LES FORMES ALTERNATIVES DE COMMUNICATION EN MARKETING

Author(s) : Marie-Laure Gavard-Perret,Professeur des Universités, Université Pierre-Mendès-France, Grenoble

Introduction

     Jusqu’à peu, la communication en marketing passait exclusivement par les techniques et médias traditionnels. Le grand nombre de médias et support on conduit à un encombrement publicitaire. C’est ainsi, et aussi grâce à l’essor d’internet et des nouvelles technologies, que de nouveaux moyens de communications, s’adaptant mieux aux nouveaux modes de vie, ont vu le jour.
     Ceci n’annonce pas la mort des médias traditionnels, mais bien de nouveaux modes de communications venant en compléments de ceux-ci et donnant un souffle de jeunesse au marketing traditionnel.

Hypothèses

     Les nouvelles technologies étant désormais au cœur des vies de bon nombre de personnes, le marketing a du s’adapter à cela. C’est ainsi qu’aujourd’hui la communication en marketing prend une nouvelle forme : elle passe d’une communication exclusivement verticale, c’est à dire de l’entreprise vers ses cibles de communication, vers une communication horizontale.

     Ce nouveau mode de communication implique une participation du consommateur car c’est à lui d’accepter, de diffuser ou en encore d’émettre des messages afin de promouvoir un produit ou service.

Résultats

     De nombreux chercheurs se sont intéressés à ce nouveau phénomène. Les résultats de leurs recherches ont permis de mettre en avant un des meilleurs moyen de crée une relation avec le consommateur, afin qu’il accepte, diffuse et émette des messages à travers ces nouvelles formes de communication mais aussi mesurer l’impact sur certains domaine d’application et notamment le cinéma :

      – Les nouveaux modèles de diffusion : Afin de mieux expliquer et modéliser l’impact des nouveaux types de marketing, des chercheures se sont intéressés en 1977 à la manière dont le bouche à oreille relatif à la sortie d’un film au cinéma pouvait influencer la sympathie du public envers ce film(Burzynski et Bayer,1977). Quelques années plus tard, avec la multiplication des sites internet et la banalisation du net, ce résultat fût approuvé par Liu dans un article publié dans le journal du Marketing. En effet, la multiplication de site internet, de forums mais aussi de systèmes de recommandations par les internautes à permis aux consommateurs de s’exprimer, permettant ainsi un accès à des données nombreuses et aisément accessible qui permettent aux personnes n’étant pas allé voir le film de se faire une idée sur celui-ci à travers l’opinion des autres.

      – La participation du consommateur : Le consommateur est au centre de ces nouveaux modes de communications. Comme nous venons de le voir avec l’exemple du box-office du cinéma,  il tient différents rôles : celui de partager l’information, de la recevoir mais aussi de la diffuser. C’est ainsi que de nouveaux modes de communications naissent, comme par exemple les chats initiés par les entreprises qui permettent d’échanger directement avec le consommateur (Van Dollen, Dabholkar et Ruyter, 2007). Il s’agit aussi d’une certaine manière de contrôler les informations qui circulent.

      – L’impact : Les nouveaux modes de communications en marketing ne sont pas négligeables. En effet, de nombreux chercheurs tels que Belvaux, Marteau mais aussi Larceneux ont menés des recherche autour du buzz et de l’influence que cela peut avoir sur la prédiction du box-office, pour revenir au domaine du cinéma par exemple.

      – Le développement d’une "relation" avec le consommateurs à travers les nouveaux modes de communications : Il existe différents moyen d’approche, cependant la communication marketing via les mobiles ne semble pas être une méthode appréciée par les jeunes sauf dans le cas ou celle-ci permettrait le développement de leur vie sociale et relations amicales (Grant O’Donohoe, 2007).En revanche, concernant l’approche par mail, il semblerait que le fait de demander la permission à un consommateur avant toute "offensive" marketing faciliterai la prise de contact. Une étude menée par Yildiz a permis de démontrer que le fait que le consommateur donne son accord, par le remplissage d’un formulaire de permission par exemple, a une influence positive sur l’engagement du consommateur vis à vis de celui qui lui aura demandé la permission.

Conclusion

     Les études menées par les chercheurs vis à vis de ces nouveaux modes de communications en marketing restent, en dehors de ceux concernant le buzz ou le marketing viral, assez peu nombreux. Cependant celles existante mettent le doigt sur un sujet important comme le fait que la multiplication des communications produites par le consommateurs rend le marketing plus difficile puisque basé sur des réseaux plus ou moins contrôlés, de taille plus ou moins grandes et de compositions plus ou moins variées. C’est ainsi que l’objectif majeur des entreprises aujourd’hui est de connaitre quels sont les informations transmises qui retiennent le plus l’intention des internautes et par quel moyen.

     Ces nombreuses problématiques mènent à identifier les relations entre les différentes formes de bouche à oreille mais aussi le comportement du consommateur.

     Il parait inévitable de terminer cette synthèse en abordant les questions de déontologie et d’éthique que ces nouveaux modes de communications soulèvent.

LE MARKETING SENSORIEL: LA QUÊTE DE L’INTÉGRATION THÉORIQUE ET MANAGÉRIALE

Author(s) : Marc FILSER

Introduction :

 

On peut présenter le marketing sensoriel comme étant un ensemble de variables d’actions contrôlées par le producteur et/ou le distributeur dans le but est  de créer  une atmosphère multi sensorielle spécifique au tour du produit ou du  service, soit à travers les caractéristiques du produit lui-même, soit à travers la communication en sa faveur, soit à travers l’environnement du produit au point de vente. 
Il y a à pain dix années, le marketing sensoriel est devenu très populaire, au point de susciter les interrogations des managers sur la recherche de nouveaux supports, et ainsi instaurer une  différenciation  pour faire face à une standardisation qui s’est installée au fil du temps.  
L’objectif de cet article est d’éclairer la recherche de cadre intégrateur, qui permet de disposer d’un modèle général de l’influence des variables de stimulation sensorielle sur le consommateur, et d’un cadre global servant de support à la formulation de la stratégie de positionnement du produit ou service.
 
Hypothèses soulevées :
-la capacité du marketing sensoriel à renouveler les axes de différenciations du produit ou du service, dans son environnement concurrentiel en termes d’attributs tangibles, ainsi que sa contribution à l’enrichissement de la communication publicitaire 
-en plus de l’image et prix de l’enseigne, la déclinaison de dimensions visuelles olfactives, tactiles et sonores du produit peut participer à l’enrichissement du potentiel de stimulation du prospect par le produit ou services. 
 – l’émergence d’un important champ de recherche autour de l’influence des caractéristiques affectives du consommateur sur son comportement  encouragerait l’exploration des mécanismes d’influence du processus de décision d’achat par les caractéristiques de l’atmosphère de la transaction, soit au stade de la communication, soit au stade de la fréquentation du point de vente (Mail, 2001 ; Divard et Urien, 2001). 
Les résultats :
 
Les stimuli du message publicitaire vont déclencher simultanément chez le récepteur du message des réponses cognitives et affectives, qui activeront différentes «route» de persuasion en fonction des caractéristiques psychologiques du récepteur, pouvant ou non mener à une modification de l’intention d’achat.  D’ailleurs, la simple évocation sémantique des caractéristiques  sensorielles constitue, en elle-même, un mécanisme d’activation de réponses effectives qui peuvent renforcer le pouvoir de persuasion du message publicitaire (Nelson et Hitchon, 1999).
 
Afin de choisir les produits qu’il achète, un individu qui fréquente un point de vente va enchainer une succession de processus de décision élémentaires.
 
 Cependant différents travaux qui ont adopté une démarche expérimentale et qui ont portés sur des comportements observés en magasin avec et sans exposition aux stimuli sensoriel, ont mis en évidence l’absence d’influence significative des stimuli sensoriel sur les achats effectués, bien que les comportements en magasin sont significativement influencés Par contre les recherches menées n’ont pas pris en compte les effets à long termes de la manipulation des variables sensorielles sur l’attitude.
 
 En effet la valeur qu’associée le client à une expérience vécu dans un point de vente est de nature à influencer durablement sa perception de l’enseigne et peut-être même des marques de produits qu’il a achetés pendant «l’expérience de magasinage»
 
Conclusion : 
 
Cette étude a mis en évidence l’influence  des stimuli sensoriels sur les états affectifs du consommateur.
 Si la tendance de l’appropriation et l’exploration de la surface de vente est évidente, l’influence sur le comportement d’achat du consommateur n’est pas établie, cependant il est profitable d’exploiter le potentiel d’enrichissement de la stimulation sensoriel notamment sur internet.
 
Enfin l’adaptation de la valorisation du produit et de la communication
publicitaire par la présentation en magasin reste un thème majeur qui exige une très forte collaboration entre la recherche académique et la réalisation des études de marché par les entreprises.
  
 
Références bibliographiques:
Bonnin G0. (2000), l’expérience de magasinage. Conceptualisation et exploration des rôles du comportement physique et de l’aménagement de l’espace, thèse de sciences de gestion, Université de bourgogne.
 
Divrad R et Urien B. (2001), le consommateur vit dans un monde en couleur, recherche et application en marketing, 16, 1, 3-34.  
 
Maille V. (2001), l’influence des stimuli olfactifs sur le comportement du consommateur : un état des recherches, recherche applications en marketing, 16, 2, 51-75.
 
Nelson M.R. et Hitchon J.C. (1999), Loud Tasters, Colored Fragrances, and scented sounds: How and When to mix the senses in persuasive Communications, journalism and mass communications quarterly, Vol. 76, 2 (summer), 354-372.

 

Comment les femmes et les hommes travaillent à leurs achats de cadeaux

Author(s) : Barry J. Babin et Christine Gonzalez

Introduction
Les hommes et les femmes n’ont, d’ailleurs, pas le même comportement de magasinage en matière de cadeaux. Mais, est-ce que on peut utiliser les mêmes techniques de marketing pour les hommes et les femmes ? Pour répondre a cette question, les auteurs de l’article ont mené une enquête permettant de mesurer les différences existantes entre les hommes et les femmes en terme d’effort, de prix et de valeurs du magasinage. 
Hypothèses soulevées
Depuis longtemps, plusieurs experts ont parlé sur l’importance du sexe dans le magasinage et ses attributs associés. Les auteurs de cette article ont utilisé ces recherches et ont soulevé les hypothèses les plus importantes, parmi elles :
– L’intensité des valeurs (appartenance à un groupe, relations chaleureuses, etc) a un impact positif sur le montant dépensé pour un cadeau. 
– Les femmes fournissent plus d’efforts que les hommes lorsqu’elles cherchent un cadeau: elles commencent a chercher le cadeau plus tôt, visent plus de magasins et consacrent plus de temps à la recherche et au choix d’un cadeau.
– Les hommes dépensent plus que les femmes dans une même situation, parce que les femmes on une forte tendance à trouver le prix le plus bas. 
– La valeur économique d’un cadeau est liée à la valeur émotionnelle de la relation : de cette façon, le montant dépensé sera supérieur pour les partenaires romantique. 
La valeur hédonique du magasinage résulte de la gratification personnelle dérivée des bénéfices émotionnels. Au contraire, la valeur utilitaire est liée à l’accomplissement de la tâche. Les auteurs soulèvent trois hypothèses :
– Plus une tache est difficile a réaliser, plus la valeur utilitaire est faible.
– Une tache difficile à accomplir est moins gratifiante, ce qui diminue la valeur hédonique.
– Les femmes sont perçues comme des acheteurs plus efficaces que les hommes. Donc la relation entre l’effort investi et la valeur utilitaire devrait être plus positive pour les femmes que pour les hommes. 
Afin de vérifier la véracité des hypothèses, les auteurs ont mené une enquête auprès de plus de 200 répondants ayant récemment acheté un cadeau. Les répondants devaient répondre à un questionnaire incluant des échelles mesurant les valeurs personnelles, les valeurs hédoniques et utilitaires du magasinage, l’effort investi dans l’activité et de questions portant sur le coût du cadeau et la nature du destinataire. 
Résultats
Comme il était prédit, les femmes indiquent investir plus d’efforts dans leurs achats de cadeau que les hommes. Cependant elles attribuent une valeur hédonique plus intense à l’expérience d’achat, ce qui indique que l’achat de cadeau est un travail pour les femmes mais qui peut aussi être un jeu. 
Les résultats suggèrent aussi que les consommateurs dépensent plus d’argent pour un partenaire romantique, que le montant dépensé est plus fort pour les hommes et croit avec l’effort investi dans le magasinage. 
Il est important de noter que le lien entre l’effort et la valeur utilitaire n’est pas significative. Au contraire, l’effort investi a un impact positif sur la valeur hédonique et il est son principal déterminant. 
Finalement, les analystes examinent les interactions entre le sexe et les déterminants (l’effort investi et les valeurs personnelles) et ils concluent que il y a peu de résultats significatifs. Néanmoins il y a deux interaction significatives : 
– L’effort investi a un impact négatif sur la valeur utilitaire pour les hommes et un impact positif pour les femmes. 
– Le valeur hédonique est plus forte pour les hommes lorsqu’ils cherchent un cadeau pour un partenaire non romantique alors qu´elle est plus forte pour les femmes lorsqu’elles cherche un cadeau pour un partenaire romantique., ce qui est contraire aux hypothèses soulevés. 
Conclusion
Cette recherche casse l’un des tabous de notre société selon lequel les hommes et les femmes ont des comportements très différents. Grâce aux résultats obtenus lors de cette étude, nous pouvons prouver scientifiquement que, même s’il y a de différences entre les hommes et les femmes dans le magasinage, ces différences ne sont pas si grandes que cela.  
Références bibliographiques
Babin, B. J., Darden, W. R. et Griffin, M. (1994), Work and/or fun: measuring hedonic and utilitarian shopping value, Journal of Consumer Research, 20, 644-656.
Bellenger, D. N., Robertson, D. H.and Greenberg, B.A. (1977), Shopping center patronage motives, Journal of Retailing, 53, 2, 29-38
Dawson, S., Bloch, P.H. et Ridgway, N. M. (1990), Shopping Motives, Emotional States and Retail Outcomes, Journal of Retailing, 66 (Winter), 408-427.
Dubé, L. et Morgan, M.S. (1996), Trend effects and gender differences in retrospective judgements of consumption emotions, Journal of Consumer Research, 23, 156-162
Fischer, E. et Arnold, S.J. (1990), More than a labor of love: gender roles and christmas gift shopping, Journal of Consumer Research, 17 (December), 333-345.
McGrath, M.A. (1995), Gender differences in gift exchanges: new directions from projections, Psychology and Marketing, 12, 5, 371-393
Otnes, C., McGrath, M. A. et Rigdon, E. (2001), Perceptions and realities of male shopping behavior, Journal of Retailing, 77, 1, 111-137

Création d’une fiche

Author(s) : François Bourboulon

Références bibliographiques : extrait d’un site web
Introduction :
La personne interviewée, en la personne de Jacob Nielsen, est la référence en matière d’ergonomie du web. Cet  homme de 46 ans, diplomé d’un doctorat en sciences de l’informatique de la Technical University du Danemark, est le fondateur du Nielsen Norman Group (société d’expertise en usabilité).
Comptant à son actif la bagatelle de 74 brevets en ergonomie du web, il est interrogé par le Journal du net sur ses points de vues en matière de webdesign et des tendances  à venir dans le monde de l’internet.
Hypothèses :
Quelles sont les règles à appliquer pour avoir un site jugé « bon » ?
L’évolution de la technologie matérielle change t’elle la donne en terme d’élaboration de sites web ?
Quels sont les plugins de développement à utiliser de nos jours ? Où se situe Flash ?
Quelle évolution pour les formats publicitaires ?
La manière de designer un site web dépend-elle de la culture ou est-ce international ?
Réponses :
Selon Mr Nielsen un bon site doit pouvoir etre résumé par son slogan. Pour lui un bon site se doit d’être facile  à prendre en mai net intuitif, selon ses dires, la page d’accueil d’un site à pour rôle de révéler « les éléments fondamentaux permettant de comprendre ce qu’est le site ». En matière de webdesign il déconseille le scroll abusif et l’emploi d’images lourdes dans les sites. Il nous rappelle d’ailleurs que la plupart des utilisateurs d’internet disposent encore d’un modem et que le temps maximal accepté par les utilisateurs pour le chargement d’une page est de dix secondes.
Dans  un deuxième temps Mr Nielsen met fin aux idées reçues sur les standards à employer en terme de résolution d’écran. En ce qui concerne les plugins, il nous rappelle qu’il vaut mieux éviter ceux qui sont trop exotiques où trop récent. Le risque lié  à leur utilisation est la perte d’audience due à la nécessité de télécharger un programme tiers pour visualiser notre site. Pour illustrer cet exemple Mr Nielsen s’appuie sur la technologie Flash, qui de par son manque d’ergonomie à refoulé un bon nombre d’utilisateur et de développeurs, ratant ainsi une possibilité de s’imposer comme leader du marché en terme de GUI.
La troisième partie de l’interview fait la part belle aux liens et à la publicité. Il nous rappelle que ce n’est pas la couleur du lien qui doit primer mais sa manière d’être utilisée de manière judicieuse. En terme de publicité l’avenir n’est plus au pop-up qui sont devenus obsolètes, pour lui le futur de la publicité se trouve chez Google « La plus grande avancée en terme de publicité en ligne a aussi été la plus simple en terme de design : les petits encadrés de texte dans Google ». Et dans la publicité en temps réel.
Pour finir Mr Nielsen répond sur les différentes visions américaines et européennes en matière de web design. Les différences culturelles expliquent pourquoi les deux continents n’ont pas la même façon de développer les sites web. Mais ces différences devraient peu à peu se lisser au fil du temps pour arriver à de grands principes universels !
Conclusion :
L’approche que Nielsen avait en 2008 tend à se confirmer quatre ans après. L’ergonomie du web à fait beaucoup de progrès, la règle des 3 clicks est toujours d’actualité pour simplifier au maximum  les sites webs et la publicité en  temps réel via Google et Facebook se fait de plus en plus présente.

Réseaux sociaux : les raisons d’inscription et les activités préférées des utilisateurs Roumains. ’’Evaluation Exploratoire’’

Author(s) : Vegheş Călin et Pantea Carmen

Introduction:
Il est connu le fait que nous vivons dans un monde où la technologie atteint une position de leader, notamment avec l’utilisation d’Internet. Raison pour laquelle les entreprises ont considéré le marketing en ligne ‘E-marketing’ comme un outil  très efficace dans la promotion de leurs  produits et services. Ils utilisent toutes les méthodes et instruments possible afin de promouvoir leur marque : l’email marketing, publicité en ligne, liens sponsorisés, les blogs et flux RSS, les forums et les réseaux sociaux. Ces derniers sont considérés comme d’importants facilitateurs dans cette démarche.

Hypothèses soulevées :
  Cadre de l’étude :

  • Étude menée entre mars et avril 2009 sur un échantillon de 129   personnes (61 hommes, 69 femmes). Tous habitent Bucarest.
  • Age des participants compris entre 18 et 29ans (Catégorie plus connue sous le nom de la génération ‘Y’ dans le monde du marketing).

  Les axes de l’étude :

  • Prise de conscience des participants sur les réseaux sociaux (SR).
  • Utilisation des SR.
  • Les facteurs motivants les participants à s’inscrire et utiliser ces réseaux (Aspect social, Emploi, Commerce et promotion personnelle)
  • Les principales activités des participants sur leurs comptes.

Les résultats :
  Connaissance et utilisation :

  • Les SR les plus connus sont Hi5, Facebook, My Space et Netlog.
  • Les moins connus sont LinkedIn, Ringo et Twitter.
  • La participation et l’utilisation des réseaux restent faibles si on considère comme référence la prise de conscience de ces RS. Exception faite pour Hi5.

  Motivation de participation :

  • Les facteurs les plus importants motivant la participation sont les aspects sociaux à savoir la communication entre amis et la rencontre de nouveaux.
  • Le second terme d’importance concerne le divertissement et le rôle informationnel associé à ces outils (Centres d’intérêts communs, Jeux on-line, information sur les produits et services)
  • Autre facteur qui a lieu de mentionner concerne l’image de marque personnelle
  • L’emploi, la relation avec les partenaires commerciaux et l’envi d’interagir et de suivre les organisations et les compagnies constituent la volonté d’une minorité des participants seulement.   

  Les principales activités :

  • La recherche d’anciens amis et probablement avoir de nouvelles connaissances représente l’une des principales activités.
  • La participation à des groupes de discussion et l’échange d’idées sur des sujets d’actualités d’intérêt commun.
  • L’autopromotion de du profil personnel (ajout de photos, vidéos, citations….)
  • La recherche d’emploi et l’accès aux liens commerciaux reste faible.

Conclusion :
Cette étude a été menée  sur un groupe assez spécifique et restreint. Il est difficile de tirer des conclusions nettes sur le développement des réseaux sociaux. Pourtant, il y a plusieurs faits qui ont été observés au long de cette évaluation.
Ainsi, les réseaux sociaux restent proches de leur vocation première qui est d’être une plate-forme de communication. De plus, on constate qu’il y une distance importante entre la connaissance d’un réseau social et la possession d’un compte au sein de ce dernier.
Aussi, pour la génération Y les activités professionnelles reste à la périphérie des raisons de l’utilisation des réseaux. Cependant, d’autres axes de recherches peuvent être menés afin de consolider cette étude.

Références bibliographiques:

  • Bell, C., Newby, H., (1971), Community studies, Westport, CT,     Praeger.
  • Blackshaw, P., Nazzaro, M. (2006), Consumer-Generated Media (CGM) 101: Word-of-mouth in the age of the Webfortified consumer, Second edition, Spring 2006, http://www.nielsenonline.com/downloads/us/buzz/nbzm_wp_CGM101.pdf, retrieved May 2009.
  • Boyd, D.M., Ellison, N.B., (2007). Social network sites: Definition, history, and scholarship, Journal of Computer-Mediated Communication, Vol. 13, No. 1, article 11.
  • Hillery, G.A., (1955), Definitions of Community: areas of agreement, Rural Sociology, No. 2, pp.11-23.
  • Plant, R., (2004), Online communities, Technology in Society, No. 26, pp.51-65.  

La fidélité à un site marchand : les déterminants et le rôle médiateur de la confiance et de la satisfaction

Author(s) : Sana Debbabi, Serge Baile & Mohamed Daassi

Introduction :
le concept de la fidélité à un site marchand est au centre des préoccupations des spécialistes en marketing vu la concurrence omniprésente sur les cybermarchés. En effet, Berkowitz,  Walton et Walker (1979) constatent que les adeptes du shopping à domicile apprécient principalement la commodité, ainsi que l’économie du temps que procure ce type d’achat.
En 2001, Jasmin Bergeron affirme que la qualité des produits et services est un facteur important influençant le plus les clients qui achètent en ligne. La compétence de l’entreprise  ainsi que sa fiabilité sont d’autres facteurs qui créent une impression de crédibilité et de fidélité chez le client envers le site. Les études récemment menées ont déterminé les principaux facteurs agissant sur la fidélité, on distingue ceux liés à l’ergonomie du site, ainsi qu’à la sécurisation mise en place sur ce dernier. De ce fait, le but est d’expliquer leur influence sur la fidélité en introduisant deux variables à savoir, le niveau de confiance et celui de satisfaction des internautes.
Hypothèses soulevées :
Dans cette étude l’hypothèse est que la fidélité des internautes dépend non seulement des produits et/ou services offerts ainsi que de leurs prix respectifs, mais également d’autres facteurs importants liés à l’utilisation du site marchand lui-même, à savoir l’ergonomie du site, sa la dimension hédoniste, le confort perçu d’utilisation et la sécurité perçue du paiement. On propose de donner une explication de leurs influences sur la fidélité des internautes tout en introduisant deux variables individuelles soit : le niveau de confiance et celui de satisfaction.
Résultats :
– Les caractéristiques ergonomiques du site telles que l’ergonomie des pages et du contenu, ainsi que l’ergonomie du site et sa structure  influencent significativement le degré du confort perçu d’utilisation,  ressenti par l’internaute lors de sa navigation sur le site.
– Il est possible que le degré d’originalité du site web engendré par le design de la page web procure du plaisir pour l’internaute, de la détente et de l’évasion qui influencent le degré de fidélité. On peut conclure alors que plus le design et le contenu des pages web sont riches virtuellement plus ils influencent significativement la capacité du site à procurer du plaisir, de la détente, de l’évasion,  de la stimulation et du contrôle à l’internaute.
– Le mode de sécurisation du paiement assuré par le fournisseur Internet influence significativement la fidélité des clients au site puisque l’incertitude à l’égard de la sécurité des transactions constitue le premier frein à l’achat sur Internet, selon Adrige(1997), Wang (1998), Hoffman et al (1999).
–Relation Confiance-dimension hédoniste du site : L’état émotionnel vécu suite à l’expérience de navigation dans le site influence significativement le niveau de confiance du client dans ce dernier.
–Relation Confiance-sécurité de paiement : Plus le site présente des moyens efficaces de sécurisation du paiement plus le client sera confiant
Ainsi, on peut conclure que la confiance joue un rôle médiateur dans l’influence de la dimension hédoniste et  de la sécurité du paiement sur la fidélité du client au site. En effet, plus le niveau de confiance des clients envers le site est élevé, plus leur degré de fidélité au site est élevé.
–Relation satisfaction-fidélité : plus le client éprouve une satisfaction élevée, plus il sera fidèle.
–Relation satisfaction-confort d’utilisation : le confort d’utilisation du site influence le niveau de satisfaction de l’internaute
–Relation satisfaction-dimension hédoniste du site :
•Plus l’internaute ne ressent du plaisir, de la détente, du contrôle,
•Plus l’internaute est satisfait de son état émotionnel (plaisir, simulation, évasion, détente et contrôle) procuré par la navigation dans le site, plus son niveau de fidélité est élevé.
Donc la satisfaction est une variable médiatrice de l’influence de l’offre disponible sur le site et du confort perçu lors de l’utilisation du site sur la fidélité de l’internaute. On peut déduire que les clients fidèles sont ceux qui sont satisfaits du confort d’utilisation perçu lors de l’utilisation du site.
Conclusion :
La revue de la littérature nous a permis de prouver qualitativement le rôle de la confiance comme intermédiaire dans l’influence de la sécurité de paiement et de la dimension hédoniste du site sur le niveau de fidélité des acheteurs en ligne. De la même manière, on a pu identifier le rôle médiateur de la satisfaction dans l’influence de la dimension hédoniste du  ainsi que le confort de son utilisation sur le niveau de fidélité des internautes. Comme perspective de recherche, il est envisageable de tester ce modèle sur deux catégories de clients : fidèles et infidèles afin d’identifier l’influence significative des variables étudiés. Aussi, prendre en considération dans ce modèle élaboré, l’influence du degré d’expertise de l’internaute en matière d’Internet sur les différentes relations prédéterminées.  
Références Bibliographiques :
– Berkowitz E.N., Walton J.R., Walker Jr. O.C. (1979),  In-home shoppers: The market for innovative distribution systems , Journal of Retailing,n°55, pp. 15-33.
– Bergeron J . (2001), Les facteurs qui influencent la fidélité  des clients qui achètent sur Internet, Recherche et Application Marketing, 16, n°3, France, pp. 39-52.
– Boulaire C., Mathieu A., (2000), La fidélité à un site Web : proposition d’un cadre conceptuelpréliminaire, Actes du 16ème Congrès International de l’AFM, HEC Montréal, mai, pp. 303-312.Congrès AFM, Montréal.
– Day D.G., (1969), A Two Dimensional Cocept of Brand Loyalty, Journal of Advertising Research. n°3, pp. 29-35
– Jacoby J., (1971), Model of Multi-Brand Loyalty , Journal of Advertising Research, pp. 25- 31.
– Jacoby J., Kyner D.B., (1973), Brand Loyalty  us. Repeat Purchasing Behavior, Journal of Marketing research, n°10, pp. 1-9.
– Ladwein R., (2001), L’impact de la conception des sites de e-commerce sur le confort d’utilisation : une proposition de modèle, Actes du 17ème Congrès de l’Association Française du Marketing.
– Lynch J.G., Ariely D., (2000), Wine online : Search costs affect competition on price, quality and distribution, Marketing Science, n°1, pp. 83-103.
– Hirschman E. C., Holbrook M.B., (1982),  Hedonic Consumption: Emerging Concepts, Methods, and Propositions, Journal of Marketing, n°46 (Summer), 92-101.

Introduction to the special issue on novel perspectives on trust in information systems

Author(s) : I. Benbasat, D. Gefen, PA. Pavlou

Introduction
Cet article provient du « Mis Quarterly », une revue publiée par le Management Information Systems Research Center,  et explique la sélection de deux articles (« What Does the Brain Tell Us about Trust and Distrust? » de Dimoka  et  « Are There Neural Gender Differences in Online Trust? » de Riedl, Hubert, Kenning), qui ont été choisis afin de représenter, dans cette édition du « Mis Quarterly », les nouvelles perspectives de recherche sur la confiance dans le management des systèmes d’information. Ces deux articles ont en commun de présenter de nouvelles perspectives théoriques et méthodologiques, en utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), dans le domaine de la recherche sur la confiance et les systèmes d’informations.
 
Les hypothèses
 
L’article de Dimoka intitulé “What Does the Brain Tell Us about Trust and Distrust: Evidence from a Functional Neuroimaging Study” aborde la question  de savoir si la confiance et la méfiance sont des constructions distinctes, ou si elles font partie d’un même continuum. Cette question n’est pas nouvelle mais la méthodologie anciennement utilisée, l’utilisation de sondages, ne permet pas de répondre à cette question : les notions de confiance et méfiance, comportent de facto un biais statistique, de par leurs connotations respectivement positive et négative. D’autres méthodologies, comme la reconstitution de processus, n’ont pas su répondre à la question initialement posée, la laissant ainsi sans réponse, à la fois dans le domaine du management des systèmes d’information, mais aussi dans d’autres domaines tels que ceux des sciences sociales.
 
L’article de Riedl, Hubert et Kenning intitulé « Are there Neural Gender Differences in Online Trust: An fMRI Study on the Perceived Trustworthiness of eBay Offers » se propose de revenir sur la relation entre la notion de confiance et le genre. Ce sujet est encore tabou,  et peu d’articles dans le domaine du management des systèmes d’information (Awad and Ragowsky 2008; Gefen and Straub 1997; Venkatesh and Morris 2000),  ont étudié les différences, ou indifférences, de perception entre les genres. Ils ont ainsi conduit une expérience avec dix hommes et dix femmes, dans le cadre d’enchères en ligne sur eBay.  
 
Afin de répondre à chacune des questions posées par ces deux articles, les différents auteurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), permettant de visualiser l’activité cérébrale, dans le but d’étudier le fonctionnement du cerveau humain.
 
Les résultats
 
En utilisant l’IRMF, Dimoka a pu capturer la localisation, le moment et le niveau d’activité du cerveau associés à la confiance et à la méfiance, qui différaient par leurs degrés de confiance lorsque les sujets interagissaient avec des faux vendeurs, dans le cadre d’enchères en ligne.

Les résultats de l’IRMF montrent que la confiance et la méfiance participent de constructions différentes : en effet, ces concepts sont associés à  l’activation de zones différentes du cerveau, et donc à des processus neurologiques différents. La confiance serait ainsi donc liée aux corrélats neuronaux que sont le noyau caudé, le cortex paracingulaire antérieur et le cortex orbitofrontal. La méfiance serait liée aux zones du cerveau associées aux émotions négatives (le complexe amygdalien), et à la peur de la perte (le cortex insulaire).
 
En utilisant l’IRMF, Riedl, Hubert, et Kenning ont montré que la confiance était « encodée » dans des zones du cerveau  différentes selon les genres, ce qui souligne d’importantes différences neurologiques entre les genres. De plus, les femmes auraient plus de zones du cerveau activées que les hommes, ce qui confirmerait l’idée que les femmes soient plus promptes à réagir selon leurs émotions, notamment du fait que le cortex insulaire et le complexe amygdalien soient plus proéminents chez les femmes.
 
Les conclusions
 
L’article de Dimoka a permis de mettre en avant que les notions de crédibilité et de non-crédibilité sont associées aux zones les plus cognitives du cerveau, tandis que la bienveillance et la malveillance seraient associées aux zones les plus émotionnelles. Il montre ainsi que la confiance serait de l’ordre du cognitif alors que la méfiance serait plutôt de nature émotionnelle, tout en nous permettant de mieux appréhender les dimensions de ces deux notions, en identifiant les corrélats neuronaux associés. Enfin, il démontre que l’activité du cerveau aurait un meilleur pouvoir prédictif des revenus économiques que les échelles psychométriques de confiance et méfiance.
 
En se concentrant sur les différences entre les genres, l’article de Riedl, Hubert, et Kennin se pose en pionnier : trop d’études dans le domaine des sciences sociales ont négligé les différences entre les genres. Il montre ainsi comment la confiance, qui est une notion importante de la vie humaine, est perçue différemment selon les genres, laissant penser que d’autres constructions ou croyances pourraient être ainsi décousues de la même façon, en utilisant le potentiel des technologies d’IRMF.
 
Ces deux articles ont en commun de constituer des pistes de recherche importantes permettant de remettre en cause les constructions humaines liées aux systèmes d’information, qui sont associés à des croyances positives ou négatives. Ils constituent des preuves empiriques du potentiel des outils d’IRMF et de l’utilisation des sciences neurocognitives dans le domaine du management des systèmes d’information, remettant en cause la validité de travaux antérieurs, mais  permettant d’étudier les comportements humains plus précisément, dans des contextes variés.

Bibliographie

Awad, N. F., and Ragowsky, A. 2008. “Establishing Trust in Electronic Commerce through Online Word of Mouth: An Examination across Genders,” Journal of Management Information Systems (24:4), pp. 101-121.

Gefen, D., and Straub, D. W. 1997. “Gender Differences in Perception and Adoption of E-Mail: An Extension to the Technology Acceptance Model,” MIS Quarterly (21:4), pp. 389-400.

Venkatesh, V., and Morris, G. M. 2000. “Why Don’t Men Ever Stop to Ask for Directions? Gender, Social Influence, and Their Role in Technology Acceptance and Usage Behavior,” MIS Quarterly (24:1), pp. 115-139.

Emergences du design et complexité sémantique des sextoys

Author(s) : Claire Azéma, Stéphanie Cardoso, Marc Monjou,Université Bordeaux 3

Introduction,

 Une étude sur le degré d’esthetisme, de performence a été fait  sur un échantillon de vibromasseurs Le Magic Rabbit (édition internationale) le Vibro chenille (un modèle représentatif de la gamme de vibromasseurs de la marque Fun Factory (Allemagne)) et le vibromasseur Iris de la marque Lelo (Suède).Le magic rabbit est considéré comme le pionnier des vibromasseurs. Il repose sur la technique au service de l’orgasme via une stimulation clitoridienne et vaginale. Toutefois, le Rabbit montre une incohérence entre l’emballage, le produit et son mode de distribution. Le Vibro Chenille de Fun Factory est quant à lui plus ludique. Il se démarque par une redéfinition du style. Nous pouvons parler de design, car l’effort de redéfinition stylistique est bien motivé par une stratégie globale destinée à optimiser l’entrée en relation entre de nouveaux produits et de nouveaux usagers. Le design donc permet à ce niveau l’encodage de nouvelles valeurs sémantiques dans l’image du produit destiné à la construction d’une cohérence lisible permettant au produit de se démarquer des anciennes générations de sextoys. Lelo fait partie des nouvelles marques au service de la clientèle des love shop avec un positionnement haut de gamme et raffiné. L’agencement des produits, leur forme, l’environnement  nous permettent de penser que la marque élabore un discours visuel autour de ses produits pour construire une identité lisible. Comme pour le modèle de Fun Factory, l’Iris manifeste une cohérence entre le produit et ses environnements issus d’une stratégie intégrant le design à plusieurs niveaux. 
Les hypothèses soulevées,
-design en tant que vecteur corrélatif de  la complexité sémantique associée aux produits.
-le design en tant qu’outil d’intégration de la complexité sémantique
Les résultats,
Le design semble avoir favorisé l’intégration des complexités sémantiques en jeu  à travers les sextoys en proposant une cohérence plus lisible entre les marques, les gammes, les packagings, les produits et leurs lieux de distribution (magasins et sites web).
La conclusion
Les deux derniers exemples dans l’étude de produits montrent une cohérence sémantique entres les différentes valeurs du produit. Ce discours sémantique se situe à deux niveaux :
-le premier participe à un changement de codes sémantique pour arriver à revaloriser les produits.
-le deuxième niveau est tributaire des positionnements spécifiques aux différentes marques : haut de gamme, raffiné, luxe… A ce niveau là, le design apparaît comme un vecteur structurant la variété afin de la rendre lisible.
De nouveaux sextoys évoquent des formes aux ergonomies originales faisant penser à un troisième niveau où le design comprend une intégration sémantique beaucoup plus synthétique de l’ergonomie, de l’esthétique et de la technique. Dans cet étude il a été montré un processus de familiarisation grâce au discours visuel de l’objet, or il  est apparu simultanément une difficulté de lecture de l’usage et des emplois de ces produits. Il apparaît donc essentiel de développer dans la suite de cette recherche  une étude de la sémantique de l’usage
Les références bibliographiques
Elisabeth Wessman (2008,Paris) La nouvelle guerre du sexe, l’emprise du libéralisme économique sur notre sexualité, 108
Coulmont, Baptiste ( 2007, Paris) sex shop : une histoire française,231-232-237
Lasch Christopher (1979, New York) The Culture of narcissism, 61
Lipovetsky Gilles (1983,Paris) L’ère du vide, 111
Chaumier Serge (2004, Paris) L’amour fissionnel, le nouvel art d’aimer, 25.

NEUROMARKETING – GETTING INSIDE THE CUSTOMER’S MIND

Author(s) : Pop Ciprian-Marcel, Radomir Lăcrămioara et alii

Introduction
Le neuromarketing est un nouveau concept qui se base sur les avancées des neurosciences pour essayer d’appréhender  la manière dont  notre cerveau perçoit les différentes marques et produits. En explorant le subconscient grâce aux techniques d’imagerie cérébrale, le neuromarketing  essaie de comprendre ce qui motive   l’achat d’un produit plutôt qu’un autre et d’identifier  les leviers qui nous poussent à faire ce choix ; le but étant  d’essayer de mieux répondre aux attentes  du consommateur et de le de fidéliser sur le long terme.
Hypothèses soulevées
Comment inspirer confiance au consommateur vis-à-vis de notre marque ? Comment le fidéliser à très long terme ? Comment mieux répondre à ses besoins ? Comment assurer une communication efficiente et une compréhension optimale du message émis?
Ne trouvant pas de réponses à ces questions en utilisant des moyens dits traditionnels (questionnaires, sondages …), les marqueteurs se sont penchés vers les neurosciences afin de mieux comprendre le processus cognitif du consommateur face aux offres marchandes. A l’aide des technologies de la neuro-imagerie (IRMf, Electroencéphalographie, Magnétoencéphalographie …), on a découvert que le cerveau choisissait d’acheter non pas pour les caractéristiques d’un produit, ses fonctionnalités, son utilité  ou son prix mais plutôt pour ce que la marque représente et les sentiments qu’elle inspire. Chaque expérience qu’on a eue avec cette marque contribue à notre perception de cette dernière et au final, c’est cette représentation qui détermine notre choix au lieu des messages véhiculés par la  campagne de communication sur le produit. Aujourd’hui, on achète des produits car ils définissent qui nous sommes, et c’est exactement comme  cela que notre cerveau les perçoit. Et c’est dans la marque que le consommateur va trouver des éléments auxquels il peut s’identifier.
Christophe Morin, spécialiste en marketing et auteur du livre « Neuromarketing: Understanding the Buy Buttons in Your Customer’s Brain », nous fournit des points clés du neuromarketing qui permettent aux entreprises d’améliorer leurs produits, leur stratégie marketing et leurs campagnes de publicité. Morin avance que nos choix sont faits de façon subconsciente, et qu’on achète par peur ou par frustration. C’est pourquoi il propose de mettre l’accent sur certains aspects du comportement humain qui peuvent être  considérés comme des « boutons d’achat » pertinents :
 
1- Nous sommes égoïstes : Nous voulons des produits  qui créent une différence dans nos vies, qui éliminent des problèmes et éventuellement nous procurent de la joie.
2- Nous aimons le contraste : Chaque jour nous rencontrons des milliers de messages publicitaires, seuls ceux qui auront suffisamment de contrastes  retiendront notre attention.
3- Nous sommes naturellement fainéants : La simplicité est primordiale dans tout message publicitaire,  il est important donner un message simple et fort. « La plupart des entreprises utilisent des messages abstraits et verbeux » constate Morin.
4- Nous aimons les histoires : Les publicités avec un début et une fin marqués,  attirent notre attention, notre cerveau y accorde plus de crédit. C’est pourquoi Morin conseille de récapituler les points forts  à la fin de n’importe quelle publicité  promotionnelle. 
5- Nous sommes visuels : La mémoire visuelle peut avoir un plus grand impact que la mémoire auditive. Morin recommande donc d’utiliser des vidéos et autres supports graphiques en arguant du fait que la plupart des gens prennent des décisions visuellement sans en avoir conscience, puis essaient de justifier leurs décisions de manière rationnelle.
6- Les émotions l’emportent sur la raison : « Les émotions poussent notre cerveau à  secréter des hormones qui  altèrent la vitesse avec laquelle  les neurones  s’interconnectent, et c’est à travers ces connexions qu’on mémorise des évènements. « On ne se souvient donc de rien s’il n’y a pas d’émotion en rapport avec ces événements. » avance Morin. Il est donc nécessaire de créer de l’émotion pour pousser à l’achat.
Résultats
L’utilisation des neurosciences dans le marketing a soulevé chez les groupes de protection des consommateurs des questions d’ordre éthique. Ces derniers ont exprimé leur crainte quant à la découverte d’un « bouton » qui transformerait les consommateurs en « robots acheteurs ». Certains pointent du doigt le marketing en l’identifiant comme cause indirecte de l’obésité, du diabète, de l’alcoolisme et de l’addiction  aux paris. Cependant certains chercheurs comme Clinton Kilts, chercheur au sein l’université Emory à Atlanta soutiennent que les recherches en neuromarketing n’ont jamais eu pour but de changer le comportement du consommateur, mais plutôt d’aider les entreprises à mieux s’adapter aux consommateurs et donc de mieux les satisfaire. La  majorité des chercheurs rejette l’existence même d’un « bouton d’achat », en déclarant que les technologies d’imageries des neurosciences permettent juste d’observer et non pas d’influencer le cerveau. Ils illustrent leur argument par le fait qu’il existe une différence entre les résultats réels et escomptés de certaines  campagnes publicitaires, ainsi pour eux le « but est de changer les entreprises et non pas les consommateurs » comme l’énonce Joey Reiman. 
Cette idée n’est pas partagée par toutes les entreprises, il existe toujours celles  qui préfèrent ne pas être associées  avec tout ce qui touche au neuromarketing.
Conclusion
Dans un monde hyperconcurrentiel, les entreprises doivent aller de plus en plus loin afin de créer des publicités et des produits adéquats pour leurs clients. Le consommateur étant constamment bombardé de publicités, les outils traditionnels de marketing ne permettent plus de réaliser des  campagnes qui ciblent une audience de manière précise et efficace. Le neuromarketing représente une alternative en proposant une méthode quantitative pour tester l’efficacité des publicités, logos et messages avant d’investir des sommes colossales dans la promotion d’un produit. Cette méthode offre de meilleures perspectives pour les entreprises souhaitant mieux comprendre leurs clientèles.
Références bibliographiques
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2. Blakeslee S. “If You Have a ‘Buy Button’ in Your Brain, What Pushes It?” , The New York Times, 2004
3. BurneJ. “A Probe Inside the Mind of the Shopper: Neuromarketing” Financial Times, 2003
4. Dahlberg C. P. “Brain Research Tapped to Tell What Buyers like. Scientists, Sellers Exploring Together”,
Sacramento Bee, 2004
5. Dhecernatony L. “From Brand Vision to Brand Evaluation: Strategicaly Building and Sustaining Brands”,
Butterworths-Heinemann, 2001, Oxford.
6. Hotz R. L., “Mapping the Mind; Searching for the Why of Buy”, Los Angeles Times, 2005.
7. Kelly M. “The science of shopping", Marketplace (CBC TV), 2002.
8. Reiman J. “Thinking for a living”, Business to Business Magazine, 2004
9. Roston E. “The Why of Buy”, Time, 2004
10. Rushkoff D. “Reading the Consumer Mind.The age of neuromarketing has dawned”, NyPress.com, 2004.
11. Schabner D. “Playing With Your Mind: Is Neuromarketing Research Giving Advertisers the Keys to Your
Decision-Making?”, ABCNEWS, 2004
12. Sefton D. “New Marketing Research Captures Brain Waves, Raising Privacy Concerns” c.2000 Newhouse
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13. Tierney J. “Using M.R.I.’s To See Politics On the Brain”, The New York Times, 2004
14. Wahlberg D. “Advertisers Probe Brains Raise Fears”, The Atlanta Journal, 2004.
15. Wells M. “In Search of the Buy Button”, Forbes, 2003
16. Wilson, R. Mark; Gaines, Jeannie; Hill, Ronald Paul, “Neuromarketing and Consumer Free Will”, Journal of
Consumer Affairs, Fall 2008, Vol. 42 Issue 3, p 389-410.
17. Witchalls C. “Pushing the Buy Button”, Newsweek, 2004

Vers un management des « amis » sur les réseaux socionumériques ? Usage et appropriation sur Facebook, Skyrock et MySpace

Author(s) : Thomas STENGER et Alexandre COUTANT

Introduction :
Cet article est le fruit d’un travail de 22 mois par 6 chercheurs auprès de jeunes de 13 à 27ans. Il aborde l’usage de nouveaux outils issus de nombreuses plateformes sociales qui ont pour intérêt  "la gestion des amis". Ce document s’est concentré non seulement  sur les enjeux qu’ont les utilisateurs à travers des plateformes telles facebook, Myspace ou autres, mais aussi sur les manières dont ils s’approprient ces derniers. Aujourd’hui plus de 350 millions d’internautes utilisent facebook, ce dernier se présente sur le marché comme une passerelle qui facilite la communication entre les personnes dans un monde numérique. Ces RSN comprennent plusieurs applications qui ont pour but la gestion des relations sociales telles qu’on peut le voir via les listes d’amis ou les moteurs de recherche de facebook.

Les hypothèses soulevées
Les chercheurs et les medias se sont alors penchés vers deux grandes questions qui émanent de cette situation. Principalement l’une aborde de façon générale la nature de ses liens "d’amitiés " qu’on trouve sur les RSN, tandis que l’autre s’interroge sur ce besoin que les internautes ont à avoir recours à des outils de gestion pour organiser les relations humaines.
Plus précisément dans un premier onglet, il s’agit de comprendre réellement ce que le mot "Ami" veut dire  Qui sont nos amis ? Mais aussi si l’usage des RSN modifie l’expérience de l’amitié dans la vie de tous les jours. Dans le second onglet, plus attractif, ils abordent des questions concernant l’usage des objets et outils techniques.
Via les RSN les individus créent leur profil public ou semi public dans un système qui permet aussi la gestion de liste d’utilisateurs et le partage de lien. L’usage étant non centrée sur le volet en particulier mais plutôt sur l’amitié et le maintient de ce lien entre individus. Cette tendance d’amis en ligne fait que les jeunes sont presque toujours connectés avec des personnes qu’ils connaissent dans leur vie. On parle alors de ‘hanging out’ c’est à dire ‘trainer ensemble’.
Les recherches portées à ce sujet relèvent de la sociologie de l’amitié. Parmi les travaux certains se sont concentrés sur l’évaluation qu’a l’influence du nombre et des caractéristiques des amis dans l’évaluation des individus à travers leurs profils. D’autres sur l’amélioration du comportement d’adolescents en difficulté en contribuant a une augmentation de leur popularité faisant défaut hors ligne.
Les résultats
Ces nombreuses recherches réalisées par de nombreux auteurs tels: "Ellison et al (2007)", "Clark 2009, Lewis et al 2008b " … sont néanmoins tous d’accord sur l’absence de définition exacte de la nature des relations nouées sur ces  sites, que le terme "ami" résume trop rapidement.
D’après Ellison et al (2007) l’usage important de facebook sera représentatif du capital social de l’individu. D’ après les statistiques le nombre moyen d’ami est au alentour de 130, ceci est plus un phénomène de "Collection d’amis" qu’avoir de véritables liens d’amitiés.

La conclusion
Les réseaux socionumériques tels que Facebook, MySpace ou Skyrock ont connu un engouement populaire exceptionnel à travers la planète ces dernières années. Ils ont aussi fait l’objet de travaux de recherche en sociologie essentiellement – et très peu en SI, en France en particulier. Les plateformes socionumériques et les outils, plus précisément leur usage et leur appropriation, constituent un sujet original et surtout intéressant pour la recherche en SI. Ce travail de recherche s’inscrit dans cette perspective.
Les résultats de notre recherche indiquent d’une part que le recours à ces outils dans une optique de gestion des relations socionumériques, donc des « amis », n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes aux utilisateurs des Rsn, des jeunes en particulier. L’utilisation « littérale » des outils de gestion de l’amitié socionumérique n’est donc en rien évidente. Cela peut s’expliquer par la grande variété des types d’amis et des contextes associés, en particulier chez les jeunes (public, privé ; amical ; familial ; parental ; scolaire voire professionnel, non professionnel pour certains étudiants…). De plus, si nous constatons un nombre d’outils disponibles important pour un management de ses amis sur les Rsn, il ne faut pas sous-estimer leurs coûts d’utilisation : en termes cognitifs, techniques, en temps à y consacrer pour acquérir les compétences nécessaires à un véritable « management des amis ».

Les références bibliographiques
Clarke, B. H.. (2009), “Early Adolescents’ Use of Social Networking Sites to Maintain Friendship and Explore Identity: Implications for Policy”, Policy & Internet,1 (1).
Ellison, N., Steinfield, C., & Lampe, C. (2007), “The benefits of Facebook "friends": Exploring the relationship between college students’ use of online social networks and social capital”. Journal of Computer-Mediated Communication, 12 (3), article 1.
boyd, d., & Ellison, N. B. (2007), “Social network sites: Definition, history, and scholarship”, Journal of Computer-Mediated Communication, 13(1),
Coutant A., Stenger T. (2009), "Les configurations sociotechniques sur le Web et leurs usages : le cas des réseaux sociaux numériques", 7ème Colloque du chapitre français de l’ISKO, 24 – 26 juin, Lyon, pp. 27-34.
Coutant A., Stenger T. (2010a), « Analyse structurale des réseaux sociaux, netnographie, ethnologie des communautés en ligne… Comment étudier les réseaux socionumériques ? »,
Journées d’études du CR 33 de l’AISLF : Dispositifs techniques de communication humaine : transformations du lien et nouveaux lieux sociaux, 19 – 20 mai 2010, Namur, actes à venir.
Coutant A., Stenger T. (2010b), « Identité et réseaux sociaux numériques : la mise en scène de soi sur les profils », Réel-Virtuel, 2, à paraître en 2010.
Gregg M. (2008), “Testing the Friendship: Feminism and the limits of online social networks”,