Author(s) : Claire Azéma, Stéphanie Cardoso, Marc Monjou,Université Bordeaux 3
Introduction,
Une étude sur le degré d’esthetisme, de performence a été fait sur un échantillon de vibromasseurs Le Magic Rabbit (édition internationale) le Vibro chenille (un modèle représentatif de la gamme de vibromasseurs de la marque Fun Factory (Allemagne)) et le vibromasseur Iris de la marque Lelo (Suède).Le magic rabbit est considéré comme le pionnier des vibromasseurs. Il repose sur la technique au service de l’orgasme via une stimulation clitoridienne et vaginale. Toutefois, le Rabbit montre une incohérence entre l’emballage, le produit et son mode de distribution. Le Vibro Chenille de Fun Factory est quant à lui plus ludique. Il se démarque par une redéfinition du style. Nous pouvons parler de design, car l’effort de redéfinition stylistique est bien motivé par une stratégie globale destinée à optimiser l’entrée en relation entre de nouveaux produits et de nouveaux usagers. Le design donc permet à ce niveau l’encodage de nouvelles valeurs sémantiques dans l’image du produit destiné à la construction d’une cohérence lisible permettant au produit de se démarquer des anciennes générations de sextoys. Lelo fait partie des nouvelles marques au service de la clientèle des love shop avec un positionnement haut de gamme et raffiné. L’agencement des produits, leur forme, l’environnement nous permettent de penser que la marque élabore un discours visuel autour de ses produits pour construire une identité lisible. Comme pour le modèle de Fun Factory, l’Iris manifeste une cohérence entre le produit et ses environnements issus d’une stratégie intégrant le design à plusieurs niveaux.
Les hypothèses soulevées,
-design en tant que vecteur corrélatif de la complexité sémantique associée aux produits.
-le design en tant qu’outil d’intégration de la complexité sémantique
Les résultats,
Le design semble avoir favorisé l’intégration des complexités sémantiques en jeu à travers les sextoys en proposant une cohérence plus lisible entre les marques, les gammes, les packagings, les produits et leurs lieux de distribution (magasins et sites web).
La conclusion
Les deux derniers exemples dans l’étude de produits montrent une cohérence sémantique entres les différentes valeurs du produit. Ce discours sémantique se situe à deux niveaux :
-le premier participe à un changement de codes sémantique pour arriver à revaloriser les produits.
-le deuxième niveau est tributaire des positionnements spécifiques aux différentes marques : haut de gamme, raffiné, luxe… A ce niveau là, le design apparaît comme un vecteur structurant la variété afin de la rendre lisible.
De nouveaux sextoys évoquent des formes aux ergonomies originales faisant penser à un troisième niveau où le design comprend une intégration sémantique beaucoup plus synthétique de l’ergonomie, de l’esthétique et de la technique. Dans cet étude il a été montré un processus de familiarisation grâce au discours visuel de l’objet, or il est apparu simultanément une difficulté de lecture de l’usage et des emplois de ces produits. Il apparaît donc essentiel de développer dans la suite de cette recherche une étude de la sémantique de l’usage
Les références bibliographiques
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