Author(s) : Heshan Sun, Ping Zhang
Category Archives: Mémoires
LE MARKETING SENSORIEL: LA QUÊTE DE L’INTÉGRATION THÉORIQUE ET MANAGÉRIALE
Author(s) : Marc FILSER
Introduction :
Création d’une fiche
Author(s) : François Bourboulon
Comment les femmes et les hommes travaillent à leurs achats de cadeaux
Author(s) : Barry J. Babin et Christine Gonzalez
The Effects of Positive Mood on Memory
Author(s) : ANGELA Y. LEE et BRIAN STERNTHAL
Introduction
Aujourd’hui, l’analyse de la mémoire est un sujet crucial pour tous les secteurs. En 1990, Monsieur Nedunga a mis l’accent sur les processus de mémorisation misent en jeu et essentiellement sur le problème du rappel en mémoire des marques. A travers son ouvrage, l’auteur à démontrer qu’il y’avait deux facteurs critiques pour le processus de mémorisation concernant les marques commerciales :
Le premier facteur concerne la force de la marque qui est influencée par le nombre de fois que la marque est « instanciée » dans la mémoire de la personne concernée
Le second facteur concerne la force d’association entre les marque concernée et les autres marques ». Cette association va créer, chez la personne, une catégorisation entre les différentes marques sur un sujet, un produit, une image.
Cependant, ces recherches n’indiquent pas si l’humeur de la personne concernée influence la mémorisation de ces marques commerciales.
A l’évidence, l’humeur influence énormément l’élaboration de relation entre les personnes. Mais pouvons-nous appliquer cette affirmation également sur la mémorisation des marques ?
Les hypothèses soulevées :
Dans les différentes expériences utilisés au sein de cette étude et grâce aux différentes publications et analyses documentaires déjà existantes sur le sujet de l’humeur (Anderson and Bower 1973; Srull 1981), les hypothèses soulevées étaient les suivantes :
Dans une comparaison entre une humeur dite « neutre » et une humeur dite « positive », l’humeur « positive » va permettre une meilleure mémorisation. Une humeur positive va également établir une meilleure élaboration relationnelle entre la personne et la marque.
Ces hypothèses sont testées avec quatre expériences :
• 35 étudiants d’une université sont recrutés, dispatcher en groupe de 10. Au début de l’expérience, les groupes sont informés qu’ils vont devoir évaluer plusieurs publicités commerciales. Les étudiants vont d’abord visionner 7 publicités neutres qui ne sont pas censé changer leurs humeurs. Puis, ils visionnent 4 publicités humoristiques pour changer leur humeur, en une humeur positive. (Note : Une marque par publicité). Après le visionnement, les participants doivent évaluer en fonction de leurs goûts les publicités sans les visionner à nouveau en 5 minutes. Pour cela, ils doivent remplir des questionnaires préparés qui prendra en compte, la publicité et l’humeur au moment du visionnage.
• L’idée, dans cette expérience est de démontrer la force de l’humeur sur la mémorisation de marque. Cette expérience reprend les outils de la deuxième en augmentant le nombre de marques.
• L’humeur est basée sur l’état de la personne et de la relation entre la marque et la personne. Cette expérience veut démontrer que les participants vont privilégier plus des marques qu’ils connaissent quand ils sont d’une humeur positive plutôt que neutre.
• Cette dernière expérience veut démontrer qu’une marque peut influencer l’humeur de la personne.
Les résultats
Les différentes expériences ont permis d’établir l’évidence suivante : Une humeur positive permet une meilleure mémorisation des marques. Les effets de cette humeur positive persistent à travers le temps. C’est au moment de l’apprentissage, que la personne, en fonction de son humeur va retenir ou non le message véhiculer par la marque et donc retenir la marque. Cependant, l’analyse des données a démontré que l’humeur ne faisait pas tous au niveau de la mémorisation d’une marque. La catégorisation de la marque va influencer par la personne va influencer également la mémorisation de la marque. Ainsi, une marque qui n’est pas correctement catégorisée par une personne n’aura pas le même taux de mémorisation qu’une marque correctement catégorisé.
Conclusion
L’humeur est un ingrédient essentiel à la mémorisation d’une marque. En fonction de cette dernière, la personne aura une image positive ou non de la marque. Lors de la mémorisation de la marque, l’humeur est aussi gardée par la personne. La marque est catégorisée par la personne et l’humeur associée à la marque et la mémorisation sera sauvegardée elle aussi.
Références bibliographiques
"Human Associative Memory" Anderson, J. R. and Gordon H. Bower
"The Moderator-Mediator Variable Distinction in Social Psychological Research: Conceptual, Strategic, and Statistical Considerations – Journal of Personality and Social Psychology," Baron, Reuben M. and David A. Kenny
"Availability versus Accessibility of Information in Memory for Words- Journal of Verbal Learninlg anzd Verbal Behavior, 5 (August)" Tulving, Endel and Zena Pearlstone
Faciliter la lecture d’informations sur le web
Author(s) : Equipe rédactrice du site web www.ergolab.net
Vers un management des « amis » sur les réseaux socionumériques ? Usage et appropriation sur Facebook, Skyrock et MySpace
Author(s) : Thomas STENGER et Alexandre COUTANT
Introduction :
Cet article est le fruit d’un travail de 22 mois par 6 chercheurs auprès de jeunes de 13 à 27ans. Il aborde l’usage de nouveaux outils issus de nombreuses plateformes sociales qui ont pour intérêt "la gestion des amis". Ce document s’est concentré non seulement sur les enjeux qu’ont les utilisateurs à travers des plateformes telles facebook, Myspace ou autres, mais aussi sur les manières dont ils s’approprient ces derniers. Aujourd’hui plus de 350 millions d’internautes utilisent facebook, ce dernier se présente sur le marché comme une passerelle qui facilite la communication entre les personnes dans un monde numérique. Ces RSN comprennent plusieurs applications qui ont pour but la gestion des relations sociales telles qu’on peut le voir via les listes d’amis ou les moteurs de recherche de facebook.
Les hypothèses soulevées
Les chercheurs et les medias se sont alors penchés vers deux grandes questions qui émanent de cette situation. Principalement l’une aborde de façon générale la nature de ses liens "d’amitiés " qu’on trouve sur les RSN, tandis que l’autre s’interroge sur ce besoin que les internautes ont à avoir recours à des outils de gestion pour organiser les relations humaines.
Plus précisément dans un premier onglet, il s’agit de comprendre réellement ce que le mot "Ami" veut dire Qui sont nos amis ? Mais aussi si l’usage des RSN modifie l’expérience de l’amitié dans la vie de tous les jours. Dans le second onglet, plus attractif, ils abordent des questions concernant l’usage des objets et outils techniques.
Via les RSN les individus créent leur profil public ou semi public dans un système qui permet aussi la gestion de liste d’utilisateurs et le partage de lien. L’usage étant non centrée sur le volet en particulier mais plutôt sur l’amitié et le maintient de ce lien entre individus. Cette tendance d’amis en ligne fait que les jeunes sont presque toujours connectés avec des personnes qu’ils connaissent dans leur vie. On parle alors de ‘hanging out’ c’est à dire ‘trainer ensemble’.
Les recherches portées à ce sujet relèvent de la sociologie de l’amitié. Parmi les travaux certains se sont concentrés sur l’évaluation qu’a l’influence du nombre et des caractéristiques des amis dans l’évaluation des individus à travers leurs profils. D’autres sur l’amélioration du comportement d’adolescents en difficulté en contribuant a une augmentation de leur popularité faisant défaut hors ligne.
Les résultats
Ces nombreuses recherches réalisées par de nombreux auteurs tels: "Ellison et al (2007)", "Clark 2009, Lewis et al 2008b " … sont néanmoins tous d’accord sur l’absence de définition exacte de la nature des relations nouées sur ces sites, que le terme "ami" résume trop rapidement.
D’après Ellison et al (2007) l’usage important de facebook sera représentatif du capital social de l’individu. D’ après les statistiques le nombre moyen d’ami est au alentour de 130, ceci est plus un phénomène de "Collection d’amis" qu’avoir de véritables liens d’amitiés.
La conclusion
Les réseaux socionumériques tels que Facebook, MySpace ou Skyrock ont connu un engouement populaire exceptionnel à travers la planète ces dernières années. Ils ont aussi fait l’objet de travaux de recherche en sociologie essentiellement – et très peu en SI, en France en particulier. Les plateformes socionumériques et les outils, plus précisément leur usage et leur appropriation, constituent un sujet original et surtout intéressant pour la recherche en SI. Ce travail de recherche s’inscrit dans cette perspective.
Les résultats de notre recherche indiquent d’une part que le recours à ces outils dans une optique de gestion des relations socionumériques, donc des « amis », n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes aux utilisateurs des Rsn, des jeunes en particulier. L’utilisation « littérale » des outils de gestion de l’amitié socionumérique n’est donc en rien évidente. Cela peut s’expliquer par la grande variété des types d’amis et des contextes associés, en particulier chez les jeunes (public, privé ; amical ; familial ; parental ; scolaire voire professionnel, non professionnel pour certains étudiants…). De plus, si nous constatons un nombre d’outils disponibles important pour un management de ses amis sur les Rsn, il ne faut pas sous-estimer leurs coûts d’utilisation : en termes cognitifs, techniques, en temps à y consacrer pour acquérir les compétences nécessaires à un véritable « management des amis ».
Les références bibliographiques
Clarke, B. H.. (2009), “Early Adolescents’ Use of Social Networking Sites to Maintain Friendship and Explore Identity: Implications for Policy”, Policy & Internet,1 (1).
Ellison, N., Steinfield, C., & Lampe, C. (2007), “The benefits of Facebook "friends": Exploring the relationship between college students’ use of online social networks and social capital”. Journal of Computer-Mediated Communication, 12 (3), article 1.
boyd, d., & Ellison, N. B. (2007), “Social network sites: Definition, history, and scholarship”, Journal of Computer-Mediated Communication, 13(1),
Coutant A., Stenger T. (2009), "Les configurations sociotechniques sur le Web et leurs usages : le cas des réseaux sociaux numériques", 7ème Colloque du chapitre français de l’ISKO, 24 – 26 juin, Lyon, pp. 27-34.
Coutant A., Stenger T. (2010a), « Analyse structurale des réseaux sociaux, netnographie, ethnologie des communautés en ligne… Comment étudier les réseaux socionumériques ? »,
Journées d’études du CR 33 de l’AISLF : Dispositifs techniques de communication humaine : transformations du lien et nouveaux lieux sociaux, 19 – 20 mai 2010, Namur, actes à venir.
Coutant A., Stenger T. (2010b), « Identité et réseaux sociaux numériques : la mise en scène de soi sur les profils », Réel-Virtuel, 2, à paraître en 2010.
Gregg M. (2008), “Testing the Friendship: Feminism and the limits of online social networks”,
NEUROMARKETING – GETTING INSIDE THE CUSTOMER’S MIND
Author(s) : Pop Ciprian-Marcel, Radomir Lăcrămioara et alii
Emergences du design et complexité sémantique des sextoys
Author(s) : Claire Azéma, Stéphanie Cardoso, Marc Monjou,Université Bordeaux 3
Introduction,
Introduction to the special issue on novel perspectives on trust in information systems
Author(s) : I. Benbasat, D. Gefen, PA. Pavlou
Introduction
Cet article provient du « Mis Quarterly », une revue publiée par le Management Information Systems Research Center, et explique la sélection de deux articles (« What Does the Brain Tell Us about Trust and Distrust? » de Dimoka et « Are There Neural Gender Differences in Online Trust? » de Riedl, Hubert, Kenning), qui ont été choisis afin de représenter, dans cette édition du « Mis Quarterly », les nouvelles perspectives de recherche sur la confiance dans le management des systèmes d’information. Ces deux articles ont en commun de présenter de nouvelles perspectives théoriques et méthodologiques, en utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), dans le domaine de la recherche sur la confiance et les systèmes d’informations.
Les hypothèses
L’article de Dimoka intitulé “What Does the Brain Tell Us about Trust and Distrust: Evidence from a Functional Neuroimaging Study” aborde la question de savoir si la confiance et la méfiance sont des constructions distinctes, ou si elles font partie d’un même continuum. Cette question n’est pas nouvelle mais la méthodologie anciennement utilisée, l’utilisation de sondages, ne permet pas de répondre à cette question : les notions de confiance et méfiance, comportent de facto un biais statistique, de par leurs connotations respectivement positive et négative. D’autres méthodologies, comme la reconstitution de processus, n’ont pas su répondre à la question initialement posée, la laissant ainsi sans réponse, à la fois dans le domaine du management des systèmes d’information, mais aussi dans d’autres domaines tels que ceux des sciences sociales.
L’article de Riedl, Hubert et Kenning intitulé « Are there Neural Gender Differences in Online Trust: An fMRI Study on the Perceived Trustworthiness of eBay Offers » se propose de revenir sur la relation entre la notion de confiance et le genre. Ce sujet est encore tabou, et peu d’articles dans le domaine du management des systèmes d’information (Awad and Ragowsky 2008; Gefen and Straub 1997; Venkatesh and Morris 2000), ont étudié les différences, ou indifférences, de perception entre les genres. Ils ont ainsi conduit une expérience avec dix hommes et dix femmes, dans le cadre d’enchères en ligne sur eBay.
Afin de répondre à chacune des questions posées par ces deux articles, les différents auteurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), permettant de visualiser l’activité cérébrale, dans le but d’étudier le fonctionnement du cerveau humain.
Les résultats
En utilisant l’IRMF, Dimoka a pu capturer la localisation, le moment et le niveau d’activité du cerveau associés à la confiance et à la méfiance, qui différaient par leurs degrés de confiance lorsque les sujets interagissaient avec des faux vendeurs, dans le cadre d’enchères en ligne.
Les résultats de l’IRMF montrent que la confiance et la méfiance participent de constructions différentes : en effet, ces concepts sont associés à l’activation de zones différentes du cerveau, et donc à des processus neurologiques différents. La confiance serait ainsi donc liée aux corrélats neuronaux que sont le noyau caudé, le cortex paracingulaire antérieur et le cortex orbitofrontal. La méfiance serait liée aux zones du cerveau associées aux émotions négatives (le complexe amygdalien), et à la peur de la perte (le cortex insulaire).
En utilisant l’IRMF, Riedl, Hubert, et Kenning ont montré que la confiance était « encodée » dans des zones du cerveau différentes selon les genres, ce qui souligne d’importantes différences neurologiques entre les genres. De plus, les femmes auraient plus de zones du cerveau activées que les hommes, ce qui confirmerait l’idée que les femmes soient plus promptes à réagir selon leurs émotions, notamment du fait que le cortex insulaire et le complexe amygdalien soient plus proéminents chez les femmes.
Les conclusions
L’article de Dimoka a permis de mettre en avant que les notions de crédibilité et de non-crédibilité sont associées aux zones les plus cognitives du cerveau, tandis que la bienveillance et la malveillance seraient associées aux zones les plus émotionnelles. Il montre ainsi que la confiance serait de l’ordre du cognitif alors que la méfiance serait plutôt de nature émotionnelle, tout en nous permettant de mieux appréhender les dimensions de ces deux notions, en identifiant les corrélats neuronaux associés. Enfin, il démontre que l’activité du cerveau aurait un meilleur pouvoir prédictif des revenus économiques que les échelles psychométriques de confiance et méfiance.
En se concentrant sur les différences entre les genres, l’article de Riedl, Hubert, et Kennin se pose en pionnier : trop d’études dans le domaine des sciences sociales ont négligé les différences entre les genres. Il montre ainsi comment la confiance, qui est une notion importante de la vie humaine, est perçue différemment selon les genres, laissant penser que d’autres constructions ou croyances pourraient être ainsi décousues de la même façon, en utilisant le potentiel des technologies d’IRMF.
Ces deux articles ont en commun de constituer des pistes de recherche importantes permettant de remettre en cause les constructions humaines liées aux systèmes d’information, qui sont associés à des croyances positives ou négatives. Ils constituent des preuves empiriques du potentiel des outils d’IRMF et de l’utilisation des sciences neurocognitives dans le domaine du management des systèmes d’information, remettant en cause la validité de travaux antérieurs, mais permettant d’étudier les comportements humains plus précisément, dans des contextes variés.
Bibliographie
Awad, N. F., and Ragowsky, A. 2008. “Establishing Trust in Electronic Commerce through Online Word of Mouth: An Examination across Genders,” Journal of Management Information Systems (24:4), pp. 101-121.
Gefen, D., and Straub, D. W. 1997. “Gender Differences in Perception and Adoption of E-Mail: An Extension to the Technology Acceptance Model,” MIS Quarterly (21:4), pp. 389-400.
Venkatesh, V., and Morris, G. M. 2000. “Why Don’t Men Ever Stop to Ask for Directions? Gender, Social Influence, and Their Role in Technology Acceptance and Usage Behavior,” MIS Quarterly (24:1), pp. 115-139.