western College Publishing, Cincinnati, OH.
Bagozzi, R.P. and Warshaw, P.R. (1990), “Trying to consume”, Journal of Consumer Research, Vol. 17, pp. 127-40.
Bagozzi, R.P. and Yi, Y. (1989), “The degree of intention formation as a moderator of attitude-behaviour relation”, Social Psychology Quarterly, Vol. 52, pp. 266-79.
Bemmaor, A.C. (1995), “Predicting behavior from intention-to-buy measures: the parametric case”, Journal of Marketing Research, Vol. XXXII, pp. 176-91.
Carman, J.M. (1970), “Correlates of brand loyalty: some positive results”, Journal of Marketing, Vol. 7, pp. 116-18.
Cunningham, R.M. (1956), “Brand loyalty, what, where, how much?”, Harvard Business Review, Vol. 34, pp. 116-18.
Cunningham, R.M. (1961), “Customer loyalty to store and brand”, Harvard Business Review, Vol. 39, pp. 127-8.
Engel, J.F., Blackwell, R.D. and Miniard, P.W. (1995), Consumer Behavior, 8th ed., Dryden, Orlando, FL.
Illingsworth, J.D. (1991), “Relationship marketing: pursuing the perfect person-to-person relationship”, Journal of Services Marketing, Vol. 5, pp. 49-52.
Juster, F.T (1966), “Consumer buying intentions and purchase probability: an experiment in survey design”, Journal of the American Statistical Association, Vol. 61, pp. 65-74.
Lovell, W.W. (1983), “Customer satisfaction: the new reality”, Standard Automative Engineering Journal, Vol. 83 No. 11, p. 80.
Mills, P.K (1990), “On the quality of service encounters: an agency perspective”, Journal of Business Research, Vol. 20, pp. 31-41.
Peter, J.P and Olson, J.C. (1996), Consumer Behavior and Marketing Strategy, 4th ed., Irwin, USA.
Sambandam, R. and Lord, K.R. (1995), “Switching behavior in automobile markets: a consideration-sets model”, Journal of the Academy of Marketing Science, Vol. 23 No. 1, pp. 57-65.
Stearns, J.M., Unger, L.S and Lesser, J.A. (1982), “Intervening variables between satisfaction/dissatisfaction and retail patronage intention”, American Marketing Association, Winter Educators Conference, pp. 179-82.
Tranberg, H. and Hansen, F. (1986), “Patterns of brand loyalty: their determinants and their role for leading brands”, European Journal of Marketing, Vol. 20, pp. 81-109.
Warshaw, P.R. and Davis, F.P. (1985), “Disentangling behavioral intention and behavioral expectation”, Journal of Experimental Psychology, Vol. 21, pp. 213-28.
Wilkie, W.L. (1994), Consumer Behavior, 3rd ed., John Wiley, New York, NY.

L’humeur joue un role important dans l’utilisation de la technologie

Author(s) : Heshan Sun, Ping Zhang

Avec le progrès sans précédent dans les systèmes d’information
(IS),la technologie d’acceptation des utilisateurs de la recherche reste un
thème central.
Après des décennies de recherche, cette zone est considérée par certains chercheurs comme l’un des domaines les plus matures dans
la littérature contemporaine (Venkatesh, Morris, Davis, &
Davis, 2003), mais il y a encore des zones trop peu étudiées,
questions sans réponse, et les résultats sont peu concluants.
Cependant, en général,les rôles spécifiques de l’humeur dans les facteurs
acceptation de la technologie d’utilisateur sont moins clairs et ne sont pas concluants.
Par conséquent,l’objectif de cette recherche est de mieux comprendre
du rôle de l’humeur dans les facteurs d’acceptation des utilisateurs de
la technologie.
Il faut  considérer deux variables , la computer playfulness (CP) et perceived enjoyment (PE).
CP est fréquemment utilisé pour refléter l’aspect caractéristique des utilisateurs,
interactions avec les ordinateurs et est stable au fil du temps.
CP peut être considérée comme un indicateur du caractère général de ludisme
dans le domaine des systèmes d’information. PE, d’autre part , est souvent désigné comme une perception,comme  son nom l’indique.
 Le PE est une variable d’état et peut changer de façon spectaculaire au fil du temps et de tous les systèmes. Deux lacunes:
 
(a) de la connexion peu étudiée entre le CP et PE,et
(b)l’ignorance des  relations causales entre les PE et la facilité d’utilisation perçue.
  Deuxièmement, PE n’a pas la cohérence de la situation
et est dépendant du système. Autrement dit, il mesure essentiellement la façon dont
un individu perçoit l’interaction avec un système particulier.
 
 
 
Développement conceptuel :
les deux variables ont été étudiées de façon isolée l’une de lautre: Leur relation n’a pas été étudiée. 
Afin d’examiner leur rôle dans l’acceptation des technologies d’utilisateur, il a donc été également envisagé d’autres facteurs importants qui influent sur l’utilisation des technologie: l’intention comportementale (BI), l’utilité perçue (PU).
Une méthode d’enquête a été utilisé pour recueillir des données empiriques
pour tester les modèles proposés.  Des internautes étaient généralement
recrutés. Un total de 750 e-mails ont été envoyés. Les cartes-cadeaux ont été fournis comme des incitations à la participation.
Parmi les 240 déclarations, 161 ont eu des réponses complètes pour
toutes les mesures. Cet ensemble composé de l’échantillon final a été utilisé pour
l’analyse des données. Parmi les répondants, 43% étaient de sexe masculin. La
répartition par âge était de 19 à 24 (15,6%), 25-34 (42,5%), 35-44
(20%), et plus de 45 ans (21,9%). Soixante-huit pour cent (68%)
d’entre eux avaient plus de 5 ans d’expérience dans l’utilisation des moteurs de recherche. (qui a été la technologie cible)
Deux tâches simples pour  recueillir les réactions des participants
aux moteurs de recherche. La première tâche etait de demander aux participants de chercher des réponses à la question suivante: «Qu’est-il arrivé
sur ce même jour dans l’histoire (événements historiques pour ce jour dans
l’histoire)? "Ce devait être un processus amusant. La seconde
tâche a demandé aux participants de se rappeler un problème lié au travail, puis
utiliser des moteurs de recherche pour trouver des réponses. Pour s’assurer que les participants ont bien examiné les résultats, il a été demandé à chaque participant  la liste des réponses aux deux questions. Après avoir effectué ces deux tâches,
les participants ont rempli le questionnaire. Le but de ces
deux questions était de positionner les participants à l’information
rechercher contexte et donc veiller à ce que leurs réponses étaient basées
sur l’expérience récente (par exemple, les deux tâches).
On retient donc de ce test que l’acceptation d’une technologie est l’une des questions les plus importantes à prendre en compte pour les organisations et les entreprises
 Malgré l’intérêt et efforts, on constate que les chercheurs montrent un manque d’attention à l’examen de l’humeur et son rôle dans l’utilisation de la technologie.. Cela peut conduire à des résultats trompeurs à la fois pour la compréhension théorique et des conseils pratiques.
Reconnaître et résoudre de telles limitations est déjà un grand pas.

LE MARKETING SENSORIEL: LA QUÊTE DE L’INTÉGRATION THÉORIQUE ET MANAGÉRIALE

Author(s) : Marc FILSER

Introduction :

 

On peut présenter le marketing sensoriel comme étant un ensemble de variables d’actions contrôlées par le producteur et/ou le distributeur dans le but est  de créer  une atmosphère multi sensorielle spécifique au tour du produit ou du  service, soit à travers les caractéristiques du produit lui-même, soit à travers la communication en sa faveur, soit à travers l’environnement du produit au point de vente. 
Il y a à pain dix années, le marketing sensoriel est devenu très populaire, au point de susciter les interrogations des managers sur la recherche de nouveaux supports, et ainsi instaurer une  différenciation  pour faire face à une standardisation qui s’est installée au fil du temps.  
L’objectif de cet article est d’éclairer la recherche de cadre intégrateur, qui permet de disposer d’un modèle général de l’influence des variables de stimulation sensorielle sur le consommateur, et d’un cadre global servant de support à la formulation de la stratégie de positionnement du produit ou service.
 
Hypothèses soulevées :
-la capacité du marketing sensoriel à renouveler les axes de différenciations du produit ou du service, dans son environnement concurrentiel en termes d’attributs tangibles, ainsi que sa contribution à l’enrichissement de la communication publicitaire 
-en plus de l’image et prix de l’enseigne, la déclinaison de dimensions visuelles olfactives, tactiles et sonores du produit peut participer à l’enrichissement du potentiel de stimulation du prospect par le produit ou services. 
 – l’émergence d’un important champ de recherche autour de l’influence des caractéristiques affectives du consommateur sur son comportement  encouragerait l’exploration des mécanismes d’influence du processus de décision d’achat par les caractéristiques de l’atmosphère de la transaction, soit au stade de la communication, soit au stade de la fréquentation du point de vente (Mail, 2001 ; Divard et Urien, 2001). 
Les résultats :
 
Les stimuli du message publicitaire vont déclencher simultanément chez le récepteur du message des réponses cognitives et affectives, qui activeront différentes «route» de persuasion en fonction des caractéristiques psychologiques du récepteur, pouvant ou non mener à une modification de l’intention d’achat.  D’ailleurs, la simple évocation sémantique des caractéristiques  sensorielles constitue, en elle-même, un mécanisme d’activation de réponses effectives qui peuvent renforcer le pouvoir de persuasion du message publicitaire (Nelson et Hitchon, 1999).
 
Afin de choisir les produits qu’il achète, un individu qui fréquente un point de vente va enchainer une succession de processus de décision élémentaires.
 
 Cependant différents travaux qui ont adopté une démarche expérimentale et qui ont portés sur des comportements observés en magasin avec et sans exposition aux stimuli sensoriel, ont mis en évidence l’absence d’influence significative des stimuli sensoriel sur les achats effectués, bien que les comportements en magasin sont significativement influencés Par contre les recherches menées n’ont pas pris en compte les effets à long termes de la manipulation des variables sensorielles sur l’attitude.
 
 En effet la valeur qu’associée le client à une expérience vécu dans un point de vente est de nature à influencer durablement sa perception de l’enseigne et peut-être même des marques de produits qu’il a achetés pendant «l’expérience de magasinage»
 
Conclusion : 
 
Cette étude a mis en évidence l’influence  des stimuli sensoriels sur les états affectifs du consommateur.
 Si la tendance de l’appropriation et l’exploration de la surface de vente est évidente, l’influence sur le comportement d’achat du consommateur n’est pas établie, cependant il est profitable d’exploiter le potentiel d’enrichissement de la stimulation sensoriel notamment sur internet.
 
Enfin l’adaptation de la valorisation du produit et de la communication
publicitaire par la présentation en magasin reste un thème majeur qui exige une très forte collaboration entre la recherche académique et la réalisation des études de marché par les entreprises.
  
 
Références bibliographiques:
Bonnin G0. (2000), l’expérience de magasinage. Conceptualisation et exploration des rôles du comportement physique et de l’aménagement de l’espace, thèse de sciences de gestion, Université de bourgogne.
 
Divrad R et Urien B. (2001), le consommateur vit dans un monde en couleur, recherche et application en marketing, 16, 1, 3-34.  
 
Maille V. (2001), l’influence des stimuli olfactifs sur le comportement du consommateur : un état des recherches, recherche applications en marketing, 16, 2, 51-75.
 
Nelson M.R. et Hitchon J.C. (1999), Loud Tasters, Colored Fragrances, and scented sounds: How and When to mix the senses in persuasive Communications, journalism and mass communications quarterly, Vol. 76, 2 (summer), 354-372.

 

Création d’une fiche

Author(s) : François Bourboulon

Références bibliographiques : extrait d’un site web
Introduction :
La personne interviewée, en la personne de Jacob Nielsen, est la référence en matière d’ergonomie du web. Cet  homme de 46 ans, diplomé d’un doctorat en sciences de l’informatique de la Technical University du Danemark, est le fondateur du Nielsen Norman Group (société d’expertise en usabilité).
Comptant à son actif la bagatelle de 74 brevets en ergonomie du web, il est interrogé par le Journal du net sur ses points de vues en matière de webdesign et des tendances  à venir dans le monde de l’internet.
Hypothèses :
Quelles sont les règles à appliquer pour avoir un site jugé « bon » ?
L’évolution de la technologie matérielle change t’elle la donne en terme d’élaboration de sites web ?
Quels sont les plugins de développement à utiliser de nos jours ? Où se situe Flash ?
Quelle évolution pour les formats publicitaires ?
La manière de designer un site web dépend-elle de la culture ou est-ce international ?
Réponses :
Selon Mr Nielsen un bon site doit pouvoir etre résumé par son slogan. Pour lui un bon site se doit d’être facile  à prendre en mai net intuitif, selon ses dires, la page d’accueil d’un site à pour rôle de révéler « les éléments fondamentaux permettant de comprendre ce qu’est le site ». En matière de webdesign il déconseille le scroll abusif et l’emploi d’images lourdes dans les sites. Il nous rappelle d’ailleurs que la plupart des utilisateurs d’internet disposent encore d’un modem et que le temps maximal accepté par les utilisateurs pour le chargement d’une page est de dix secondes.
Dans  un deuxième temps Mr Nielsen met fin aux idées reçues sur les standards à employer en terme de résolution d’écran. En ce qui concerne les plugins, il nous rappelle qu’il vaut mieux éviter ceux qui sont trop exotiques où trop récent. Le risque lié  à leur utilisation est la perte d’audience due à la nécessité de télécharger un programme tiers pour visualiser notre site. Pour illustrer cet exemple Mr Nielsen s’appuie sur la technologie Flash, qui de par son manque d’ergonomie à refoulé un bon nombre d’utilisateur et de développeurs, ratant ainsi une possibilité de s’imposer comme leader du marché en terme de GUI.
La troisième partie de l’interview fait la part belle aux liens et à la publicité. Il nous rappelle que ce n’est pas la couleur du lien qui doit primer mais sa manière d’être utilisée de manière judicieuse. En terme de publicité l’avenir n’est plus au pop-up qui sont devenus obsolètes, pour lui le futur de la publicité se trouve chez Google « La plus grande avancée en terme de publicité en ligne a aussi été la plus simple en terme de design : les petits encadrés de texte dans Google ». Et dans la publicité en temps réel.
Pour finir Mr Nielsen répond sur les différentes visions américaines et européennes en matière de web design. Les différences culturelles expliquent pourquoi les deux continents n’ont pas la même façon de développer les sites web. Mais ces différences devraient peu à peu se lisser au fil du temps pour arriver à de grands principes universels !
Conclusion :
L’approche que Nielsen avait en 2008 tend à se confirmer quatre ans après. L’ergonomie du web à fait beaucoup de progrès, la règle des 3 clicks est toujours d’actualité pour simplifier au maximum  les sites webs et la publicité en  temps réel via Google et Facebook se fait de plus en plus présente.

Comment les femmes et les hommes travaillent à leurs achats de cadeaux

Author(s) : Barry J. Babin et Christine Gonzalez

Introduction
Les hommes et les femmes n’ont, d’ailleurs, pas le même comportement de magasinage en matière de cadeaux. Mais, est-ce que on peut utiliser les mêmes techniques de marketing pour les hommes et les femmes ? Pour répondre a cette question, les auteurs de l’article ont mené une enquête permettant de mesurer les différences existantes entre les hommes et les femmes en terme d’effort, de prix et de valeurs du magasinage. 
Hypothèses soulevées
Depuis longtemps, plusieurs experts ont parlé sur l’importance du sexe dans le magasinage et ses attributs associés. Les auteurs de cette article ont utilisé ces recherches et ont soulevé les hypothèses les plus importantes, parmi elles :
– L’intensité des valeurs (appartenance à un groupe, relations chaleureuses, etc) a un impact positif sur le montant dépensé pour un cadeau. 
– Les femmes fournissent plus d’efforts que les hommes lorsqu’elles cherchent un cadeau: elles commencent a chercher le cadeau plus tôt, visent plus de magasins et consacrent plus de temps à la recherche et au choix d’un cadeau.
– Les hommes dépensent plus que les femmes dans une même situation, parce que les femmes on une forte tendance à trouver le prix le plus bas. 
– La valeur économique d’un cadeau est liée à la valeur émotionnelle de la relation : de cette façon, le montant dépensé sera supérieur pour les partenaires romantique. 
La valeur hédonique du magasinage résulte de la gratification personnelle dérivée des bénéfices émotionnels. Au contraire, la valeur utilitaire est liée à l’accomplissement de la tâche. Les auteurs soulèvent trois hypothèses :
– Plus une tache est difficile a réaliser, plus la valeur utilitaire est faible.
– Une tache difficile à accomplir est moins gratifiante, ce qui diminue la valeur hédonique.
– Les femmes sont perçues comme des acheteurs plus efficaces que les hommes. Donc la relation entre l’effort investi et la valeur utilitaire devrait être plus positive pour les femmes que pour les hommes. 
Afin de vérifier la véracité des hypothèses, les auteurs ont mené une enquête auprès de plus de 200 répondants ayant récemment acheté un cadeau. Les répondants devaient répondre à un questionnaire incluant des échelles mesurant les valeurs personnelles, les valeurs hédoniques et utilitaires du magasinage, l’effort investi dans l’activité et de questions portant sur le coût du cadeau et la nature du destinataire. 
Résultats
Comme il était prédit, les femmes indiquent investir plus d’efforts dans leurs achats de cadeau que les hommes. Cependant elles attribuent une valeur hédonique plus intense à l’expérience d’achat, ce qui indique que l’achat de cadeau est un travail pour les femmes mais qui peut aussi être un jeu. 
Les résultats suggèrent aussi que les consommateurs dépensent plus d’argent pour un partenaire romantique, que le montant dépensé est plus fort pour les hommes et croit avec l’effort investi dans le magasinage. 
Il est important de noter que le lien entre l’effort et la valeur utilitaire n’est pas significative. Au contraire, l’effort investi a un impact positif sur la valeur hédonique et il est son principal déterminant. 
Finalement, les analystes examinent les interactions entre le sexe et les déterminants (l’effort investi et les valeurs personnelles) et ils concluent que il y a peu de résultats significatifs. Néanmoins il y a deux interaction significatives : 
– L’effort investi a un impact négatif sur la valeur utilitaire pour les hommes et un impact positif pour les femmes. 
– Le valeur hédonique est plus forte pour les hommes lorsqu’ils cherchent un cadeau pour un partenaire non romantique alors qu´elle est plus forte pour les femmes lorsqu’elles cherche un cadeau pour un partenaire romantique., ce qui est contraire aux hypothèses soulevés. 
Conclusion
Cette recherche casse l’un des tabous de notre société selon lequel les hommes et les femmes ont des comportements très différents. Grâce aux résultats obtenus lors de cette étude, nous pouvons prouver scientifiquement que, même s’il y a de différences entre les hommes et les femmes dans le magasinage, ces différences ne sont pas si grandes que cela.  
Références bibliographiques
Babin, B. J., Darden, W. R. et Griffin, M. (1994), Work and/or fun: measuring hedonic and utilitarian shopping value, Journal of Consumer Research, 20, 644-656.
Bellenger, D. N., Robertson, D. H.and Greenberg, B.A. (1977), Shopping center patronage motives, Journal of Retailing, 53, 2, 29-38
Dawson, S., Bloch, P.H. et Ridgway, N. M. (1990), Shopping Motives, Emotional States and Retail Outcomes, Journal of Retailing, 66 (Winter), 408-427.
Dubé, L. et Morgan, M.S. (1996), Trend effects and gender differences in retrospective judgements of consumption emotions, Journal of Consumer Research, 23, 156-162
Fischer, E. et Arnold, S.J. (1990), More than a labor of love: gender roles and christmas gift shopping, Journal of Consumer Research, 17 (December), 333-345.
McGrath, M.A. (1995), Gender differences in gift exchanges: new directions from projections, Psychology and Marketing, 12, 5, 371-393
Otnes, C., McGrath, M. A. et Rigdon, E. (2001), Perceptions and realities of male shopping behavior, Journal of Retailing, 77, 1, 111-137

The Effects of Positive Mood on Memory

Author(s) : ANGELA Y. LEE et BRIAN STERNTHAL

Introduction


Aujourd’hui, l’analyse de la mémoire est un sujet crucial pour tous les secteurs. En 1990, Monsieur Nedunga a mis l’accent sur les processus de mémorisation misent en jeu et essentiellement sur le problème du rappel en mémoire des marques. A travers son ouvrage, l’auteur à démontrer qu’il y’avait deux facteurs critiques pour le processus de mémorisation concernant les marques commerciales :
Le premier facteur concerne la force de la marque qui est influencée par le nombre de fois que la marque est « instanciée » dans la mémoire de la personne concernée
Le second facteur concerne la force d’association entre les marque concernée et les autres marques ». Cette association va créer, chez la personne, une catégorisation entre les différentes marques sur un sujet, un produit, une image.
Cependant, ces recherches n’indiquent pas si l’humeur de la personne concernée influence la mémorisation de ces marques commerciales.
A l’évidence, l’humeur influence énormément l’élaboration de relation entre les personnes. Mais pouvons-nous appliquer cette affirmation également sur la mémorisation des marques ?

Les hypothèses soulevées :

Dans les différentes expériences utilisés au sein de cette étude et grâce aux différentes publications et analyses documentaires déjà existantes sur le sujet de l’humeur (Anderson and Bower 1973; Srull 1981), les hypothèses soulevées étaient les suivantes :
Dans une comparaison entre une humeur dite « neutre » et une humeur dite « positive », l’humeur « positive » va permettre une meilleure mémorisation. Une humeur positive va également établir une meilleure élaboration relationnelle entre la personne et la marque.
Ces hypothèses sont testées avec quatre expériences :
•    35 étudiants d’une université sont recrutés, dispatcher en groupe de 10. Au début de l’expérience, les groupes sont informés qu’ils vont devoir évaluer plusieurs publicités commerciales. Les étudiants vont d’abord visionner 7 publicités neutres qui ne sont pas censé changer leurs humeurs. Puis, ils visionnent 4 publicités humoristiques pour changer leur humeur, en une humeur positive. (Note : Une marque par publicité). Après le visionnement, les participants doivent évaluer en fonction de leurs goûts les publicités sans les visionner à nouveau en 5 minutes. Pour cela, ils doivent remplir des questionnaires préparés qui prendra en compte, la publicité et l’humeur au moment du visionnage.
•    L’idée, dans cette expérience est de démontrer la force de l’humeur sur la mémorisation de marque. Cette expérience reprend les outils de la deuxième en augmentant le nombre de marques.
•    L’humeur est basée sur l’état de la personne et de la relation entre la marque et la personne. Cette expérience veut démontrer que les participants vont privilégier plus des marques qu’ils connaissent quand ils sont d’une humeur positive plutôt que neutre.
•    Cette dernière expérience veut démontrer qu’une marque peut influencer l’humeur de la personne.

Les résultats

Les différentes expériences ont permis d’établir l’évidence suivante : Une humeur positive permet une meilleure mémorisation des marques. Les effets de cette humeur positive persistent à travers le temps. C’est au moment de l’apprentissage, que la personne, en fonction de son humeur va retenir ou non le message véhiculer par la marque et donc retenir la marque. Cependant, l’analyse des données a démontré que l’humeur ne faisait pas tous au niveau de la mémorisation d’une marque. La catégorisation de la marque va influencer par la personne va influencer également la mémorisation de la marque. Ainsi, une marque qui n’est pas correctement catégorisée par une personne n’aura pas le même taux de mémorisation qu’une marque correctement catégorisé.

Conclusion

L’humeur est un ingrédient essentiel à la mémorisation d’une marque. En fonction de cette dernière, la personne aura une image positive ou non de la marque. Lors de la mémorisation de la marque, l’humeur est aussi gardée par la personne. La marque est catégorisée par la personne et l’humeur associée à la marque et la mémorisation sera sauvegardée elle aussi.

Références bibliographiques
"Human Associative Memory" Anderson, J. R. and Gordon H. Bower
"The Moderator-Mediator Variable Distinction in Social Psychological Research: Conceptual, Strategic, and Statistical Considerations – Journal of Personality and Social Psychology,"  Baron, Reuben M. and David A. Kenny
"Availability versus Accessibility of Information in Memory for Words- Journal of Verbal Learninlg anzd Verbal Behavior, 5 (August)" Tulving, Endel and Zena Pearlstone

 

Faciliter la lecture d’informations sur le web

Author(s) : Equipe rédactrice du site web www.ergolab.net

Introduction :
Compte tenu des caractéristiques physiologiques de l’être humain, la lecture sur le web est plus difficile que celle sur un support papier. De ce fait, Il existe plusieurs techniques dont le but est de rendre le contenu sur le web adapté au média et de garantir à la fois le confort visuel des lecteurs et la compréhension du contenu.
 
Hypothèses :
 
– Deux dimensions composent le critère de lisibilité : la lisibilité matérielle de la lisibilité cognitive d’un texte.
– Le web n’est pas le support adéquat pour la lecture.
– La sensation de confort visuel et les conditions de vision optimale dépendent étroitement de la répartition des contrastes des luminances.
– La lisibilité dépend non seulement du contraste caractère / fond mais aussi de paramètres propres aux caractères.
– La majorité des utilisateurs ne lisent pas mot par mot les contenus des sites Internet.
– Fournir une information de qualité nécessite parfois d’exposer des textes longs.
– Si le contenu présenté est long, il est alors indispensable de fournir à l’utilisateur des moyens de contourner la lecture à l’écran.
– La lecture est une activité cognitive très contextuelle.
– Pour les utilisateurs, le contenu est premier.
Résultats :
– D’un point de vue ergonomique, le contraste positif est plus adéquat que le contraste négatif.
– A éclairement égal, le diamètre pupillaire est plus petit en contraste positif qu’en contraste négatif.
– La focalisation sur l’écran est plus facile pour l’œil en contraste positif.
– L’acuité visuelle est meilleure lorsque le caractère à observer est sombre sur fond clair.
– Le passage en gras rend le signal plus saillant.
– La réduction du nombre de mots de 50% permet de trouver plus facilement le signal parmi les bruits.
– Découper les textes en écrans successifs semble pourtant présenter plus d’inconvénients que d’avantages.
– Présenter l’information sur plusieurs pages nuit à une lecture continue du texte.
 
Conclusion :
Afin de rendre plus facile la lecture de contenu sur le web, il faut donc jouer sur deux principes fondamentaux qui sont la facilité de perception et la facilité de compréhension des informations. Sans ces deux principes, la lecture sera difficile voire impossible, ce qui finit par diminuer considérablement l’intérêt du lecteur.
 
Références bibliographiques :
Bastien, C. (2001), Quelques recommandations pour la rédaction de contenus Web. Lergonome.org (http://www.lergonome.org/pages/detail_articles.php?indice=14)

Vers un management des « amis » sur les réseaux socionumériques ? Usage et appropriation sur Facebook, Skyrock et MySpace

Author(s) : Thomas STENGER et Alexandre COUTANT

Introduction :
Cet article est le fruit d’un travail de 22 mois par 6 chercheurs auprès de jeunes de 13 à 27ans. Il aborde l’usage de nouveaux outils issus de nombreuses plateformes sociales qui ont pour intérêt  "la gestion des amis". Ce document s’est concentré non seulement  sur les enjeux qu’ont les utilisateurs à travers des plateformes telles facebook, Myspace ou autres, mais aussi sur les manières dont ils s’approprient ces derniers. Aujourd’hui plus de 350 millions d’internautes utilisent facebook, ce dernier se présente sur le marché comme une passerelle qui facilite la communication entre les personnes dans un monde numérique. Ces RSN comprennent plusieurs applications qui ont pour but la gestion des relations sociales telles qu’on peut le voir via les listes d’amis ou les moteurs de recherche de facebook.

Les hypothèses soulevées
Les chercheurs et les medias se sont alors penchés vers deux grandes questions qui émanent de cette situation. Principalement l’une aborde de façon générale la nature de ses liens "d’amitiés " qu’on trouve sur les RSN, tandis que l’autre s’interroge sur ce besoin que les internautes ont à avoir recours à des outils de gestion pour organiser les relations humaines.
Plus précisément dans un premier onglet, il s’agit de comprendre réellement ce que le mot "Ami" veut dire  Qui sont nos amis ? Mais aussi si l’usage des RSN modifie l’expérience de l’amitié dans la vie de tous les jours. Dans le second onglet, plus attractif, ils abordent des questions concernant l’usage des objets et outils techniques.
Via les RSN les individus créent leur profil public ou semi public dans un système qui permet aussi la gestion de liste d’utilisateurs et le partage de lien. L’usage étant non centrée sur le volet en particulier mais plutôt sur l’amitié et le maintient de ce lien entre individus. Cette tendance d’amis en ligne fait que les jeunes sont presque toujours connectés avec des personnes qu’ils connaissent dans leur vie. On parle alors de ‘hanging out’ c’est à dire ‘trainer ensemble’.
Les recherches portées à ce sujet relèvent de la sociologie de l’amitié. Parmi les travaux certains se sont concentrés sur l’évaluation qu’a l’influence du nombre et des caractéristiques des amis dans l’évaluation des individus à travers leurs profils. D’autres sur l’amélioration du comportement d’adolescents en difficulté en contribuant a une augmentation de leur popularité faisant défaut hors ligne.
Les résultats
Ces nombreuses recherches réalisées par de nombreux auteurs tels: "Ellison et al (2007)", "Clark 2009, Lewis et al 2008b " … sont néanmoins tous d’accord sur l’absence de définition exacte de la nature des relations nouées sur ces  sites, que le terme "ami" résume trop rapidement.
D’après Ellison et al (2007) l’usage important de facebook sera représentatif du capital social de l’individu. D’ après les statistiques le nombre moyen d’ami est au alentour de 130, ceci est plus un phénomène de "Collection d’amis" qu’avoir de véritables liens d’amitiés.

La conclusion
Les réseaux socionumériques tels que Facebook, MySpace ou Skyrock ont connu un engouement populaire exceptionnel à travers la planète ces dernières années. Ils ont aussi fait l’objet de travaux de recherche en sociologie essentiellement – et très peu en SI, en France en particulier. Les plateformes socionumériques et les outils, plus précisément leur usage et leur appropriation, constituent un sujet original et surtout intéressant pour la recherche en SI. Ce travail de recherche s’inscrit dans cette perspective.
Les résultats de notre recherche indiquent d’une part que le recours à ces outils dans une optique de gestion des relations socionumériques, donc des « amis », n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes aux utilisateurs des Rsn, des jeunes en particulier. L’utilisation « littérale » des outils de gestion de l’amitié socionumérique n’est donc en rien évidente. Cela peut s’expliquer par la grande variété des types d’amis et des contextes associés, en particulier chez les jeunes (public, privé ; amical ; familial ; parental ; scolaire voire professionnel, non professionnel pour certains étudiants…). De plus, si nous constatons un nombre d’outils disponibles important pour un management de ses amis sur les Rsn, il ne faut pas sous-estimer leurs coûts d’utilisation : en termes cognitifs, techniques, en temps à y consacrer pour acquérir les compétences nécessaires à un véritable « management des amis ».

Les références bibliographiques
Clarke, B. H.. (2009), “Early Adolescents’ Use of Social Networking Sites to Maintain Friendship and Explore Identity: Implications for Policy”, Policy & Internet,1 (1).
Ellison, N., Steinfield, C., & Lampe, C. (2007), “The benefits of Facebook "friends": Exploring the relationship between college students’ use of online social networks and social capital”. Journal of Computer-Mediated Communication, 12 (3), article 1.
boyd, d., & Ellison, N. B. (2007), “Social network sites: Definition, history, and scholarship”, Journal of Computer-Mediated Communication, 13(1),
Coutant A., Stenger T. (2009), "Les configurations sociotechniques sur le Web et leurs usages : le cas des réseaux sociaux numériques", 7ème Colloque du chapitre français de l’ISKO, 24 – 26 juin, Lyon, pp. 27-34.
Coutant A., Stenger T. (2010a), « Analyse structurale des réseaux sociaux, netnographie, ethnologie des communautés en ligne… Comment étudier les réseaux socionumériques ? »,
Journées d’études du CR 33 de l’AISLF : Dispositifs techniques de communication humaine : transformations du lien et nouveaux lieux sociaux, 19 – 20 mai 2010, Namur, actes à venir.
Coutant A., Stenger T. (2010b), « Identité et réseaux sociaux numériques : la mise en scène de soi sur les profils », Réel-Virtuel, 2, à paraître en 2010.
Gregg M. (2008), “Testing the Friendship: Feminism and the limits of online social networks”,

NEUROMARKETING – GETTING INSIDE THE CUSTOMER’S MIND

Author(s) : Pop Ciprian-Marcel, Radomir Lăcrămioara et alii

Introduction
Le neuromarketing est un nouveau concept qui se base sur les avancées des neurosciences pour essayer d’appréhender  la manière dont  notre cerveau perçoit les différentes marques et produits. En explorant le subconscient grâce aux techniques d’imagerie cérébrale, le neuromarketing  essaie de comprendre ce qui motive   l’achat d’un produit plutôt qu’un autre et d’identifier  les leviers qui nous poussent à faire ce choix ; le but étant  d’essayer de mieux répondre aux attentes  du consommateur et de le de fidéliser sur le long terme.
Hypothèses soulevées
Comment inspirer confiance au consommateur vis-à-vis de notre marque ? Comment le fidéliser à très long terme ? Comment mieux répondre à ses besoins ? Comment assurer une communication efficiente et une compréhension optimale du message émis?
Ne trouvant pas de réponses à ces questions en utilisant des moyens dits traditionnels (questionnaires, sondages …), les marqueteurs se sont penchés vers les neurosciences afin de mieux comprendre le processus cognitif du consommateur face aux offres marchandes. A l’aide des technologies de la neuro-imagerie (IRMf, Electroencéphalographie, Magnétoencéphalographie …), on a découvert que le cerveau choisissait d’acheter non pas pour les caractéristiques d’un produit, ses fonctionnalités, son utilité  ou son prix mais plutôt pour ce que la marque représente et les sentiments qu’elle inspire. Chaque expérience qu’on a eue avec cette marque contribue à notre perception de cette dernière et au final, c’est cette représentation qui détermine notre choix au lieu des messages véhiculés par la  campagne de communication sur le produit. Aujourd’hui, on achète des produits car ils définissent qui nous sommes, et c’est exactement comme  cela que notre cerveau les perçoit. Et c’est dans la marque que le consommateur va trouver des éléments auxquels il peut s’identifier.
Christophe Morin, spécialiste en marketing et auteur du livre « Neuromarketing: Understanding the Buy Buttons in Your Customer’s Brain », nous fournit des points clés du neuromarketing qui permettent aux entreprises d’améliorer leurs produits, leur stratégie marketing et leurs campagnes de publicité. Morin avance que nos choix sont faits de façon subconsciente, et qu’on achète par peur ou par frustration. C’est pourquoi il propose de mettre l’accent sur certains aspects du comportement humain qui peuvent être  considérés comme des « boutons d’achat » pertinents :
 
1- Nous sommes égoïstes : Nous voulons des produits  qui créent une différence dans nos vies, qui éliminent des problèmes et éventuellement nous procurent de la joie.
2- Nous aimons le contraste : Chaque jour nous rencontrons des milliers de messages publicitaires, seuls ceux qui auront suffisamment de contrastes  retiendront notre attention.
3- Nous sommes naturellement fainéants : La simplicité est primordiale dans tout message publicitaire,  il est important donner un message simple et fort. « La plupart des entreprises utilisent des messages abstraits et verbeux » constate Morin.
4- Nous aimons les histoires : Les publicités avec un début et une fin marqués,  attirent notre attention, notre cerveau y accorde plus de crédit. C’est pourquoi Morin conseille de récapituler les points forts  à la fin de n’importe quelle publicité  promotionnelle. 
5- Nous sommes visuels : La mémoire visuelle peut avoir un plus grand impact que la mémoire auditive. Morin recommande donc d’utiliser des vidéos et autres supports graphiques en arguant du fait que la plupart des gens prennent des décisions visuellement sans en avoir conscience, puis essaient de justifier leurs décisions de manière rationnelle.
6- Les émotions l’emportent sur la raison : « Les émotions poussent notre cerveau à  secréter des hormones qui  altèrent la vitesse avec laquelle  les neurones  s’interconnectent, et c’est à travers ces connexions qu’on mémorise des évènements. « On ne se souvient donc de rien s’il n’y a pas d’émotion en rapport avec ces événements. » avance Morin. Il est donc nécessaire de créer de l’émotion pour pousser à l’achat.
Résultats
L’utilisation des neurosciences dans le marketing a soulevé chez les groupes de protection des consommateurs des questions d’ordre éthique. Ces derniers ont exprimé leur crainte quant à la découverte d’un « bouton » qui transformerait les consommateurs en « robots acheteurs ». Certains pointent du doigt le marketing en l’identifiant comme cause indirecte de l’obésité, du diabète, de l’alcoolisme et de l’addiction  aux paris. Cependant certains chercheurs comme Clinton Kilts, chercheur au sein l’université Emory à Atlanta soutiennent que les recherches en neuromarketing n’ont jamais eu pour but de changer le comportement du consommateur, mais plutôt d’aider les entreprises à mieux s’adapter aux consommateurs et donc de mieux les satisfaire. La  majorité des chercheurs rejette l’existence même d’un « bouton d’achat », en déclarant que les technologies d’imageries des neurosciences permettent juste d’observer et non pas d’influencer le cerveau. Ils illustrent leur argument par le fait qu’il existe une différence entre les résultats réels et escomptés de certaines  campagnes publicitaires, ainsi pour eux le « but est de changer les entreprises et non pas les consommateurs » comme l’énonce Joey Reiman. 
Cette idée n’est pas partagée par toutes les entreprises, il existe toujours celles  qui préfèrent ne pas être associées  avec tout ce qui touche au neuromarketing.
Conclusion
Dans un monde hyperconcurrentiel, les entreprises doivent aller de plus en plus loin afin de créer des publicités et des produits adéquats pour leurs clients. Le consommateur étant constamment bombardé de publicités, les outils traditionnels de marketing ne permettent plus de réaliser des  campagnes qui ciblent une audience de manière précise et efficace. Le neuromarketing représente une alternative en proposant une méthode quantitative pour tester l’efficacité des publicités, logos et messages avant d’investir des sommes colossales dans la promotion d’un produit. Cette méthode offre de meilleures perspectives pour les entreprises souhaitant mieux comprendre leurs clientèles.
Références bibliographiques
1. Begley S. “While Brain Imaging Offers New Knowledge, It Can Be an Illusion”, The Wall Street Journal, 2005
2. Blakeslee S. “If You Have a ‘Buy Button’ in Your Brain, What Pushes It?” , The New York Times, 2004
3. BurneJ. “A Probe Inside the Mind of the Shopper: Neuromarketing” Financial Times, 2003
4. Dahlberg C. P. “Brain Research Tapped to Tell What Buyers like. Scientists, Sellers Exploring Together”,
Sacramento Bee, 2004
5. Dhecernatony L. “From Brand Vision to Brand Evaluation: Strategicaly Building and Sustaining Brands”,
Butterworths-Heinemann, 2001, Oxford.
6. Hotz R. L., “Mapping the Mind; Searching for the Why of Buy”, Los Angeles Times, 2005.
7. Kelly M. “The science of shopping", Marketplace (CBC TV), 2002.
8. Reiman J. “Thinking for a living”, Business to Business Magazine, 2004
9. Roston E. “The Why of Buy”, Time, 2004
10. Rushkoff D. “Reading the Consumer Mind.The age of neuromarketing has dawned”, NyPress.com, 2004.
11. Schabner D. “Playing With Your Mind: Is Neuromarketing Research Giving Advertisers the Keys to Your
Decision-Making?”, ABCNEWS, 2004
12. Sefton D. “New Marketing Research Captures Brain Waves, Raising Privacy Concerns” c.2000 Newhouse
News Service
13. Tierney J. “Using M.R.I.’s To See Politics On the Brain”, The New York Times, 2004
14. Wahlberg D. “Advertisers Probe Brains Raise Fears”, The Atlanta Journal, 2004.
15. Wells M. “In Search of the Buy Button”, Forbes, 2003
16. Wilson, R. Mark; Gaines, Jeannie; Hill, Ronald Paul, “Neuromarketing and Consumer Free Will”, Journal of
Consumer Affairs, Fall 2008, Vol. 42 Issue 3, p 389-410.
17. Witchalls C. “Pushing the Buy Button”, Newsweek, 2004