Consommation et développement durable; vers une segmentation des sensibilités et des comportements

Anne Sophie Binninger, Isabelle Robert dans la revue des sciences de gestion 2008/1 (numero 229), Pages 51 à 59.

Mis en ligne sur Cairn.info le 01/05/2011https://doi.org/10.3917/rsg.229.0051

Résumé: Cet article propose de mieux comprendre la diffusion du concept de développement durable chez les consommateurs et sa traduction en matière de comportements. Partant d’une analyse des courants de littérature sur les nouvelles formes de consommation, il repose sur une recherche qualitative organisée dans la sphère familiale, puis quantitative dans un contexte plus classique de questionnaires en face-à-face. Il met en lumière plusieurs dimensions qui qualifient plus précisément le citoyen-consommateur « sensibilisé au développement durable ». Il propose aussi de mesurer la nature des relations existant entre cette sensibilité et des pratiques comportementales citoyennes ou plus marchandes ainsi recensées. Les apports de ces analyses montrent que pour mieux accompagner ou anticiper les évolutions des comportements, des approches plus segmentées des consommateurs s’avèrent nécessaires. Elles pourront s’appuyer sur les représentations du concept de développement durable ainsi que sur les orientations d’action qui en découlent.

Mots clés: Developpement durable, comportement du consommateurs, consommation socialement responsable, ethique

Grandes lignes:

  • Explication du concept de developpement durable et emergence
  • Concept et courants de consommation plus responsables
  • Initiation et responsabilité du consommateur
  • Prise de conscience des individus et sensibilité individuelle emergente

L’incidence de la “consommation engagée” sur la fixation des prix

Resume:

Communication retenue dans le cadre du Congrès sur les Tendances du Marketing en Europe à Paris
Béatrice Canel-Depitre
Maître de conférences en Sciences de gestion
Université Le Havre – Laboratoire Cerene
E-mail : beatrice.canel@.univ-lehavre.fr

Lien: http://archives.marketing-trends-congress.com/2002/Materiali/Paper/Fr/CANEL.pdf

Le prix a perdu de sa substance et ne permet plus de faire la différence entre le bon et le
mauvais produit. Le consommateur est souvent en quête du prix le plus bas cautionnant la
chasse à la compression des coûts au mépris des droits élémentaires de l’homme et de son
environnement. Cependant, face à la multiplication des crises sanitaires et environnementales,
on note une progression de la « consommation engagée ». Ce nouveau type d’engagement
implique une perception différente du prix. Derrière le prix faible on envisage les
conséquences sur sa propre sécurité sanitaire mais également sur les droits élémentaires de
l’individu ou sur le respect de l’environnement. La « consommation engagée » conduit à
revoir la fixation des prix pour redonner son sens au prix.

Grandes lignes;

  • definition consommation engagée
  • effet économique: part du pouvoir d’achat dans la consommation engagée
  • Perception des prix par les consommateurs
  • Fixation des prix par les marques ; “prix indicateur de qualité”
  • Interet a augmenter les prix si production respectueuse de l’environnement

Mots clés: écologie, economie, fixation des prix, consommation engagée, prix,

Economie de l’environnement et des ressources naturelles

Bureau Dominique, Salanié François, Schubert Katheline. Économie de l’environnement et des ressources naturelles.
Présentation générale. In: Économie & prévision, n°190-191, 2009-4-5. pp. 1-4;
doi : 10.3406/ecop.2009.7989
http://www.persee.fr/doc/ecop_0249-4744_2009_num_190_4_7989

https://www.persee.fr/doc/ecop_0249-4744_2009_num_190_4_7989

Cet article fait un point sur les conditions climatiques 1o ans après le constat fait dans les années 2000 et notamment sur l’épuisement des ressources naturelles dus à une production massive et une forte croissance. Les auteurs relèvent également un important point sur quel est le role des entreprises, acteur important de la politique environnemental et comment la gestion des ressources naturelles doit etre prise en main.

Mots cles: labels, environment, firms, JEL classification L25 – Q52 – Q55 – Q56, financing, organizational design, technology, innovation,

Grandes lignes:

  • Ressources naturelles et leurs limites
  • Changement climatique: impact sur les animaux et qualité des produits qui en découlent
  • Role des entreprises et des marques
  • Les limites de la surexploitation des ressources naturelles

Veganomics: vers une approche economique du veganisme ?

Résumé : L’économie ne s’intéresse pas aux animaux. L’ambition de cet article est de stimuler des
recherches en économie sur les animaux et le véganisme. Par véganisme, nous considérons tous les
comportements visant à modifier (et pas seulement éliminer) l’utilisation ou la consommation
d’animaux pour des raisons morales. Nous proposons une introduction sélective au sujet, centrée sur
la consommation de viande et les conditions d’élevage des animaux. La viande se situe aujourd’hui à
la croisée des chemins à cause de ses externalités sanitaires et environnementales, et de la montée
du végétarisme dans les pays développés. L’économie du véganisme –ou veganomics– peut aider à
mieux comprendre le comportement des consommateurs (omnivores, flexitariens, végétariens) et
ses implications sur les stratégies des producteurs, des activistes et des décideurs publics, et ainsi
mieux cerner un monde où la relation à l’animal peut profondément évoluer.

Grandes lignes:

  • Nouvelle ère du véganisme: prise de conscience des populations
  • Montée des actions pour la protection animale
  • Cible: pays plus grands consommateurs de viande pour la récupération des peaux et la production de cuir
  • problème sanitaire et écologique de l’exploitation animale

Mots clés: veganisme, ecologie, tendance, consommation

Lien: https://www.tse-fr.eu/sites/default/files/TSE/documents/doc/wp/2019/wp_tse_988.pdf