Référence : Thomsin, L. (2005). La flexibilité spatio-temporelle des lieux et des temps de travail entendue comme un outil de qualité de vie. In D. Bley (Ed.), Cadre de vie et Travail (pp. 135-151). Aix-en-Provence : Ecologie Humaine/Edisud.
Idée / dominante : le télétravail est un « outil de qualité de vie ».
Résumé :
Cet extrait propose une réflexion sur le concept de qualité de vie dans le cadre du télétravail, mettant en lumière différentes dimensions de cette notion. Les effets majeurs du télétravail sur la qualité de vie sont d’abord présentés, mais les hypothèses avancées dans la littérature sur certains aspects sont contradictoires. Les impacts de la flexibilité spatio-temporelle véhiculée par le télétravail à domicile sur la qualité de vie sont ensuite discutés. Il en ressort que les gains de temps réalisés dans le cadre du télétravail à domicile et la flexibilité peuvent engendrer une gestion différente des temps et une meilleure conciliation vie professionnelle-vie privée. Plusieurs dimensions de la qualité de vie sont soulignées au travers de témoignages, qui varient beaucoup d’un télétravailleur à l’autre : la qualité de vie n’est pas une notion figée, mais il ressort tout de même que la qualité de vie au travail conditionne la qualité de vie des autres sphères dans le cas du télétravail à domicile.
Notes d’intérêt pour la recherche en cours (hypothèses, concepts, modèles, contextes) :
– Concept de qualité de vie mouvant (hiérarchisation des différents domaines.
– Hypothèse 1 : Les solutions pour contrer l’isolement se cantonnent généralement à la communication.
– Hypothèse 3 : Meilleur contrôle de l’environnement de travail qu’au bureau (meilleure concentration, moins d’interruptions, moins de bruit, plus décontracté, etc). Nécessité d’avoir un vrai bureau à la maison et des connexions performantes.
– Hypothèse 4 : Tension entre meilleure conciliation travail-famille et risques d’envahissement de la vie privée. Utilisation de la flexibilité (pour les femmes notamment) pour passer d’un rôle à l’autre sans interruption irréversible.
– Hypothèse 5 : Sentiment d’autonomie grâce à l’auto-organisation et la relation de confiance avec l’employeur. Flexibilité utilisée (par les hommes notamment) pour mieux gérer le temps de travail et optimiser la qualité du travail et la productivité.
– Hypothèse 6 : La flexibilité permet une meilleure gestion du temps de travail, réduisant ainsi stress et fatigue. Mais menace de chronophagie (sensation de manquer de temps).